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Conditions de délivrance dun permis de construire pour les exploitations délevage
Table des matières
La Loi de 2006 sur le Code du bâtiment de lOntario est le principal texte qui régit la construction de bâtiments de ferme dans la province. Les bâtiments qui servent à loger des animaux et les structures dentreposage du fumier sont également régis par la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs (LGEN). La construction ou la rénovation de toute structure de ferme doit être conforme à ces lois. Pour tout projet de construction dun bâtiment agricole, le propriétaire de lexploitation doit obtenir un permis avant le début des travaux. La présente fiche technique donne un aperçu des exigences relatives à la délivrance dun permis de construire par une municipalité pour la construction dune structure liée à une exploitation délevage. Sur tout le territoire de lOntario, les exigences réglementaires locales en matière de construction peuvent varier. Il est préférable de parler du projet en question à linspecteur de la construction de la localité pour sassurer davoir compris toutes les conditions à respecter dès le début de la planification. Lomission de communiquer certains renseignements obligatoires peut entraîner des retards dans la délivrance du permis de construire. Si le site prévu pour la construction nest pas conforme aux dispositions du règlement local, le projet peut être considérablement retardé ou le permis de construire peut être refusé. La figure 1 montre une étable qui répond à toutes les conditions de délivrance dun permis de construire, y compris celles portant sur la stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN). Le tableau 1 permet de déterminer quelles sont les parties de cette fiche technique qui sappliquent à un projet en particulier. Il montre toutes les exigences relatives à lobtention dun permis de construire pour des structures liées à un élevage de bétail. Tous les projets de ce type doivent prendre en compte les éléments suivants :
Figure 1. Bâtiment délevage neuf avec entreposage du fumier sous le bâtiment.
ZonageLe zonage des terres agricoles varie selon la superficie totale des exploitations et la proximité des zones urbaines. Il peut imposer des restrictions à la construction de structures sur ces terrains. Consulter le service de planification de la municipalité pour connaître le zonage du terrain, puis voir le règlement municipal de zonage pour savoir si le type de structure prévu est permis à cet endroit. Éléments importants à connaître :
Si le projet nest pas conforme au zonage de la propriété, on peut faire une demande de modification de ce dernier. Cependant, ces démarches peuvent être longues et la demande peut être assujettie au paiement de certains droits. De plus, la modification du zonage doit faire lobjet dune audience publique. Il est important de savoir que rien ne permet dêtre certain que cette demande recevra une réponse favorable. Pour obtenir des informations spécifiques sur le zonage local et les exigences connexes, sadresser à la municipalité. Distances minimales de séparationLes distances minimales de séparation II (DMS II) sont les distances minimales à respecter entre les nouvelles installations délevage du bétail ou les structures de stockage du fumier et les limites du lot, les maisons, les aires de loisirs et les terrains affectés à dautres usages. Ces distances sont calculées à partir dun certain nombre de variables, par exemple :
On doit calculer les DMS II dès le début de la planification pour déterminer si la structure peut être construite à lendroit prévu. La figure 2 montre un exemple de plan quune municipalité peut exiger que lon produise pour démontrer que la structure respecte les DMS II. Les distances minimales sont calculées à partir :
Si on prévoit dagrandir une installation ou dajouter des étables ou des structures de stockage du fumier à lexploitation dans lavenir, ces constructions seront également assujetties aux DMS II. Par conséquent, placer les nouvelles installations de façon à pouvoir respecter ces distances au moment des agrandissements futurs. La municipalité a la responsabilité de vérifier et de mettre en oeuvre les DMS II. Si les distances réelles sont voisines des DMS II calculées, linspecteur de la construction pourra exiger quelles soient vérifiées par un arpentage légal. Si le projet ne peut respecter les DMS II, on peut demander une dérogation à la municipalité; cependant cette démarche peut être longue et donner lieu au paiement de certains droits. De plus, rien ne permet dêtre certain que le comité de rajustement donnera une réponse favorable. Figure 2. Exemple de plan du site qui doit accompagner certaines
demandes de permis de construire. Les distances minimales de séparation I (DMS I) sont les distancs minimales à respecter entre tout nouvel aménagement et les installations délevage du bétail ou structures de stockage du fumier existantes. Les DMS I ne concernent pas les résidences qui doivent être construites sur le même lot que ces installations ou structures. Pour plus dinformation sur les DMS, voir la publication du MAAARO no 707F, DMS Lignes directrices de mise en application. Stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN)En vertu de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs, la production dune stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN) approuvée est obligatoire avant la délivrance de tout permis de construire concernant un projet de logement du bétail ou de structure de stockage du fumier. Cette disposition vise toutes les exploitations agricoles qui produisent plus de cinq unités nutritives (UN) et où lon prévoit de construire, dagrandir ou de rénover. La SGEN couvre les paramètres suivants :
La SGEN doit être rédigée par une personne certifiée. Les producteurs peuvent soit prendre les cours obligatoires en vue de préparer leur propre SGEN, soit embaucher un consultant privé. Une fois rédigé, ce document est soumis au MAAARO pour approbation. Lapprobation est suivie de la délivrance dun document légal appelé « attestation dapprobation ». Étant donné que le délai de traitement dépend du nombre de demandes à traiter et de lintégralité du dossier de demande, prévoir au moins trois ou quatre semaines avant la réception de lapprobation. Lune des conditions pour lobtention dun permis de construire est la transmission de lattestation dapprobation à linspecteur de la construction. Pour plus dinformation sur la gestion des éléments nutritifs, voir le site www.ontario.ca/MAAARO ou appeler le numéro dinformation 1 866 242-4460. On trouvera plus de détails sur la certification ainsi que la liste des consultants privés détenteurs du certificat délaboration des stratégies et des plans des exploitations agricoles sur le site www.ontario.ca/MAAARO.
Figure 3. Fosse à fumier liquide en béton dont la construction serait assujettie à une étude préalable de caractérisation du site. Étude de caractérisation du siteLétude de caractérisation du site est rendue obligatoire par la LGEN. Elle doit être terminée et les résultats doivent être transmis avant la construction ou lagrandissement des types de structures permanentes de stockage du fumier ci‑dessous :
La figure 3 montre une fosse à fumier liquide
dont la construction serait assujettie à une étude préalable
de caractérisation du site. Létude doit être
effectuée par un ingénieur ou un géoscientifique
professionnel. La Loi de 2002 sur la gestion des éléments
nutritifs rend obligatoire la présence de deux barrières
contre les infiltrations déléments nutritifs vers
les eaux de surface ou souterraines à partir des structures permanentes
de stockage définies ci‑dessus. Létude de caractérisation
du site établit la distance entre le fond de la structure de stockage
et la Les études de caractérisation du site sont longues et doivent être prévues dans léchéancier. Si une telle étude est effectuée avant la rédaction dune SGEN, on pourra alors sattaquer aux problèmes constatés et évaluer les solutions possibles. Ne pas oublier que lingénieur en structures aura besoin du rapport de caractérisation du site pour pouvoir procéder à la conception de la structure dentreposage. Pour plus dinformation sur les études de caractérisation des sites, voir le Règlement de lOntario 267/03, article 64.
Figure 4. Zone de terres humides réglementée par un office de protection de la nature. Approbation de loffice de protection de la natureLes offices de protection de la nature ont la responsabilité de réglementer les activités qui se déroulent dans les zones naturelles et dangereuses pour prévenir les pertes matérielles et les décès dus aux inondations et à lérosion, ainsi que pour préserver et améliorer le bassin de ressources naturelles. Cette activité relève du Règlement de lOntario 97/04, et elle couvre par exemple les zones situées près des éléments ci‑dessous ou ayant une influence sur eux :
La figure 4 montre une zone pour laquelle la délivrance dun permis de construire pourrait être assujettie à un permis dun office de la protection de la nature local. Les projets qui se situent dans les zones réglementées sont examinés en fonction de leurs effets sur :
Lexamen des demandes peut durer plusieurs semaines et nécessiter les éléments suivants :
Sil savère que les effets sur la zone avoisinante sont trop importants, la demande peut être rejetée. Il est préférable de se renseigner auprès de loffice de protection de la nature de la région pour connaître lemplacement des zones réglementées et les exigences connexes en matière de construction. Pour plus de renseignements à ce sujet, sadresser à loffice de protection de la nature de la région. Conception technique effectuée par un professionnelEn Ontario, tous les projets de construction ou dagrandissement dédifices doivent répondre aux exigences définies par la Loi de 2006 sur le Code du bâtiment. Elle établit quand un permis de construire est requis et dans quels cas la partie dédifice ou lédifice entier doit être conçu par un ingénieur ou un architecte. Le cas échéant, le sceau et la signature du ou des professionnels responsables, titulaires dune licence, doivent figurer sur les plans dingénieur. Dans le cas des structures de stockage du fumier en terre, la délivrance dun permis de construire nest pas obligatoire, mais la LGEN rend obligatoire lintervention dun ingénieur. Vérifier auprès de linspecteur local de la construction si le projet nécessite lintervention dun ingénieur autre que ce que prévoit la LGEN. Les plans dingénieur doivent refléter lensemble des exigences fonctionnelles, structurelles et environnementales de la ou des structures et du matériel connexe. Lors de la conception dune structure, lingénieur doit sassurer quelle sera conforme aux exigences et spécifications pertinentes. Au cours de la construction, il doit effectuer des visites sur place à des dates prédéterminées pour vérifier quon respecte les plans ainsi que la Loi sur le Code du bâtiment et la LGEN, selon le cas. Les plans dingénieur doivent accompagner la demande de permis de construire. Le concepteur peut produire une estimation du temps requis pour la conception et les plans, et on pourra inclure ce délai dans léchéancier du projet. On trouvera plus dinformation sur les paramètres techniques à respecter dans les fiches techniques du MAAARO Exigences techniques visant les structures agricoles, commande no 04‑014, et La construction dun bâtiment agricole en Ontario, commande no 07-008. RésuméAvant la construction, prévoir des délais suffisants pour obtenir toutes les approbations voulues. On pourra aussi dresser une liste de vérification pour sassurer de bien connaître toutes les exigences pertinentes. Cette liste devrait comprendre les éléments suivants, sans toutefois y être limitée :
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