Introduction
Les analyses de sol jouent un rôle
important en production végétale ainsi que dans la gestion des éléments
nutritifs. Elles constituent en fait le meilleur moyen de bien planifier les applications
d'engrais pour les exploitations agricoles qui utilisent des engrais commerciaux
comme source principale d'éléments nutritifs. Il est particulièrement
important, dans le cas des fermes d'élevage, de connaître la teneur initiale
du sol en éléments nutritifs. C'est à partir de cette dernière
qu'on peut alors dresser le plan de gestion des éléments nutritifs
qui permettra de gérer adéquatement à la fois les éléments
nutritifs que la ferme produit et ceux qu'elle reçoit sous forme de biosolides
et d'engrais commerciaux.
L'analyse de sol se fait en trois étapes :
d'abord le prélèvement d'un échantillon représentatif
dans chaque champ ou parcelle, puis l'analyse de l'échantillon afin de
connaître les quantités d'éléments nutritifs disponibles,
et enfin, l'utilisation des résultats pour établir les doses optimales
d'engrais. La tenue de registres fait partie intégrante du processus d'analyse
de sol. Les registres permettent de vérifier si la teneur du sol en certains
éléments augmente, diminue ou demeure stable.
Échantillonnage
du sol
L'échantillon de sol envoyé au laboratoire doit habituellement
peser autour de 400 grammes (1 lb). Il doit cependant être représentatif
de 20 000 tonnes de sol, soit la quantité contenue dans 10 ha
(25 acres). On comprend donc que l'échantillonnage doit se faire rigoureusement.
Zone d'échantillonnage
Le choix de la zone
d'échantillonnage peut influer grandement sur l'exactitude de l'analyse
de sol. Il est relativement simple de prélever un échantillon dans
chacun des champs lorsque ceux-ci occupent une faible superficie. Par contre,
les champs très étendus doivent être divisés en zones
d'échantillonnage de plus petite dimension. Il est important, dans la mesure
du possible, de s'assurer que chaque secteur d'échantillonnage est uniforme
et distinct de ceux qui sont de toute évidence différents.
La
fertilité du sol peut varier selon la composition de la roche-mère,
la texture du sol, la quantité d'éléments nutritifs prélevés
par la culture ou la topographie. La plupart des différences de fertilité
sont toutefois attribuables aux applications antérieures d'éléments
nutritifs, sous forme d'engrais ou de fumier. Si la variabilité est faible,
on peut regrouper plusieurs carottes de terre dans un seul échantillon.
Par contre, en présence de fortes variations, il est recommandé
de prélever des échantillons distincts. Si les limites précédentes
des champs sont connues, on peut s'en servir pour diviser les plus grands champs
en plus petites parcelles. Lorsqu'on ne connaît pas ces limites, on peut alors
subdiviser ou diviser les champs en fonction du type de sol ou de la topographie.
Aucun échantillon global ne devrait représenter plus de 10 hectares
(25 acres).
Il n'existe pas de superficie minimale pouvant être
représentée par un échantillon; il est donc permis, mais
non obligatoire aux fins de la gestion des éléments nutritifs, d'avoir
recours à l'échantillonnage de précision, à l'échantillonnage
adapté à chaque site ou à l'échantillonnage en grille.
Les échantillons provenant de parcelles dont la composition diffère
de toute évidence du reste du champ ne doivent pas être regroupés
dans l'échantillon composite du champ. On doit donc éviter de les
prélever dans les dérayures, les zones érodées, les
allées ou à l'emplacement d'anciens tas de fumier ou de chaux. Si
ces zones sont suffisamment étendues, il est recommandé d'y prélever
des échantillons et de les faire analyser, de façon distincte.
Profondeur d'échantillonnage
Dans
le cas des analyses visant la gestion des éléments nutritifs, on
prélève normalement les échantillons à une profondeur
d'environ 15 cm (6 po), étant donné que la majorité
des racines se développent jusqu'à cette profondeur et que le travail
du sol assure le mélange des éléments nutritifs jusqu'à
environ 15 cm. Comme les couches inférieures du sol contiennent habituellement
beaucoup moins d'éléments nutritifs, un échantillonnage plus
profond risquerait de ne pas être représentatif du champ.
Lorsqu'on
souhaite connaître la quantité de nitrates disponibles pour la culture,
toutefois, il est plus précis de prélever un échantillon
à une profondeur de 30 cm (1 pi), puisque les nitrates se déplacent
plus facilement dans l'eau du sol que les autres éléments nutritifs.
La profondeur du prélèvement demeure la même dans le
cas des systèmes de semis direct, bien que les éléments nutritifs
ne soient plus incorporés mécaniquement au sol. La profondeur peut
cependant varier dans le cas des mesures de pH. Il peut en effet être plus
approprié de prélever un échantillon près de la surface
(5 cm ou 2 po), en vue d'évaluer l'acidification de la couche superficielle
du sol lorsque de l'azote est appliqué en surface. Ne pas utiliser ces
échantillons par contre pour les analyses d'éléments nutritifs,
sous peine de surestimer la disponibilité des éléments nutritifs
du sol.
Prélèvement des échantillons
Pour qu'un échantillon de sol soit représentatif, il doit
contenir suffisamment de carottes de terre prélevées au hasard un
peu partout dans toute la zone échantillonnée. Un nombre insuffisant
de carottes augmente le risque qu'un sous-échantillon non représentatif
fausse l'ensemble des résultats pour tout le champ. Un échantillonnage
non aléatoire augmente les risques que les résultats soient biaisés.
Le meilleur moyen de prélever un échantillon aléatoire (au
hasard) est de parcourir le champ en zigzag. Prélever au moins 20 carottes
pour obtenir un échantillon composite et une carotte additionnelle à
l'acre pour les champs d'une superficie supérieure à 20 acres.
On
néglige trop souvent, dans le cadre de l'échantillonnage, de mélanger
complètement la terre avant d'en retirer les sous-échantillons.
Les carottes de sol échantillonnées doivent être mélangées
dans un seau jusqu'à ce qu'on ne puisse plus distinguer les carottes. Les
carottes d'argile lourde doivent parfois être asséchées avant
de pouvoir être mélangées correctement pour donner un sous-échantillon
acceptable. Ce dernier ne doit pas peser plus de 400 g, soit l'équivalent
d'environ une tasse.
Garder les échantillons à température
ambiante, à l'exception de ceux qui sont analysés pour leur teneur
en nitrates, qui doivent être conservés au frais (température
inférieure à 4 °C) et livrés au laboratoire en moins
d'une journée pour analyse immédiate. Congeler le plus rapidement
possible les échantillons qui ne seront pas analysés tout de suite.
Matériel d'échantillonnage
On peut prélever les échantillons du sol à l'aide
d'une pelle ou d'une bêche, mais il est beaucoup plus efficace d'utiliser
une sonde d'échantillonnage ou une tarière. Ces outils doivent être
en acier inoxydable, surtout si les échantillons sont analysés pour
leur teneur en oligoéléments. Bon nombre de fournisseurs de matériel
agricole prêteront des sondes d'échantillonnage.
Mettre les
carottes du sol dans un seau de plastique propre. Les seaux de métal galvanisé
vont contaminer les échantillons avec le zinc qu'ils contiennent, ce qui
rend inutilisables les résultats d'analyse des oligoéléments.
Éviter d'utiliser des seaux qui contenaient des nettoyants ou des détergents,
puisque les phosphates de ces derniers peuvent se retrouver dans les échantillons.
Une
truelle solide en acier inoxydable ou en aluminium permet de bien mélanger
les carottes avant de prélever le sous-échantillon. Un tournevis
est utile pour déloger les mottes de terre qui pourraient rester coincées
dans la sonde d'échantillonnage.
Fréquence
de l'échantillonnage
La fréquence d'échantillonnage
doit être suffisante pour permettre de déceler les changements dans
la composition du sol d'un champ avant que les rendements ou l'efficacité
du programme de fertilisation ne soient gravement compromis. Dans la plupart des
cas, des analyses tous les trois ans suffisent, ce qui correspond souvent à
la période où la culture revient dans la rotation.
Que
dit le Règlement au sujet de la fréquence d'échantillonnage?
Selon
le Règlement de l'Ontario 267/03, un échantillon de sol doit être
prélevé et analysé pour chaque champ avant l'élaboration
du plan de gestion des éléments nutritifs correspondant, et les
résultats d'analyse obtenus doivent être utilisés pour la
préparation du plan. Normalement, cela signifie que l'intervalle maximal
d'échantillonnage serait de 5 ans, à moins que des changements
sur l'exploitation justifient l'établissement d'un autre plan de gestion.
Une exception s'applique cependant dans le cas du plan d'une nouvelle exploitation,
lequel peut reposer sur des valeurs par défaut suffisamment élevées
pour limiter au maximum l'application d'éléments nutritifs.
Des
changements rapides dans la composition du sol peuvent se produire lorsque ce
dernier présente une faible capacité de rétention des éléments
nutritifs ou lorsqu'on sème des cultures qui prélèvent de
grandes quantités d'un élément en particulier. Il peut être
nécessaire d'échantillonner le sol plus souvent dans le cas des
sols à texture grossière ou lorsque les cultures prélèvent
d'importantes quantités de potassium, comme la luzerne, le maïs d'ensilage
ou les tomates de transformation.
Période
d'échantillonnage
Le pH et la composition du sol varient au cours
d'une année, en raison surtout de l'humidité du sol; ces différences,
toutefois, ne sont pas suffisamment importantes ni assez constantes pour avoir
un effet sur le plan de gestion des éléments nutritifs. Mais le
fait de prélever les échantillons de sol à la même
période de l'année élimine les variations saisonnières
dans les comparaisons des résultats d'analyse d'une fois à l'autre.
Par ailleurs, ce qui est encore plus important, c'est que si les échantillons
sont prélevés immédiatement après la récolte,
on obtien-dra les résultats suffisamment à l'avance pour planifier
le programme de fertilisation de la prochaine culture.
Analyse
des échantillons
L'analyse des échantillons utilisés
pour dresser un plan de gestion des éléments nutritifs doit être
confiée à un laboratoire accrédité par le MAAARO et
doit se faire à l'aide de méthodes reconnues par le MAAARO. Le processus
d'accréditation garantit la qualité des analyses grâce à
l'utilisation de méthodes reconnues en Ontario.
Le tableau 1 fournit
une liste des laboratoires accrédités en Ontario.
Tableau
1. Laboratoires accrédités pour les analyses de sol en Ontario
A & L Canada Laboratories Inc.
2136, ch. Jetstream
London (Ontario) N5V 3P5
Tél. :
519 457-2575
Téléc. : 519 457-2664
Courriel :
aginfo@alcanada.com
Accutest Laboratories
146, ch. Colonnade,
bur. 8
Nepean (Ontario) K2E 7Y1
Tél. : 613 727-5692
Téléc. : 613 727-5222
Courriel : phaulena@accutestlabs.com
Agri-Food Laboratories
503, ch. Imperial,
bur. 1
Guelph (Ontario) N1H 6T9
Tél. : 519 837-1600
ou 1 800 265-7175
Téléc. : 519 837-1242
Courriel :
lab@agtest.com
Brookside Laboratories, Inc.
301 South Main St
New Knoxville, Ohio 45871
Tél. : 419 753-2448
Téléc. :
419 753-2949
Courriel : nfisher@blinc.com
Laboratoire
d'analyse des sols et des éléments nutritifs
Université
de Guelph
C.P. 3650
95, ch. Stone O.
Guelph (Ontario) N1H 8J7
Tél. : 519 767-6226
Téléc. : 519 767-6240
Courriel : nschrier@lsd.uoguelph
Stratford
Agri Analysis (filiale de Daco Laboratories Ltd.)
1131, rue Erie C.P. 760
Stratford (Ontario)
N5A 6W1
Tél. : 519 273-4411 ou 1 800
323-9089
Téléc. : 519 273-4411
Courriel : saa@dacolabs.com
Le
dosage des éléments nutritifs dans le sol se fait par extraction
des éléments nutritifs, puis analyse des extraits. Les valeurs ainsi
obtenues ne représentent pas exactement les quantités qui sont physiquement
assimilables par la culture. Les mécanismes chimiques du sol et des prélèvements
par les plantes sont trop complexes pour permettre d'obtenir une telle mesure.
Les valeurs obtenues reflètent plutôt les quantités d'éléments
nutritifs que les systèmes racinaires des végétaux peuvent
extraire du sol. Ces mesures peuvent varier beaucoup selon le type d'analyse effectuée.
On ne saurait par conséquent utiliser les résultats de différentes
analyses avec les tableaux de fertilisation de l'Ontario. Les analyses reconnues
ont été choisies parce qu'elles fournissent des résultats
fiables pour la gamme de conditions de sol qu'on trouve dans la province.
Les
recommandations de fertilisation du MAAARO visent un rendement optimal des cultures.
Elles tiennent compte de la fraction des éléments nutritifs présente
dans le sol que les végétaux sont à même de prélever.
L'analyse
reconnue par le MAAARO pour le dosage du phosphore utilise une solution d'extraction
au bicarbonate de soude. La méthode, communément appelée
méthode Olsen, est considérée comme fiable pour la gamme
de pH du sol qu'on trouve en Ontario. D'autres méthodes, qui sont utilisées
dans des provinces ou États voisins, comme le test Mehlich-3 ou la méthode
Bray donnent des résultats variables en sols alcalins et ne sont donc pas
reconnues en Ontario. L'échelle des résultats étant par ailleurs
différente, les valeurs obtenues ne peuvent pas être utilisées
avec les tableaux de fertilisation du MAAARO.
Le potassium assimilable est
mesuré par extraction à l'aide d'une solution d'acétate d'ammonium.
L'ammonium éloigne les cations, comme le potassium, des particules à
charge négative du sol, ce qui permet d'en effectuer le dosage dans une
solution. Le même extrait peut être utilisé pour doser le magnésium,
le calcium et le sodium biodisponibles.
Le pH est un autre paramètre
important mesuré par les analyses de sol. Le pH, un indicateur de l'acidité
ou de l'alcalinité du sol, influe sur la biodisponibilité d'un grand
nombre d'éléments nutritifs, la croissance des plantes et l'efficacité
de nombreux herbicides. Le pH devrait être mesuré dans un mélange
pâteux de sol et d'eau qui contient juste assez d'eau pour saturer les pores
du sol. Des suspensions plus diluées donneront des mesures de pH supérieures
à la réalité surtout dans les sols à texture grossière.
Une analyse du pH est exigée pour l'épandage de biosolides.
Il
existe également des analyses reconnues par le MAAARO pour le dosage du
zinc et du magnésium dans le sol. Ces analyses ne sont pas requises dans
le cadre du plan de gestion des éléments nutritifs, mais elles sont
utiles pour comparer une section fertile d'un champ à une autre pour laquelle
on soupçonne une carence, ainsi que pour planifier les éventuels
apports d'éléments nutritifs.
S'il doit y avoir épandage
de biosolides, le plan de gestion des éléments nutritifs doit préciser
les teneurs du sol en certains métaux réglementés. Ces dosages
sont réalisés par un processus de digestion acide, où tous les minéraux
du sol et les composés organiques de l'échantillon sont dissous.
Les laboratoires qui effectuent de telles analyses doivent être accrédités
en vertu d'un programme d'accréditation distinct qui répond aux
normes ISO/IEC 17025.
Que dit le Règlement au sujet
des analyses requises?
Les analyses d'échantillons de
sol prélevés dans le cadre d'un plan de gestion des éléments
nutritifs qui prévoit des épandages de fumier doivent être
confiées à un laboratoire accrédité par le MAAARO,
pour ce qui est du dosage de leur teneur en phosphore et en potassium assimilables.
Les plans qui prévoient des épandages de biosolides doivent s'assortir
d'analyses pour les mêmes paramètres, d'une analyse du pH et du dosage
des métaux réglementés (Règlement de l'Ontario 267/03).
Utilisation des résultats
La fertilité
du sol ne se limite pas à un rapport d'analyse de sol, lequel ne fournit
en fait qu'un portrait ponctuel de la situation. La santé du sol, qui dépend
aussi de son degré d'ameublissement, de sa structure et des rotations des
cultures, influence aussi le cycle des éléments nutritifs dans le
sol. Les résultats des analyses de sol pour un champ donné servent
à élaborer le plan de gestion des éléments nutritifs
pour ce champ. Ils permettent de comparer les résultats aux recommandations
de fertilisation du MAAARO afin d'établir les doses d'engrais à
appliquer. Ils peuvent aussi être entrés dans un programme informatisé
de gestion des éléments nutritifs (comme le logiciel NMAN) ou dans
le Cahier de gestion des éléments nutritifs, afin que les taux d'application
soient calculés en tenant compte de toutes les sources d'éléments
nutritifs.
Il est également utile de garder les résultats
d'analyse de sol dans un registre, afin de les comparer aux résultats des
années antérieures. Il est plus facile d'évaluer l'efficacité
de l'ensemble du programme de fertilisation ou du plan de gestion des éléments
nutritifs si l'on peut suivre l'évolution des niveaux de fertilité
du sol.
L'utilisation des résultats devient plus complexe lorsque
plusieurs échantillons ont été prélevés dans
un champ ou dans une parcelle distincte. Les résultats provenant d'échantillons
multiples peuvent provenir de champs qui ont fait l'objet d'un échantillonnage
en quadrillage. Si le champ est plus grand que 10 ha (25 acres), il peut être
souhaitable de le fertiliser au complet, en bloc. Le tableau 2 présente
les pours et les contres d'un certain nombre de manières d'utiliser les
résultats d'échantillons multiples.
Dans l'établissement
de moyennes, il faut toujours pondérer les résultats en fonction
de la superficie représentée par chaque échantillon. Pour
ce faire, on multiplie le résultat d'analyse d'un paramètre obtenu
pour un échantillon par le nombre d'acres représentés par
cet échantillon. On fait ensuite la somme des produits obtenus pour l'ensemble
des échantillons et on divise cette somme par le nombre total d'acres du
champ afin d'obtenir une moyenne pondérée pour tout le champ. Cette
méthode permet d'éviter qu'un seul échantillon représentatif
d'une petite parcelle fausse les résultats lorsqu'il est très différent
du reste du champ.
Tableau 2. Méthodes de détermination des doses de fertilisants
à partir de résultats d'échantillons multiples.
| Méthode | Pours |
Contres |
| Considérer
chaque parcelle de manière distincte, et épandre le fumier ou les
engrais en fonction des résultats de l'analyse de sol correspondante. |
Méthode la plus précise pour régler les apports en fonction
des besoins. | Difficile à gérer, surtout s'il y a variation
de nombreux éléments nutritifs. |
|
Utiliser les valeurs moyennes des analyses de sol de toute la parcelle pour établir
les taux d'application de fumier et d'engrais. | Un seul taux d'application,
donc plus facile à gérer.· Taux
d'application des éléments nutritifs proches des besoins pour la
plus grande partie du champ. | Une partie du champ risque d'être
sous-fertilisée. Peut entraîner des pertes d'éléments
nutritifs dans l'environnement à partir des sections du champ qui reçoivent
des apports excessifs de certains éléments. |
| Utiliser les valeurs les plus élevées des résultats
d'analyse des échantillons disponibles pour établir les taux d'application
de fumier et d'engrais. | Taux d'application les plus conservateurs au
point de vue environnemental. | Une partie du champ risque d'être
sous-fertilisée. |
| Utiliser les valeurs
les moins élevées des résultats d'analyse des échantillons
disponibles pour établir les taux d'application de fumier et d'engrais. |
Risques moindres de pertes de rendement attribuables à une sous-fertilisation.
| Peut entraîner des pertes d'éléments nutritifs dans l'environnement
à partir des sections du champ qui reçoivent des apports excessifs
de certains éléments. Coûts d'engrais élevés,
sans hausse de rendements. |
Dans l'exemple, la teneur moyenne du sol en P est de 9, soit le quotient
de 810/90. Si on faisait simplement la moyenne des valeurs obtenues par l'analyse
de sol, les valeurs élevées obtenues pour l'ancien enclos ainsi
que pour le champ est avant fausseraient le résultat à la hausse
et donneraient une moyenne de 31. Pour une ferme dont les engrais commerciaux
constituent la principale source d'éléments nutritifs, cela représente
une dose de 0 (moyenne simple) à 70 kg/ha (moyenne pondérée).
Lorsque
les résultats d'échantillonnage sont combinés pour établir
un plan de gestion des éléments nutritifs, la méthode qui
est utilisée doit être notée dans le plan, afin que toute
personne qui consulte ce plan puisse être en mesure de comprendre comment
les chiffres ont été obtenus.
Pour la liste des laboratoires
d'analyse de sol accrédités, voir le site du MAAARO, au