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Loi de 2002 sur la gestion des
éléments nutritifs : Construction d'une structure de stockage
d'éléments nutritifs liquides ou d'eaux de ruissellement
en terre
Nous mettons cette page à jour pour refléter
les règlements actuels.
Linformation fournie sur cette page concernant les règlements
de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs
et la Loi sur la protection de lenvironnement nest plus à
jour. Le 18 septembre 2009, de nouveaux règlements visant lépandage
de matière de source non agricole (MSNA) sur des terres agricoles
ont été déposés. Veuillez visiter www.omafra.gov.on.ca/french/nm/nasm.html
pour plus de renseignements à ce sujet.
Table des matières
- Introduction
- Portée
- Points clés
- Dimensionnement
- Choix de l'emplacement
- Distances de retrait non précisées dans
le règlement
- Intervention de professionnels
- Critères imposés par le règlement
- Annexe A: Critères d'une étude de caractérisation
du site prévus par le règlement
- Annexe B: Certificat d'engagement de l'ingénieur
- Formulaire A
Introduction
Les pages qui suivent fournissent des recommandations visant la construction
de structures en terre conçues pour le stockage d'éléments
nutritifs liquides ou d'eaux de ruissellement, qui soient conformes aux
exigences de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments
nutritifs (LGEN) et de son règlement d'application, le Règl.
de l'Ont. 267/03 tel qu'il a été modifié jusqu'au
Règl. de l'Ont. 511/05 (ci-après le « Règlement »).
La figure 1 illustre une structure de stockage en
terre dotée d'un revêtement.

Figure 1. Cette structure de stockage en terre possède
un revêtement qui tient lieu de système de confinement secondaire
destiné à offrir une protection supplémentaire des
eaux de surface et des eaux souterraines.
Portée
La présente fiche technique s'applique aux structures de stockage
permanentes en terre ayant :
- soit une capacité de stockage des matières produites
dans les installations connexes de 14 jours ou plus;
- soit une profondeur maximale d'éléments nutritifs liquides
de 100 mm (4 po) ou plus.
Points clés
- Les installations de stockage d'éléments nutritifs
en terre dépourvues de structure bétonnée intégrée
ne sont en général pas considérées en Ontario
comme étant des structures et, par conséquent, ne nécessitent
pas la levée d'un permis de construire. Toutefois, la LGEN réglemente
le choix de leur emplacement et leur construction.
- Au moins deux niveaux de protection des eaux souterraines sont exigés
pour ces structures.
- La partie hors-sol de la structure doit de plus être dotée
d'un système de confinement secondaire ou être entourée
d'éléments paysagers appropriés.
- L'aménagement du gros de la structure doit s'effectuer sous
la supervision d'un ingénieur. Certains aspects de la conception
peuvent nécessiter l'intervention d'un géoscientifique
professionnel.
- Il importe de respecter les distances de retrait d'éléments
sensibles tels que puits, eaux de surface et utilisations conflictuelles.
- Retirer tout drain souterrain perforé à proximité
de la structure, à moins qu'il ne soit nécessaire comme
drain de fondation.
- Si un élément de l'installation est fait de béton,
cet élément doit être conçu et construit
conformément aux exigences applicables aux structures en béton
et en acier (voir la fiche technique no 06-002
du MAAARO, Construction d'une structure permanente de stockage d'éléments
nutritifs liquides ou d'eaux de ruissellement en béton ou en
acier, ou d'autres normes applicables). Ce type de structure peut nécessiter
la levée d'un permis de construire.
Dimensionnement
Pour une ferme soumise au règlement, la capacité de stockage
minimale doit :
- permettre d'accueillir les précipitations de 2,27 mm/jour
qui tombent directement sur une structure à ciel ouvert (p. ex. si
la structure est conçue en fonction d'une capacité de
240 jours, il faudra ajouter les précipitations à raison
de 2,27 mm/jour x 240 jours, soit 0,55 m);
- tenir compte d'une hauteur de revanche 1
de 0,30 m;
- permettre d'accueillir tout le fumier et la litière produits
2 pendant 240 jours par les installations
d'élevage connexes, sous réserve des exceptions suivantes :
- l'agriculteur envoie une partie du fumier à un courtier,
auquel cas la capacité de stockage combinée du courtier
et de l'agriculteur est de 240 jours (p. ex. si un
éleveur de pondeuses signe une convention avec un courtier
ayant une capacité de stockage de 60 jours, il serait
suffisant que l'élevage ait une capacité de seulement
180 jours);
- la période d'utilisation d'un bâtiment est inférieure
à 240 jours (p. ex. si un parc d'engraissement
de bovins de boucherie abrite les animaux pendant 180 jours
seulement, du 1er novembre au 1er mai, moment
de la mise au pâturage, il serait suffisant que la structure
de stockage ait une capacité de seulement 180 jours);
- le plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN)
de l'agriculteur lui permet de disposer d'une moins grande capacité
de stockage (p. ex. le PGEN démontre que le fumier peut
être épandu à une fréquence inférieure
à 240 jours). Nota : dans le cas du stockage de fumier
liquide, cette disposition s'applique à la condition que
le nombre d'animaux d'élevage sur l'unité agricole
n'ait pas augmenté depuis le 30 septembre 2003; ou
- la stratégie de gestion des éléments nutritifs
ou SGEN du producteur prévoit une période de stockage
plus courte grâce à des transferts d'éléments
nutritifs (p. ex. un producteur laitier transfère
son fumier tous les trois mois à une autre unité agricole,
ce qui fait que la capacité de stockage de la structure se
limite à trois mois).
1 La revanche correspond au rehaussement
nécessaire pour tenir compte des vagues causées par le vent
et l'agitation du réservoir, et pour servir de facteur de sécurité
dans l'éventualité de précipitations extrêmement
abondantes, de fuites dans le réseau d'alimentation en eau, etc.
Cette hauteur s'ajoute à la profondeur nominale requise pour contenir
le fumier et les précipitations.
2 Le calcul des volumes de fumier et de
litière produits repose sur les données du tableau 3.1 du
Protocole de gestion des éléments nutritifs. Les calculs
réalisés par le logiciel MSTOR élaboré par
le MAAARO tiennent compte de ces données.
Choix de l'emplacement
Voici les distances à respecter (depuis le sommet d'une paroi
en pente de la structure) :
- Distance de retrait d'un puits - Le Règlement exige que les
structures nouvelles ou agrandies soient distantes d'au moins :
- 15 m de tout puits d'une profondeur d'au moins 15 m qui a été
foré à la sondeuse et qui est doté d'un tubage
étanche jusqu'à une profondeur d'au moins 6 m;
- 100 m d'un puits municipal; et
- 30 m de tout autre puits.
- Exigences visant les voies d'écoulement - Le Règlement
précise que les structures de stockage d'éléments
nutritifs ou d'eaux de ruissellement nouvelles ou agrandies doivent
être distantes d'au moins 50 m d'une eau de surface ou d'une
entrée de drain, ou qu'elles doivent en être séparées
par une voie d'écoulement d'au moins 50 m (164 pi).
La voie d'écoulement est la distance que les liquides doivent
parcourir entre la structure et l'eau de surface ou un drain souterrain.
La voie d'écoulement ne suit pas toujours un tracé rectiligne,
comme le montre la figure 2.

Figure 2. La voie d'écoulement ne suit pas
toujours un tracé rectiligne. Elle permet de maîtriser l'écoulement
de l'effluent en cas de débordement.
- Limite d'inondation centennale - En vertu du Règlement, nul
ne doit construire une installation permanente de stockage d'éléments
nutritifs en deçà de la limite d'inondation centennale
établie (le cas échéant) par la municipalité
ou l'office de protection de la nature, à moins que ne soit délivré
un permis en application de l'article 28 de la Loi sur les offices de
protection de la nature.
- Tuyaux de drainage (champs) - Localiser, intercepter et enlever tous
les drains perforés situés dans un rayon de 15 m
(50 pi). Rediriger l'écoulement des drains agricoles souterrains
ou des drains municipaux canalisés dans le sens opposé
à celui de l'installation.
- Tuyaux de drainage (structures) - Voici deux façons de gérer
l'eau provenant d'un drain de fondation perforé situé
à moins de 15 m d'une structure de stockage de fumier :
- Si un drain entoure la structure, installer un poste d'observation
et d'arrêt permettant d'interrompre l'écoulement avant
l'entrée dans un autre réseau de drainage ou une eau
de surface. Ce puisard spécial a deux fonctions; il peut
servir à déceler les fuites de la structure de stockage
vers les drains de fondation, et peut servir à interrompre
l'écoulement et à intervenir pour détecter
et colmater des fuites. La figure 3 illustre
un poste d'observation et d'arrêt utilisé pour fournir
un accès au tuyau de drainage.
- Recueillir l'effluent du drain de fondation et l'évacuer
vers un réseau de traitement.

Figure 3. Un poste d'observation
et d'arrêt permet d'accéder en cas de besoin au drain périmétrique,
d'observer l'écoulement et de l'interrompre s'il semble contaminé,
puis de prendre les mesures qui s'imposent.
Distances de retrait non précisées dans
le règlement
Formule de calcul des distances minimales de séparation II (DMS
II)
- La formule de calcul des DMS II a été établie
pour déterminer les distances minimales de séparation
entre des structures permanentes de stockage de fumier ou des installations
d'élevage que l'on se propose de construire, d'agrandir ou de
transformer, et des aménagements existants ou autorisés
(p. ex. habitations voisines, lignes de démarcation
du lot, réserves routières ou aires zonées résidentielles).
- La formule de calcul des DMS II s'applique lors qu'un permis de construire
est exigé. Comme une structure en terre n'est pas considérée
comme une construction, aucun permis n'est nécessaire, ce qui
ne soustrait pasle propriétaire à son obligation de respecter
les exigences des DMS II applicables au choix de l'emplacement. En vertu
des pratiques de gestion optimales, il est recommandé d'appliquer
la formule de calcul des DMS à tous les cas, tel qu'il est prévu
dans la politique 1.1.4.1(c) de la Déclaration de principes
provinciale (2005) :
- « Les nouvelles utilisations du sol, notamment la création
de lots, et les installations à bétail nouvelles ou
agrandies se conforment aux formules de séparation par une
distance minimale. »
- Le terme « installation d'élevage » est
défini dans les nouvelles Directives de mise en uvre (2005)
comme suit :
- « Un ou plusieurs bâtiments d'élevage
ou structures permanentes qui comportent des parties occupées
par des animaux d'élevage, destinées à garder
ou à abriter des animaux d'élevage. Une installation
d'élevage comprend également toutes les structures
de stockage de fumier/matières et des digesteurs anaérobies. »
- Pour plus d'information, veuillez communiquer avec un consultant
en gestion des éléments nutritifs ou un ingénieur
du MAAARO.
Autres distances de retrait municipales
- Se renseigner auprès de la municipalité sur les autres
distances de retrait à respecter.
Intervention de professionnels
Aux fins de la construction ou de l'agrandissement d'une structure permanente
de stockage d'éléments nutritifs liquides, le Règlement
rend obligatoire l'intervention de professionnels pour certaines activités
:
-
Conception - La conception de la nouvelle structure ou de la structure
agrandie et de tout système de surveillance doit être
confiée à un ingénieur.
-
Étude du site - Une étude de caractérisation
du site doit être effectuée par un ingénieur ou
un géoscientifique professionnel.
-
Supervision - La construction ou l'agrandissement doit s'effectuer
sous la supervision d'un ingénieur. Cette supervision est d'une
grande importance dans le cas de la construction d'une structure de
stockage de fumier ou d'éléments nutritifs liquides.
-
Certificat d'engagement - L'ingénieur doit signer le certificat
d'engagement de l'ingénieur (voir annexe B)
avant le début des travaux. Le producteur est tenu de joindre
ce document à sa stratégie de gestion des éléments
nutritifs.
-
Exigences supplémentaires - Selon l'emplacement, d'autres
exigences peuvent être imposées par la municipalité
ou la province. Pour plus d'information, communiquer avec les Services
techniques de la municipalité.
Critères imposés par le règlement
- Conception générale - L'installation [comprend les
réseaux de plomberie servant au transfert du fumier ou
- des éléments nutritifs liquides] « est conçue
pour minimiser les déversements et la corrosion et pour être
solide et sûre » [Règlement, alinéa 71.(1)(b)].
- Exigences liées à l'emplacement - Deux possibilités
sont envisageables dans le cas des installations de stockage d'éléments
nutritifs liquides en terre :
- Première possibilité - Structure de stockage de
matières liquides de source agricole (excluant le fumier) :
Doit respecter les critères précisés à
la figure 4. Le Règlement comporte
des exigences quant au traitement de la surface intérieure,
aux anomalies du sol et à la construction de bermes au-dessus
du niveau du sol. Par exemple, les sols qui forment la surface intérieure
de la structure doivent être travaillés avec des disques
jusqu'à une profondeur de 150 mm, puis compactés
afin que leur conductivité hydraulique en milieu saturé
soit inférieure à 1 x 10-8 m/sec.
- Deuxième possibilité - Structure de stockage de
matières liquides de source agricole (incluant le fumier):
Doit respecter les critères précisés à
la figure 5. En plus des 2 m de sol sûr
en termes de conductivité hydraulique, cette possibilité
nécessite l'installation d'un revêtement fait de sol
compacté ou d'un revêtement géosynthétique
ou synthétique. Les particularités de l'installation
d'un revêtement sont précisées dans le Règlement.
Par exemple, le Règlement précise que :
- les revêtements doivent être continus sous le
plancher et les semelles de l'installation et qu'ils doivent
se prolonger le long de la paroi jusqu'au niveau de la surface
du sol à moins de directives différentes du concepteur.

Figure 4. Critères
de conception des petites installations de stockage d'eaux de ruissellement
servant au stockage de matières liquides de source agricole autres
que le fumier.

Figure 5. Critères de conception des installations
servant au stockage de fumier et/ou d'éléments nutritifs
liquides.
- Revêtement fait de sol compacté - Si l'on a recours à
ce type de revêtement, celui-ci doit comprendre :
- au moins six couches d'un matériau de 150 mm d'épaisseur
sur les parois intérieures en pente de la structure;
- au moins quatre couches d'un matériau de 150 mm d'épaisseur
sur le plancher de la structure.
- Conductivité hydraulique - Il est recommandé que le
revêtement présente une conductivité hydraulique
en milieu saturé ne dépassant pas 1 x 10-9 m/sec.
- Étude du site - Une telle étude est exigée pour
toutes les structures permanentes de stockage d'éléments
nutritifs liquides (voir annexe A).
- Système de confinement secondaire - Si le niveau de liquide
dans la structure de stockage est partiellement ou entièrement
situé au-dessus de la surface du sol, voici les choix possibles
:
- un ingénieur précise que les caractéristiques
de la structure de stockage et les éléments paysagers
entourant l'installation sont tels qu'il n'est pas nécessaire
d'aménager un système de confinement secondaire; ou
- la partie surélevée de l'installation est pourvue
d'un système de confinement secondaire d'une capacité
équivalente à 110 % du volume de cette partie.
- Systèmes de transfert - Tous les raccords de tuyauterie du
système de transfert doivent être pourvus de joints d'étanchéité
spécialement conçus qui sont compatibles avec le matériau
de la tuyauterie. De plus :
- si des tuyaux pénètrent dans une installation permanente
de stockage de fumier liquide, une membrane étanche ou un
joint d'étanchéité flexible doit être
installé entre le tuyau et le plancher ou la paroi du réservoir
de stockage, comme collier antifuites;
- tout système de transfert qui présente un risque
de refoulement vers la pompe ou le réservoir de vidange doit
être pourvu d'un robinet primaire et d'un robinet secondaire.
- Systèmes de transfert par le plancher - Système obligatoirement
fait de béton servant à transférer le fumier liquide
vers la structure de stockage. Ne font pas partie d'un système
de transfert par le plancher :
- les aires de logement du bétail situées à
l'intérieur d'un bâtiment d'élevage, qui ne
sont pas conçues pour recueillir du fumier liquide;
- les aires situées sous les logettes de vaches laitières;
- les aires renfermant les mangeoires;
- les planchers situés sous les aires d'accumulation de
fumier solide.
- Ventilation - Tous les systèmes de stockage recouverts doivent
comporter un système de ventilation mécanique ou de ventilation
naturelle destiné à prévenir l'accumulation de
gaz corrosifs ou dangereux.
- Autre solution de conception - Un ingénieur peut dessiner
une structure équivalente aux structures prévues dans
la LGEN ou le Règlement ou faite de matériaux équivalents
à ceux que prévoit cette législation.
Annexe A : Critères d'une étude de
caractérisation du site prévus par le règlement
L'étude de caractérisation du site détermine, pour
toute nouvelle structure permanente de stockage de fumier liquide, quelle
protection offre l'environnement naturel sur le site proposé. Une
étude de caractérisation du site précise entre autres
le type de sol et l'emplacement de la nappe phréatique. Lorsqu'à
l'état naturel, le site n'offre pas une protection suffisante des
eaux souterraines et des eaux de surface, il peut être nécessaire
d'utiliser un revêtement synthétique, un revêtement
géosynthétique ou un revêtement fait de sol compacté
(habituellement d'argile) pour améliorer la protection offerte.
Le règlement oblige à confier l'évaluation du site
à un ingénieur ou à un géoscientifique professionnel.
Le MAAARO publie une liste partielle des cabinets d'ingénieurs
ou de géoscientifiques qui travaillent en agriculture. Ces personnes
prélèvent des échantillons de sol, étudient
l'emplacement des nappes d'eaux souterraines permanentes qui sont présentes
à l'état naturel ou qui ont été aménagées.
Ces prélèvements peuvent être réalisés
à l'aide d'une foreuse ou d'une pelle rétrocaveuse. La machinerie
utilisée doit permettre de forer ou d'excaver à une profondeur
de 1,5 m sous le point le plus bas de l'excavation nécessaire
à la structure. Si le plancher de la structure doit être
fait de terre battue, la profondeur du forage doit être de 2,5 m
sous le point le plus bas de l'excavation nécessaire à la
structure. Il faut au moins un trou d'essai par 1 000 m2
de surface de plancher de l'installation projetée. L'ingénieur
ou le géoscientifique peut exiger que soient prélevés
davantage d'échantillons, selon les conditions du site.
Les échantillons de sol doivent être évalués
par un laboratoire géotechnique qui déterminera les propriétés
physiques du sol. L'évaluation géotechnique déterminera
si le sol fournit un niveau de protection équivalent à celui
que prévoient les lignes directrices du MAAARO. Voici quelles sont
ces lignes directrices :
- La conductivité hydraulique du sol en milieu saturé
est une mesure de la vitesse à laquelle l'eau et les éléments
nutritifs s'infiltrent dans le sol. Plus l'infiltration est lente, plus
l'environnement se trouve protégé. Un sol sûr en
termes de conductivité hydraulique est un sol présentant
une conductivité hydraulique en milieu saturé d'au plus
1 × 10-8 m/sec. Voici les différentes
façons d'établir la conductivité hydraulique du
sol en milieu saturé :
- méthodes normales d'essai sur place ou en laboratoire conformes
aux normes de l'American Society for Testing and Materials (ASTM)
ou de l'Association canadienne de normalisation (CSA);
- analyse granulométrique et données de l'essai d'Atterberg.
Les matières doivent répondre aux critères
minimaux suivants :
Analyse granulométrique
Teneur en particules fines : ≥ 50%
Teneur en argile : ≥ 20%
Teneur en sable : ≤ 45%
Teneur en gravier : ≤ 50%
Limites d'Atterberg
Indice de plasticité (IP) : 11% ≤ PI ≤ 30%
Limite de liquidité (LL) : 30% ≤ LL ≤ 60
On peut aussi demander à un géoscientifique professionnel
de fournir des données ou d'élaborer un plan qui assure
une protection des eaux souterraines équivalente à celle
qu'assure une construction respectant les critères qui précèdent.
Un volet important de l'étude de caractérisation du site
consiste à déterminer la hauteur de la nappe phréatique
aux abords de la structure de stockage des éléments nutritifs
liquides qui est proposée. La hauteur de la nappe phréatique
peut varier sur le site. Cette situation s'explique tantôt par des
phénomènes naturels, tantôt par des aménagements.
Il est déconseillé de construire une structure dont un point
se situe sous la nappe phréatique. Parfois, une nappe phréatique
peut être abaissée artificiellement par l'aménagement
d'un réseau de drainage autour de la structure. Il faut alors prévoir
un puisard de surveillance permettant de faire la preuve que la structure
ne provoque aucune contamination directe de l'eau souterraine.
Dans des sols problématiques, la meilleure solution peut être
d'utiliser un revêtement synthétique, géosynthétique
ou de sol compacté pour assurer un confinement secondaire. Avec
deux niveaux de protection de l'environnement, l'importance de la protection
assurée par le site de l'éventuelle structure est moins
critique.
Annexe B : Certificat d'engagement de l'ingénieur
- Formulaire A
Projet : ___________________________________________
Nom / site
Les présentes attestent que je, soussigné,
________________________
Propriétaire
___________________
Signature
_______________
Date
comprends que je suis tenu en vertu de la Loi de 2002 sur la gestion
des éléments nutritifs de retenir les services d'un ingénieur
pour des projets et des situations particulières.
Je confie donc la coordination et la réalisation de l'ensemble
de la conception et l'examen général de la construction
à l'ingénieur suivant :
________________________
Nom de l'ingénieur
___________________
Signature
_______________
Date
ou
Je retiens les services des ingénieurs suivants afin qu'ils fournissent
des services techniques pour les volets suivants de la conception et de
l'examen de la construction :
| Volet de la conception |
Nom de l'ingénieur |
Signature de l'ingénieur |
Adresse |
Téléphone |
| Étude de caractérisation du site - Données
sur : couche sous-jacente du sol, propriétés du
sol, emplacement de la nappe phréatique et de la roche-mère
(si ces données sont critiques) |
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| Installations de stockage de liquides - Dessins et détails
de conception en vue de la construction de l'installation |
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| Installations de stockage de solides - Dessins et détails
de conception en vue de la construction de l'installation, le cas
échéant |
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| Installations de stockage en terre - Dessins et détails de
conception en vue de la construction de l'installation |
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| Revêtement synthétique ou naturel - Détails
de conception et détails relatifs à l'inspection et
aux contrôles d'étanchéité |
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| Systèmes de transfert - Dessins et détails de conception
relatifs aux raccords, matériaux, etc. |
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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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