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Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs : Comment aborder les nuisances et les problèmes de gestion des éléments nutritifs
Nous mettons cette page à jour pour refléter les règlements actuels.Linformation fournie sur cette page concernant les règlements
de la Loi de 2002 sur la gestion des éléments nutritifs
et la Loi sur la protection de lenvironnement nest plus à
jour. Le 18 septembre 2009, de nouveaux règlements visant lépandage
de matière de source non agricole (MSNA) sur des terres agricoles
ont été déposés. Veuillez visiter www.omafra.gov.on.ca/french/nm/nasm.html
pour plus de renseignements à ce sujet. Table de matières
IntroductionLes collectivités rurales de l'Ontario sont les hôtes d'une industrie prospère et dynamique, l'industrie agricole. À l'instar de tout secteur de l'activité économique, comme l'industrie de l'automobile ou même les centres commerciaux, l'agriculture peut engendrer du bruit, des odeurs et du va-et-vient. La présente fiche technique :
Le nouveau visage de l'industrie agricole et de la population ruraleAu cours des 50 dernières années, le public s'est habitué à ce que le secteur agricole lui offre des aliments de haute qualité, à bas prix. Aux prises avec la contraction de leurs marges bénéficiaires, de nombreux producteurs se sont mis à produire à plus grande échelle. L'augmentation de la taille des élevages inquiète certains membres du public qui emploient le terme « agriculture industrielle » pour qualifier les activités des exploitations d'élevage intensif ou d'élevage à haute densité. Parallèlement, l'évolution démographique a amené une augmentation en milieu rural de la population ne pratiquant pas l'agriculture. Problèmes de gestion des éléments nutritifs c. Problèmes de nuisanceLes récriminations qui touchent les pratiques d'entreposage, de transfert ou d'épandage des éléments nutritifs portent tantôt sur la gestion des éléments nutritifs, tantôt sur les nuisances que ces pratiques occasionnent. Naturellement, la solution varie selon la nature du problème. Un problème de gestion des éléments nutritifs vient généralement d'une pratique qui contrevient au droit public ou à un règlement. Ce genre de problème peut viser des matières de source agricole ou des matières de source non agricole. En général, les inquiétudes des citoyens portent sur des pratiques qui peuvent constituer un risque pour le public ou l'environnement. Voici des exemples de problèmes liés à la gestion des éléments nutritifs : mauvaises pratiques d'élimination du fumier à proximité ou à l'intérieur même d'un cours d'eau, contamination des eaux souterraines par des installations d'entreposage de fumier déficientes ou épandage d'éléments nutritifs sur des terres à des taux qui dépassent les besoins des cultures. Voilà autant de pratiques qui enfreignent l'une ou l'autre des lois suivantes :
Un problème de nuisance fait suite en général à une pratique qui est « normale » ou acceptable dans le contexte d'une ferme, mais qui peut déranger ou incommoder un citoyen. Les problèmes de nuisance ne contreviennent à aucune disposition législative. Ils résultent souvent d'une incompréhension de l'intention derrière une pratique ou de communications rompues entre les parties. Les problèmes de nuisance visent pour la plupart les odeurs dégagées au moment des épandages de fumier. Personnes-ressources auprès du MAAAROVoici deux lignes prioritaires qui permettent de joindre des personnes-ressources du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO) et de se renseigner sur les pratiques agricoles en général et sur les pratiques touchant spécifiquement la gestion des éléments nutritifs :
Questions fréquemment poséesCertains des appels reçus par ces deux services téléphoniques portent sur des plaintes pour nuisance. Voici des questions qui sont souvent posées au sujet des plaintes pour nuisance, et les réponses à ces questions :
Que faire pour exprimer ses inquiétudes ou porter plainte?Voici trois étapes à suivre avant de décider des mesures à prendre dans l'éventualité d'une nuisance ou d'un problème de gestion des éléments nutritifs :
Cerner le problèmeSi l'on n'est pas au fait de ce qui constitue une pratique agricole « normale » relativement à la gestion des éléments nutritifs, on peut se tourner vers les ressources suivantes pour y voir clair : Loi sur la gestion des éléments nutritifsLa LGEN et son règlement d'application, le Règlement de l'Ontario 267/03, régissent de nombreux aspects de la gestion des éléments nutritifs. Des dispositions réglementaires et des protocoles régissent par ailleurs les pratiques d'entreposage, de transfert et d'épandage des éléments nutritifs. Ceux-ci précisent, par exemple, les exigences relatives aux taux d'application et au choix du moment des épandages, aux distances de retrait à respecter et à l'entreposage temporaire au champ. La LGEN exige de certains producteurs qu'ils se dotent d'une stratégie de gestion des éléments nutritifs (SGEN) et/ou d'un plan de gestion des éléments nutritifs (PGEN). Pour le moment, les producteurs n'y sont pas tous tenus. Toutefois, l'intention de la loi est qu'avec le temps, tous les agriculteurs qui produisent ou épandent des éléments nutritifs se dotent d'un quelconque plan ou d'une quelconque stratégie. Pour plus d'information sur les exigences du règlement relativement aux SGEN et aux PGEN, suivre les liens proposés sur le site Web du MAAARO consacré à la LGEN. Pratiques de gestion optimales (PGO)Le MAAARO publie une série de fascicules intitulés Pratiques de gestion optimales. Ces publications décrivent de manière détaillée un certain nombre de méthodes pratiques et abordables pour assurer la conservation des ressources en sols, en eaux et en éléments nutritifs sur les fermes, sans sacrifier la productivité. Mentionnons toutefois, qu'il est possible de pratiquer une agriculture responsable sur le plan de l'environnement sans nécessairement se conformer aux normes élevées préconisées dans les PGO. Même si les producteurs ne sont pas tenus de se conformer aux PGO, nombreux sont ceux qui les intègrent d'eux-mêmes à leurs pratiques de gestion courantes. Pour la liste des fascicules de la série des PGO, voir le site Web du MAAARO. Loi de 1998 sur la protection de l'agriculture et de la production alimentaireLa Loi de 1998 sur la protection de l'agriculture et de la production alimentaire (LPAPA) a pour but « de conserver et de protéger les terres agricoles et d'encourager leur développement et leur amélioration en vue de la production d'aliments, de fibres et d'autres produits agricoles et horticoles ». Cette loi définit ce qui constitue une « pratique agricole normale ». Pour plus d'information, voir la fiche technique no 05-014 du MAAARO, Les plaintes de nuisance et la Loi sur la protection de l'agriculture et de la production alimentaire. Exprimer ses inquiétudesAvant toute chose, l'essentiel est sans doute de soumettre directement la question au producteur. Une conversation avec le principal intéressé permet d'envisager sous un angle différent une pratique et sa fréquence. Il se peut fort bien qu'il ne soit même pas venu à l'esprit du producteur qu'une pratique pouvait être une source d'inquiétudes pour ses voisins; il se peut aussi qu'il puisse faire quelque chose pour régler la question. Par exemple, un citoyen qui ne veut pas risquer que son voisin commence ses épandages près de chez lui la fin de semaine même où il planifiait d'organiser un BBQ a tout intérêt à mettre son voisin au courant de ses projets. Il se peut que l'agriculteur puisse reporter l'épandage d'une journée. Entre personnes raisonnables, les choses ont de bonnes chances de se régler à l'avantage des deux parties. En même temps, dans l'éventualité d'un déversement accidentel ou d'un autre événement tout aussi grave, il y a fort à parier que le producteur ait déjà alerté les autorités et qu'il apprécie grandement que ses voisins lui proposent un coup de main pour une corvée de nettoyage. Décider de la marche à suivreMalheureusement, il y a des cas où l'intervention d'un arbitre s'impose, que le noeud du problème soit une nuisance ou la gestion des éléments nutritifs. S'il s'agit de signaler un déversement accidentel que l'on soupçonne, il s'agit d'appeler le Centre d'intervention en cas de déversement au 1 800 268-6060. Si le risque n'est pas imminent, il suffit de faire un rapport d'incident. Rapport d'incidentUn rapport d'incident peut être fait auprès de la municipalité, du MAAARO ou du ministère de l'Environnement de l'Ontario (MEO). Pour savoir avec qui communiquer, appeler la Ligne d'information sur la gestion des éléments nutritifs. La personne qui porte plainte doit fournir son nom et son numéro de téléphone. Les appels anonymes sont traités au cas par cas (Figure 2, Protocole de traitement des rapports d'incident portant sur la gestion des éléments nutritifs). Fonctionnaires du MEOSi l'on soupçonne qu'un incident a été causé par un déversement accidentel ou une infraction à la loi, le cas sera transféré au MEO où un fonctionnaire provincial étudiera la plainte. Comités consultatifs locaux et la LGENSi un incident ne semble résulter ni d'un déversement accidentel ni d'une infraction à la loi, il peut être soumis à l'attention du Comité consultatif local (CCL) de la municipalité. Celui-ci donne aux producteurs et aux autres membres de la collectivité l'occasion de résoudre localement leurs problèmes ou leurs différends en matière de gestion des éléments nutritifs. Le CCL exerce avant tout un rôle de médiation entre les parties. Pour le moment, les municipalités n'ont pas toutes un CCL, mais la LGEN fournit un modèle qui permet d'en créer de nouveaux. Il est possible de proposer la création d'un tel comité dans une région en adressant une proposition à cet effet à la municipalité. Pour en savoir plus long sur les CCL, voir le Protocole du comité consultatif local intégré à la LGEN. Commission de protection des pratiques agricoles normales (CPPAN)Si l'intervention du CCL ne donne aucun résultat, le plaignant peut demander une audience devant la CPPAN. La Commission détermine si la plainte a trait à une pratique agricole normale ou non. Pour plus d'information sur la CPPAN, voir la fiche technique no 05-014 du MAAARO, Les plaintes de nuisance et la Loi sur la protection de l'agriculture et de la production alimentaire.
Figure 2. Protocole de traitement des rapports d'incident portant sur la gestion des éléments nutritifs. RésuméSi une pratique touchant à la gestion des éléments nutritifs soulève des inquiétudes chez un citoyen, celui-ci doit procéder par étapes. Il doit d'abord se renseigner auprès du producteur. S'il reste inquiet, il peut aller plus loin. Que l'on soit producteur ou non, l'idéal est toujours de faire soi-même les démarches pour régler un problème en s'adressant au principal intéressé. C'est aussi la meilleure façon d'établir et d'entretenir de bons rapports avec ses voisins. Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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