Réduction des risques d'incendie à la ferme - Atténuation de l'impact du feu

Table des matières

  1. Accès du service d'incendie
  2. Approvisionnement en eau destiné à la lutte contre les incendies
  3. Évacuation

En matière de sécurité-incendie, il est recommandé d'adopter des pratiques de gestion optimales qui vont au delà des exigences des codes et des règlements. Aussi, les mesures préconisées dans cette section ne correspondent-elles pas nécessairement à des exigences des codes, mais elles sont recommandées pour leur efficacité. Il s'agit tantôt de précautions qui peuvent réduire au minimum les dommages résultant d'un incendie, tantôt de mesures à prendre dans l'éventualité d'un tel sinistre.

Systèmes de détection et d'extinction des incendies

Systèmes d'alarme-incendie

Les détecteurs d'incendie automatiques reliés à un système d'alarme-incendie sont un moyen très efficace d'être alerté précocement. Si l'alerte n'est pas quasi-immédiate, l'incendie risque de prendre trop d'ampleur pour que le personnel puisse intervenir ou évacuer les lieux à temps. L'idéal est de compter sur une combinaison de dispositifs d'alerte lumineux (feux clignotants) bien en vue et d'alarmes sonores audibles à la fois de l'intérieur et de l'extérieur du bâtiment. Au moment de la conception et de l'installation, toujours garder à l'esprit que la plupart des bâtiments d'élevage constituent des milieux corrosifs. Des vérifications et un entretien périodiques sont indispensables pour garantir le bon fonctionnement des systèmes.

Extincteurs

Le fait de savoir comment se servir d'un extincteur peut empêcher un petit foyer d'incendie de s'étendre. Une pratique optimale consiste à installer des extincteurs dans chaque bâtiment. Choisir l'extincteur en tenant compte des dangers présents et des conditions environnementales particulières présentes dans le bâtiment. Les extincteurs à usage général sont un bon choix pour une protection globale. Se fier aux normes reconnues et aux conseils prodigués par les spécialistes du domaine pour choisir et positionner les extincteurs afin qu'ils soient le plus utiles possible. Se rappeler de situer les extincteurs à des endroits bien en vue et à portée de la main. Les passages et allées qui mènent vers les issues sont de bons endroits (figure 4.1). Éviter cependant d'encombrer les voies d'issue avec des extincteurs ou de placer ceux-ci là où ils risquent d'être endommagés ou d'être frappés par des objets en mouvement. Chaque mois, vérifier l'état des extincteurs et chaque année, en confier l'entretien à du personnel qualifié.

Enseigner à tous les employés comment utiliser les extincteurs. Au cours de la formation, s'assurer de bien indiquer où se trouvent les extincteurs, de préciser les différentes classes d'incendie et quand et comment utiliser les extincteurs. Mais surtout, bien faire comprendre aux employés qu'ils ne doivent jamais mettre leur vie en danger pour combattre un incendie.

Photo d'un extincteur d'incendie convenablement installé au mur d'un bâtiment d'élevage, près d'une issue.

Figure 4.1. Extincteur d'incendie situé près d'une issue.

Systèmes de gicleurs

Conçus et installés correctement, les systèmes de gicleurs distribuent l'eau sur le foyer d'incendie. Même si bien des bâtiments de ferme présentent des caractéristiques qui compliquent l'installation de gicleurs, telles que basses températures hivernales, poussière, environnements corrosifs, opérations d'entretien musclées et sources d'approvisionnement en eau limitées, il est possible de surmonter ces difficultés grâce à un travail de conception adapté et à des protocoles d'entretien appropriés. Par exemple, une canalisation sèche faite d'un matériau résistant à la corrosion peut être tout indiquée dans un milieu froid et corrosif. Il s'agit d'une tuyauterie qui reste vide tant qu'elle n'est pas alimentée avec de l'eau par l'ouverture d'une soupape. Il y a d'autres types de systèmes et des caractéristiques de fonctionnement uniques à considérer. Les exploitants sont invités à consulter des experts pour déterminer si un système de gicleurs constitue la solution optimale pour leur exploitation.

Accès du service d'incendie

Dans l'éventualité d'un incendie, les pompiers doivent pouvoir accéder au site avec leur équipement pour être en mesure de circonscrire les flammes et/ou d'éteindre le feu le plus rapidement possible (figure 4.2).

Photo aérienne d'une méga-porcherie complètement détruite par les flammes, en moins d'une heure. Les seuls éléments épargnés sont des silos à moulée et un hangar. La photo montre que l'absence d'une voie d'accès entourant complètement les bâtiments a nui au travail des pompiers.

Figure 4.2. Porcherie ravagée par les flammes. L'absence d'une voie d'accès entourant complètement les bâtiments a nui au travail des pompiers. (Mention de source : P. Stolk, Farm Mutual Reinsurance Plan)

Les pompiers peuvent avoir besoin d'accéder à un bâtiment de plusieurs côtés. Des voies d'accès convenables tout autour des bâtiments agricoles facilitent l'intervention du service d'incendie. Le tableau 4.1 présente les recommandations relatives à la configuration des voies d'accès menant à des bâtiments de différentes tailles. La superficie du complexe correspond à la superficie au sol de l'ensemble des bâtiments qui sont situés sur le bien-fonds et qui sont reliés par des couloirs ou des passages.

Tableau 4.1. Configurations recommandées des voies d'accès

Superficie du complexe

Nombre de côtés du bâtiment auxquels les voies doivent donner accès

m2

pi2

1 200

12 900

Un côté

2 400

25 800

Deux côtés

3 600

38 700

Trois côtés

4 800 et +

51 600

Tous les côtés

Il y a plusieurs autres facteurs à considérer dans la construction d'une voie d'accès.

  • Situer la voie d'accès à au moins 15 m (50 pi) du bâtiment.
  • La voie d'accès doit avoir une largeur minimale de 3,7 m (12 pi) sur toute sa longueur et être plus large encore à l'entrée et dans les virages. Tenir compte du rayon de braquage des gros véhicules.
  • La voie doit être suffisamment large pour permettre le passage de deux véhicules au moins à plusieurs endroits.
  • Écarter les clôtures de la voie d'au moins 2,4 m (8 pi), afin de faciliter les opérations de déneigement. Enlever les branches, fils et autres obstacles sur une hauteur de dégagement de 6 m (20 pi) à partir de la chaussée.
  • Signaler clairement les quatre coins des ponts, ponceaux et barrières canadiennes (type de barrière laissant passer les véhicules, mais interdisant le passage des bestiaux) qui se trouvent sur la voie. S'il faut construire un nouveau pont ou ponceau, utiliser de la tôle d'acier ondulée et/ou du béton. Consulter un ingénieur pour évaluer un pont ou ponceau existant ou concevoir un nouveau passage à niveau.
  • Là où elle croise la route, la voie d'accès doit être suffisamment large pour accommoder le rayon de braquage des véhicules qui sont longs.

Les voies d'accès prévues pour le service d'incendie doivent être entretenues à longueur d'année. Il faut donc les déneiger durant l'hiver et ne jamais laisser de machinerie ou de véhicules y entraver la circulation ni l'accès à la source d'approvisionnement en eau.

Plan d'une grosse porcherie dotée de voies donnant accès aux installations de tous les côtés. Les voies sont carrossables en toute saison et comportent des élargissements dans les droits permettant le passage de deux véhicules et des élargissements dans les virages pour accommoder le rayon de braquage des véhicules qui sont longs.

Figure 4.3. Complexe de porcheries d'une superficie supérieure à 4 800 m(51 600 pi2). Il est recommandé ici d'aménager des voies donnant accès aux installations de tous les côtés. Des routes carrossables en toute saison où peuvent circuler machinerie et camions sont indiquées dans ce cas précis.

Approvisionnement en eau destiné à la lutte contre les incendies

L'eau destinée à lutter contre les incendies peut provenir de différentes sources, les plus fréquentes étant les étangs de ferme, les réservoirs en béton, les bornes d'incendie du réseau public d'adduction d'eau. Les équipes de pompiers peuvent aussi transporter des quantités limitées d'eau sur le site.

Le volume d'eau nécessaire à l'extinction d'un incendie dépend de plusieurs facteurs, notamment :

  • du type de construction (combustible ou incombustible);
  • de la proximité des autres bâtiments;
  • des éléments de protection contre les incendies (p. ex., gicleurs).

Il est difficile d'évaluer la quantité d'eau nécessaire, mais il est toujours bon d'en avoir plus que moins. Le service d'incendie peut être à même de fournir des recommandations sur les réserves d'eau à prévoir en cas d'urgence et les raccordements nécessaires.

Dans le cas d'étangs ou de réservoirs en béton, installer une prise d'eau sèche ordinaire aux abords de la réserve d'eau afin que les pompiers puissent y prélever l'eau directement. Même si elles sont utiles, les prises d'eau sèches ne sont pas toujours nécessaires pour tirer l'eau d'un étang. En milieu rural, les services d'incendie ont souvent à leur disposition à cette fin des pompes flottantes et des tuyauteries d'alimentation crépinées. Si l'eau devant servir à l'extinction des incendies provient d'un étang, consulter le service d'incendie pour connaître les solutions envisageables advenant qu'il faille utiliser l'eau de l'étang. Le croquis de la figure 4.4 illustre une prise d'eau sèche rudimentaire reliée à un étang de ferme. Les photos des figures 4.5 et 4.6 montrent des prises d'eau sèches.

Croquis montrant une vue latérale d'une prise d'eau sèche rudimentaire permettant en cas d'urgence au service d'incendie de s'approvisionner en eau à même un étang de ferme. La prise d'eau doit se trouver à une profondeur d'au moins 1 m sous la surface de l'eau.

Figure 4.4. Prise d'eau sèche permettant en cas d'urgence au service d'incendie d'extraire l'eau d'un étang de ferme.

Photo d'une prise d'eau sèche et de son raccord au bord d'une route.

Figure 4.5. Vue d'ensemble d'une prise d'eau sèche.

Gros plan sur le raccord d'une prise d'eau sèche.

Figure 4.6. Raccord de la prise d'eau sèche.

Évacuation

Dans l'éventualité d'un incendie, afin de prévenir les pertes humaines, les occupants doivent pouvoir évacuer le bâtiment rapidement et en toute sécurité.

En plus de préciser les dimensions, le nombre et l'emplacement des issues de secours, le CNCBA exige que les issues soient visibles et qu'elles soient clairement identifiées. Une pratique de gestion optimale recommande l'utilisation d'écriteaux et d'appareils lumineux pour faciliter le repérage des issues au cours d'un sinistre.

Nombre d'issues de secours

Le CNCBA exige que chaque bâtiment agricole soit doté d'au moins deux issues de secours aux extrémités opposées du bâtiment, sauf dans le cas des bâtiments à faible occupation humaine de moins de 200 m(2 150 pi2) d'aire de plancher servant à entreposer en vrac des récoltes à faible combustibilité, pour lesquels une seule issue de secours peut suffire.

Trajet à parcourir

Selon le CNCBA, le trajet maximal à parcourir avant d'atteindre une issue de secours dans un bâtiment agricole à faible occupation humaine est de 20 m (66 pi) là où l'on entrepose plus de 100 L de carburant liquide, ou de 45 m (148 pi) dans tous les autres bâtiments agricoles. Les issues de secours peuvent aussi être situées sur le périmètre du bâtiment à intervalles d'au plus 60 m (197 pi) les unes des autres sur celui-ci.

Les figures 4.7 et 4.8 montrent les emplacements des issues de secours dans un bâtiment agricole d'un étage et un autre de deux étages.

Croquis d'un bâtiment agricole d'un seul étage montrant l'emplacement et/ou l'espacement des portes d'issue.

Figure 4.7. Exigences de sécurité-incendie applicables à un bâtiment agricole d'un seul étage.

Remarques :

(A) Aire de plancher maximale de 4 800 m(51 600 pi2) par compartiment résistant au feu.

(B) Séparation coupe-feu ayant un degré de résistance au feu d'une heure si l'aire de plancher dépasse 4 800 m(51 600 pi2).

(C) Coupe-feu verticaux dans les murs (figure 3.5).

(D) Coupe-feu horizontaux entre les murs et le vide sous-toit.

(E) Coupe-feu dans le vide sous-toit (art. 3.1.3.4 du CNCBA 1995).

(F) Portes d'issue aux extrémités opposées.

(G) Issues supplémentaires dans les murs latéraux à une distance de tout point ne dépassant pas 45 m (147 pi 8 po) (servent aussi à la ventilation d'urgence dans l'éventualité d'une panne d'électricité).

(H) Hauteur maximale de 3 m (10 pi) pour tout vide de construction dans un mur ou une cloison d'un matériau combustible.

(I) Dimension horizontale maximale de 6 m (20 pi) pour tout vide de construction dans un mur ou une cloison d'un matériau combustible.


Croquis d'un bâtiment agricole de deux étages montrant l'emplacement et/ou l'espacement des portes d'issue.

Figure 4.8. Exigences liées à la sécurité-incendie et aux sorties applicables à un bâtiment agricole de deux étages contigu à une chaufferie.

Remarques :

(A) Aire de plancher maximale de 2 400 m2 (25 800 pi2) par compartiment résistant au feu.

(B) Séparation coupe-feu ayant un degré de résistance au feu d'une heure si l'aire de plancher de chaque compartiment résistant au feu dépasse 2 400 m(25 800 pi2).

(C) Coupe-feu verticaux dans les murs (figure 3.5).

(D) Coupe-feu horizontaux entre les étages et entre les murs et le vide sous-toit (figure 3.5).

(E) Coupe-feu dans le vide sous-toit (art. 3.1.3.4. du CNCBA 1995).

(F) Portes d'issue aux extrémités opposées; prévoir des échelles pour les étages supérieurs.

(G) Issues supplémentaires dans les murs latéraux à une distance de tout point ne dépassant pas 45 m (147 pi 8 po) (servent aussi à la ventilation d'urgence et au chargement des volailles, le cas échéant).

(H) Chaufferie attenante possédant sa propre issue (moins de 200 mou 2 150 pid'aire de plancher).

(I) Séparation coupe-feu exigée ayant un degré de résistance au feu de 30 minutes.

(J) Porte traversant une séparation coupe-feu devant afficher un degré de résistance au feu d'au moins 20 minutes.

(K) Issue extérieure éliminant la nécessité d'une porte coûteuse.

(L) Hauteur maximale de 3 m (10 pi) pour tout vide de construction dans un mur ou une cloison d'un matériau combustible.

(M)Dimension horizontale maximale de 6 m (20 pi) pour tout vide de construction dans un mur ou une cloison d'un matériau combustible.


Type d'issue

Le CNCBA exige que les issues de secours situées dans les bâtiments agricoles soient constituées d'une porte extérieure ou encore d'une fenêtre ou d'un panneau ouvrant offrant une ouverture d'au moins 550 mm x 900 mm (21,5 po x 35 po).

Échelle d'accès au deuxième étage

Le CNCBA exige l'installation permanente d'une échelle à l'extérieur à chaque issue de secours située à plus de 2,5 m (8,2 pi) au-dessus du niveau du sol. La figure 4.9 montre une échelle fixée à la paroi extérieure d'un poulailler de deux étages. S'assurer que les échelles et plateformes respectent toutes les exigences de sécurité.

Photo de l'extérieur d'un poulailler de deux étages rouge et d'une échelle d'évacuation permettant aux personnes qui se trouveraient au deuxième étage d'évacuer le poulailler en cas d'incendie. De l'extérieur, l'échelle se trouve du côté gauche de la porte.

Figure 4.9. Exemple d'échelle d'évacuation installée à côté d'une porte d'issue d'un poulailler de deux étages.

Écriteaux signalant l'emplacement des issues de secours

Poser des écriteaux permanents à côté de toutes les issues de secours du bâtiment ou du compartiment. Lorsque des locaux sont reliés par des couloirs communs, installer les écriteaux dans le couloir immédiatement devant la porte, de manière à indiquer quelle direction prendre pour évacuer le bâtiment. Là où la signalisation est électrique, s'assurer de relier l'installation à un réseau d'alimentation par piles afin que le système demeure fonctionnel même en l'absence d'électricité. La figure 4.10 montre une issue correctement identifiée.

Figure 4.10. Issue de secours clairement identifiée à l'extrémité du couloir.

Autres issues de secours (panneaux amovibles ou fenêtres)

Identifier clairement ces panneaux et en vérifier périodiquement l'état de fonctionnement. Les panneaux doivent pouvoir s'ouvrir sans l'aide d'outils. Y fixer des poignées pour en faciliter la manipulation. Informer le personnel utilisant les installations de la présence de ces issues de secours.

Issues de secours dans les locaux techniques

Un local technique devrait posséder sa propre issue menant directement sur l'extérieur. Si une issue menant directement sur l'extérieur n'est pas envisageable, l'issue peut toujours déboucher sur un autre local. Veiller dans ce cas à ce que les employés déterminent l'emplacement d'un éventuel incendie avant d'entrer dans la pièce d'où ils évacueront le bâtiment.

Obstacles

Faire tout en son pouvoir pour garder les voies menant aux issues de secours et les issues de secours elles-mêmes exemptes d'obstacles tels que pièces d'équipement ou de machinerie, aliments pour animaux, etc. Parcourir une fois par jour le bâtiment pour s'assurer que les issues de secours et les voies qui y mènent sont libres de tout obstacle.

Éclairage de faible intensité

Installer un système d'éclairage de sécurité relié à un réseau d'alimentation par piles de secours dans les couloirs et zones qu'une panne d'électricité plongerait dans l'obscurité, afin que l'évacuation du bâtiment puisse se faire en toute sécurité.

Ouverture de porte, serrures et tiges

Comme pratique de gestion optimale, installer des portes munies d'un dispositif de fermeture automatique et pivotant autour d'un axe vertical en veillant à ce qu'elles s'ouvrent dans la direction de l'issue. Empêcher la neige ou des débris de nuire au débattement de la porte.

Guide de formation

Une pratique de gestion optimale recommandée à tout exploitant agricole est de prodiguer une formation en sécurité-incendie à tous ses employés. Leur montrer où se trouvent les issues de secours et les extincteurs et où se rendre en cas d'incendie. Leur enseigner comment utiliser les extincteurs et leur dire d'appeler les pompiers après avoir évacué le bâtiment. À côté de chaque téléphone se trouvant sur la propriété, afficher un écriteau indiquant le numéro de téléphone du service d'incendie, une description du trajet pour se rendre à la ferme et l'adresse 911. Il faut faire en sorte que la personne qui appelle le service d'incendie n'ait qu'à lire l'information notée sur la feuille. De cette façon, elle ne risque pas, en proie au stress, de commettre un oubli dans la transmission d'information critique.

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 23 novembre 2012
Dernière révision : 23 novembre 2012