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Préparation
du sol en vue d'une culture de petits fruits : Notions de base
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| Auteur : |
Frank Louws - ancien conseiller en cultures horticoles/MAAO |
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| Date de création : | 01 octobre 2002 |
| Dernière révision : | 30 septembre 2003 |
Texte adapté à partir d'un exposé présenté
à la Conférence sur les cultures horticoles de l'Ontario
en 1989
Le succès d'une culture de petits fruits dépend de l'attention méticuleuse que lon porte à tous les aspects de la production. L'aspect primordial est la bonne préparation du terrain, une préparation qui doit être entreprise longtemps avant que l'on installe les plants de fraisiers, de framboisiers ou dautres petits fruits. Les erreurs commises pendant les travaux de préparation feront sentir leurs conséquences pendant toute la vie de la plantation et compromettront les chances d'un bon rendement économique. Les meilleurs soins culturaux et les meilleures pratiques de gestion ne sauront compenser pour les défauts de terrain qui nont pas été réglés avant la plantation.
En général, on conseille de choisir pour les fraises et les framboises un sol de type loameux (allant du loam sablonneux au loam) qui a une profondeur de 0,60 m à 1,20 m (2 à 4 pieds). D'autres types de sol peuvent être acceptables si on adapte la gestion en conséquence. Il faut savoir que les sols lourds ont tendance à être froids et humides, tandis que les sols sablonneux ou caillouteux ne retiennent pas bien l'eau. Pour la culture des petits fruits, un bon terrain est un terrain à très faible pente, à l'abri des vents mais bien aéré, pourvu d'un point dalimentation en eau et séparé physiquement des plants sauvages d'espèces apparentées. En supposant que l'on dispose dun terrain répondant à ces critères, les principaux facteurs auxquels on doit prêter attention concernant le sol sont la teneur en matière organique, l'état de fertilité, le pH, le drainage, la compaction et l'infestation par d'éventuels parasites.
Le sol sur lequel on s'apprête à installer une culture de petits fruits doit contenir au moins 3 % de matière organique (MO). La teneur du sol en MO est susceptible de varier considérablement selon que les pratiques agronomiques sont bonnes ou mauvaises. Le maintien d'une bonne teneur en MO est un facteur dont on ne saurait sous-estimer l'importance. En effet, les microorganismes terricoles utiles tirent leur énergie de la MO. Celle-ci agit à la manière d'une éponge en retenant les éléments nutritifs pour les garder à la disposition des plants et éviter leur perte par lessivage. La MO contribue à ameublir les sols lourds et à donner plus de cohésion aux sols légers. Elle facilite aussi la migration de l'air dans le sol ainsi que la pénétration de l'eau et sa percolation à travers le sol. La MO améliore la capacité de rétention deau du sol. Plus le sol est riche en MO, mieux les plants pourront supporter une période sèche.
On peut utiliser plusieurs méthodes pour enrichir le sol en MO. La plus traditionnelle consiste à épandre du fumier. Malheureusement, pour beaucoup de producteurs horticoles, ce matériau n'est pas facile à trouver. L'épandage de fumier de bovins ou de porcs exempt de mauvaises herbes, à raison de 2540 tonnes à l'hectare, améliore beaucoup le sol, surtout s'il contient un matériau de litière. On peut épandre le fumier au printemps s'il est rassis, mais s'il est frais, on doit l'épandre et l'incorporer au sol durant l'automne précédant la création de la plantation. Le fumier de volaille pourrait être utilisé, mais il ne contribuerait pas vraiment à accroître la teneur en MO. Si on en épand, on doit le faire durant l'automne précédent et ne pas dépasser 7 tonnes à l'hectare, car, quand il est frais, le fumier de volaille risque de brûler les racines tendres des fraisiers et des framboisiers.
Le fumier étant de plus en plus difficile à trouver, on peut, pour le remplacer, incorporer au sol de la paille ou du foin à raison de 7 tonnes à l'hectare, au printemps de l'année précédente. Par contre, si les résidus ne contiennent pas au moins 1,5 % dazote, leur décomposition par les organismes du sol entraînera en fait une utilisation de lazote présent dans le sol (environ 30 kg/ha). Les résidus de légumineuses contiennent assez d'azote, mais pas les résidus des autres espèces fourragères et, dans ce cas, il faut apporter simultanément 4 kg d'azote (20 lb) par tonne de foin ou de paille. Pendant la décomposition des résidus, la libération de la plus grosse partie de l'azote se fera lentement et pourra profiter aux plantes.
La troisième stratégie permettant daméliorer le taux de MO est le semis d'une culture couvre-sol en remplacement ou en complément des autres amendements riches en MO dont il a été question plus tôt.
Les plantes couvre-sol ou cultures de couverture sont particulièrement utiles quand les sols sont trop légers ou trop lourds et que leur teneur en MO est faible; quand on ne peut pas se procurer de fumier et qu'on peut semer une légumineuse comme couvre-sol.
L'herbe du Soudan ou sorgho herbacé est un excellent choix d'engrais vert pour améliorer la structure du sol. Son système racinaire est étendu et ses organes aériens très fournis. Un traitement herbicide de présemis est recommandé. Attendre à la mi-juin pour semer quand tout risque de gel est écarté. Cette graminée poussera très vite grâce au temps chaud de la première moitié de lété. Un apport d'azote d'environ 50 kg à lhectare aidera la culture à atteindre son maximum de développement aérien.
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Mises en garde : Faucher l'herbe du Soudan avant qu'elle natteigne un mètre. Cela stimule le tallage et empêche les tiges de devenir trop ligneuses et de mettre longtemps à se décomposer. |
Le seigle d'automne se sème de la fin août à la mi-octobre, souvent après une grande culture ou une culture légumière. C'est une graminée qui croît jusqu'aux gelées et dont la végétation reprend dès mars-début avril (légèrement plus tôt que le blé d'automne). Sa croissance est particulièrement rapide en mai. On tue en général les plants de seigle vers la fin d'avril ou au début de mai par un labour ou un herbicide. Le seigle peut produire une masse importante de racines, de tiges et de feuilles qui pourra être restituée au sol. Utilisé comme couvre-sol, le seigle étouffe les mauvaises herbes annuelles d'automne. Même semé plus tard que les autres graminées, il survivra à l'hiver. Pour obtenir un bon couvert végétal et protéger le sol contre l'érosion, il est conseillé de le semer au moins un mois avant les gelées.
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Mise en garde : Le seigle doit être tué à l'automne ou au début du printemps pour éviter que le sol ne perde de l'humidité et pour faciliter l'enfouissement. Le seigle laissé en place toute une saison est un excellent hôte pour les nématodes des racines; par contre, comme couvre-sol ou culture temporaire, il nest pas plus favorable aux nématodes que le blé. |
Le radis oléagineux se sème le plus souvent en août ou au début de septembre. Insensible aux premières gelées, il peut atteindre une hauteur de 50 à 90 cm et fleurir dès le mois d'octobre. C'est une espèce à racine pivotante trapue et courte, dont la forme est intermédiaire entre celle de la carotte et du navet. Le radis oléagineux est tué par les gelées meurtrières de la fin de novembre ou de décembre. Il constitue assez rapidement un bon couvre-sol qui protège particulièrement bien le sol contre l'érosion pendant l'hiver. Il restitue au sol d'assez bonnes quantités de matière organique. Pour bien pousser, cette plante doit trouver beaucoup d'azote assimilable, provenant soit dun épandage dengrais, soit dun reliquat de fumier apporté à la culture précédente. Certains cultivars de radis oléagineux libèrent des composés qui sont toxiques pour les nématodes, mais cet effet ne s'obtient que si on lenfouit en grandes quantités à l'état vert.
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Mise en garde : Les radis pousseront mal si le sol est pauvre en azote ou s'il est très compacté. En général, au milieu des cultures qui suivront, on verra des plants de radis spontanés pousser par-ci par-là. |
Pour des renseignements plus complets sur les plantes couvre-sol, voir aussi le chapitre Gestion des plantes couvre-sol dans les publications 360F et 811F du MAAO, Recommandations pour les cultures fruitières et Guide agronomique des grandes cultures.
La façon la plus sûre de déterminer les besoins d'un sol en engrais et en chaux en prévision d'une culture de fraises ou de framboises est de faire une analyse de sol avant l'installation de la culture, de préférence un an avant, mais pas plus tard qu'à l'automne davant.
Si l'on sème un couvre-sol, on peut utiliser l'analyse de sol pour déterminer les quantités d'éléments fertilisants recommandés pour cette culture. En général, les plantes couvre-sol de type fourrager demandent environ 20 ppm de phosphate et 120 ppm de potassium. Pour les fraises et les framboises, les taux correspondants sont de 40 ppm et de 180 ppm. Par conséquent, après le couvre-sol, on peut faire une nouvelle analyse de sol et, au vu des résultats, ajouter avant l'implantation de la culture les quantités de phosphate et de potasse éventuellement nécessaires.
Quand on utilise du fumier, il est conseillé de faire aussi une analyse de sol, car les fumiers sont en général très riches en phosphore. On peut trouver dans la publication 360F, Recommandations pour les cultures fruitières, les tableaux qui indiquent dans quelles proportions il convient de réduire les quantités d'engrais après un épandage de fumier.
La plus grande partie des fertilisants nécessaires peut être épandue juste avant la mise en place de la culture. On recommande d'apporter à la plantation 50 kg d'azote élémentaire à l'hectare. On déconseille d'épandre l'engrais azoté à l'automne puisque celui-ci risque d'être perdu par lessivage. Lorsqu'un apport de phosphore est nécessaire, on l'incorpore à au moins 20 cm de profondeur. Le phosphore descend très lentement dans le sol et les plantes ne pourront pas en profiter si on ne l'incorpore pas assez profondément.
Les teneurs en magnésium (Mg) mesurées par l'analyse de sol devraient être situées entre 40100 ppm. Au dessous de cette valeur, les rendements de la culture risquent dêtre moins bons, car le magnésium est indispensable pour la chlorophylle qui participe à l'élaboration des substances qui nourrissent les plantes. Si la teneur en Mg est inférieure à 40 et le pH inférieur à 6,5, un apport de chaux dolomitique (contenant 1122 % de Mg) est conseillé. Si la teneur en Mg est inférieure à 30 ppm et le pH supérieur à 6,5, il faut épandre 30 kg/ha de magnésium soluble sur le sol, de la même façon que la potasse. Dans bien des champs, les teneurs en potasse sont trop élevées. En présence d'un excès de potasse, les plantes n'assimilent pas assez de Mg même lorsque le sol en est bien pourvu. Par conséquent, si la teneur en Mg est située entre 3139 ppm et si la teneur en potasse est de plus de 250 ppm, il faudra ajouter du magnésium.
Dans le cadre des analyses de sol actuelles, on peut aussi faire mesurer le manganèse et le zinc. Si l'un de ces deux oligo-éléments est inférieur à 8 ppm, des carences sont possibles. Ces oligo-éléments ne s'épandent pas sur le sol, mais on peut les appliquer par une pulvérisation foliaire si l'on observe des symptômes de carence sur les feuilles.
Le pH optimal du sol pour les fraises et les framboises est légèrement
acide (vers 6,06,5). En Ontario, on recommande de chauler les
sols de texture grossière ou moyenne quand leur pH est inférieur
à 6,1. On recommande également de chauler les sols à
texture fine quand le pH est inférieur à 5,6. Dans les
sols acides (pH peu élevé), le calcium, le magnésium
et éventuellement le phosphore peuvent ne plus être facilement
assimilables par les plantes. Si le sol est acide et pauvre en Mg,
on peut utiliser de la chaux dolomitique pour hausser le pH ou, à
défaut, de la chaux calcique. Le chaulage doit être effectué
en automne et de préférence lannée avant
la plantation pour laisser à la chimie du sol le temps de faire
son oeuvre.
D'ordinaire, il n'y a pas de justification économique à
abaisser le pH d'un sol alcalin en épandant du soufre. Dans
la plupart des cas, les cultures se développent bien dans des
sols à pH élevé (neutres ou alcalins). En revanche,
plusieurs oligo-éléments tels que le fer peuvent devenir
des facteurs limitants si le pH devient trop élevé.
La meilleure façon de remédier à ces carences
est de faire des pulvérisations foliaires.
Les fraises et les framboises ne tolèrent pas les sols mal drainés. On ne peut pas espérer tirer une production optimale dune culture qui a les pieds dans l'eau, même pendant peu de temps. Ces petits fruits exigent un drainage presque parfait. Les racines qui sont en pleine croissance s'asphyxient et meurent au bout d'à peine 24 heures quand elles sont immergées. En outre, l'humidité du sol favorise l'apparition des maladies transmises par le sol. Les fraises peuvent être gravement endommagées par le pourridié noir ou la stèle rouge. Quant aux framboises, elles risquent de souffrir du pourridié phytophthoréen. On peut s'adresser à un entrepreneur en drainage pour connaître les options qui s'offrent dans ce domaine.
La productivité d'une culture de petits fruits peut être gravement diminuée par la compaction du sol où elle est établie. Toute couche de sol durcie, appelée aussi semelle ou horizon de tassement, ralentit considérablement l'évacuation de l'eau et ne permet donc pas un bon drainage du sol. Il s'ensuit également un développement réduit des racines. Pour casser cet horizon de tassement, il est conseillé de pratiquer un défoncement ou sous-solage avant d'installer la culture. Cette opération doit seffectuer sur une profondeur qui dépasse de quelques centimètres seulement lhorizon de tassement, parce que, au-delà, elle exige plus d'énergie et peut provoquer lenfoncement de la couche compacte. Il est recommandé de défoncer le sol quand il est sec (p. ex. en août) de façon à fracturer efficacement la semelle. Si on exécute le sous-solage à un moment où le sol est trop humide, lhorizon de tassement sera insuffisamment perturbé.
Pour terminer, un aspect important de la préparation du sol est la lutte contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies.
Les mauvaises herbes dont il faut se préoccuper en tout premier lieu sont les espèces vivaces comme le chiendent, le chardon du Canada, le liseron, etc. Si on ne les élimine pas avant d'installer la culture, elles peuvent devenir très envahissantes et abréger la durée d'exploitation de la plantation.
Au cours de l'année précédant l'installation de la culture, un sarclage intensif du terrain nu permet de réduire l'infestation par les mauvaises herbes vivaces. Par contre, ce procédé coûte cher et appauvrit fortement le sol en MO. L'épandage d'herbicide est le moyen le plus courant d'éradiquer ces mauvaises herbes.
La mauvaise herbe qui semble donner le plus fil à retordre
est le chiendent. Une des méthodes consiste à pulvériser
du Roundup au printemps de l'année de plantation, quand le
chiendent fait au moins huit pouces de haut et possède 34
feuilles. Si le champ n'a pas été labouré à
l'automne, la date la plus avancée où l'on pourra faire
ce traitement se situe probablement entre le 15 et le 20 mai; avant
cette date, la surface foliaire du chiendent nest pas assez
grande pour absorber et envoyer aux racines une quantité nette
dherbicide capable de les tuer.
Par contre, si le champ a été labouré à
l'automne, un épandage tôt au printemps ne sera pas efficace
contre le chiendent parce que sa levée sera sporadique. Sur
un terrain en jachère, faire deux pulvérisations, une
en mai et une autre en septembre. En cas d'infestations graves, utiliser
la dose la plus forte indiquée sur l'étiquette.
Pour détruire les dicotylédones vivaces, on peut pulvériser sur les cultures couvre-sol (voir ci-dessus) un herbicide approprié. Si on ne sème pas de couvre-sol, on peut utiliser un herbicide total (non sélectif) comme le Roundup. L'efficacité du traitement herbicide contre les mauvaises herbes visées est directement liée au moment où on lapplique. Voir à ce sujet la publication 75F du MAAO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes, au chapitre « Méthodes spéciales Préparation du terrain ».
Dans certains cas, une solution judicieuse consiste à intégrer dans la rotation une culture en lignes capable de supporter un programme sévère de désherbage chimique. Quoi qu'il en soit, dans tous les cas, il faut être prudent et éviter les résidus d'herbicides qui peuvent être néfastes aux plants des petits fruits.
Les vers blancs (hannetons) et les vers fil-de-fer (taupins) sont deux ravageurs redoutables que l'on trouve fréquemment dans les cultures de gazon et d'herbages. Il est vivement déconseillé de planter des petits fruits moins de deux ans après une culture herbagère de quelque sorte que ce soit. Une culture en lignes comme le maïs ou le potiron (citrouille) pourrait être cultivée pendant au moins un an avant la plantation pour réduire la présence des vers blancs, des vers fil-de-fer et dautres larves d'insectes du sol.
Pour limiter les populations de certains agents pathogènes, il convient d'adopter un plan de rotation culturale. Les fraises ou les framboises ne devraient jamais être plantées lune à la suite de lautre. Il est un fait connu que les populations de Pythium et de Rhizoctonia prennent beaucoup dextension dans les fraisières. La plus importante maladie rencontrée à la fois dans les fraises et dans les framboises est la flétrissure verticillienne. Outre qu'il infecte les fraises et les framboises, ce champignon microscopique est également l'agent causal de la flétrissure des solanacées telles que la tomate, la pomme de terre, le poivron et l'aubergine. Par conséquent, il faut éviter de planter des fraises ou des framboises pendant au moins quatre ans après une de ces cultures. De même, il est recommandé d'éliminer le chénopode, l'amarante et la morelle qui sont des hôtes connus du Verticillium.
Les nématodes sont des ravageurs terricoles qui affectionnent les plantations de fraisiers et de framboisiers. Ces vers qui ressemblent à de minuscules anguilles sont invisibles à l'oeil nu, mais se voient au microscope. Ils peuvent poser un problème dans les sols sablonneux, mais pas en général dans les sols plus lourds. On peut faire dénombrer les nématodes par un laboratoire à loccasion dune analyse de sols. Si la population est forte, la fumigation est un moyen de lutte efficace qui a fait ses preuves. Des cultures telles que l'herbe du Soudan (sorgho herbacé), la fétuque rouge et la tagète ont un effet nématicide. Par contre, les cultures légumières favorisent le développement des populations de nématodes. Pour plus de renseignements sur les nématodes, l'échantillonnage du sol et les méthodes de lutte, voir Lutte contre les nématodes.
En résumé, on ne peut espérer exploiter longtemps et rentablement une fraisière ou une framboisière que si, avant dinstaller les plants, on prépare le sol avec soin. Une bonne préparation comprend l'amélioration de la teneur en matière organique et de l'état de fertilité, la correction du pH, la pose de drains et la lutte contre les parasites et ravageurs tels que les mauvaises herbes, les insectes et les maladies.
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