Dans cette section
|
Économie d'innovation
Table des matières
Démonstration sur le terrain de la perturbation de l'accouplement des tordeuses orientales du pêcherLes essais de recherche et de démonstration effectués en Ontario ont déjà prouvé l'efficacité des produits de perturbation de l'accouplement (PA) pour la tordeuse orientale du pêcher (TOP), mais ils ne se sont pas concentrés sur l'efficacité de la PA pour la répression à longueur de saison de la tordeuse orientale du pêcher. On invoque souvent le coût des produits de PA pour expliquer la lente adoption de cette technologie assez récente. L'utilisation à longueur de saison des produits de PA supprimerait l'emploi de l'insecticide le plus cher qui sert contre la TOP dans la stratégie actuelle recommandée en matière de pesticides classiques. D'ici à 2007, un nouveau type de distributrice de produit de PA, le " RAK 5 OFM ", devrait être disponible aux producteurs de pêches de l'Ontario. Le projet de démonstration, en collaboration avec BASF Canada, Engage Agro et les cultivateurs, a cherché à démontrer l'efficacité à longueur de saison de ce produit pour lutter contre la TOP et à comparer le coût de la PA et des options actuelles de lutte contre les ravageurs. Des essais de démonstration de ce genre, combinés à des efforts d'éducation permanente, aident à favoriser le recours à cette solution de rechange, écologiquement saine, pour la lutte contre les ravageurs. Ce projet réussi de démonstration a révélé que la PA offrait une répression de la TOP équivalente à une approche classique par pesticide. L'analyse économique a établi que l'utilisation de produits de PA revenait à peu près au même prix que les traitements classiques ou à un prix un peu inférieur, vu l'absence de problèmes secondaires de ravageurs. Cette technologie peut améliorer le déclenchement des perturbations d'accouplements, ce qui peut réduire l'utilisation d'insecticides de prix élevés et, du coup, produire un effet positif sur l'environnement tout en permettant aux producteurs de rester compétitifs. " (Ces) études ont beaucoup étendu nos connaissances
pratiques auprès des grands cultivateurs novateurs, en intégrant
cette technologie dans leurs pratiques actuelles. " | Haut de la page | Amélioration de la manipulation et de la qualité des tranches de pommes fraîchement coupéesLe présent projet en cours vise à améliorer la qualité des pommes utilisées pour les tranches fraîchement coupées, à collaborer avec les producteurs de pommes et les stations fruitières pour s'assurer de la manipulation optimale du produit brut (pommes entières) après la récolte, ainsi qu'à évaluer le rendement des nouveaux cultivars pour les tranches, y compris deux nouvelles sélections non brunissantes du Québec. Un client a exprimé le besoin de disposer de tranches de pommes de longue conservation, qui permettraient de répondre à la demande de la clientèle en goûters bons pour la santé, conformément à l'objectif du gouvernement de l'Ontario consistant à accroître la consommation d'aliments sains et nutritifs. Le projet est une collaboration entre la Direction de
la phytotechnie, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Pride Pak
Canada, Ontario Apple Sales Group et le Conseil de l'adaptation agricole. Création d'une culture commerciale de patates douces en OntarioVingt agriculteurs animés de l'esprit d'entreprise ont cultivé quelque 600 acres de patates douces, d'une valeur départ culture d'environ trois millions de dollars. Ces dernières années, le personnel de la Direction de la phytotechnie oeuvrant en collaboration avec les chercheurs de l'université de Guelph, les chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et le milieu des agroentreprises a contribué à :
Pour appuyer l'expansion du secteur des patates douces, les fabricants de matériel agricole de l'Ontario ont fabriqué des arracheuses spécialisées, du matériel de tri et d'emballage. On a construit plusieurs installations perfectionnées de traitement et d'entreposage pour accroître la durée de conservation et la qualité. Il devient de plus en plus courant de voir sur les tablettes des supermarchés, pendant tous les mois d'automne et d'hiver, des patates douces cultivées en Ontario. Le secteur du traitement et des tranches fraîchement coupées de l'Ontario s'intéresse aussi à la possibilité de créer des produits à base de patates douces à valeur ajoutée pour la consommation. Le personnel de la Direction de la phytotechnie, en collaboration avec les cultivateurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, a commencé à étudier s'il était possible de cultiver des patates douces de type industriel comme culture servant de matière première à des biocarburants comme l'éthanol. Le rendement obtenu de trois variétés à forte teneur en amidon et en sucre provenant de quatre essais à la ferme s'est situé entre 13 et 20 tonnes par acre. On a calculé que le rendement de l'éthanol allait de 1 292 à 2 479 litres par acre. Ces dernières années, le personnel de la Direction de la phytotechnie a organisé des journées sur le terrain, à la ferme, pour les cultivateurs, la agroentreprises et le secteur alimentaire. La journée sur le terrain consacrée à la patate douce tenue en 2005 dans une ferme de la région de Simcoe a attiré quelque 180 personnes. " La culture des patates douces est idéale pour les sols sablonneux qui conviennent au tabac. Ces légumes sont très nutritifs, disponibles pour le dîner d'action de grâce et pendant plusieurs mois qui suivent. " - Sandy DeCarolis | Haut de la page | Création d'un secteur commercial de noisettes pour le sud de l'OntarioEn 2004, les importations de noisettes en Ontario ont été estimées à plus de 5,6 millions de dollars. Récemment, un grand confiseur a localisé des installations de production dans le sud-ouest de l'Ontario et exprimé de l'intérêt pour l'examen de la possibilité d'accéder localement à des intrants comme les noisettes. Les cultivateurs de l'Ontario disposent donc d'une occasion d'étudier une nouvelle culture et de nouveaux marchés. Le projet visait à déterminer les mesures
à prendre pour créer en Ontario un secteur commercial
des noisettes qui répondrait aux exigences qualitatives de
fraîcheur des grands confiseurs.
Les noisetiers hybrides ne se sont pas encore révélés de bons candidats pour un secteur commercial des noisettes, mais ils présentent d'excellentes possibilités pour le lancement d'essais de recherche dans le sud-ouest de l'Ontario. On étudie actuellement le déploiement d'efforts de collaboration entre les producteurs de noix de l'Ontario, le personnel de la Direction de la phytotechnie du MAAARO, le personnel de la Direction de l'amélioration de la compétitivité de l'industrie alimentaire, les chercheurs de l'université de Guelph en matière de noix autres que l'arachide, les spécialistes et les chercheurs des É.-U. et de la C.-B. Les connaissances clés acquises jusqu'ici aideront à concevoir une approche de chaîne de valeur. | Haut de la page | Étude d'évaluation de la lavandeL'étude d'évaluation de la lavande, commencée en 2003, durera jusqu'en 2006 ou 2007, en collaboration avec l'université de Guelph, le MAAARO et l'Ontario Herb Growers Association. L'objectif de ce projet consiste à observer les variations dans la qualité des plantes et de sélectionner des clones qui conviennent au climat et aux besoins de l'Ontario. Ce projet visait à aider les cultivateurs qui envisageaient de produire de la lavande comme culture de substitution en Ontario. On a conçu une échelle d'évaluation pour les qualités identifiées. En 2005, on a sélectionné des clones qui englobaient les caractéristiques de forme des plantes, de résistance à l'hiver, ainsi que de positions, de couleur, d'abondance et de senteur des fleurs. On a présenté l'échelle d'évaluation à l'Ontario Fruit and Vegetable Conference. Depuis, les cultivateurs intéressés ont formé un " club " de la lavande pour s'entraider dans la création d'une base de production en Ontario. On formera les cultivateurs en matière de sélection clonale. Chaque membre du " club " repiquera 100 à 200 plants de six variétés commerciales différentes. On procédera à la sélection des clones avec le temps. Le club de la lavande vise à établir la lavande comme culture agrotouristique pour les ventes d'autocueillette et les ventes au marché agricole de produits à valeur ajoutée. L'objectif à long terme du club de la lavande consiste à cultiver la lavande en Ontario pour en extraire l'huile. Il faudra sélectionner des caractéristiques qui diffèrent de celles de la lavande destinée à l'autocueillette. Parmi les projets, citons l'analyse de la qualité de l'huile, la formation en matière de techniques de distillation à la vapeur à la ferme pour les produits à valeur ajoutée. Citons encore le croisement de clones sélectionnés pour concevoir une variété " Ontario " commercialisable aux fins de production d'huile. Un des messages clés, " Tout doux, réfléchissez avant de vous lancer ", encouragera les cultivateurs à évaluer la viabilité des cultures de rechange avant d'investir. Cette incitation à la prudence devrait s'adresser à toutes les personnes qui voient dans les herbes l'occasion de cultures de rechange. Pour les journées de diagnostic de Ridgetown, on préparera un prospectus d'une page sur les possibilités de la lavande et sur les risques liés à la précipitation en fait de culture d'herbes. Lavender
La lavande ne se limite pas à un agréable parfum! L'huile de lavande peut servir à traiter les brûlures, ainsi qu'à soulager les sens grâce à l'aromathérapie. L'huile extraite de lavandula stoechas peut servir à repousser les mouches et les mites. De nombreux " produits cosméceutiques " peuvent être créés à partir de la lavande, comme les produits pour le bain, les crèmes, les shampooings, les crèmes à masser et les parfums. On peut créer un marché axé sur cette plante ou on peut incorporer celle-ci dans des marchés agricoles existants. C'est une plante idéale dans les deux cas. Elle se prête bien à l'autocueillette et peut attirer des autobus de visiteurs de la ville, venus pour la journée, qui veulent profiter de la beauté et du parfum des champs de lavande, sans parler d'un festival de lavande qui présente une cuisine à la lavande. L'accès au marché international de l'huile se situe à des années d'ici, mais c'est aussi une possibilité. | Haut de la page | Projets lancés en 2006Utilisations industrielles du tabacLe présent projet pourrait conduire à la création en Ontario d'un nouveau secteur agricole axé sur la biologie, en faisant du tabac une culture industrielle pour la production de produits bio-chimiques, de protéines et de biomasse aux fins d'énergie. Il pourrait non seulement fournir une occasion de diversification économiquement viable pour les producteurs actuels de tabac séché à l'air chaud, mais aussi servir de modèle pour la création d'autres cultures, sous la forme de bio-usines produisant des produits chimiques et des protéines utiles à l'industrie. Cette recherche devrait produire des documents de meilleure pratique touchant l'agronomie de la culture intensive du tabac, les connaissances de base relatives à la façon de manipuler et de traiter de grandes quantités d'éléments végétaux, l'information sur la composition chimique et le rendement du tabac et de l'amarante cultivés pour les protéines et la biomasse, ainsi qu'une analyse axée sur les statistiques touchant la faisabilité de la culture du tabac comme culture de biomasse et pour la bio-usine. En outre, la partie de l'étude traitant du tabac qui produit des anticorps donnera de précieux renseignements sur la façon d'optimiser l'extraction de ces petites protéines et le type de rendement auquel on peut s'attendre. On obtiendra aussi une réserve d'anticorps à utiliser dans les études commerciales. Le présent projet est un bon exemple de recherche de collaboration entre divers ordres de gouvernement et milieux universitaires. Cette collaboration entre les chercheurs possédant des aptitudes différentes accroît la possibilité de créer un nouveau secteur agricole fondé sur la biologie dans les régions de culture du tabac de l'Ontario. Codage à barres de l'ADN - Implications pour l'agriculture de l'OntarioL'analyse de l'ADN offre la possibilité d'identifier les insectes en fonction d'une espèce d'une façon plus exacte et plus rapide que suivant les méthodes traditionnelles de taxiconomie. Auparavant, il faut faire figurer les insectes d'une identification connue dans une base de données de codes à barres de l'ADN. Ce projet vise à concevoir une base de données d'insectes significatifs (pour l'agriculture de l'Ontario), qu'ils soient nuisibles ou utiles. De grandes compagnies de lutte biologique du monde entier ont convenu de participer au présent projet et se sont engagées à envoyer des spécimens de toutes leurs gammes de produits aux fins d'inclusion. On a présenté des demandes à divers secteurs agricoles (cultures horticoles, cultures de serre) pour fournir des fonds destinés à aider l'université de Guelph à accomplir cette tâche. En outre, Fleurs Canada et l'université de Guelph ont présenté une importante demande commune de financement pour mener une étude de faisabilité sur la miniaturisation des instruments analytiques, afin de produire un appareil portatif qui permettrait une identification rapide des insectes et des acariens au passage de la frontière des États-Unis. Les principaux participants à ce projet étaient le
personnel du MAAARO, l'université de Guelph, les producteurs
de lutte biologique, Fleurs Canada et Agriculture et Agroalimentaire
Canada (AAC). Retournez
à la table des matières du document - Réalisations
de phytotechnie du MAAARO en 2006
| Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
Ce site est mis à jour
par le gouvernement de l'Ontario, Canada
© Imprimeur
de la Reine pour l'Ontario,
Dernière mise à jour :