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Environnement
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Insecticides à risques réduits dans les programmes de lutte intégrée contre les ravageurs (LIR) pour les pommesÀ l'heure actuelle, les producteurs de pommes de l'Ontario comptent sur l'utilisation d'insecticides organophosphoreux (OP) pour lutter contre plusieurs ravageurs économiques de la pomme, y compris le charançon de la prune, la mouche de la pomme, l'hoplocampe de la pomme, la pyrale de la pomme et la punaise de la molène. Les insecticides OP devraient en principe être éliminés ou faire d'objet de considérables restrictions du fait des préoccupations touchant la sécurité des travailleurs et les répercussions sur les insectes utiles. Les insecticides à risques réduits sont considérés comme des solutions de rechange aux insecticides OP, car on pense qu'ils ont moins de répercussions sur la santé de l'être humain, sont moins toxiques pour les oiseaux et les poissons, tout en étant plus compatibles avec les programmes de lutte intégrée contre les ravageurs. Ils peuvent toutefois nuire aux insectes utiles. La recherche révèle que les programmes d'insecticides à risques réduits sont en général aussi efficaces dans la lutte contre les ravageurs ciblés que les programmes classiques à insecticide OP, mais les insecticides à risques réduits peuvent ne pas donner d'aussi bons résultats que les programmes OP dans les vergers soumis à une forte action des ravageurs. La présente étude a conclu que les insecticides à risques réduits ne sont pas inoffensifs pour les populations d'insectes utiles et qu'il convient d'en évaluer la toxicité dans les champs avant de les incorporer aux programmes de lutte intégrée contre les ravageurs. Les insecticides à risques réduits peuvent offrir aux cultivateurs, par rapport aux insecticides OP, des solutions de rechange qui épargnent plus l'environnement et qu'on peut inclure dans les programmes de lutte intégrée contre les ravageurs. Les producteurs de pommes sont ainsi plus à même d'être productifs et compétitifs, s'ils peuvent éliminer le pesticide à risques élevés et si le pesticide à risques réduits est tout aussi efficace. | Haut de la page | Programme d'atténuation des gaz à effet de serre pour l'agricultureLe présent programme vise à démontrer les pratiques de gestion bénéfique qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre dans le sol et de gestion des éléments nutritifs, et qui peuvent accroître les puits de carbone dans le secteur agricole. Chaque année, on a établi des démonstrations de meilleures pratiques de gestion (MPG) à plus de 50 sites. On a donné des renseignements sur les émissions de gaz à effet de serre et l'adoption des MPG à un peu plus de 230 réunions, tournées, salons agricoles et journées de terrain. Plus de 30 000 personnes ont eu l'occasion d'entendre des exposés sur l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que sur les pratiques bonnes tant sur le plan de la rentabilité qu'au point de vue de la qualité du sol et de l'eau. Le programme s'est concentré sur l'amélioration de la gestion de l'azote. En appliquant le taux économique maximal sur une culture, il y restera moins d'azote dans le sol à la fin de la saison. Moins d'azote résiduel dans le sol après la récolte, c'est aussi moins d'azote de perdu par lessivage et moins de perdu au printemps sous forme de gaz à effet de serre. On peut y parvenir de plusieurs manières, notamment par des analyses du sol, des analyses du taux d'azote et en tenant compte de l'azote du fumier. On s'est aussi concentré sur le piégeage du carbone dans le sol, ainsi que sur le captage, dans le sol, du carbone ôté de l'air par les plantes. Des pratiques comme la réduction du labour et la culture de plantes de couverture peuvent augmenter la quantité de matières organiques ou de carbone dans le sol. En outre, on a conservé de l'énergie en recourant à la technologie, dont l'irrigation au goutte-à-goutte, comparée à l'irrigation basse à rampe mobile. Atelier sur la gestion des solsL'atelier sur la gestion des sols visait à sensibiliser les agroentreprises aux nombreux aspects de la qualité des sols. On leur a montré des méthodes pratiques d'évaluation de la qualité des sols, qui va élargir leur connaissance des sols, si bien qu'à la ferme, le sol sera étudié conjointement avec les ravageurs et d'autres questions. Trente exploitants agricoles et représentants d'agroentreprises ont assisté à l'atelier. Quatre-vingt pour cent des participants ont estimé que l'atelier leur avait fourni de nouveaux outils de diagnostic des sols et des cultures. Quatre-vingt-dix pour cent ont convenu que ce qu'ils avaient appris à l'atelier les aiderait dans leur travail auprès des clients et clientes. Ils ont estimé qu'ils avaient appris des solutions de gestion pratique qu'ils pourraient utiliser dans leurs discussions avec leur clientèle. C'est un canal d'information qui nous aide à atteindre une plus grande partie des clients et clientes du MAAARO pour fournir de l'information sur la façon de gérer les sols à la ferme. La plupart des participants ont déclaré qu'ils recommanderaient l'atelier à autrui. Promotion des meilleures pratiques de gestion du fumierLe fascicule intitulé Gestion du fumier est le plus récent de la série " Les pratiques de gestions optimales ". Cet ouvrage de 140 pages, aux illustrations de couleurs, donne aux éleveurs de bétail et à quiconque d'autre s'intéresse au fumier un aperçu de la gestion du fumier et ce, de l'animal au champ. Certains des thèmes de ce livre comprennent les principes de disponibilité des éléments nutritifs du fumier, une approche systémique au choix de l'emplacement, à l'entreposage et à la manutention du fumier, ainsi que les risques liés à l'épandage du fumier et les meilleures pratiques de gestion permettant de faire face à ces risques. La série des fascicules sur les pratiques de gestions optimales est publiée en coopération avec Agriculture et Agroalimentaire Canada et la Fédération ontarienne de l'Agriculture. Le personnel de la Direction de la phytotechnie a contribué à concevoir, à rédiger et à réviser les PGO sur la gestion du fumier, ainsi qu'à fournir nombre des illustrations, des tableaux et des photographies. La gestion du fumier offre aux producteurs des conseils pratiques sur l'entreposage, la manutention et l'épandage du fumier de façons qui en conservent la valeur, conviennent à l'exploitation et réduisent le risque de contamination de l'environnement. Démonstration municipale sur gazon de la lutte intégrée contre les ravageurs (LIR)Le présent projet visait à déterminer s'il était possible de réduire l'utilisation des pesticides sur les pelouses résidentielles, en mettant en application un programme intégré de lutte contre les ravageurs. Ce projet a été exécuté sur une pelouse de parc passive dans deux cadres municipaux (London et Brantford) et sur un centre de recherche sur le gazon au Guelph Turfgrass Institute au cours de trois ans. Dans ce projet, on a aussi évalué deux autres produits de lutte contre les mauvaises herbes. En outre, il s'agissait de déterminer l'influence de l'engrais, de la hauteur de coupe et de l'irrigation sur les populations de mauvaises herbes des pelouses résidentielles. En pratiquant la lutte intégrée contre les ravageurs (LIR) dans des zones de démonstration du gazon, plutôt que dans le cadre d'un programme classique d'entretien du gazon, nous avons pu démontrer l'existence d'une réduction de 50 à 66 p. 100 dans le nombre d'applications de pesticide effectuées chaque année. Le projet a démontré que dans une pelouse sans infestation d'insectes et qu'en misant sur les traitements ponctuels limités aux herbicides de dicotylédones, on peut réaliser une réduction de 98 ou 99 p. 100 dans le domaine des pelouses résidentielles traitées avec le pesticide. Il faut pour cela adopter une approche de LIR en matière d'entretien des pelouses résidentielles et ce, sans sacrifier la qualité du gazon. De plus, on peut réduire à moins de 10 p. 100 les mauvaises herbes dans les pelouses des maisons. Deux herbicides de rechange, quand on les utilise ensemble (farine de gluten de maïs et extrait de jus de betteraves) ont aussi fait tomber à 10 p. 100 le niveau de mauvaises herbes. Ces résultats de recherche aident à encourager le secteur du gazon pour créer et utiliser des programmes de lutte intégrée contre les ravageurs. Les réductions démontrées dans les pesticides présentent un avantage pour la réalisation des objectifs provinciaux plus étendus de qualité de l'eau. Les acteurs clé du projet étaient l'Ontario Pesticide Advisory Committee, le Guelph Turfgrass Institute et le MAAARO. | Haut de la page | Technologie de filtration des microporesLe projet visait à fournir une méthode de rechange pour désinfecter la solution des éléments nutritifs dans la production en serre hydroponique, à déterminer l'efficacité de la filtration des micropores pour gérer les microbes dans la recirculation des solutions d'éléments nutritifs, à déterminer l'influence de la filtration des micropores sur la composition de la solution des éléments nutritifs. Le système a donné des résultats vraiment excellents, en ôtant les microbes de la solution des éléments nutritifs. Les analyses microbiennes ont révélé que les éléments pathogènes analysés (Pythium et Fusarium) ont été éliminés de la solution des éléments nutritifs, dont la composition n'a pas été modifiée. Les modifications apportées au système expérimental ont permis au système de traiter l'eau requise pour une exploitation de serre de 4 hectares (10 acres). Le milieu des cultivateurs dispose maintenant d'une bonne méthode de substitution pour désinfecter la solution des éléments nutritifs sans effet négatif sur la solution. On a communiqué cette information à la conférence canadienne de 2005 sur les effets (80-90 participants). Après l'exposé, le fabricant a été submergé de demandes de visiteurs désirant plus d'information et des indications de prix. Les acteurs clés du présent projet ont été Southshore Greenhouses, le Programme d'aide à la recherche industrielle, l'université de Guelph et Zenon. Projet d'épandage de fumier pour le bléL'utilisation des éléments nutritifs s'améliore, car les éleveurs de bétail recherchent d'autres occasions profitables de répandre le fumier pour stimuler la croissance des cultures. Cette étude a comparé l'azote appliqué au printemps sur du blé d'hiver, azote provenant du fumier et d'engrais commercial. Les résultats comparatifs de 2005 ont montré que le meilleur rendement s'obtenait quand le fumier fournissait les deux tiers de l'azote, l'autres tiers provenant de l'azote commercial (hausse de rendement de sept boisseaux/acre). Quand tout l'azote nécessaire était fourni par le fumier, le rendement moyen, sur neuf sites, était inférieur de 2,5 boisseaux/acre, même si les rendements économiques sont restés supérieurs à l'azote fourni seulement par un engrais commercial. Ces résultats renforcent la nécessité d'uniformité dans l'épandage du fumier et la difficulté de réaliser cette uniformité. L'étude se poursuivra en 2006 pour évaluer de façon plus approfondie si le fait d'incorporer le fumier au sol au lieu de l'étendre sur le sol donne un meilleur rendement dans le cas de fumier répandu au printemps sur le blé d'hiver. Ces conclusions initiales sont très prometteuses comme nouvelle possibilité offerte aux éleveurs de bétail de tirer parti du fumier. Cultures-abris pour le piégeage du carbone et la gestion de l'azote dans les grandes culturesLe présent projet vise à démontrer les possibilités qui peuvent exister pour les espèces de cultures-abris ensemencées après la moisson de blé. Le projet a examiné la valeur des cultures-abris dans les systèmes avec et sans inclusion de fumier pour déterminer les avantages économiques et environnementaux liés aux cultures-abris du système de production. L'épandage de fumier liée à des taux assez élevés d'azote d'ammonium (plus de 50 kg/N/ha) a souvent abouti au doublement de la croissance des cultures-abris qui ne sont pas des légumineuses (avoine, radis à graine oléagineuse et ray-grass annuel). La quantité d'azote dans la biomasse des cultures-abris a souvent doublé quand on a étendu des taux élevés d'azote d'ammonium. L'avoine et le radis à graine oléagineuse ont été les espèces les plus efficaces de cultures-abris n'étant pas des légumineuses sur le plan de la croissance et du piégeage de l'azote, les quantités d'azote de biomasse dépassant souvent 80 kg-N/ha où l'on a étendu du fumier lié à un taux assez élevé d'azote d'ammonium. On a cultivé avec succès des petits pois à nombre de sites. Les pois contenaient souvent plus d'azote qu'une culture-abri d'avoine, en particulier quand on n'a pas étendu de fumier, en raison sans doute du fait que les pois sont une espèce légumineuse qui fixe l'azote. On a aussi constaté que les pois peuvent piéger l'azote des minéraux du sol, mais souvent ils ne réduisent pas les niveaux d'azote des minéraux du sol à un point aussi bas que l'avoine ou le radis à graines oléagineuses. L'aspect définitif du projet consistait à évaluer l'avantage économique éventuel lié à l'utilisation des cultures-abris. Les résultats furent décevants dans le sous-ensemble d'études des cultures-abris effectuées en présence de production de maïs l'année suivante. En général, les réductions d'azote d'engrais liées à l'utilisation des cultures-abris n'ont pas dépassé 30 lb/acre. La valeur de ces 30 lb/acre de crédit d'azote ne paierait pas le coût lié aux semences et à l'implantation des cultures-abris. D'après ces résultats et compte tenu des seuls crédits d'azote, les cultures d'azote n'ont pas renforcé l'économique de la production de maïs. D'autres travaux sont en cours pour comprendre comment transférer l'azote des cultures-abris à la culture suivante qui apporterait un avantage économique net à l'utilisation des cultures-abris. Comme on ne comprend pas pourquoi seule une petite partie de l'azote des cultures-abris était disponible pour la culture de maïs suivante, nous ne pouvons pour le moment suggérer ni avantage économique, ni avantage environnemental touchant l'utilisation des cultures-abris. On a établi que les cultures-abris contribuaient à de nombreux autres avantages, comme l'accroissement des matières organiques, les propriétés de constitution du sol, la réduction de l'érosion du sol et l'amélioration de la capacité de rétention de l'eau, mais personne n'a trouvé de moyen de quantifier ces avantages, sans parler de leur attribuer une valeur économique qu'un producteur pourrait utiliser pour calculer l'effet économique de l'inclusion des cultures-abris dans les systèmes de production, en particulier à court terme. Les principaux intervenants du présent projet étaient les cultivateurs participants, l'université de Guelph et le personnel de la Direction de la phytotechnie. | Haut de la page | Amélioration de l'utilisation de l'énergie dans les tomates de serre à l'aide des tuyaux de croissanceLes tuyaux de croissance sont des tuyaux chauffants de faible diamètre (diamètre de 10 à 20 mm) qui pendent entre les deux rangs de plantes. La hauteur du tuyau de croissance est la distance qui se trouve au-dessus du support de croissance. De l'eau chaude, de 30 à 45 °C, circule dans les tuyaux, en fournissant de la chaleur au lieu déterminé. L'exploitant de la serre peut ainsi maintenir la serre à une température ambiante légèrement inférieure, tout en maintenant une température idéale à cet endroit de la culture, d'où des économies d'énergie. La chaleur est ainsi dirigée là où elle est le plus nécessaire. En outre, la chaleur localisée accroît la température du fruit qui se forme, ce qui le fait croître plus vite et le fait devenir plus gros et, par conséquent, accroît le rendement. La chaleur interne de la culture accroît aussi le circulation d'air autour des plantes, ce qui diminue les risques de maladies. Le présent projet visait à améliorer l'utilisation de l'énergie dans la serre et à améliorer le microclimat dans le couvert de la culture pour abaisser le nombre de cas de maladie et améliorer le rendement. On a entrepris un essai de cultivateur pour montrer les avantages des tuyaux de croissance dans des cultures de tomates du sud-ouest de l'Ontario. Il y a eu une hausse en début de production de 4,5 p. 100 (5,5 kg/m2) et une hausse de 1 p. 100 en utilisation d'énergie (5 $/m2) pendant la période de production. Les plantes des serres traitées ont donné lieu à une cueillette un peu plus précoce (5 jours). Plus tard dans la saison, il y a eu une réduction de 10 p. 100 de consommation d'énergie du fait des tuyaux de croissance. En ce qui touche les cas de maladie causée par le Botrytis, il y a eu une baisse de 3 p. 100 dans les serres avec tuyaux de croissance, contre 7 p. 100 dans les serres sans tuyaux de croissance. On a constaté que l'emplacement optimal du tuyau de croissance était à 30 cm au-dessus du support de croissance, au lieu de 120 cm. L'information relative au présent projet a été présentée à l'Essex County Associated Growers Convention de novembre 2005 (65 participants). Allegro Greenhouses (cultivateur), le PARI, AAC et le MAAARO étaient des acteurs clé du projet. Légumes de serre
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