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la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table des matières
Formation du solEn Ontario, les propriétés des sols sont étroitement associées aux reliefs formés par la glace des glaciers, les eaux de fonte, les lacs glaciaires et le vent. Les glaciers se sont déplacés à travers toute la province de l'Ontario, broyant le roc en fines particules, puis mélangeant et déplaçant le sol qui s'y trouvait. En se retirant, ils ont laissé sur place des composants du sol qui se trouvaient dans la glace. Le sable et le gravier contenus dans l'eau de fonte se sont empilés en couches minces et des lits plats de sable, de limon et d'argile se sont déposés dans les lacs formés par l'accumulation de l'eau de fonte. Des vents forts soufflant sur les terres dénudées et plates ont par ailleurs transporté au loin les particules de sol. Tous ces dépôts sont à l'origine de nos sols actuels. À certains endroits, la couche arable est très rapprochée
du substratum rocheux; on trouve aussi de la tourbe ou des terres noires,
des plaines de till, des moraines terminales, des plaines de sable et
des plaines d'argile. Pour plus de renseignements et des exemples de photos
des divers reliefs, consulter le fascicule du MAAARO, Les pratiques de
gestion optimales : Gestion du sol, commande no BMP06F. Voir aussi la
page Web du MAAARO sur la Gestion du sol à l'adresse www.ontario.ca/cultures. Variabilité des solsEn Ontario, la composition du sol varie grandement à cause de l'effet de raclement et de mélange attribuable au mouvement des glaciers. En plus de la fonte des glaciers, le vent et l'eau ont aussi contribué avec le temps à une plus grande différenciation des sols. En certains endroits, la couche arable est très rapprochée du substratum rocheux. Ailleurs, elle compte jusqu'à 100 m (328 pi) de profondeur. La profondeur de la couche arable varie en raison de la diversité des conditions de la formation des sols. Ces derniers sont différents d'une région et d'une ferme à l'autre, et même à l'intérieur d'un même champ. Examiner une coupe effectuée dans le sol et constater les variations du sol selon l'horizon pédologique (voir figure 8-1, Variabilité des horizons pédologiques, sur cette page). Cette variabilité naturelle s'observe souvent sur de très courtes distances. Les producteurs agricoles ont observé depuis longtemps cette variabilité
des horizons du sol et ont donc tenté d'améliorer les parcelles
moins productives. Figure 8-1. Variabilité des horizons pédologiques
Les capteurs de rendement ont permis d'évaluer à quel point la variabilité des horizons du sol pouvait influer sur les rendements. Dans certains champs de maïs, il peut y avoir plus de 6,3 t/ha (100 bo/ac) d'écart entre les zones à bas rendement et celles à haut rendement. Dans le cas du soya, cette différence peut atteindre 2,7 t/ha (40 bo/ac) et dans le blé, jusqu'à 5,4 t/ha (80 bo/ac). Les sols diffèrent par les aspects suivants :
Qualité du solLa qualité du sol est un indicateur de sa santé et de sa capacité à résister à l'érosion, au compactage et à d'autres stress, tout en maintenant une bonne productivité économique. Bon nombre de facteurs servent à évaluer la santé du sol. Caractéristiques d'un sol sain :
La plupart des caractéristiques d'un sol sain sont associées
directement ou indirectement à la matière organique du sol. Matière organiqueLa matière organique du sol ne représente qu'une très petite partie du sol, mais elle y joue un rôle déterminant. L'apport et le maintien d'une teneur adéquate en matière organique comportent plusieurs avantages, notamment :
On distingue trois types de réservoirs de matière organique
dans le sol. Voir le tableau 8-1, Réservoirs
de matière organique du sol, sur cette page. Importance de la matière organiqueLa matière organique a des répercussions sur un grand nombre de propriétés du sol ainsi que sur la croissance des cultures. Les exemples qui suivent sont tous aussi importants les uns que les autres. Ainsi, la matière organique :
On a également démontré que la matière organique contribue à empêcher le phosphore de se retrouver sous une forme non assimilable par les plantes. Biologie du solUn sol sain est un milieu bien vivant. Les organismes qui s'y trouvent contribuent de très près à la santé du sol et des plantes. Le sol contient notamment des bactéries, des champignons, des algues, des protozoaires, des nématodes, des vers de terre, des insectes (fourmis, coléoptères, mille-pattes, etc.); il abrite aussi des animaux de plus grande taille (taupes, lapins, serpents, etc.) et contient des racines. Rôles majeurs joués par les organismes du sol :
Structure du solL'état optimum d'ameublissement du sol désigne une condition du sol propice à la croissance des cultures. Un sol meuble est poreux et l'eau peut y pénétrer facilement au lieu de ruisseler à la surface. L'eau est alors plus disponible pour les plantes et cause moins d'érosion. Un sol poreux permet à l'oxygène de circuler entre le sol et les racines et facilite l'élimination du dioxyde de carbone, ce qui améliore la croissance des racines. La formation des sols et de leur structure est étroitement liée à l'action des cycles gel/dégel et sec/humide, à la croissance des racines, au travail du sol et à la présence des animaux et des micro-organismes du sol. La matière organique active du sol, les résidus en décomposition
et la vie du sol jouent un rôle majeur dans la formation et le maintien
de la structure du sol. La structure représente le mode d'assemblage
des particules du sol avec l'argile, l'humus et les substances agglutinantes
sécrétées par les organismes vivants et en décomposition.
Pour qu'un sol conserve une bonne structure, c'est-à-dire qu'il
présente un bon degré d'agrégation, il est nécessaire
qu'il y ait un approvisionnement continu de matière organique,
de racines de plantes vivantes et d'organismes du sol. Voir le tableau
8-2, Types de structure du sol, qui décrit les différentes
structures retrouvées couramment dans les sols. Ennemis du solLa perte de matière organique, le faible niveau de populations d'organismes vigoureux et diversifiés et le compactage constituent les pires ennemis du sol. Avec la mécanisation grandissante de l'agriculture, la réduction
des intervalles entre les rotations et l'intensification de ces dernières,
la qualité de bon nombre de sols en Ontario s'est détériorée
depuis les quatre ou cinq dernières décennies. La dégradation
est un phénomène qui guette les sols et elle est habituellement
le résultat de l'érosion et de la diminution de leur teneur
en matière organique. Il s'agit en quelque sorte d'un cercle vicieux.
L'érosion accentue la perte de la couche arable, ce qui diminue
par ricochet la quantité d'éléments nutritifs dans
le sol. Le sol perdu entraîne avec lui des éléments
nutritifs et la fertilité de la couche arable s'en trouve réduite.
Du sol moins fertile provenant des horizons inférieurs est amené
graduellement à la surface par les labours. La teneur en matière
organique du sol diminue et ce dernier devient moins résistant
à l'érosion. Le sol devient également plus vulnérable
au compactage, lequel, en augmentant, contribue à réduire
la porosité, ce qui diminue le mouvement de l'air et de l'eau dans
le sol. Il s'ensuit un accroissement du ruissellement qui aggrave l'érosion.
La teneur en matière organique continue de diminuer et le sol perd
de sa capacité de rétention d'eau. Le cycle se poursuit,
intensifiant le cercle vicieux de la dégradation du sol. Érosion du solL'érosion du sol constitue une grave menace pour la productivité des sols. Il est vrai que l'érosion des sols est un phénomène naturel, mais les pratiques culturales en ont tout de même accéléré le rythme. Dans les champs cultivés, l'érosion se manifeste par le détachement et le déplacement des particules de sol à l'intérieur du champ ainsi que vers l'extérieur de ce dernier; l'érosion a diverses conséquences, notamment :
Érosion du solL'érosion du sol constitue une grave menace pour la productivité des sols. Il est vrai que l'érosion des sols est un phénomène naturel, mais les pratiques culturales en ont tout de même accéléré le rythme. Dans les champs cultivés, l'érosion se manifeste par le détachement et le déplacement des particules de sol à l'intérieur du champ ainsi que vers l'extérieur de ce dernier; l'érosion a diverses conséquences, notamment :
On distingue trois types d'érosion du sol : l'érosion hydrique,
l'érosion éolienne et l'érosion attribuable au travail
du sol. L'érosion hydrique est le résultat de particules
de sol non protégées qui se détachent et se déplacent
sous l'action de l'eau. L'érosion éolienne est occasionnée
par le détachement et le mouvement de particules provoqués
par les courants aériens ou le vent. L'érosion amenée
par le travail du sol se produit lorsque le matériel utilisé
déplace les particules en les soulevant et que ces dernières
sont entraînées par gravité vers le bas des pentes.
Pour plus d'information, consulter le fascicule Les pratiques de gestion
optimales : Gestion du
sol, commande no BMP06F, et Les pratiques de gestion optimales : Grandes
cultures, commande no BMP02F.
Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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