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Publication 811F : Guide agronomique des grandes cultures > Autres cultures

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Table des matières

 

Sarrasin

Le sarrasin est une annuelle d'été à croissance rapide portant de larges feuilles en forme de cœur et des fleurs blanches. Il lui faut de 10 à 12 semaines des semis à la récolte. C'est une culture sensible au gel et généralement semée plus tard que les autres grandes cultures.

Le sarrasin est cultivé pour l'alimentation humaine, entre dans la composition d'aliments pour le bétail et sert à la fabrication du miel de sarrasin. C'est aussi une culture couvre-sol répandue qui permet de maîtriser temporairement les mauvaises herbes tout en servant d'engrais vert voir Couvre-sol. Comme la graine de sarrasin contient l'acide aminé lysine, elle constitue un apport plus complet de protéines que d'autres céréales.

L'exportation vers les pays du littoral du Pacifique, surtout le Japon, constitue le marché le plus lucratif du sarrasin à grosses graines de qualité.

Méthodes de travail du sol et préparation du lit de semence

Le sarrasin est souvent semé dans des champs abandonnés, d'anciens pâturages ou d'autres terrains négligés depuis des années. Lors de la préparation du lit de semence, il faut viser une lutte efficace contre les mauvaises herbes, une bonne conservation de l'humidité et un sol ferme. Si le champ a été labouré à l'automne, effectuer un passage de disques au début du printemps, puis un autre passage de disques ou du cultivateur environ deux semaines plus tard pour éliminer les mauvaises herbes. Répéter cette séquence jusqu'au moment des semis.

Au printemps, le labour est optionnel, pourvu qu'il soit le plus superficiel possible. Pour améliorer les caractéristiques du sol et en éliminer les mauvaises herbes, travailler le sol tous les 7 à 10 jours jusqu'au moment des semis. Un travail du sol peu profond empêche de ramener de nouvelles graines de mauvaises herbes à la surface et conserve l'humidité du sol. Après le hersage, le champ devrait être prêt pour les semis.

Si on laboure une prairie ou un pâturage fin juin ou début juillet, on peut y semer du sarrasin comme culture couvre-sol qui combattra les mauvaises herbes ou servira d'engrais vert.

Choix du champ

Le sarrasin donne un maximum de résultats dans un sol à texture légère ou moyenne, mais il vient bien dans une variété de sols et offre un meilleur rendement en sol pauvre que toute autre céréale. Le sarrasin préfère un sol bien drainé ayant un pH de 5,0 à 7,0. Il ne tolère pas les sols extrêmement secs, saturés ou compactés.

Un climat humide et frais convient bien au sarrasin, qui s'adapte aussi bien à un climat doux. C'est une culture sensible aux températures élevées et aux vents secs et chauds. Avec ces conditions durant la floraison, la grenaison et le rendement seront réduits. Le sarrasin est sensible au gel de fin de printemps et de début d'automne et il a besoin de 10 à 12 semaines pour arriver à maturité.

Si l'on cultive le sarrasin pour la semence, éviter de le faire dans des champs où l'on a précédemment cultivé d'autres céréales, afin de réduire la proportion de céréales spontanées. On peut remédier à ce problème par un travail du sol à l'automne et par le semis d'une culture couvre-sol d'automne que l'on enfouit au printemps avant de semer le sarrasin.

Pour le sarrasin, les possibilités de lutte contre les mauvaises herbes sont limitées, de telle sorte qu'on obtient un rendement optimal dans des champs propres et exempts de mauvaises herbes.

Il faut également éviter les champs dont les teneurs en azote sont très élevées, ce qui peut provoquer la verse de la culture. Souvent, la croissance dense associée aux champs riches en azote s'accompagne d'une plus grande incidence de la pourriture à sclérotes. La pourriture à sclérotes s'attaque aux cultures de soya, de canola, de tournesol et de sarrasin. Quand c'est possible, il vaut mieux éviter les champs qui ont déjà été infectés par la pourriture à sclérotes.

Choix du cultivar

Si la culture est destinée à l'exportation, le choix du cultivar est important. Les marchés japonais, nord-américain et européen exigent des cultivars à grosses graines pour la production de farine et de graines décortiquées. Le cultivar Mancan est très aimé, car il présente une tige épaisse de hauteur moyenne, ce qui le rend plus résistant à la verse.

Les nouveaux cultivars ont tendance à produire des graines plus grosses et ont un poids plus élevé au boisseau. Ces cultivars à grosses graines ont des feuilles plus larges, mais n'exigent pas un taux de semis plus élevé que celles à plus petites graines.

Pour trouver des cultures couvre-sol, se référer à la liste des fournisseurs de semences de cultures couvre-sol qui est affichée sur le site Web du MAAARO à l'adresse www.ontario.ca/cultures.

Semis

Le sarrasin germe à des températures entre 7 et 40,5 °C (44-105 °F), aussi les semis peuvent être effectués n'importe quand après que le risque de gel est passé.

On obtient les rendements les plus élevés si le semis a lieu immédiatement après que le risque de gel est passé. Quand c'est possible, il faut éviter que la floraison ne survienne par temps très chaud à la mi-été. Des semis hâtifs permettent de minimiser la repousse l'année suivante, cependant, quand le printemps est frais, certains producteurs ont constaté plus de mauvaises herbes avec les semis hâtifs. Quand le printemps est frais, on retardera les semis jusqu'à ce que les conditions météorologiques soient plus favorables à la levée de la culture.

Traditionnellement, le sarrasin était semé à la mi-été et souvent récolté après le gel. Même si on évite ainsi la floraison par temps chaud, les graines tombées au sol réduisent le rendement et occasionnent une repousse abondante dans les cultures suivantes.

Les semis au semoir à céréales donnent un peuplement plus uniforme. Cependant, on aura aussi des résultats satisfaisants avec des semis à la volée. Il faut semer à une profondeur de 4-6 cm (1 1/2-2 1/2 po), dans un sol humide. Il faut une profondeur de semis permettant tout juste d'atteindre la couche humide, si l'on veut une levée rapide et uniforme. Les plantules devraient lever dans les 2-5 jours.

Pour la production de semences, il est recommandé de semer à raison de 50-65 kg/ha (45-60 lb/ac), ce qui équivaut à 1-1,25 bo/ac. On atteindra ainsi le peuplement idéal de 140-183 plants/m2 (13-17 plants/pi2).

Pour le sarrasin utilisé comme engrais vert, semer aux taux optimaux de 54-108 t/ha (1-2 bo/ac). Des taux de semis plus élevés donnent un peuplement plus dense, qui étouffe les mauvaises herbes. Cependant, avec un peuplement plus clairsemé, la capacité du plant de se ramifier compense souvent, ce qui assure quand même une bonne maîtrise des mauvaises herbes. Avec les taux de semis les plus élevés, il vaut mieux diviser la semence en deux et effectuer deux passages perpendiculaires du semoir à céréales. On obtient ainsi un meilleur espacement des plants avec moins de tiges allongées et minces, donc moins de problèmes de verse.

La floraison commence de 5 à 6 semaines après le semis et se poursuit pendant au moins un mois. Le sarrasin présente trois stades de floraison. Les insectes, les abeilles mellifères et les abeilles coupeuses de feuilles sont les principaux agents de pollinisation et ils sont essentiels à une bonne grenaison. Une entente avec un apiculteur peut être mutuellement avantageuse.

Utilisation comme engrais vert

Le sarrasin est reconnu pour prélever le phosphate non assimilable par les autres cultures, et il augmente par conséquent la quantité de phosphore biodisponible pour les cultures qui le suivent. Pour tirer avantage de l'importante biomasse du sarrasin, on l'enfouit de 4 à 7 semaines après les semis, avant que la grenaison ne commence. On effectue un passage des disques quand 10 % des plants ont fleuri et on laisse sécher la culture à la surface du sol durant quelques jours. Quand les plants commencent à crépiter sous nos pas, le moment est venu d'effectuer un passage des disques. Si on laisse la culture atteindre la pleine floraison, il y a risque de repousse l'année suivante. Il est possible de procéder à un deuxième et même à un troisième semis si la saison de production est assez longue.

Gestion de la fertilité

Le sarrasin a des besoins de fertilisation similaires à ceux de l'avoine. Le tableau 7-1, Besoins en azote du sarrasin, sur cette page, et le tableau 7-2, Doses recommandées de phosphate et de potasse pour le sarrasin et le lin, selon les résultats d'analyses de sol reconnues par le MAAARO, montrent les besoins en N et les doses recommandées de P et K selon les résultats d'analyses de sol.

Tableau 7-1. Besoins en azote du sarrasin
Région de croissance Dose maximale d'azote
pour le sarrasin (kg/ha)
Sud de l'Ontario
35
Nord de l'Ontario
55

 


Mise en garde : Le sarrasin est sujet à la verse dans un sol qui contient de hautes teneurs en azote.


Récolte et entreposage

Récolte

Le sarrasin est une plante indéterminée. Le plant porte les fleurs, les graines vertes et les graines à maturité en même temps. Il faut effectuer la récolte avant que les graines ne soient trop mûres, soit dans les 10 semaines environ après le semis. La culture est alors encore en croissance et en floraison. Cependant, il faut que de 70 à 75 % des graines soient brunes et parvenues à maturité mais ne pas avoir commencé à tomber de la base de l'épi. Si l'on récolte plus tard, et que les graines les plus près du sol commencent à tomber, on aura des rendements moindres à cause de la chute des graines, en plus de problèmes de repousse dans la culture suivante. Les rendements varient selon la pollinisation et les facteurs météorologiques. Des rendements de 2,2 t/ha (40 bo/ac) sont possibles, bien qu'ils se situent le plus souvent autour de 1,1-1,6 t/ ha (20-30 bo/ac).

L'emploi de dessicants affaiblit la tige et provoque la verse. Il ne faut pas utiliser de dessicants avec le sarrasin. Il faut effectuer l'andainage avant le moissonnage-battage si la culture n'a pas été tuée par le gel. Il vaut mieux procéder à l'andainage tôt le matin lorsqu'il y a encore de la rosée ou par temps humide afin de minimiser les pertes par égrenage. La coupe du sarrasin doit laisser un chaume assez haut pour faciliter le séchage. On laisse sécher les andains jusqu'à ce que l'épi atteigne une teneur en eau de 16 %.

Pour réduire l'égrenage lors du moissonnage-battage, ralentir la vitesse de ramassage pour qu'elle corresponde à la vitesse d'avancement de la moissonneuse-batteuse. Le ramasseur d'andains à toile provoque moins d'égrenage que le ramasseur d'andains à tambour. Pour minimiser les bris de graines, réduire la vitesse du cylindre à un tiers (600-800 tours/ min) de celle utilisée pour les petites céréales et régler le contre-batteur à une ouverture d'environ 13-16 cm (5 1/4-6 1/2 po) à l'avant et de 9 mm (3/8 po) à l'arrière. Le crible supérieur est réglé à 16 mm (5/8 po) et le crible inférieur à 8 mm (5/16 po). En cas de décorticage de la graine, ouvrir le contre-batteur plus grand ou réduire la vitesse du cylindre inférieur. On peut ensuite ouvrir graduellement le crible inférieur jusqu'à un réglage ne laissant pas passer trop de corps étrangers. Vérifier si le jet d'air est assez puissant pour extraire la quantité maximale de déchets sans toutefois rejeter de graines propres.

Tableau 7-2. Doses recommandées de phosphate et de potasse
pour le sarrasin et le lin, selon les résultats d'analyses de sol
reconnues par le MAAARO
Teneur en phosphore évaluée au bicarbonate de sodium
(ppm)
Cote1 Phosphate (P2O5)2
nécessaire
(kg/ha)
Teneur en potassium évaluée à l'acétate d'ammonium
(ppm)
Cote1 Potasse (K2O)2
nécessaire
(kg/ha)
0-3
70
0-15
70
4-5
60
16-30
50
6-7
50
31-45
40
8-9
30
46-60
30
10-12
RM
20
61-80
RM
20
13-15
20
81-100
20
16-30
RF
0
101-120
RF
0
31-60
RTF
0
121-250
RTF
0
61+
RN2
0
251+
RN2
0

100 kg/ha = 90 lb/ac
1 RÉ, RM, RF, RTF et RN indiquent la probabilité que la fertilisation soit rentable, à savoir respectivement : probabilité élevée, moyenne, faible, très faible et nulle. L'épandage d'éléments nutritifs est rentable lorsque l'accroissement de la valeur de la récolte créé par le gain de rendement ou de qualité dépasse le coût d'application de l'élément nutritif en question.
2 On ne s'attend à aucune réponse agronomique de la culture à un épandage supplémentaire d'élément nutritif. La cote RN peut correspondre à une perte de rendement ou à un déséquilibre des éléments nutritifs pour la culture en cas d'épandage d'engrais. Par exemple, l'épandage de phosphate peut provoquer une carence en zinc dans les sols où P > 60 ppm et dont la teneur en zinc est faible. Un tel épandage peut aussi accroître les risques de pollution de l'eau avoisinante. L'épandage de potasse dans des sols pauvres en magnésium et dont la teneur en K > 250 ppm peut provoquer une carence en magnésium.

Lorsqu'on fait les semis l'été, il faut attendre 7-10 jours après un léger gel d'automne avant le moissonnage-battage sans andainage. Il faut garder la coupe la plus haute possible et faire avancer la moissonneuse-batteuse à basse vitesse pour éviter de la surcharger. Pour réduire les bris de graines, prendre garde aux quantités de matières grossières qu'on laisse passer afin que seulement un minimum de graines ne pénètrent dans le retour. De cette façon, on réduit les risques de dommage.

Entreposage

Il faut une teneur en eau de moins de 16 % pour un bon entreposage. Comme le marché japonais n'achète que du sarrasin fraîchement récolté, ne pas entreposer les graines pour les vendre l'année suivante et ne pas mêler les récoltes des années précédentes avec celles de l'année. Il est facile de distinguer le sarrasin entreposé les années précédentes de celui qui vient tout juste de l'être, par la couleur de la graine sous la coquille. Les graines plus vieilles s'oxydent, et la couleur vert pâle, juste sous la coquille des nouvelles graines, tourne graduellement au brun-rouge durant l'entreposage.

Aliments pour animaux

On peut utiliser la graine de sarrasin dans les aliments pour animaux, en l'incluant de façon limitée dans la ration. La graine de sarrasin peut composer jusqu'à un tiers de la ration alimentaire des bovins de boucherie ou des bovins laitiers. Récemment, la recherche sur de nouveaux cultivars de sarrasin destinés à l'alimentation du porc a démontré que le rendement global des porcs d'engraissement et de finition était comparable à celui des porcs nourris avec des céréales. Cependant, le prix du sarrasin en fait un aliment à servir aux animaux moins économique que les céréales.


Mise en garde

Servir le fourrage de sarrasin, qu'il soit frais ou sec, peut entraîner des effets toxiques. On note comme principal effet toxique une photosensibilité chez les animaux à peau claire (notamment les bovins, les chèvres, les moutons, les porcs et les dindons) lorsqu'ils sont exposés au soleil. La jaunisse constitue aussi un autre effet secondaire toxique.


Lutte contre les mauvaises herbes

La lutte contre les mauvaises herbes peut parfois poser problème dans les cultures de sarrasin. Elle nécessite une bonne planification, puisque les herbicides sur lesquels on peut compter sont peu nombreux, particulièrement pour lutter contre les dicotylédones. Comme le sarrasin est semé tardivement, on a amplement l'occasion de lutter contre les mauvaises herbes en recourant à des herbicides ou au sarclage avant le semis. Éviter les herbicides rémanents (c.-à-d. laissant des résidus de triazine, de sulfonylurée et de trifluraline) avant les semis.

Insectes et maladies

Le sarrasin présente rarement des problèmes liés aux insectes et aux maladies.

Lin

La graine de lin se prête à de multiples usages. De façon traditionnelle, elle entre dans la composition de peintures à l'huile et d'autres revêtements protecteurs. Elle est également utilisée dans la fabrication du linoléum, de l'encre d'imprimerie, de savons, du mastic, de lubrifiants industriels de même qu'un revêtement résistant au sel pour le béton de routes et des trottoirs. La graine de lin contient de 35 à 40 % d'huile de lin. Après extraction de l'huile, le tourteau sert de supplément protéinique pour le bétail, avec une teneur moyenne en protéines d'environ 35 %. L'ajout de lin ou de sous-produits de lin dans une gamme d'aliments a permis une diversification de ce marché.

Ces dernières années, la superficie consacrée à la culture du lin destiné aux marchés du lin oléagineux était plutôt limitée en Ontario à cause d'un manque d'installations locales de trituration des graines. Vers 1950, il y avait en Ontario plus de 30 000 ha (74 100 ac) de lin. Au cours des dix dernières années, cette superficie est tombée à moins de 1 000 ha (2 470 ac). Plus récemment, la promotion des avantages pour la santé de la graine de lin et l'ouverture de marchés d'exportation potentiels pour le lin destiné à l'industrie textile, pourraient justifier le retour de cette culture dans certaines régions de l'Ontario. Pour plus de renseignements sur cette culture au Canada, on peut visiter le site Web du Flax Council of Canada à l'adresse www.flaxcouncil.ca.

À moins qu'il n'en soit précisé autrement, les recommandations données ici visent la culture du lin de type oléagineux. Les recommandations pour la production du lin destiné à l'industrie textile pourraient être différentes; elles nécessitent des recherches supplémentaires.

Travail du sol

Le travail du sol selon des méthodes traditionnelles est recommandé. Dans la plupart des cas, il y a travail primaire du sol l'automne, suivi d'un travail au début du printemps et des semis. Le travail secondaire doit être peu profond pour établir un lit de semence ferme. On recommande le passage des rouleaux avant ou après les semis. À ce jour, la culture a donné de meilleurs résultats là où il y a peu de résidus de surface. Certains producteurs ont fait l'essai du semis direct et obtenu des résultats assez satisfaisants. On aura recours à des rotations similaires à celles des céréales ou des légumineuses fourragères.

Choix du cultivar

On choisira un cultivar différent selon que l'on cultive du lin pour la production d'huile ou pour l'industrie textile. Jusqu'à maintenant, la seule production commerciale de lin au Canada visait la production d'huile. Les cultivars de lin de type oléagineux sont produits spécifiquement pour l'extraction de l'huile par trituration de la graine.

Le solin est un nouveau cultivar mis au point à partir du lin au moyen de techniques de sélection de pointe. L'huile de solin est à faible teneur d'acide linolénique, soit moins de 5 %, par rapport à une teneur dépassant 50 % dans l'huile de lin, et elle donne une huile légère idéale pour la cuisson. Les normes de la Commission canadienne des grains précisent que les cultivars de solin doiventprésenter un tégument jaune.

À l'heure actuelle, les cultivars de lin ne font pas l'objet d'essais officiels en Ontario. Cependant, on peut trouver les résultats d'essais de cultivars de solin et de lin réalisés dans l'Ouest canadien sur le site Web du Flax Council of Canada à l'adresse www.flaxcouncil.ca.

Semis

Les semis de lin se font avec des semoirs similaires à ceux utilisés pour les céréales, en rangs serrés (avec un écartement de 15-20 cm ou 6-8 po). Le semoir à céréales donne généralement une profondeur de semis et une levée plus uniforme que le semis à la volée. Semer à une profondeur maximale de 2,5 cm (1 po) puisque, en général, le sol renferme assez d'humidité à cette profondeur pour favoriser la germination. Des semis plus profonds risquent fort de retarder la levée, surtout au cours des printemps frais et humides. Les taux de semis optimaux sont de 35-40 kg/ha (31-45 lb/ac). Des taux de semis supérieurs à 50 kg/ha (45 lb/ac) accompagnés de doses d'azote élevées peuvent entraîner une verse extrême, qui rendrait la récolte difficile.

Semer le plus tôt possible au printemps sur un lit de semence ferme et sec. Les semis hâtifs donnent de meilleurs rendements et une culture plus facile à récolter. On voudra privilégier les loams bien drainés, les loams limoneux ou les loams argileux. On a remarqué des rendements plus faibles dans les sols sableux, le système racinaire étant sensible à la sécheresse à cause d'une racine pivotante relativement courte. De façon générale, les plantules résistent à un gel modéré.

Croissance de la culture

Le lin est une annuelle pourvue d'une courte racine pivotante à partir de laquelle des racines fasciculées croissent à des profondeurs d'environ 1,2 m (4 pi) dans un sol à texture légère. Le plant atteint une hauteur de 45-91 cm (18-36 po), selon les conditions de croissance. Dans les peuplements denses, seule une tige principale se développe mais dans les peuplements clairsemés, on peut trouver quatre ramifications et plus. Les fleurs sont blanches, bleues, roses ou violettes, selon le cultivar. Les fleurs s'ouvrent tard le matin et tombent tôt l'après-midi. Le lin fleurit pendant trois semaines et plus s'il dispose d'éléments nutritifs suffisants. Ses fleurs peuvent s'auto-polliniser, mais une pollinisation croisée peut survenir grâce aux insectes. Une capsule de graines donne jusqu'à 10 graines dont la couleur varie du rouge ou du brun foncé au jaune terne. La graine présente un tissu mucilagineux, d'où sa texture collante lorsqu'elle est humide.

Gestion de la fertilité

Les doses d'azote recommandées pour le lin sont les mêmes que pour les céréales mélangées (45 kg/ha ou 40 lb/ ac pour le sud de l'Ontario, et 70 kg/ha ou 62 lb/ac pour le nord de l'Ontario). Trop d'azote peut provoquer la verse. L'analyse de sol reste la meilleure méthode pour déterminer les besoins en éléments fertilisants. Se référer au tableau 7-2, Doses recommandées de phosphate et de potasse pour le sarrasin et le lin, selon les résultats d'analyses de sol reconnues par le MAAARO. La graine de lin est facilement brûlée par l'engrais. Par conséquent, tous les éléments fertilisants devraient être épandus à la volée.

Récolte et entreposage
Récolte

Le lin donne habituellement des rendements de 1 200-2 000 kg/ha (1 100-1 800 lb/ac). La récolte de la graine de lin peut être effectuée en coupe directe par moissonnage-battage ou après un andainage préalable. Comme le lin continue de produire de nouvelles repousses tout au long de la saison, il faut recourir à un dessicant en pré-récolte si la culture est récoltée sans andainage préalable. En général, les producteurs emploient du glyphosate à cette fin. Se référer à l'étiquette du produit pour savoir comment l'utiliser en pré-récolte. L'andainage effectué avant le moissonnage-battage donne une graine plus sèche que la récolte en coupe directe. L'andainage doit être effectué lorsque environ 90 % des feuilles sont tombées, et que les graines sont devenues brun foncé. La graine de lin ne s'égrène pas aussi facilement que les autres graines. En présence de mauvaises herbes dans la culture, il vaut mieux andainer afin que les mauvaises herbes et la paille puissent sécher avant la récolte. Il faut laisser 15 cm (6 po) de chaume dans le champ pour que les andains ne reposent pas au sol. Dans de bonnes conditions de séchage, la récolte peut être moissonnée trois ou quatre jours après l'andainage.

Garder les barres de coupe bien affilées et les déflecteurs bien propres pour réduire l'accumulation de foin de lin non mature sur le couteau. On effectue le moissonnage-battage du lin lorsque la paille est sèche et que l'on entend les graines s'entrechoquer dans la capsule. Le lin semé hâtivement est plus facile à battre que le lin semé tardivement parce qu'il bénéficie de meilleures conditions de séchage avant d'être récolté. Il faut faire le moissonnage-battage à l'aide de rabatteurs à battes, car les rabatteurs-ramasseurs entraînent souvent des problèmes d'enroulement.

On recommande généralement de régler la moissonneuse-batteuse en refermant de moitié l'ouverture entre les cylindres et le contre-batteur par rapport à l'ouverture utilisée pour les céréales et de ralentir la rotation du cylindre. La vitesse du ventilateur doit être assez faible pour éviter que les graines s'envolent derrière la moissonneuse. Un échantillon d'apparence « propre » dans la trémie indique qu'une trop grande quantité de graines est relâchée derrière la moissonneuse. Il n'est pas rare que le niveau d'impuretés atteigne 5 à 10 %. Il faut s'assurer de bien boucher les trous dans la trémie, les vis sans fin et les élévateurs, car la graine de lin est très glissante et peut s'échapper par de petits trous.

Entreposage

Habituellement, on n'entrepose pas le lin à la ferme; on l'expédie immédiatement après la récolte. La culture doit montrer une teneur en eau optimale de 10,5 %. Une teneur en eau plus grande entraîne des coûts supplémentaires de séchage et une perte de masse. L'entreposage convenable est indispensable car le lin peut rapidement se détériorer. Il faut réparer les trous des cellules de stockage puisqu'il peut y avoir des fuites au travers de très petites ouvertures. Il faut enlever les graines peu mûres et les graines de mauvaises herbes pour réduire la quantité d'impuretés.

Enlèvement de la paille

La paille des lins de type oléagineux ne convient pas à l'industrie textile à cause des courtes fibres de la tige. La paille de lin se décompose lentement dans le sol et peut nuire au travail du sol qui suit la récolte ou pendant la saison suivante. Il est habituellement préférable de trouver un débouché pour la paille de lin et de l'enlever du champ. La paille est parfois utilisée comme litière dans les parcs d'engraissement. On l'utilise aussi comme combustible dans de gros appareils de chauffage.

Lutte contre les mauvaises herbes

Le lin combat mal les mauvaises herbes. Le lin ne forme pas de couvert dense pouvant ombrager le sol, ce qui laisse la chance aux mauvaises herbes de s'établir. Dans la mesure du possible, le lin devrait être semé dans des champs où il y a relativement peu de mauvaises herbes. Ne pas cultiver de lin dans un champ où des adventices vivaces tenaces ont posé problème, car peu de solutions de lutte sont possibles dans les cultures de lin.

Pour toutes les recommandations concernant les herbicides, consulter la publication 75F du MAAARO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes.

Insectes et maladies

Habituellement, les insectes et les maladies ne posent pas de problèmes dans la production du lin.

Tournesol

Le tournesol est cultivé en Ontario depuis plusieurs dizaines d'années. En Ontario, le marché de l'alimentation pour les oiseaux et le marché de la confiserie constituent les principaux débouchés du tournesol. Le tournesol à graines noires et le tournesol à graines rayées servent tous deux à l'alimentation des oiseaux. En Ontario, il n'existe pas de marché d'extraction de l'huile de tournesol. La superficie consacrée à la culture du tournesol en Ontario s'est maintenue entre 500 et 1 000 ha (1 235 à 2 470 ac) par an au cours des dix dernières années.

Méthode de travail du sol

Le tournesol a besoin d'un lit de semence humide et ferme, sans mauvaises herbes. Un travail traditionnel du sol est généralement utilisé plutôt que le semis direct, car il permet une meilleure lutte contre les mauvaises herbes.

On obtient généralement le meilleur rendement sur des sols de texture moyenne bénéficiant d'un bon drainage naturel : loam, loam limoneux ou loam limono-argileux. Le tournesol pousse également bien dans un sol sableux, quoique le rendement est moindre en temps de sécheresse. Il faut éviter les sols dont le drainage est mauvais, car ils retardent les semis, ralentissent la croissance et présentent un risque plus élevé de maladie.


Tableau 7-3. Doses recommandées de phosphate et de potasse pour le tournesol,
selon les résultats d'analyses de sol reconnues par le MAAARO
Teneur en phosphore évaluée au bicarbonate de sodium
(ppm)
Cote1 Phosphate (P2O5)2
nécessaire
(kg/ha)
Teneur en potassium évaluée à l'acétate d'ammonium
(ppm)
Cote1
Potasse (K2O)2
aire
(kg/ha)
0-3
 
110
0-15
170
4-5
100
16-30
160
6-7
90
31-45
140
8-9
70
46-60
110
10-12
RM
50
61-80
RM
80
13-15
20
81-100
50
16-30
RF
20
101-120
LR
30
31-60
RTF
0
121-250
RTF
0
61+
 RN2
0
251+
 RN2
0

100 kg/ha = 90 lb/ac
1 RÉ, RM, RF, RTF et RN indiquent la probabilité que la fertilisation soit rentable, à savoir respectivement : probabilité élevée, moyenne, faible, très faible et nulle. L'épandage d'éléments nutritifs est rentable lorsque l'accroissement de la valeur de la récolte créé par le gain de rendement ou de qualité dépasse le coût d'application de l'élément nutritif en question.
2 On ne s'attend à aucune réponse agronomique de la culture à un épandage supplémentaire d'élément nutritif. La cote RN peut correspondre à une perte de rendement ou à un déséquilibre des éléments nutritifs pour la culture en cas d'épandage d'engrais. Par exemple, l'épandage de phosphate peut provoquer une carence en zinc dans les sols où P > 60 ppm et dont la teneur en zinc est faible. Un tel épandage peut aussi accroître les risques de pollution de l'eau avoisinante. L'épandage de potasse dans des sols pauvres en magnésium et dont la teneur en K > 250 ppm peut provoquer une carence en magnésium.

Choix du cultivar

Aucun essai n'est effectué sur les cultivars de tournesol en Ontario. Des essais sur les cultivars sont effectués par l'intermédiaire de la National Sunflower Association of Canada; voir le site Web à l'adresse www.canadasunflower.com.

Il y a le tournesol de type oléagineux et le tournesol de confiserie. Le type oléagineux présente une écale noire et il peut s'agir d'hybrides traditionnels, d'hybrides nains, de cultivars dits " mid-oleic " (à teneur modérée en acide oléique) ou de cultivars à pollinisation libre. Les hybrides nains viennent à maturité de 6 à 13 jours plus tôt que les hybrides traditionnels. Les cultivars de tournesol à pollinisation libre (Sunola) sont plus courts et ont besoin de moins de chaleur pour arriver à maturité que les tournesols ordinaires. Cependant, ils résistent moins bien à la maladie.

Le tournesol non oléagineux possède une écale rayée et il est destiné à l'alimentation humaine. Seuls les cultivars de tournesol de confiserie ayant les plus grosses graines sont réservés à l'alimentation humaine; cependant, ces cultivars sont facilement endommagés par les oiseaux et les insectes.

Les hybrides présentent de nombreux avantages par rapport aux cultivars à pollinisation libre. Ils donnent un rendement supérieur d'environ 20 %, et ils ont une plus grande résistance à la maladie (surtout au mildiou, à la rouille et à la verticilliose), un haut niveau d'auto-compatibilité (ce qui réduit le besoin de pollinisation par les abeilles), en plus d'une hauteur de plant et d'une teneur en eau plus uniformes au moment de la récolte.

Le tournesol est une plante haute ne comportant habituellement qu'une seule tige, à larges feuilles avec un seul capitule par plant. La tige est pubescente et se lignifie à mesure que le plant vieillit. Les plantes sont héliotropiques, c.-à-d. que leurs fleurs font face à l'est le matin et à l'ouest le soir, car elles suivent le soleil durant la journée. Elles sont dotées d'une racine pivotante profonde, qui leur permet de bien supporter les périodes de sécheresse et leur donne accès en couche profonde à un approvisionnement en éléments nutritifs et en eau qui n'est généralement pas disponible pour de nombreuses autres cultures annuelles. Par conséquent, le tournesol s'adapte mieux à des conditions sèches que la majorité des cultures.

Semis

Le tournesol est généralement semé début mai, comme le maïs, et il fleurit à la fin juillet. Il a besoin d'environ 100-120 jours pour arriver à maturité. Les plantules tolèrent relativement bien le gel jusqu'au stade quatre feuilles. Le report des semis après le 15 mai augmente le risque de dommages par le gel avant que le tournesol n'arrive à maturité à l'automne. Pour les semis tardifs, utiliser les hybrides ou cultivars hâtifs.

Les semis s'effectuent à une profondeur optimale de 3-5 cm (1 1/4-2 po) et d'au plus 8 cm (31/4 po), en sol humide. Les semis peu profonds conviennent à un sol frais et humide, à texture fine. Dans un sol plus lourd, ou en cas de précipitations abondantes et de grand vent, le tournesol aura tendance à verser.

On recommande un écartement des rangs de 60-90 cm (24-36 po). Utiliser un semoir à maïs avec les réglages appropriés ou un semoir à céréales dont une partie des buses à semence sont obstruées. Les semoirs à céréales donnent en général une moins bonne levée. On recommande un taux de semis de 40 000-60 000 plants/ha (16 000-24 000 plants/ac). Le tournesol de confiserie ne devrait pas être semé à plus de 18 000 plants/acre, si l'on veut obtenir des graines plus grosses. En général, on utilise 25 % plus de semences que le peuplement souhaité. Si l'écartement des rangs est moindre (18-25 cm ou 7-10 po) et que la culture est dense, il y a risque de pourriture à sclérotes avec le climat humide de l'Ontario. On constate moins de verse si les rangs vont d'est en ouest, puisque les fleurs font face à l'est et entraînent le plant à s'incliner vers l'est.

Rotation

Ne pas cultiver le tournesol dans le même champ plus de une fois tous les quatre ou cinq ans, pour éviter l'accumulation de maladies. Le canola, le haricot sec comestible, le soya et le sarrasin sont toutes des plantes hôtes du champignon qui cause la pourriture à sclérotes; il faut faire une surveillance étroite ou éviter complètement de telles rotations.

Dans certaines rotations des cultures, les repousses de tournesol peuvent poser problème. Le tournesol est sensible à l'atrazine ainsi qu'à la rémanence d'autres herbicides, comme les sulfonylurées (inhibiteurs de l'acétolactate synthase ou ALS), par exemple.

Gestion de la fertilité

Pour le tournesol, la dose recommandée d'azote est de 90 kg/ha (80 lb/ac). L'azote est mieux absorbé lorsque la plus grande partie de l'engrais azoté est épandue en bandes latérales avant que les plants atteignent 30 cm (12 po) de hauteur. On détermine les besoins en phosphore et en potasse d'après les résultats d'une analyse de sol voir Analyse du sol et le tableau 7-3, Doses recommandées de phosphate et de potasse pour le tournesol, selon les résultats d'analyses de sol reconnues par le MAAARO, page précédente.

Récolte et entreposage

Récolte

Habituellement, les rendements de tournesol en Ontario vont de 1 500 à 2 000 kg/ha (1 300 à 1 800 lb/ac). Les plants sont prêts lorsque l'arrière du capitule vire au jaune, et que les bractées sont brunes, dures et sèches. À ce stade, les graines ont une teneur en eau d'environ 50 %. La récolte s'effectue normalement de septembre à la mi/octobre.

En Ontario, si une récolte est tardive, le séchage est favorisé par le gel. L'usage d'un dessicant n'est pas nécessaire habituellement. Cependant, un gel hâtif peut nuire au rendement et réduire la teneur en huile. Pour éviter cet inconvénient, il faut récolter au moment où les graines ont une teneur en eau plus élevée et les faire sécher; de cette façon, on peut réduire les pertes occasionnées par l'égrenage et l'alimentation des oiseaux. Il faut raccourcir le délai entre l'arrivée à maturité et la récolte pour soustraire la culture aux oiseaux et éviter la pourriture du capitule.

La récolte du tournesol s'effectue à la moissonneuse-batteuse munie d'une tête pour petites céréales. La plupart des moissonneuses-batteuses sont munies de longs plateaux s'étendant à l'avant de la barre de coupe destinés à récupérer les graines issues de l'égrenage. Pour la récolte du tournesol, on enlève généralement le rabatteur ou on le dispose plus haut. Pour ne pas endommager les graines, régler la vitesse de rotation du cylindre au plus lent avec les plus grandes ouvertures. Réduire le débit d'air afin d'éviter de souffler les graines vers l'arrière.

Entreposage

Après la récolte, nettoyer les graines pour enlever les impuretés. Pour un bon entreposage, les graines doivent avoir une teneur en eau de 9,5 % et moins. Immédiatement après la récolte, il faut assécher les graines renfermant davantage d'eau. Le tournesol s'assèche facilement dans des séchoirs à céréales traditionnels. Le tournesol de confiserie peut ratatiner ou brûler. Laisser refroidir avant d'entreposer.


Mise en garde : Il faut sécher les graines à basse température car les fibres et les poils fins de l'écorce de la graine pourraient s'enflammer au contact du ventilateur.


Habituellement, le contenu d'une cellule de stockage remplie de graines de tournesol aura un poids équivalent à 70 % de celui de la même cellule remplie de maïs. Les graines peuvent être entreposées pour de courtes périodes avec une teneur en eau allant jusqu'à 12 %. Des graines tièdes ou dont la teneur en eau est plus élevée risquent de se détériorer.

Lutte contre les mauvaises herbes

Les plantules de tournesol peuvent souffrir de la concurrence exercée par les mauvaises herbes. Si les mauvaises herbes ne sont pas maîtrisées tôt en saison, le rendement de la culture en souffrira. À mesure qu'il vient à maturité, le tournesol est plus en mesure de lutter contre les mauvaises herbes.

On peut procéder au hersage avant la levée des plantules pour éliminer les mauvaises herbes avant qu'elles ne s'établissent. Un hersage léger à l'aide d'une herse à dents flexibles peut être effectué sur les plantules de tournesol entre les stades quatre et six feuilles pour éliminer les mauvaises herbes tardives. Le hersage donne de meilleurs résultats par temps chaud et sec, car il évite ainsi d'endommager la culture. Le sarclage des entre-rangs est aussi recommandé.

Pour connaître les recommandations concernant les herbicides, consulter la publication 75F du MAAARO, Guide de lutte contre les mauvaise herbes.

Insectes

Le tournesol ne présente généralement pas de problèmes liés aux insectes.


On trouvera des descriptions détaillées de déprédateurs et de maladies, des méthodes de surveillance et des stratégies de lutte au chapitre 13, Déprédateurs des grandes cultures, et au chapitre 14, Maladies des grandes cultures.

La publication 812F, Guide de protection des grandes cultures, explique les méthodes de lutte recommandées contre les ennemis des grandes cultures.


 

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 20 août 2009
Dernière révision : 20 août 2009

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