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Céréales : Choix du cultivar

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 03 avril 2006
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 6)
Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Introduction
  2. Critères habituels de sélection des cultivars
  3. Dormance du blé d'automne
  4. Facteurs uniques aux cultures de céréales
  5. Caractéristiques de diverses classes de céréales - Tableau 6-4
  6. Primes accordées pour la teneur en protéines des cultivars de blé vitreux roux d'automne et de blé de printemps - Tableau 6-5
  7. Espèces céréalières
  8. Biotechnologie
  9. Mises à jour sur les céréales : Choix du cultivar
  10. Liens connexes...

Introduction

Les principes qui sous-tendent le choix d'un cultivar gagnant ne varient pas beaucoup d'une culture à l'autre. Les facteurs confusionnels dans le choix d'un cultivar de blé sont la qualité et la classe. Il pousse plus de types de blé en Ontario que dans n'importe quelle autre province ou dans n'importe quel État du nord-est de l'Amérique du Nord.

À l'avenir, des facteurs de qualité pourront être liés à l'avoine, si le marché de l'avoine de meunerie prend de l'expansion. L'orge peut connaître des primes à la qualité si un marché pour l'orge de brasserie prend de l'expansion dans la province. À l'heure actuelle, des primes ne sont versées que pour le blé.

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Critères habituels de sélection des cultivars

  • Utiliser toutes les sources d'information disponibles. Il y a en place un excellent système d'évaluation du rendement des cultures céréalières. Cette information est disponible dans les fiches techniques que le MAAARO produit annuellement et qui sont accessibles sur le site http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops/index.html. On peut également prendre connaissance de la comparaison des cultivars faite par l'Association pour l'amélioration des sols et des cultures de l'Ontario aux termes d'essais à la ferme effectués en Ontario sur le site Web www.ontariosoilcrop.org.
  • Choisir deux ou trois des meilleurs cultivars sur le marché. Il est toujours prudent de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Le choix de différents cultivars réduit les risques de maladies et permet de répartir la charge de travail au moment des récoltes.


Comparer les cultivars sur les plans du potentiel de rendement, de la résistance à la verse, de la tolérance aux maladies et de tous les autres facteurs agronomiques. Cerner les principaux problèmes à surmonter à la ferme et choisir les cultivars en conséquence.

Choisir des cultivars qui sont adaptés aux conditions de croissance de la ferme. Se référer au tableau des caractéristiques des cultivars présenté dans la fiche technique Essais De Rendement de l'Ontario disponible sur le site Web http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops.

Comparer le rendement des cultivars en utilisant des données recueillies sur plusieurs années et provenant de divers sites. Souvent, des cultivars qui fournissent une performance extraordinaire sous certaines conditions environnementales une certaine année, souffrent considérablement des conditions environnementales de l'année suivante. Par exemple, le cultivar d'avoine qui pousse sans rouille une année peut donner la pire performance l'année oú la rouille se manifeste tôt en saison. L'utilisation de données à long terme provenant de différents endroits permet de choisir le cultivar au rendement stable le meilleur.

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Dormance du blé d'automne

La dormance, ou la résistance à la germination sur pied, varie beaucoup d'un cultivar à l'autre. Plusieurs gènes sont responsables du facteur de dormance du blé. L'un des gènes les plus déterminants est lié au code génétique du blé roux ou à la coloration rouge du son. En général, les cultivars de blé roux résistent mieux à la germination sur pied que les cultivars de blé blanc, et souvent, les cultivars de blé vitreux roux résistent mieux à la germination sur pied que les cultivars de blé tendre roux.

Par le passé, les cultivars de blé barbu blanc étaient très sensibles à la germination sur pied. Cependant, grâce à des améliorations génétiques, certains cultivars de blé barbu blanc (p. ex. 25W33) affichent maintenant une tolérance à la germination sur pied à peu près égale à celle des cultivars de blé tendre roux reconnus pour leur tolérance (p. ex. Mendon). On peut s'attendre à ce que soient un jour mis au point des cultivars de blé blanc qui afficheront une tolérance à la germination sur pied presque aussi grande que celle des cultivars actuels de blé vitreux roux.

La tolérance à la germination sur pied ne doit pas être confondue avec la germination de la culture une fois mise en terre. La dormance dépend du temps, de la lumière et de la température. Lorsque la céréale est semée à l'automne, il s'est écoulé du temps, de telle sorte que les jours sombres et les conditions fraîches de la terre l'emportent sur les facteurs de dormance.

La vitesse de levée après les semis est entièrement liée à la vigueur de la semence du cultivar et du lot de semence. La levée n'a rien à voir avec la tolérance à la germination sur pied. En fait, lors d'essais de rendement des cultivars, certains cultivars de blé tendre roux lèvent avant des cultivars de blé tendre blanc.

C'est donc un mythe de croire que les cultivars de blé roux doivent être semés à l'automne avant les cultivars de blé blanc.

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Facteurs uniques aux cultures de céréales

Paille

| Quantité de paille | Qualité de la paille |

Dans certaines régions d'élevage, la paille peut être presque aussi en demande et avoir presque autant de valeur que le grain. La qualité de la paille est donc également un facteur. Sa capacité d'absorption de l'humidité est une caractéristique recherchée pour la plupart des litières d'animaux d'élevage. L'industrie des chevaux ne s'intéresse qu'à la paille exempte de poussières. La paille est l'une des principales raisons pour lesquelles les éleveurs continuent de faire pousser de l'orge plutôt que du blé de printemps, dont la culture est plus avantageuse sur le plan économique.

En général, les cultivars d'orge à deux rangs produisent plus de paille que les cultivars à six rangs. La qualité et la quantité de paille fournie par l'avoine sont bonnes. La paille de blé est moins absorbante que la paille d'avoine ou que la paille d'orge, et la plupart des cultivars de blé de printemps produisent moins de paille que les cultivars d'orge de printemps.

Les producteurs qui ont besoin de paille et y accordent de l'importance peuvent aussi améliorer sa qualité en utilisant des fongicides destinés à maîtriser les maladies. L'utilisation de fongicides est particulièrement importante pour fournir une paille exempte de poussières à l'industrie des chevaux. Choisir l'orge d'automne pour de meilleurs rendements en paille d'orge si cette orge pousse dans une zone oú la survie hivernale ne cause pas de problème.

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Quantité de paille

Les cultures qui suivent sont présentées par ordre décroissant de production de paille :

1. blé d'automne
2. orge d'automne
3. orge de printemps à deux rangs
4. céréales mélangées
5. avoine de printemps
6. orge de printemps à six rangs
7. blé de printemps

Qualité de la paille

La liste suivante présente les cultures classées par ordre décroissant de qualité de paille :

1. orge de printemps à deux rangs
2. orge de printemps à six rangs
3. céréales mélangées
4. avoine de printemps
5. orge d'automne
6. blé de printemps
7. blé d'automne

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Classes

Le nombre de classes de blé continue de s'accroître (voir le tableau 6-4, Caractéristiques de diverses classes de céréales).

Tableau 6-4. Caractéristiques de diverses classes de céréales
Classes
Propriétés et usages
Caractéristiques
Blé tendre blanc d'automne
Blé de qualité pâtissière
Faible teneur en protéines
Rendement élev
Sensible à la germination sur pied
Ne pas épandre trop d'azote
Blé tendre roux d'automne
Blé de qualité pâtissière
Faible teneur en protéines
Rendement élev
Ne pas épandre trop d'azote
Blé de qualité non pâtissière
(blé vitreux roux d'automne)
Mélange de blé panifiable
Teneur élevée en protéines souhaitable
Tendance à offrir un rendement inférieur à celui des meilleurs cultivars de blé tendres
Besoin de plus d'azote
Qualité plus variable
Cultivars de blé de spécialité d'automne
Variables
Doit être gardé et identifié par cultivar
Cultivars de blé de meunerie de printemps
Mélange de blé panifiable
Teneur élevée en protéines
Faible rendement
Paille médiocre
Prix élev
Cultivars de blé fourrager de printemps
Fait parfois partie du marché des mélanges panifiables
Teneur élevée de protéines
Rendement moyen
Paille médiocre
Orge d'automne
Rendement élev
Faible rusticité hivernale
Faible résistance à la verse
Semer tôt
Battage parfois difficile
Orge à six rangs
Bonne paille
Plus grande tolérance à la chaleur
Plus grande tolérance aux semis tardifs
Échantillon de grain moins intéressant
Ne pas épandre trop d'azote
Orge de printemps à deux rangs
Excellente paille
Bon volume de paille
Ne pas épandre trop d'azote
Avoine
Bonne paille
Tolère les sols mal drainés

Au milieu des années 1980, alors que seuls le blé de printemps destiné au bétail et le blé tendre blanc d'automne étaient cultivés en Ontario, le marché s'est ouvert à beaucoup plus de classes. Les classes de blé risquent fort de continuer à se multiplier et à inclure les nouveaux blés de spécialité et les cultivars de bl à vitreux blanc de printemps actuellement mis au point. À bon nombre de ces classes sont associés des rendements et des primes dont il faut tenir compte au moment de choisir les cultivars. Ainsi, quand on opte pour des cultivars de blé de qualité non pâtissière qui renferment une forte teneur en protéines, on doit savoir que la teneur plus élevée en protéines s'obtient au détriment du rendement qui est alors d'environ 10 % moins élevé. Par contre, ces cultivars ouvrent droit à des primes (voir le tableau 6-5, Primes accordées pour la teneur en protéines des cultivars de blé vitreux roux d'automne et de blé de printemps).

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Tableau 6-5. Primes accordées pour la teneur en protéines des cultivars de blé vitreux roux d'automne et de blé de printemps
Pourcentage de protéines (%)
Prime ($/tonne)
Primes accordées pour la teneur en protéines du blé vitreux roux d'automne (selon le marché de l'année 20011 )
10,9 ou moins sans prime
sans prime
11,0
5
11,1
6
11,2
7
11,3
8
11,4
9
11,5
10
11,6
11
11,7
12
11,8
13
11,9
14
12,0 ou plus
15
Primes accordées pour la teneur en protéines du blé de printemps (selon le marché de l'année 20011)
11,9 ou moins
absence de prime
12,0 à 12,4
10
12,5 ou plus
18

1Les primes les plus récentes sont indiquées sur le site web de la Commission ontarienne de commercialisation du blé : www.ontariowheatboard.com/.

 

Il est beaucoup plus facile pour les producteurs dont les sols contiennent plus d'azote (c.-à-d. les fermes d'élevage produisant du fumier et/ou du fourrage) de produire du blé offrant une forte teneur en protéines et de se garantir ainsi de toucher des primes. Sur les terres destinées aux cultures commerciales, il faut souvent nettement plus d'azote pour obtenir les teneurs en protéines optimales des cultivars de blé de qualité non pâtissière (voir l'article Fertilisation). Tous les facteurs mentionnés doivent être pris en compte au moment du choix d'un cultivar.

En 2001, la prime offerte pour les cultivars de blé vitreux roux d'automne était d'environ 10 $ de plus la tonne que pour les cultivars de blé tendre d'automne.

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Espèces céréalières

| Orge | Avoine | Céréales mélangées | Blé d'automne | Blé de printemps | Seigle | Triticale et épeautre |

Orge

Tous les types d'orge ont le potentiel génétique de développer six rangs de grains par épi (orge à six rangs). L'orge à deux rangs ne développe que deux des six rangs. En général, les cultivars à deux rangs ont des grains plus gros, sont plus petits et résistent mieux à la verse, à la rouille des feuilles et au mildiou. Les cultivars à deux rangs ont souvent une maturité plus tardive et un rendement moins élevé que les cultivars à six rangs. Les cultivars à six rangs résistent habituellement mieux à la tache pâle, supportent mieux la chaleur et l'humidité, ce qui les rend plus tolérants à un semis tardif. À cause de leur couvert plus clair, les types à six rangs entrent moins en concurrence avec le sous-semis. Par ailleurs, la résistance à la verse des types à deux rangs doit être prise en considération lorsqu'on établit un sous-semis.

Orge d'automne

Autant l'orge de printemps que l'orge d'automne poussent en Ontario. L'orge d'automne requiert une période de températures froides pour subir une vernalisation et entreprendre la floraison et le développement des grains. L'orge d'automne semée au printemps ne produira pas de grains. L'orge de printemps ne requiert pas cette vernalisation.

L'orge d'automne donne un rendement beaucoup plus élevé que celui de l'orge de printemps mais affiche une rusticité hivernale beaucoup moindre que celle du blé d'automne. L'orge d'automne survit seulement dans les zones oú les hivers sont plus doux ou dans les zones qui bénéficient d'une bonne couche de neige. L'orge d'automne doit être semée plus tôt que le blé d'automne, ce qui le rend plus vulnérable au virus du nanisme jaune de l'orge et à la moisissure des neiges. L'orge d'automne mûrit beaucoup plus tôt que le blé d'automne, et certaines années, on peut compter sur une double récolte. Dans les zones aptes à produire de l'orge d'automne, la production peut être aussi élevée que 8,1 t/ha (150 bo/ac).

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Orge à grains nus

L'orge couverte ou l'orge vêtue est constituée d'environ 10 % d'enveloppe et de 90 % d'amande. Avec les types d'orge à grains nus, une bonne partie de l'enveloppe se décolle au moment de la récolte. Comparativement à l'orge vêtue, l'orge à grains nus a un poids spécifique plus élevé et une teneur en fibres plus faible. Les semences doivent être manipulées avec soin, puisque l'embryon (le germe) est fragile. La quantité de balle enlevée du grain dépend quelque peu des conditions climatiques au moment de la récolte. L'orge à grains nus donne un rendement moins élevé que ceux des cultivars vêtus étant donné que les enveloppes restent dans le champ; par contre elle offre des concentrations d'énergie et de protéines plus élevées.

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Avoine

| Avoine de meunerie | Avoine nue |

L'avoine est une culture fourragère traditionnelle en Ontario qui sert notamment à l'alimentation des chevaux. L'avoine a une teneur plus équilibrée en protéines et une teneur en fibres plus élevée que l'orge. Dans l'est de l'Ontario, oú le nerprun est très répandu, la rouille des feuilles cause problème à la culture de l'avoine, d'oú l'importance de choisir des cultivars résistants. Il faut dans la mesure du possible éliminer le nerprun sur le pourtour des champs.


Avoine de meunerie


Comme elle est destinée à la consommation humaine, l'avoine de meunerie doit satisfaire à des exigences spéciales de qualité dont grains ventrus, poids spécifique élevé et amande exempte de décoloration et de matières étrangères tels qu'insectes et graines de mauvaises herbes et d'autres cultures.

Avoine nue

L'avoine nue peut être intéressante pour les éleveurs de porcs et de volaille, car l'amande contient sensiblement la même énergie métabolisable que celle du maïs. L'avoine nue possède également une teneur élevée (14-20 %) en protéines de bonne qualité. Il est possible de formuler des rations dont l'avoine nue constitue la principale source d'énergie. Il suffit alors d'ajouter de faibles quantités de tourteau de soya ou de canola ou de la lysine (un acide aminé) pour obtenir un rendement comparable à celui d'une alimentation à base de tourteau de maïs-soya.

L'avoine nue devient du gruau au battage. Les fines enveloppes restent en balles dans le champ, ce qui fait perdre aux grains d'avoine de 25 à 30 % de leur poids par rapport aux cultivars ordinaires qui conservent leur enveloppe. Les cultivars actuels possèdent une couche de poils fins sur l'amande, qui empêchent l'avoine de s'écouler librement. Ces poils causent des démangeaisons, ce qui rend l'avoine désagréable à manipuler. Des recherches sont en cours pour mettre au point une avoine « nue » qui serait débarrassée autant de l'enveloppe que des poils au moment de la récolte.

L'avoine nue est cultivée comme de l'avoine vêtue, mais pour obtenir de bons résultats il faut porter une attention spéciale aux étapes du semis, de la récolte, de la manipulation et de l'entreposage des grains. Étant donné que l'enveloppe ne protège pas le grain, le pouvoir germinatif est facilement réduit. Il faut redoubler de précautions au moment des semis. La récolte et la manipulation peuvent endommager l'embryon. La grande concentration d'huile qui se trouve à la surface du grain attire par ailleurs les insectes d'entrepôt. Maintenir le taux d'humidité au-dessous de 10 %, afin que le grain conserve sa qualité pendant l'entreposage.

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Céréales mélangées

Les mélanges de céréales occupent une superficie importante en Ontario. La plupart sont composés d'avoine et d'orge, bien que les mélanges puissent comprendre du blé de printemps ou des pois de grande culture. Les mélanges de céréales sont destinés uniquement à l'alimentation animale.

On ne peut formuler de recommandations quant aux meilleurs mélanges. En général, les cultivars d'avoine et d'orge qui donnent les meilleurs rendements lorsqu'ils sont semés en peuplements purs font de même en mélanges. On doit veiller à ce que les éléments du mélange soient compatibles sur les plans de la hauteur et de la maturité. L'ajout de blé ou de pois au mélange augmentera les teneurs en énergie et en protéines du grain, mais entraîne souvent une réduction considérable des rendements.

Les maladies des feuilles et des épis sont habituellement beaucoup moins graves dans les cultures de grains mélangés que dans les cultures d'avoine ou d'orge cultivées en peuplements purs. Les cultures d'avoine et d'orge mélangées tolèrent mieux les conditions de drainage variables du fait que les cultures sont favorisées par des conditions différentes. Ainsi, la composante qui prédomine est l'orge dans les zones plus sèches du champ et l'avoine dans les zones mal drainées.

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Blé d'automne

Le blé d'automne occupe la superficie la plus vaste de toutes les cultures céréalières et est cultivé presque partout en Ontario. Tout comme l'orge d'automne et le seigle d'automne, le blé d'automne a besoin d'une vernalisation, c.-à-d. d'une période passée à des températures froides (0-5 °C ou 32-41 °F), qui l'amène à pousser, à épier, à fleurir et à produire des grains. Même si le blé subit avec succès une vernalisation au stade 5 feuilles, la vernalisation peut s'accomplir aussitôt que commence la germination. Ainsi, le blé d'automne peut être semé à tout moment à l'automne jusqu'aux gelées et avoir dans la plupart des cas, des épis l'année suivante. Le blé d'automne semé au printemps ne parviendra pas au stade reproductif puisqu'il n'aura pas subi la vernalisation. Il arrive que le blé d'automne soit semé au printemps pour donner l'aspect d'une pelouse qui n'a presque jamais besoin d'être coupée.

L'économie de l'Ontario profite des prodigieuses retombées économiques du blé, dont la transformation augmente de 400 % sa valeur économique. Cette augmentation de valeur est la plus importante que connaissent les matières premières agricoles.

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Blé de printemps

Blé fourrager

Le blé fourrager est une source plus concentrée de protéines et d'énergie pour les animaux d'élevage que ne le sont l'orge ou l'avoine. Il faut limiter la quantité de blé fourrager dans la ration alimentaire des non-ruminants pour éviter les problèmes digestifs. En général, le blé ne doit pas dépasser plus de 25 % de la ration totale. Pour plus d'information, consulter un ou une nutritionniste.

Certains cultivars de blé fourrager peuvent donner des rendements semblables à ceux de l'avoine et de l'orge de qualité fourragère. Parfois, ces cultivars peuvent atteindre une qualité leur permettant d'accéder au marché du blé de meunerie. Vérifier auprès d'un fournisseur de céréales ou auprès de la Commission ontarienne de commercialisation du blé pour vérifier si un cultivar est habituellement de qualité meunière ou fourragère. Lorsque des cultivars de blé fourrager produisent une qualité meunière, il y a lieu de se réjouir, mais non d'en faire une attente.

Blé de meunerie

Pour que le produit soit accepté sur le marché, il faut miser sur sa qualité, ce qui oblige à accorder de l'attention aux points suivants : choix du cultivar approprié, semis hâtif et lutte efficace contre les mauvaises herbes. Les cultivars de blé de printemps ont habituellement un couvert très clair, d'oú l'importance de renforcer la lutte contre les mauvaises herbes. Ce couvert clair fait que les cultivars de blé de printemps se prêtent très bien à un sous-semis de céréales.

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Seigle


Les types de seigle à la fois de printemps et d'automne sont cultivés et disponibles en Ontario. Généralement, le seigle d'automne est cultivé dans les sols sableux légers qui servent à la culture du tabac et aux cultures maraîchères, afin de prévenir l'érosion éolienne et enrichir le sol de matières organiques. Le seigle de printemps est parfois cultivé comme culture fourragère annuelle. Contrairement aux autres cultures céréalières, le seigle est assez sensible à l'ergot, ce qui nuit à son utilisation comme aliment destiné aux animaux ou aux humains.

Le seigle d'automne est la plus rustique de toutes les céréales d'automne. Il est très précoce et vient à maturité bien avant le blé ou l'orge d'automne. Par contre, étant donné qu'il est incroyablement difficile à battre, même s'il parvient à maturité tôt, sa récolte ne se fait que bien après celles du blé ou de l'orge. On laisse ainsi le temps à la paille de se détériorer un peu, ce qui facilite le battage.

Certains producteurs, voulant obtenir un fourrage supplémentaire, ont commencé à semer du seigle d'automne après la récolte du maïs. Ce seigle commence à épier vers la mi-mai du printemps suivant, moment oú il est coupé et envoyé à l'ensilage pr -fané. Les haricots comestibles ou le soya sont alors semés sans que le retard amené par la culture du seigle n'ait de répercussions tangibles sur les rendements. Les dangers de cette pratique comprennent les effets allélopathiques probables des résidus du seigle et la possibilité d'avoir une repousse de seigle dans les cultures de blé de l'année suivante.

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Triticale et épeautre

La triticale aussi bien que l'épeautre sont cultivés à petite échelle en Ontario. Lorsque les prairies de fauche sont détruites par l'hiver, la triticale, un croisement entre le blé et le seigle, est cultivée comme culture fourragère d'urgence, généralement conjointement avec les pois (voir la rubrique Graminées annuelles de saison chaude). L'épeautre, un précurseur du blé moderne, est cultivée principalement selon des techniques de culture biologique et est destinée aux lucratifs marchés de spécialité.

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Biotechnologie

La plupart des plantes cultivées sont diploïdes, c.-à-d. qu'elles ont une paire de chaque chromosome. L'orge et l'avoine sont diploïdes. Le blé est hexaploïde, puisqu'il a trois paires de chaque chromosome, ce qui a rendu beaucoup plus difficile le transfert génique dans le blé. Aussi, la marge de profit liée à la production de semences et à l'amélioration génétique est-elle beaucoup moins grande que pour bien d'autres cultures. C'est ce qui explique que les cultures céréalières soient nettement en retard dans la mise au point de cultivars ayant des caractéristiques spéciales élaborées au moyen de la technologie du transfert génique.

Cette situation est appelée à changer. Encore faut-il que l'attitude de l'industrie et des consommateurs face à ces changements évolue. Les producteurs doivent être au fait des progrès à ce chapitre ainsi que des critères de maintien et de séparation de l'identité qui peuvent en découler.

L'orge, et maintenant le blé, sont au premier plan des nouveaux développements technologiques visant à améliorer leur matériel génétique. Grâce à la technique du doublement des haploïdes, élaborée à l'Université de Guelph, le nombre de nouveaux cultivars s'est considérablement accru. Cette technique devrait assurer l'afflux constant de nouveaux cultivars de meilleure qualité offrant des caractéristiques agronomiques adaptées aux conditions de culture de l'Ontario.

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Mises à jour sur les céréales : Choix du cultivar

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Liens connexes...

... sur les céréales

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca