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Céréales : Choix du cultivar
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 6)Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes culturesTable des matières
IntroductionLes principes qui sous-tendent le choix d'un cultivar gagnant ne
varient pas beaucoup d'une culture à l'autre. Les facteurs
confusionnels dans le choix d'un cultivar de blé sont la qualité
et la classe. Il pousse plus de types de blé en Ontario que
dans n'importe quelle autre province ou dans n'importe quel État
du nord-est de l'Amérique du Nord. | Haut de la page | Critères habituels de sélection des cultivars
| Haut de la page | Dormance du blé d'automneLa dormance, ou la résistance à la germination sur
pied, varie beaucoup d'un cultivar à l'autre. Plusieurs gènes
sont responsables du facteur de dormance du blé. L'un des gènes
les plus déterminants est lié au code génétique
du blé roux ou à la coloration rouge du son. En général,
les cultivars de blé roux résistent mieux à la
germination sur pied que les cultivars de blé blanc, et souvent,
les cultivars de blé vitreux roux résistent mieux à
la germination sur pied que les cultivars de blé tendre roux. | Haut de la page | Facteurs uniques aux cultures de céréalesPaille| Quantité de paille | Qualité de la paille | Dans certaines régions d'élevage, la paille peut être presque aussi en demande et avoir presque autant de valeur que le grain. La qualité de la paille est donc également un facteur. Sa capacité d'absorption de l'humidité est une caractéristique recherchée pour la plupart des litières d'animaux d'élevage. L'industrie des chevaux ne s'intéresse qu'à la paille exempte de poussières. La paille est l'une des principales raisons pour lesquelles les éleveurs continuent de faire pousser de l'orge plutôt que du blé de printemps, dont la culture est plus avantageuse sur le plan économique. En général, les cultivars d'orge à deux rangs
produisent plus de paille que les cultivars à six rangs. La
qualité et la quantité de paille fournie par l'avoine
sont bonnes. La paille de blé est moins absorbante que la paille
d'avoine ou que la paille d'orge, et la plupart des cultivars de blé
de printemps produisent moins de paille que les cultivars d'orge de
printemps. | Haut de la page |
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Classes
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Propriétés et usages
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Caractéristiques
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|---|---|---|
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Blé tendre blanc d'automne
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Blé de qualité pâtissière
Faible teneur en protéines Rendement élev |
Sensible à la germination sur pied
Ne pas épandre trop d'azote |
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Blé tendre roux d'automne
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Blé de qualité pâtissière
Faible teneur en protéines Rendement élev |
Ne pas épandre trop d'azote
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Blé de qualité non pâtissière
(blé vitreux roux d'automne) |
Mélange de blé panifiable
Teneur élevée en protéines souhaitable Tendance à offrir un rendement inférieur à celui des meilleurs cultivars de blé tendres |
Besoin de plus d'azote
Qualité plus variable |
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Cultivars de blé de spécialité
d'automne
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Variables
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Doit être gardé et identifié
par cultivar
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Cultivars de blé de meunerie de printemps
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Mélange de blé panifiable
Teneur élevée en protéines Faible rendement |
Paille médiocre
Prix élev |
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Cultivars de blé fourrager de printemps
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Fait parfois partie du marché des mélanges
panifiables
Teneur élevée de protéines Rendement moyen |
Paille médiocre
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Orge d'automne
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Rendement élev
Faible rusticité hivernale Faible résistance à la verse |
Semer tôt
Battage parfois difficile |
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Orge à six rangs
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Bonne paille
Plus grande tolérance à la chaleur Plus grande tolérance aux semis tardifs |
Échantillon de grain moins intéressant
Ne pas épandre trop d'azote |
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Orge de printemps à deux rangs
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Excellente paille
Bon volume de paille |
Ne pas épandre trop d'azote
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Avoine
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Bonne paille
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Tolère les sols mal drainés
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Au milieu des années 1980, alors que seuls le blé de printemps destiné au bétail et le blé tendre blanc d'automne étaient cultivés en Ontario, le marché s'est ouvert à beaucoup plus de classes. Les classes de blé risquent fort de continuer à se multiplier et à inclure les nouveaux blés de spécialité et les cultivars de bl à vitreux blanc de printemps actuellement mis au point. À bon nombre de ces classes sont associés des rendements et des primes dont il faut tenir compte au moment de choisir les cultivars. Ainsi, quand on opte pour des cultivars de blé de qualité non pâtissière qui renferment une forte teneur en protéines, on doit savoir que la teneur plus élevée en protéines s'obtient au détriment du rendement qui est alors d'environ 10 % moins élevé. Par contre, ces cultivars ouvrent droit à des primes (voir le tableau 6-5, Primes accordées pour la teneur en protéines des cultivars de blé vitreux roux d'automne et de blé de printemps).
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Pourcentage de protéines (%)
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Prime ($/tonne)
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|---|---|
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Primes accordées pour la teneur en
protéines du blé vitreux roux d'automne (selon
le marché de l'année 20011 )
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10,9 ou moins sans prime
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sans prime
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11,0
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5
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11,1
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6
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11,2
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7
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11,3
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8
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11,4
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9
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11,5
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10
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11,6
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11
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11,7
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12
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11,8
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13
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11,9
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14
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12,0 ou plus
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15
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Primes accordées pour la teneur en
protéines du blé de printemps (selon le marché
de l'année 20011)
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11,9 ou moins
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absence de prime
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12,0 à 12,4
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10
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12,5 ou plus
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18
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1Les primes les plus récentes sont indiquées sur le site web de la Commission ontarienne de commercialisation du blé : www.ontariowheatboard.com/.
Il est beaucoup plus facile pour les producteurs dont les sols contiennent plus d'azote (c.-à-d. les fermes d'élevage produisant du fumier et/ou du fourrage) de produire du blé offrant une forte teneur en protéines et de se garantir ainsi de toucher des primes. Sur les terres destinées aux cultures commerciales, il faut souvent nettement plus d'azote pour obtenir les teneurs en protéines optimales des cultivars de blé de qualité non pâtissière (voir l'article Fertilisation). Tous les facteurs mentionnés doivent être pris en compte au moment du choix d'un cultivar.
En 2001, la prime offerte pour les cultivars de blé vitreux roux d'automne était d'environ 10 $ de plus la tonne que pour les cultivars de blé tendre d'automne.
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| Orge | Avoine | Céréales mélangées | Blé d'automne | Blé de printemps | Seigle | Triticale et épeautre |
Tous les types d'orge ont le potentiel génétique de développer six rangs de grains par épi (orge à six rangs). L'orge à deux rangs ne développe que deux des six rangs. En général, les cultivars à deux rangs ont des grains plus gros, sont plus petits et résistent mieux à la verse, à la rouille des feuilles et au mildiou. Les cultivars à deux rangs ont souvent une maturité plus tardive et un rendement moins élevé que les cultivars à six rangs. Les cultivars à six rangs résistent habituellement mieux à la tache pâle, supportent mieux la chaleur et l'humidité, ce qui les rend plus tolérants à un semis tardif. À cause de leur couvert plus clair, les types à six rangs entrent moins en concurrence avec le sous-semis. Par ailleurs, la résistance à la verse des types à deux rangs doit être prise en considération lorsqu'on établit un sous-semis.
Orge d'automne
Autant l'orge de printemps que l'orge d'automne poussent en Ontario.
L'orge d'automne requiert une période de températures
froides pour subir une vernalisation et entreprendre la floraison
et le développement des grains. L'orge d'automne semée
au printemps ne produira pas de grains. L'orge de printemps ne requiert
pas cette vernalisation.
L'orge d'automne donne un rendement beaucoup plus élevé
que celui de l'orge de printemps mais affiche une rusticité
hivernale beaucoup moindre que celle du blé d'automne. L'orge
d'automne survit seulement dans les zones oú les hivers sont
plus doux ou dans les zones qui bénéficient d'une bonne
couche de neige. L'orge d'automne doit être semée plus
tôt que le blé d'automne, ce qui le rend plus vulnérable
au virus du nanisme jaune de l'orge et à la moisissure des
neiges. L'orge d'automne mûrit beaucoup plus tôt que le
blé d'automne, et certaines années, on peut compter
sur une double récolte. Dans les zones aptes à produire
de l'orge d'automne, la production peut être aussi élevée
que 8,1 t/ha (150 bo/ac).
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Orge à grains nus
L'orge couverte ou l'orge vêtue est constituée d'environ
10 % d'enveloppe et de 90 % d'amande. Avec les types d'orge à
grains nus, une bonne partie de l'enveloppe se décolle au moment
de la récolte. Comparativement à l'orge vêtue,
l'orge à grains nus a un poids spécifique plus élevé
et une teneur en fibres plus faible. Les semences doivent être
manipulées avec soin, puisque l'embryon (le germe) est fragile.
La quantité de balle enlevée du grain dépend
quelque peu des conditions climatiques au moment de la récolte.
L'orge à grains nus donne un rendement moins élevé
que ceux des cultivars vêtus étant donné que les
enveloppes restent dans le champ; par contre elle offre des concentrations
d'énergie et de protéines plus élevées.
| Espèces céréalières
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| Avoine de meunerie | Avoine nue |
L'avoine est une culture fourragère traditionnelle en Ontario qui sert notamment à l'alimentation des chevaux. L'avoine a une teneur plus équilibrée en protéines et une teneur en fibres plus élevée que l'orge. Dans l'est de l'Ontario, oú le nerprun est très répandu, la rouille des feuilles cause problème à la culture de l'avoine, d'oú l'importance de choisir des cultivars résistants. Il faut dans la mesure du possible éliminer le nerprun sur le pourtour des champs.
Comme elle est destinée à la consommation humaine, l'avoine
de meunerie doit satisfaire à des exigences spéciales
de qualité dont grains ventrus, poids spécifique élevé
et amande exempte de décoloration et de matières étrangères
tels qu'insectes et graines de mauvaises herbes et d'autres cultures.
L'avoine nue peut être intéressante pour les éleveurs
de porcs et de volaille, car l'amande contient sensiblement la même
énergie métabolisable que celle du maïs. L'avoine
nue possède également une teneur élevée
(14-20 %) en protéines de bonne qualité. Il est possible
de formuler des rations dont l'avoine nue constitue la principale
source d'énergie. Il suffit alors d'ajouter de faibles quantités
de tourteau de soya ou de canola ou de la lysine (un acide aminé)
pour obtenir un rendement comparable à celui d'une alimentation
à base de tourteau de maïs-soya.
L'avoine nue devient du gruau au battage. Les fines enveloppes restent
en balles dans le champ, ce qui fait perdre aux grains d'avoine de
25 à 30 % de leur poids par rapport aux cultivars ordinaires
qui conservent leur enveloppe. Les cultivars actuels possèdent
une couche de poils fins sur l'amande, qui empêchent l'avoine
de s'écouler librement. Ces poils causent des démangeaisons,
ce qui rend l'avoine désagréable à manipuler.
Des recherches sont en cours pour mettre au point une avoine «
nue » qui serait débarrassée autant de l'enveloppe
que des poils au moment de la récolte.
L'avoine nue est cultivée comme de l'avoine vêtue, mais
pour obtenir de bons résultats il faut porter une attention
spéciale aux étapes du semis, de la récolte,
de la manipulation et de l'entreposage des grains. Étant donné
que l'enveloppe ne protège pas le grain, le pouvoir germinatif
est facilement réduit. Il faut redoubler de précautions
au moment des semis. La récolte et la manipulation peuvent
endommager l'embryon. La grande concentration d'huile qui se trouve
à la surface du grain attire par ailleurs les insectes d'entrepôt.
Maintenir le taux d'humidité au-dessous de 10 %, afin que le
grain conserve sa qualité pendant l'entreposage.
| Espèces céréalières | Haut de la page |
Les mélanges de céréales occupent une superficie
importante en Ontario. La plupart sont composés d'avoine et
d'orge, bien que les mélanges puissent comprendre du blé
de printemps ou des pois de grande culture. Les mélanges de
céréales sont destinés uniquement à l'alimentation
animale.
On ne peut formuler de recommandations quant aux meilleurs mélanges.
En général, les cultivars d'avoine et d'orge qui donnent
les meilleurs rendements lorsqu'ils sont semés en peuplements
purs font de même en mélanges. On doit veiller à
ce que les éléments du mélange soient compatibles
sur les plans de la hauteur et de la maturité. L'ajout de blé
ou de pois au mélange augmentera les teneurs en énergie
et en protéines du grain, mais entraîne souvent une réduction
considérable des rendements.
Les maladies des feuilles et des épis sont habituellement beaucoup
moins graves dans les cultures de grains mélangés que
dans les cultures d'avoine ou d'orge cultivées en peuplements
purs. Les cultures d'avoine et d'orge mélangées tolèrent
mieux les conditions de drainage variables du fait que les cultures
sont favorisées par des conditions différentes. Ainsi,
la composante qui prédomine est l'orge dans les zones plus
sèches du champ et l'avoine dans les zones mal drainées.
| Espèces céréalières | Haut de la page |
Le blé d'automne occupe la superficie la plus vaste de toutes
les cultures céréalières et est cultivé
presque partout en Ontario. Tout comme l'orge d'automne et le seigle
d'automne, le blé d'automne a besoin d'une vernalisation, c.-à-d.
d'une période passée à des températures
froides (0-5 °C ou 32-41 °F), qui l'amène à
pousser, à épier, à fleurir et à produire
des grains. Même si le blé subit avec succès une
vernalisation au stade 5 feuilles, la vernalisation peut s'accomplir
aussitôt que commence la germination. Ainsi, le blé d'automne
peut être semé à tout moment à l'automne
jusqu'aux gelées et avoir dans la plupart des cas, des épis
l'année suivante. Le blé d'automne semé au printemps
ne parviendra pas au stade reproductif puisqu'il n'aura pas subi la
vernalisation. Il arrive que le blé d'automne soit semé
au printemps pour donner l'aspect d'une pelouse qui n'a presque jamais
besoin d'être coupée.
L'économie de l'Ontario profite des prodigieuses retombées
économiques du blé, dont la transformation augmente
de 400 % sa valeur économique. Cette augmentation de valeur
est la plus importante que connaissent les matières premières
agricoles.
| Espèces céréalières | Haut de la page |
Blé fourrager
Le blé fourrager est une source plus concentrée de
protéines et d'énergie pour les animaux d'élevage
que ne le sont l'orge ou l'avoine. Il faut limiter la quantité
de blé fourrager dans la ration alimentaire des non-ruminants
pour éviter les problèmes digestifs. En général,
le blé ne doit pas dépasser plus de 25 % de la ration
totale. Pour plus d'information, consulter un ou une nutritionniste.
Certains cultivars de blé fourrager peuvent donner des rendements
semblables à ceux de l'avoine et de l'orge de qualité
fourragère. Parfois, ces cultivars peuvent atteindre une qualité
leur permettant d'accéder au marché du blé de
meunerie. Vérifier auprès d'un fournisseur de céréales
ou auprès de la Commission ontarienne de commercialisation
du blé pour vérifier si un cultivar est habituellement
de qualité meunière ou fourragère. Lorsque des
cultivars de blé fourrager produisent une qualité meunière,
il y a lieu de se réjouir, mais non d'en faire une attente.
Blé de meunerie
Pour que le produit soit accepté sur le marché, il faut
miser sur sa qualité, ce qui oblige à accorder de l'attention
aux points suivants : choix du cultivar approprié, semis hâtif
et lutte efficace contre les mauvaises herbes. Les cultivars de blé
de printemps ont habituellement un couvert très clair, d'oú
l'importance de renforcer la lutte contre les mauvaises herbes. Ce
couvert clair fait que les cultivars de blé de printemps se
prêtent très bien à un sous-semis de céréales.
| Espèces céréalières | Haut de la page |
Les types de seigle à la fois de printemps et d'automne sont
cultivés et disponibles en Ontario. Généralement,
le seigle d'automne est cultivé dans les sols sableux légers
qui servent à la culture du tabac et aux cultures maraîchères,
afin de prévenir l'érosion éolienne et enrichir
le sol de matières organiques. Le seigle de printemps est parfois
cultivé comme culture fourragère annuelle. Contrairement
aux autres cultures céréalières, le seigle est
assez sensible à l'ergot, ce qui nuit à son utilisation
comme aliment destiné aux animaux ou aux humains.
Le seigle d'automne est la plus rustique de toutes les céréales
d'automne. Il est très précoce et vient à maturité
bien avant le blé ou l'orge d'automne. Par contre, étant
donné qu'il est incroyablement difficile à battre, même
s'il parvient à maturité tôt, sa récolte
ne se fait que bien après celles du blé ou de l'orge.
On laisse ainsi le temps à la paille de se détériorer
un peu, ce qui facilite le battage.
Certains producteurs, voulant obtenir un fourrage supplémentaire,
ont commencé à semer du seigle d'automne après
la récolte du maïs. Ce seigle commence à épier
vers la mi-mai du printemps suivant, moment oú il est coupé
et envoyé à l'ensilage pr -fané. Les haricots
comestibles ou le soya sont alors semés sans que le retard
amené par la culture du seigle n'ait de répercussions
tangibles sur les rendements. Les dangers de cette pratique comprennent
les effets allélopathiques probables des résidus du
seigle et la possibilité d'avoir une repousse de seigle dans
les cultures de blé de l'année suivante.
| Espèces céréalières | Haut de la page |
La triticale aussi bien que l'épeautre sont cultivés à petite échelle en Ontario. Lorsque les prairies de fauche sont détruites par l'hiver, la triticale, un croisement entre le blé et le seigle, est cultivée comme culture fourragère d'urgence, généralement conjointement avec les pois (voir la rubrique Graminées annuelles de saison chaude). L'épeautre, un précurseur du blé moderne, est cultivée principalement selon des techniques de culture biologique et est destinée aux lucratifs marchés de spécialité.
| Espèces céréalières | Haut de la page |
La plupart des plantes cultivées sont diploïdes, c.-à-d. qu'elles ont une paire de chaque chromosome. L'orge et l'avoine sont diploïdes. Le blé est hexaploïde, puisqu'il a trois paires de chaque chromosome, ce qui a rendu beaucoup plus difficile le transfert génique dans le blé. Aussi, la marge de profit liée à la production de semences et à l'amélioration génétique est-elle beaucoup moins grande que pour bien d'autres cultures. C'est ce qui explique que les cultures céréalières soient nettement en retard dans la mise au point de cultivars ayant des caractéristiques spéciales élaborées au moyen de la technologie du transfert génique.
Cette situation est appelée à changer. Encore faut-il
que l'attitude de l'industrie et des consommateurs face à ces
changements évolue. Les producteurs doivent être au fait
des progrès à ce chapitre ainsi que des critères
de maintien et de séparation de l'identité qui peuvent
en découler.
L'orge, et maintenant le blé, sont au premier plan des nouveaux
développements technologiques visant à améliorer
leur matériel génétique. Grâce à
la technique du doublement des haploïdes, élaborée
à l'Université de Guelph, le nombre de nouveaux cultivars
s'est considérablement accru. Cette technique devrait assurer
l'afflux constant de nouveaux cultivars de meilleure qualité
offrant des caractéristiques agronomiques adaptées aux
conditions de culture de l'Ontario.
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... sur les céréales
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