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Céréales : Semis

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002

 

Les renseignements sur cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.

 

Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 6)

Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Profondeur de semis
  2. Croissance des céréales
  3. Dates de semis
  4. Reprise des semis
  5. Taux de semis
  6. Écartement des rangs
  7. Autres possibilités à explorer
  8. Mises à jour sur les céréales : Semis
  9. Liens connexes...

       

Profondeur de semis

La profondeur de semis peut avoir une grande influence sur la croissance de la plante (voir figure 6-1, Nombre de jours avant la levée en fonction de la profondeur de semis, ci-dessus).

    Figure 6-1. Nombre de jours avant la levée en fonction de la profondeur de semis

Figure 6-1. Nombre de jours avant la levée en fonction de la profondeur de semis

Il n'en reste pas moins que ce sont les conditions de sol au moment du semis qui doivent déterminer la profondeur de semis. Ainsi, on ne doit jamais ensemencer superficiellement un sol sec en espérant que la pluie aidera à la germination. Semer dans un sol humide pour assurer une levée rapide et uniforme, même si un semis profond paraît nécessaire. Si par contre le sol est détrempé, envisager d'effectuer un semis peu profond ou de hâter l'assèchement du sol par un passage supplémentaire de la machinerie de travail du sol.

Les recherches et les innovations technologiques portant sur la maîtrise de la profondeur de semis accusent un retard important en ce qui a trait aux céréales, comparativement aux cultures du maïs et du soya. Avec les semoirs actuels, la profondeur de semis peut varier de 1,25 à 7,5 cm (1/2 à 3 po) sur le même rang, selon les conditions de sol.

Les producteurs peuvent tenter d'amoindrir cet écart de profondeur en utilisant des dispositifs tasseurs, qui retiennent la semence au fond de la raie. Le nivellement du terrain et des vitesses de semis plus lentes aideront à amoindrir l'écart de profondeur. La profondeur des semis de céréales ne sera jamais aussi précise que celles du maïs tant que des roues plombeuses suivront des ouvre-sillons à double disque, ou que des coutres simples sans bras parallèles feront partie de l'équipement de série.

Le rendement des céréales est considérablement influencé par la variabilité de la profondeur du semis et un manque de précision dans la mise en place des semences. Les céréales sont les cultures qui réagissent le mieux à un semis hâtif qui est fait au bon moment (voir la rubrique Dates de semis. Lorsque les céréales ne sont pas semées à une profondeur uniforme ou sont semées trop profondément, il arrive que la levée soit retardée d'une semaine ou plus (voir figure 6-1). Une levée retardée équivaut à des semis fait en retard et entraîne une réduction équivalente du rendement. Il est évident que la précision des semoirs doit être améliorée.

Profondeur de semis optimale

Les céréales doivent être semées uniformément à une profondeur de 2,5 cm (1 po). Cette façon de procéder favorise une levée hâtive et le développement rapide des racines coronales bien ramifiées. Comme l'humidité est un facteur primordial, il faut absolument que la graine soit en contact avec un sol humide. Une profondeur de semis de 2,5 cm (1 po) est peu utile s'il n'y a pas d'humidité à cette profondeur.

Les producteurs qui réussissent à semer le blé d'automne avec précision s'assurent que leur blé survivra mieux à l'hiver et leur procurera de meilleurs rendements. Cette stratégie rapportera également des dividendes dans les cultures de céréales de printemps. Les producteurs doivent chercher à perfectionner leurs méthodes de semis afin d'enregistrer les meilleurs rendements possibles.

Croissance des céréales

On peut déterminer la croissance de la plantule de céréale en mesurant les accumulations de degrés-jours (DJ). Les calculs des DJ sont exposés en détail sous la rubrique Degrés-jours. Pour les cultures de céréales, utiliser la valeur 0 comme base de calcul.

Généralement, les céréales ont besoin de 80 DJ pour germer. Pour la levée, il faut 50 DJ supplémentaires par pouce de profondeur de semis.

À des températures automnales typiques de 15 °C le jour et de 5 °C la nuit, il faut compter 8 jours (15 °C + 5 °C = 20/2 = 10 degrés-jours/jour) pour la germination, et 5 jours supplémentaires par pouce de profondeur de semis pour la levée. Des températures plus froides ralentiront la croissance.

La figure 6-2, Stades de croissance des céréales, montre les stades de croissance des céréales selon « l'échelle de Zadok » (« l'échelle de Feekes », une autre échelle de croissance, ne paraît pas ici).

    Figure 6-2. Stades de croissance des céréales

Figure 6-2. Stades de croissance des céréales

Ces stades sont critiques pour bien des décisions de gestion prises par les producteurs. Les applications d'herbicides et d'azote doivent être faites au stade du tallage, tandis que la lutte contre les maladies est plus importante aux stades de l'élongation et de l'épiaison. La connaissance des stades de croissance de la culture est essentielle lors du dépistage des problèmes, afin de juger si des interventions sont justifiées.

Dates de semis

Les céréales réagissent encore plus à la date de semis que ne le fait le maïs. Des études faites en Ontario révèlent qu'au delé de la date de semis optimale, chaque jour de retard dans les semis de céréales entraîne une baisse de rendement de 0,07 t/ha/jour (1,1 bo/ac/jour).

Les rendements du blé d'automne à l'échelle de la province de 1981 à 2000 sont indiqués à la figure 6-3, Rendement du blé d'automne à l'échelle de la province de 1981 à 2000.

Figure 6-3. Rendement du blé d'automne à l'échelle de la province de 1981 à 2000

Figure 6-3. Rendement du blé d'automne à l'échelle de la province de 1981 à 2000

Les rendements records enregistrés en 1999 et en 2000 sont essentiellement attribuables aux semis qui avaient été devancés l'automne précédent, tandis que les rendements faibles de 1993 sont le résultat d'un semis tardif à l'automne 1992.

Céréales d'automne

Comme la date des semis de blé d'automne dépend souvent de la date de récolte du soya, les semis risquent d'être retardés par rapport à la date de semis optimale du blé d'automne. Or ces retards peuvent entraîner des baisses de rendement. Pour faciliter la culture du blé à la suite du soya, voir les directives toutes simples énoncées sous la rubrique Semis de blé après une culture de soya.

La figure 6-4, Dates de semis optimales du blé d'automne en Ontario, montre les dates de semis optimales pour le blé d'automne. Les isolignes tracées sur la carte reposent sur les conditions météorologiques moyennes, de telle sorte que les dates réelles pourront varier légèrement d'une année à l'autre. Semer l'orge d'automne entre 7 et 10 jours avant les dates de semis optimales pour le blé d'automne, afin d'améliorer la survie hivernale. L'orge d'automne est beaucoup moins rustique que le blé d'automne.

    Figure 6-4. Dates de semis optimales du blé d'automne en Ontario

Figure 6-4. Dates de semis optimales du blé d'automne en Ontario

Il arrive que le blé soit semé trop tôt. Semer le blé au plus 10 jours avant la date de semis optimale, afin de minimiser les risques d'infestation par la mouche de Hesse et d'infection par le virus du nanisme jaune de l'orge. Ce virus est propagé par les pucerons, qui se nourrissent des plantules de blé. L'utilisation d'insecticides pour maîtriser les pucerons n'est ni utile ni économique. Étant donné qu'ils sont très sensibles aux basses températures, les pucerons et les inquiétudes qu'ils causent aux producteurs diminuent considérablement dès que le mercure descend. (Pour plus d'information sur la mouche de Hesse, le puceron du merisier à grappes ou le virus du nanisme jaune de l'orge, voir les rubriques Ravageurs, et Maladies).

Comme l'orge d'automne doit être semée tôt, choisir un cultivar qui tolère le virus du nanisme jaune de l'orge.

Les cultivars modernes de blé n'occasionnent pas de problèmes de croissance excessive de la partie aérienne s'ils sont semés tôt. Tandis que le blé semé tôt risque d'être plus sensible à la moisissure des neiges, le blé semé même 2 semaines avant la date de semis optimale n'a pas affiché de problèmes de croissance excessive de la partie aérienne depuis au moins 20 ans.

Céréales de printemps

Il est pratiquement impossible de semer trop tôt des céréales de printemps, à moins que le sol ne soit extrêmement détrempé. Cette réaction formidable de la plante aux semis hâtifs incite certains producteurs à faire les semis sur sol gelé. Les conditions printanières fraîches et humides favorisent le tallage et la production de gros épis. Elles devancent aussi les dates de floraison, ce qui soustrait la culture aux chaleurs et à la sécheresse qui règnent souvent de la fin juin au début juillet.

Les dates cibles pour semer les céréales de printemps sont le 10 avril dans le sud-ouest de l'Ontario, le 15 avril dans le centre et l'est de l'Ontario et le 10 mai dans le nord de la province. Dans les zones de plus de 2900 unités thermiques de croissance, la culture des céréales de printemps n'est en général pas recommandée, et elle est carrément à proscrire si les semis sont retardés au delé du 20 avril.

Reprise des semis

Les céréales d'automne comptent parmi les rares cultures qui donnent une deuxième chance au producteur d'évaluer la culture au printemps pour voir si la survie hivernale a été acceptable et de semer une autre culture sans que le rendement de la deuxième culture n'en soit affecté. Évaluer la récolte de blé en avril et au début mai. La décision de reprendre les semis devrait être prise le plus tard possible. Les plants endommagés se rétablissent souvent sous de bonnes conditions météorologiques. Par contre, des plants qui auraient dú se remettre peuvent mourir sous des conditions chaudes et sèches. Le tableau 6-6, Détermination du potentiel de rendement en fonction de différentes densités de peuplement, ci-contre, indique le potentiel de rendement associé à diverses densités de peuplement. La date de semis aura une incidence sur la décision de reprendre les semis.

    Tableau 6-6. Détermination du potentiel de rendement en fonction de différentes densités de peuplement

Nbre de plants
Potentiel
de
rendement
(en %)
Date des semis

par
mètre
de rang

par
pied
de rang

Rendement :
t/ha (bo/ac)
5 oct.
15 oct.
66
201
100
5,34 (80)
4,84 (72)
33
10
95
5,11 (76)
4,57 (68)
23
7
902
4,84 (72)
4,37 (65)
20
6
85
4,57 (68)
4,10 (61)
16
5
80
4,30 (64)
3,90 (58)

Source : Smid, Collège de Ridgetown, Université de Guelph, 1986-1990.

1Peuplement complet.
2Des plants sains et distribués uniformés uniformément, selon une densité de 23 plants/m (7 plants/pi)de rang donneront quand même 90% de potentiel de rendement et n´obligent pas à reprendre les semis. Une clulture dont la densité de peuplement moyenne est de 23 plants/m (7 plants/pi) de rang, dont les plants ne sont pas distribués uniformément ou sont gravement endommagés par le déchaussement et d´autres facteurs, ne fournira pas un rendement satisfaisant. Envisager dans ce cas de reprendre les semis.

Taux de semis

Traditionnellement, on avait l'habitude d'exprimer les taux de semis recommandés en bo/ac et d'adopter comme norme pour la plupart des céréales le taux de 2 bo/ac. Or, ce genre de généralisation n'est désormais plus acceptable. Le calibre des semences influence le taux de semis. Des taux de semis optimaux sont établis pour chaque culture céréalière. Le tableau 6-7, Densités de peuplement recommandées pour les cultures céréalières, indique les densités de peuplement recommandées selon la culture.

    Tableau 6-7. Densités de peuplement recommandées pour les cultures céréalières

Culture
Peuplement visé
Plants/m2

Graines/ha
(x 1 000)

Graines/ac
(x 1 000)
Orge
250-350
2,500-3,500
1,000-1,400
Avoine
200-300
2,000-3,000
800-1,200
Céréales mélangées
200-350
2,000-3,500
800-1,400
Blé de printemps
300-400
3,000-4,000
1,200-1,600
Blé d'automne
350-450
3,500-4,500
1,400-1,800

Le tableau 6-8, Détermination du taux de semis, indique quant à lui le nombre de graines par mètre de rang et le nombre de kilogrammes de semence par hectare qui sont nécessaires pour obtenir les différentes densités de peuplement recherchées.

    Tableau 6-8. Détermination du taux de semis

Densité de peuplement recherchée
(graines/ha) x 1 000
2 000
2 500
3 000
3 500
4 000
4 500
Écartement des rangs
Graines par mètre de rang
10 po
49
62
75
89
102
112
8 po
39
49
62
69
82
92
7 1/2 po
39
46
56
66
75
85
7 po
36
43
52
62
69
79
6 po
30
39
46
52
59
69
4 po
20
26
30
36
39
46
Graines/kg
Kilogrammes de semence/ha
22 100
90
112
134
157
179
202
24 300
82
102
122
142
162
184
26 500
75
93
112
131
149
168
28 700
69
86
103
121
138
155
30 900
64
80
96
112
128
144
33 200
59
75
90
104
120
134
35 400
56
71
84
99
112
127
37 600
53
66
80
92
105
119
39 800
49
62
75
87
100
112
42 000
47
59
71
83
94
106
44 200
45
56
67
78
90
101

En ce qui a trait aux taux de semis et aux densités de peuplement recherchées, il faut savoir qu'un cultivar qui offre un moins grand nombre de graines/kg sera désavantagé par rapport à un autre qui en offre un plus grand nombre. Pour obtenir la densité recommandée dans la plupart des sols, un taux de semis plus élevé (kg/ha) sera nécessaire pour les cultivars renfermant moins de graines/kg.

Utiliser les taux les plus élevés des tableaux 6-7, et 6-8, ci-dessus :

a) lé oú des problèmes risquent de se présenter à la levée et au début de l'établissement des plantules (si le lit de semence laisse à désirer ou si les semis se font par voie aérienne ou à la volée, par exemple);

b) si les semis sont faits tardivement et que le tallage sera réduit.

La formule suivante peut servir à déterminer le taux de semis :

Taux de semis (kg/ha) = (graines/ha ÷ graines/kg) X (100 ÷ % de germination)

Taux de semisé (lb/ac) = (graines/ac ÷ graines/lb) X (100 ÷ % de germination)

Exemple de calcul

Le nombre de graines/kg (graines/lb) devrait être indiqué sur l'étiquette ou le sac de semences. Par exemple, si l'on vise 3,7 millions de graines/ha (1,5 million de graines/ac) et que le taux de germination est de 95 %, à raison de 26 500 semences/kg (12 000 graines/lb), le taux de semis sera de 147 kg/ha (132 lb/ac).

     

    Syst. métrique: (3 700 000 ÷ 26 500) X (100 ÷ 95) = 147 kg/ha

    Syst. impérial: (1 500 000 ÷ 12 000) X (100 ÷ 95) = 132 lb/ac


Écartement des rangs

On a beaucoup étudié l'écartement des rangs de céréales dans le but de déterminer celui qui permettrait d'obtenir le rendement maximal. Le tableau 6-9, Écartement des rangs de blé d'automne, fait le point sur les résultats des recherches menées en Ontario et dans le nord des États-Unis sur l'écartement des rangs de blé d'automne. Les résultats des essais à la ferme effectués en Ontario ont été inclus dans ce tableau.

Tableau 6-9. Écartement des rangs de blé d'automne

Écartement des rangs de blé d'automne
10 cm
(4 po)
18 cm
(7 po)
25 cm
(10 po)
36 cm
(14 po)
51 cm
(20 po)
Emplacement
Rendement en t/ha (bo/ac)
é.-U.
Wisconsin
1985-87
6,32
(94)
6,32
(94)
5,44
(81)
-
-
Ohio
-
4,10
(61)
4,03
(60)
3,97
(59)
3,56
(53)
Canada
Ontario1

5,38
(80)

5,38
(80)
-
-
-
Essais à la ferme
Comté d'Essex
-
5,12
(76)
4,97
(74)
-
-
Comté de Middlesex
-
5,98
(89)
5,91
(88)
-
-

1Source: Smid, Collége de Ridgetown, Université de Guelph, 1987-90.

Rien ne prouve qu'il y aurait intérêt dans les cultures d'automne à opter pour des rangs plus rapprochés que la distance standard de 18-19 cm (7-7 1/2 po). Il semble par ailleurs qu'opter pour des rangs plus espacés entraîne une baisse de rendement. Bon nombre des nouveaux semoirs en lignes pour rangs de 25 cm (10 po) procurent un semis de plus grande précision que la plupart des semoirs à céréales prévus pour des écartements de 19 cm (7 1/2 po). Vu l'importance que revêt la profondeur de semis, cette précision accrue peut compenser en partie les baisses de rendement attribuables à l'écartement des rangs, comme en témoignent les données recueillies dans les comtés d'Essex et de Middlesex ainsi qu'en Ohio, oú des semoirs précis ont été utilisés sur des rangs écartés de 25 cm (10 po).

Dans le cas des céréales de printemps, les essais menés dans le nord de l'Ontario ont indiqué des augmentations de rendement de plus de 5 % lorsque l'écartement des rangs a été réduit de 18 à 10 cm (7 à 4 po). Le fait de passer à des écartements de 10 cm (4 po) peut se révéler bénéfique dans cette région. Par contre, il est difficile de réduire autant l'écartement des rangs dans un système de semis direct.

Autres possibilités à explorer

Les producteurs qui sont au fait des méthodes de culture des céréales employées en Europe savent que des gains de rendement sont possibles en utilisant des fongicides, des régulateurs de croissance et davantage d'engrais. Compte tenu des conditions de croissance qu'on trouve en Ontario, il est plus difficile de dégager des bénéfices d'un tel apport supplémentaire d'intrants. Les producteurs aguerris pour qui la culture des céréales n'a plus de secret sont à même de tirer parti de ces stratégies. Ceux qui y ont souvent recours connaissent des gains de rendement, qui sont attribuables au choix du moment des applications et à l'utilisation de ces intrants supplémentaires. Ces producteurs sont en mesure de déterminer le moment optimal pour faire les applications et si ces applications sont indiquées. En général, ils obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne.

La maîtrise des maladies foliaires est l'une des stratégies de gestion mentionnées plus haut. Pour plus d'information sur l'identification des maladies et les méthodes de lutte, voir la rubrique Maladies, et la publication 812F du MAAARO, Guide de protection des grandes cultures. Les seuils d'intervention dans la lutte contre les maladies varient selon la maladie en cause ainsi que le stade de croissance et l'état de la culture. En général, il est important de bien observer les deux feuilles supérieures des céréales, à tous les stades de croissance. Si une maladie atteint l'une ou l'autre de ces feuilles ou les deux, déterminer si le seuil d'intervention a été atteint et s'il est justifié d'appliquer un traitement.

Les producteurs qui s'y connaissent en matière de culture de céréales enregistrent des gains de rendement bien supérieurs aux coûts qu'ils engagent en ayant recours à certains des derniers fongicides apparus sur le marché. Une bonne dose d'observation sur le terrain et des mises au point sont nécessaires pour optimiser les avantages que procurenté ces outils de gestion plus intensifs.

Les régulateurs de croissance sont une autre solution à explorer. Certains cultivars de céréales présentent d'excellents potentiels de rendement mais versent avant d'être récoltés, ce qui réduit les rendements et la qualité. Les régulateurs de croissance, lorsqu'ils sont utilisés à la bonne dose et au bon moment, peuvent raccourcir et raffermir la paille et maintenir les plants bien dressés jusqu'à ce que les cultivars à la paille moins forte aient été récoltés. Cette dépense est superflue dans le cas des cultivars dont la paille est forte. Il reste que certains producteurs ont le sentiment que l'augmentation à la fois de l'efficacité de la moissonneuse-batteuse et de la vitesse de récolte des céréales traitées avec un régulateur de croissance justifie son application sur toute la superficie cultivée. Des recherches sont en cours pour déterminer si les avantages pressentis sont réels.

Mises à jour sur les céréales : Semis

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

... sur les céréales

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca