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Cultures fourragères : Récolte et entreposage - qualité du fourrage et période de récolte du fourrage

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002
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Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 5)
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Table des matières

  1. Qualité du fourrage
  2. Terminologie de la nutrition du bétail
  3. Mesure de l'énergie digestible de l'ensilage du maïs
  4. Période de récolte du fourrage
  5. Prévoir la qualité de la luzerne dans une culture sur pied
  6. Mises à jour sur les cultures fourragères : Récolte et entreposage - qualité du fourrage et période de récolte du fourrage
  7. Liens connexes...

Qualité du fourrage

Le type de bétail détermine la qualité voulue de fourrage. Celle-ci doit correspondre aux besoins nutritionnels de l'animal. Pour un troupeau de vaches laitières très productives, il faut produire un fourrage de qualité, c.-à-d. à fortes teneurs en énergie et en protéines digestibles. L'analyse repère pour la luzerne destinée à des vaches laitières très productives donne 20 % de protéines brutes (PB), 30 % de fibres au détergent acide (FDA) et 40 % de fibres au détergent neutre (FDN). Pour les bovins de boucherie, le foin le plus approprié est plus mature et d'un rendement plus élevé et, par conséquent, a une teneur en protéines et une digestibilité plus faibles. Bon nombre de propriétaires de chevaux d'équitation préfèrent le foin à maturité plus avancé qui renferme davantage de graminées que n'en contient normalement le foin destiné aux vaches laitières, mais il doit absolument être exempt de moisissures et de poussières. Certains marchés exigent aussi que le foin ait une couleur verte et ne contienne aucune mauvaise herbe. Pour la suite de cette section, le terme « qualité élevée » désignera une teneur élevée en protéines et en énergie digestibles.

Les analyses en laboratoire sur les fourrages sont essentielles pour établir une ration alimentaire précise. La teneur en éléments nutritifs des fourrages varie considérablement selon le type de fourrage, le degré de maturité à la coupe et la capacité de préservation.

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Terminologie de la nutrition du bétail

À la distribution

Expression de la valeur nutritive comprenant l'humidité. La valeur nutritive des aliments analysés « à la distribution » est toujours plus faible que ceux qui sont analysés sur une base « matière sèche ».

Matière sèche

Expression de la valeur nutritive d'un aliment après évaporation forcée de toute l'eau qu'il renferme. Sert à comparer la valeur nutritive d'aliments ayant des teneurs en eau différentes et à évaluer la valeur nutritive des aliments ingérés par les animaux.

Protéines brutes (PB)

Évaluation de la quantité totale de protéines contenues dans l'aliment; on l'obtient en multipliant par 6,25 la teneur en azote de l'aliment. Les protéines brutes comprennent les protéines vraies et d'autres substances renfermant de l'azote, comme l'ammoniac, les acides aminés et les nitrates.

Fibre au détergent acide (FDA)

Fraction surtout lignocellulosique obtenue par ébullition en milieu acide d'un échantillon d'aliment dans une solution au détergent. Le résultat de la FDA sert à déterminer la valeur énergétique (UNT, ÉN) des fourrages.

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Fibre au détergent neutre (FDN)

Fraction insoluble renfermant toutes les parois cellulaires végétales qui restent après qu'un échantillon d'aliment a bouilli dans une solution au détergent neutre (principalement hémicellulose, cellulose et lignine). Le résultat permet de prévoir la quantité d'aliments que peut ingérer un ruminant.

Valeur alimentaire relative (VAR)

La valeur alimentaire relative est calculée au moyen de la FDN et de la FDA. La valeur alimentaire relative des graminées est habituellement plus faible que celle des fourrages de légumineuses en raison de la teneur élevée en fibres. C'est pourquoi la comparaison de la valeur alimentaire relative entre différentes espèces est discutable.

Énergie nette (ÉN)

Quantité d'énergie réellement disponible pour couvrir les besoins en entretien et en production de l'animal; elle représente l'énergie brute contenue dans un aliment moins l'énergie perdue dans les fèces, l'urine, les gaz et les pertes de chaleur.

Unités nutritives totales (UNT)

Terme décrivant la valeur énergétique d'un aliment en se basant sur des équations de régression.

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Azote insoluble au détergent acide (ADF-N)

Test de laboratoire servant à mesurer la quantité de protéines détruites par la chaleur dans le foin et l'ensilage préfané.

Digestibilité in vitro

Mesure où un échantillon de fourrage est incubé dans le jus de rumen pendant une certaine période pour simuler la digestibilité dans un rumen.

Digestibilité des fibres (dNDF)

Digestibilité des fibres déterminée par la digestibilité des FDN in vitro. Cette mesure influe sur l'énergie digestible du fourrage et la prise alimentaire.

Profil de fermentation

Analyse du profil de fermentation offerte pour l'ensilage afin de déterminer les quantités relatives d'acides lactique, acétique, butyrique et propionique et le pH.

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Mesure de l'énergie digestible de l'ensilage du maïs

L'ensilage de maïs a la particularité d'allier deux composants très différents : les grains très humides et les épis débarrassés des grains. Une énergie digestible élevée est importante pour réduire le besoin en supplément de céréales. Une teneur en FDN faible et une valeur de dNDF plus élevée sont importantes pour une prise alimentaire et une énergie accrues.

L'énergie digestible de l'ensilage de maïs se détermine principalement par les quantités relatives d'amidon et de fibres (FDN) et leur digestibilité. On utilise parfois la FDA pour estimer l'énergie et la FDN pour analyser la prise alimentaire, mais ces mesures ne tiennent pas compte de la digestibilité. De nouvelles méthodes estiment avec plus de précision l'énergie digestible de l'ensilage de maïs à partir des PB, des lipides, des glucides non structurels (GNS), des FDN et de la lignine. D'autres méthodes emploient aussi l'amidon et la digestibilité des FDN in vitro (dNDF). La texture, la teneur en eau et le traitement des grains influent sur la digestibilité de l'amidon.

Période de récolte du fourrage

La période de récolte est le facteur le plus important pour la production d'un fourrage de qualité. La valeur nutritive des cultures fourragères baisse au fur et à mesure qu'elles arrivent à maturité. Par exemple, après le stade du bouton de la luzerne, la valeur nutritive baisse d'environ 0,2 % par jour pour ce qui est des protéines et d'environ 0,4 % par jour pour ce qui est de la digestibilité (voir le tableau 5-11, Digestibilité et teneur en protéines de la luzerne et du brome à divers stades de maturité). Le moindre retard dans la coupe du fourrage diminue grandement sa qualité. Bien sûr, le fait d'avoir à attendre une période de temps sec complique davantage les choses.

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Tableau 5-11. Digestibilité et teneur en protéines de la luzerne et du brome à divers stades de maturité
Stade de maturité Date Digestibilité (%) Teneur en prot ines brutes (%)
Luzerne Brome Luzerne Brome
Bouton moyen
4 juin
72,6
73,8
21,5
13,4
Début de floraison
(sortie des épis)
20 juin
65,2
67,2
17,0
10,0
Floraison complète
30 juin
62,1
60,6
16,2
6,7
Premières graines
6 juill.
60,9
59,7
15,6
5,8

En règle générale, le fourrage de grande qualité de première coupe devrait être coupé à partir du milieu jusqu'à la fin du stade du bouton.

La période de récolte dépend des besoins nutritionnels du bétail.

La coupe effectuée avant le stade du bouton et au début du stade de bouton réduit les rendements et peut augmenter les risques de perdre le peuplement. Des teneurs en fibres extrêmement basses peuvent entraîner des problèmes nutritionnels. Pour ce qui est des graminées, un compromis entre le rendement et la qualité se fait « au stade où l'épi est tout juste sorti ». Le dactyle pelotonné atteint la maturité bien avant la fléole et le brome. Retarder la récolte du fourrage augmente le rendement et la rusticité, mais réduit la qualité du fourrage. Pour les grandes surfaces de fourrage, il est conseillé de commencer la coupe plus tôt pour s'assurer que la matière coupée en dernier est de bonne qualité.

La deuxième et la troisième coupes de luzerne peuvent se faire à intervalles d'environ 30 jours (milieu du stade du bouton) à 40 jours (début de floraison) ou plus, selon que l'on veut une qualité élevée ou une rusticité et un rendement optimaux (voir la rubrique Destruction des fourrages par l'hiver).

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Prévoir la qualité de la luzerne dans une culture sur pied

Parmi les méthodes utilisées pour déterminer quand il faut commencer la première coupe de luzerne, il y a la date du calendrier, le stade de croissance (milieu et fin du stade du bouton), les degrés-jours de croissance (voir la rubrique Degrés-jours), la coupe aux ciseaux, et les équations prédictives de la qualité de la luzerne (ÉPQL). La méthode des ÉPQL se sert de la tige la plus longue et de la tige dont la maturité est le plus avancée pour estimer la teneur en FDN de la luzerne dans une culture sur pied.

Beaucoup de décisions en matière de coupe sont prises en utilisant la teneur en FDN comme principale variable de qualité. Pour les vaches laitières très productives, la teneur en FDN optimale de la luzerne pour la prise alimentaire et la fibre alimentaire est d'environ 40 %. Lorsque le temps est doux, la teneur en FDN peut augmenter d'environ 0,7 unité par jour, ce qui entraîne une diminution rapide de la qualité. D'une année à l'autre, la teneur en FDN peut varier jusqu'à 10 % à la même date de coupe. La relation entre le stade phénologique, tel que le début ou la fin du stade du bouton, et la teneur en FDN n'est toujours très grande.

Les estimations de FDN par la méthode des ÉPQL sont inscrites sur une baguette à mesurer facile à lire et utilisable dans le champ. Cet outil sert à prendre les décisions relatives à la coupe, mais ne vise pas à remplacer l'analyse des fourrages et l'équilibrage des rations. Pour savoir comment utiliser le système des ÉPQL, voir le bulletin portant sur les équations prédictives de la qualité de la luzerne, Predicting Alfalfa Quality Using PEAQ, diffusé en anglais sur le site Web du MAAO.

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Mises à jour sur les cultures fourragères : Récolte et entreposage - qualité du fourrage et période de récolte du fourrage

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

...sur les cultures fourragères

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