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Cultures fourragères : Sauterelles

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 5)
Pour commander la publication 811F du MAAO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Description
  2. Cycle biologique
  3. Dommages
  4. Techniques de dépistage
  5. Seuils d'intervention
  6. Stratégies de lutte
  7. Mises à jour sur les cultures fourragères : Sauterelles
  8. Liens connexes...

Description

Il existe plusieurs espèces de sauterelles pouvant s'en prendre aux fourrages; leur couleur varie du vert au brun. Les nymphes ressemblent aux adultes, mais elles sont plus petites et leurs ailes sont incomplètes. Les deux s'alimentent en mâchant. Toutes les espèces ont de grandes pattes postérieures leur permettant de sauter.

Cycle biologique

Les sauterelles hivernent au stade d'œuf dans le sol, habituellement dans les champs non cultivés et les pâturages. Les nymphes éclosent au début juin et commencent à se nourrir des plants en train de lever. Les stades nymphaux durent environ deux mois, après quoi les adultes apparaissent, plus tard dans la saison, pour s'alimenter, s'accoupler et déposer dans le sol les œufs qui produiront la population de l'année suivante. Les sauterelles préfèrent pondre des œufs dans des sols sableux et dans des zones enherbées qui ne sont pas travaillées. Du temps sec pendant une ou deux années favorise la survie des œufs et des nymphes.

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Dommages

Les adultes et les nymphes se nourrissent de feuilles. Dans le cas de la luzerne de semence, les sauterelles peuvent être dévastatrices du fait qu'elles s'alimentent des fleurs et des gousses. De fortes infestations peuvent entraîner la défoliation complète des champs et des pertes de rendement. Les dommages causés par l'alimentation des sauterelles sont habituellement observés en premier sur les pourtours des champs, à proximité des rangées d'arbres ou d'arbustes enherbées. Les champs soumis au semis direct, les champs enherbés, les automnes secs et les hivers doux comptent parmi les facteurs de risque élevé.

Techniques de dépistage

Commencer le dépistage à la fin juin, lorsque les sauterelles sont encore jeunes. Inspecter les rangées d'arbres et d'arbustes adjacentes et les bordures enherbées.

Seuils d'intervention

Une moyenne de 15-20 nymphes/m2 au printemps peut justifier une intervention.

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Stratégies de lutte

En début de saison, on doit concentrer les efforts de lutte sur les pourtours du champ, là où les populations de nymphes sont élevées. Voir la publication 812F du MAAO, Guide de protection des grandes cultures, pour les recommandations sur les insecticides. Il est à noter que l'épandage d'insecticides tue les insectes utiles, les ennemis naturels de la cicadelle, du charançon postiche de la luzerne et de la punaise. Plusieurs ennemis naturels, dont les carabes et les grillons, se nourrissent des œufs de sauterelles, tandis que les oiseaux et les araignées mangent les nymphes et les adultes, ce qui contribue à réduire les populations. Le champignon Entomophthora grylli peut réduire les populations lorsque le temps est chaud et humide. Un travail du sol destiné à débarrasser le champ et ses pourtours des graminées adventices aide à réduire le nombre de nymphes, car celles-ci ont besoin de ces plants pour survivre. Le travail du sol enfouit aussi les œufs plus profondément dans le sol, ce qui empêche les nymphes de sortir. La lutte chimique est plus efficace lorsqu'elle est dirigée contre les nymphes que contre les adultes. (Pour commander la publication 812F du MAAO).

Mises à jour sur les cultures fourragères : Sauterelles

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

...sur les cultures fourragères
...sur les ravageurs

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Sans frais : 1 877 424-1300
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