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Cultures fourragères : Espèces annuelles

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 5)
Pour commander la publication 811F du MAAO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Fourrages annuels
  2. Graminées annuelles de saison chaude
  3. Caractéristiques des cultures fourragères annuelles en Ontario - Tableau 5-2
  4. Mises à jour sur les cultures fourragères : Espèces annuelles
  5. Liens connexes...

Fourrages annuels

| Céréales d'automne (seigle, triticale, blé) | Céréales de printemps (avoine, orge, triticale) |
| Mélanges céréales-pois | Soya destiné au fourrage |

La principale culture annuelle à usage fourrager est le maïs, qu'on récolte pour l'ensilage. Pour obtenir plus de détails, voir la rubrique Choix des hybrides destinés à l'ensilage.

Il existe bien d'autres cultures fourragères annuelles. Elles peuvent être intégrées dans l'assolement régulier de l'exploitation ou utilisées en situation d'urgence quand les fourrages pérennes ont été détruits par l'hiver ou qu'on n'en trouve pas assez sur le marché. Les fourrages annuels constituent une source précieuse de foin, de pâturage, d'ensilage ou d'affouragement en vert.

Céréales d'automne (seigle, triticale, blé)

Le seigle d'automne, le triticale d'automne et le blé d'automne procurent un pâturage en automne et en début de printemps. Une bonne fertilisation azotée au printemps suffit à assurer de bons rendements en foin et en ensilage dès la fin du mois de mai. Les céréales d'automne perdent rapidement de leur qualité plus leur degré de maturité est avancé. Le seigle d'automne peut être pâturé en automne s'il a été semé entre le 15 et le 31 août. Il sera prêt à être pâturé sept semaines après les semis. Il produit un plus grand volume de fourrage de printemps que le triticale d'automne ou le blé d'automne. Au printemps, le seigle de pâture doit être enrichi de 50-80 kg d'azote/ha, juste avant de reverdir. L'épiaison commence après la mi-mai si le pâturage n'a pas été brouté trop ras.

Le triticale d'automne se sème à peu près en même temps que le blé d'automne. La semence de triticale d'automne peut être difficile à obtenir. Semer à raison de 100-125 kg/ha et épandre 80 kg d'azote/ha au printemps pour stimuler la production pour la pâture ou pour la fauche. Le triticale d'automne donne un pâturage de début de printemps comparable à celui du seigle d'automne.

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Céréales de printemps (avoine, orge, triticale)

Les céréales de printemps se prêtent très bien à la culture des pâturages. On fait grand usage de l'avoine et de l'orge comme plante-abri dans les semis de plantes fourragères pérennes et on les récolte généralement pour l'ensilage. Les céréales peuvent également servir de foin ou de pâturage.

Les céréales peuvent être semées à toute époque de la saison de végétation, bien que le semis en début de printemps fournisse le rendement maximal. Puisqu'un apport d'azote stimule la végétation, on conseille d'épandre 30-50 kg d'azote/ha. La fauche ou le broutage peut d'habitude commencer de six à huit semaines après le semis. Comme la qualité fourragère baisse rapidement après l'épiaison, on les récolte à la fin du stade de gonflement ou en début d'épiaison. Le rendement de matière sèche augmente à mesure que le plant approche de la maturité, mais la qualité fourragère chute brutalement. Pour l'ensilage, le fourrage doit être ramené à 50-65 % d'humidité.

Les ensilages de céréales sont plus riches en protéines que l'ensilage de maïs, mais ils sont généralement plus pauvres qu'un bon ensilage préfané de luzerne. La valeur énergétique est plus basse que celle de l'ensilage de maïs et souvent comparable à celle de l'ensilage préfané de luzerne.

On préfère l'avoine à l'orge pour l'utilisation comme foin ou comme pâturage, à cause de sa plus grande sapidité. On peut aussi utiliser des céréales mélangées ou du blé de printemps.

Pour plus de renseignements sur les mélanges de céréales de printemps, consulter la fiche technique du MAAO, Production de fourrage à partir de céréales de printemps et de mélanges céréales-pois, commande no 98-042.

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Mélanges céréales-pois

Le pois de grande culture, en association avec d'autres céréales, améliore la valeur alimentaire. Il peut améliorer la teneur en protéines et la digestibilité s'il compte pour au moins 50 % (en poids) du mélange. Cela augmentera le coût des semences. On préfère les cultivars de pois fourragers. Éviter de prendre un cultivar de pois semi-aphylle (c.-à-d. dont les folioles sont transformés en vrilles) pour un rendement en feuilles maximal. Le mélange avoine-pois peut être utilisé comme culture-abri pour la luzerne et devrait être récolté pour l'ensilage. Faucher lorsque l'avoine commence à épier. Le pois commence alors juste à faire ses gousses. Ce stade de croissance se produit vers la dernière semaine de juin.

Un mélange de triticale de printemps et de pois peut servir de culture fourragère. La densité du semis et la gestion des cultures sont semblables à celles du mélange avoine et pois. Les mélanges de triticale et de pois sont habituellement plus riches en pois au moment de la récolte que les mélanges d'avoine et de pois. Il en résulte une meilleure qualité, mais le préfanage des plants est plus long et le temps de fanage avant l'ensilage doit être prolongé.

Soya destiné au fourrage

Bien qu'en Ontario on cultive surtout le soya pour son huile, il peut donner un fourrage de haute qualité comme culture annuelle. Le soya plante entière qui est bien en gousses a des teneurs en protéines et un taux de digestibilité comparables à ceux de la luzerne. Le soya peut se récolter sous forme d'ensilage ou de foin, mais il est difficile à sécher dans ce dernier cas.

Le choix du cultivar doit tenir compte de la hauteur de la plante et de son degré de ramification. On a développé des cultivars de soya destinés au fourrage. Un semis dense au semoir à céréales, à raison de 80-100 kg/ha, donne une couverture convenable pour la culture des pâturages. Très peu d'herbicides sont homologués pour la culture du soya comme fourrage. Lire attentivement les mises en garde précisées sur l'étiquette des produits ou utiliser une houe rotative sept à dix jours après le semis pour freiner la croissance des mauvaises herbes. Consulter la publication 75F du MAAO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes, à la rubrique Méthodes mécaniques de lutte contre les mauvaises herbes. Récolter quand les feuilles du bas commencent à jaunir, c'est-à-dire vers la première semaine de septembre en Ontario. On ne prélève qu'une seule coupe par saison. Pour commander la publication 75F du MAAO.

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Graminées annuelles de saison chaude

| Millets | La famille du sorgho | Crucifères fourragères | Ray-grass annuel |

Les membres de la famille du sorgho, de l'herbe du Soudan et du millet sont des graminées annuelles tropicales, de saison chaude, qui poussent dans des zones semi-arides. On utilise souvent les graminées annuelles de saison chaude comme fourrage dans les situations d'urgence lorsque la luzerne a été détruite par l'hiver ou lorsque les semis sont retardés. Elles présentent des avantages par rapport à l'ensilage de maïs, car elles peuvent être cultivées à l'aide du matériel de semis et de récolte traditionnel. En Ontario, on les utilise également pour l'ensilage (haché ou en grosses balles), l'affouragement en vert ou le pâturage. Le sorgho et l'herbe du Soudan ne sont pas recommandés pour la fauche, car ils sont difficiles à sécher. Le millet est souvent utilisé pour l'ensilage et même pour la production de foin, dans de bonnes conditions de séchage. Le sorgho et l'herbe du Soudan ne doivent pas être utilisés dans l'alimentation des chevaux, car ces graminées peuvent causer la cystite, une inflammation de la vessie. Pour plus d'information, voir la publication 19F du MAAO, La culture des pâturages. Pour commander la publication 19F du MAAO.

Millets

Le nom « millet » a été donné à de nombreuses graminées possédant de petites graines comestibles. La plupart des variétés (notamment le millet du Japon, le millet commun, le millet d'Italie, le millet pied-de-coq, le millet kodo, le mil rouge et le teff) ont des tiges courtes (0,3-1,2 m ou 1-4 pi) et minces. Le millet à chandelle fait exception, sa tige étant au moins deux fois plus longue (1,5-3 m ou 5-10 pi) et plus épaisse. En Ontario, les variétés utilisées le plus souvent pour le fourrage sont le millet à chandelle et le millet du Japon. Bien gérées, les prairies de millet peuvent donner un fourrage de très bonne qualité.

Le millet a une plus petite tige que le sorgho et est légèrement plus riche en protéines et en unités nutritives totales (UNT) que ce dernier. On le préfère souvent à certaines variétés de sorgho pour le pâturage ou l'affouragement en vert, car il ne contient pas d'acide prussique. Le millet et le sorgho sont facilement endommagés par les animaux au pâturage et doivent donc être pâturés en lisières.

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Millet à chandelle

Le millet à chandelle produit une masse de talles et de racines secondaires très fines et fasciculées. Il résiste bien à la sécheresse et préfère un sol légèrement sableux ou un loam sableux. Le sorgho donne un meilleur rendement sur un sol plus lourd. On sème le millet à chandelle lorsque les risques de gel sont passés et lorsque la température du sol atteint 12 °C (54 °F) ou plus. Le meilleur temps est habituellement la dernière semaine de mai ou le début juin, mais on peut aller jusqu'au début juillet. Semer le millet à raison de 9-20 kg/ha, à 1 cm (1/2 po) de profondeur.

La qualité du fourrage et sa quantité dépendent du stade de maturité au moment de la récolte. Pour obtenir une qualité fourragère optimale, la première coupe doit habituellement se faire environ 55-60 jours après les semis, alors que le millet est encore en végétation. La deuxième coupe se fait environ 30-35 jours plus tard. Pour accélérer la repousse, laisser un chaume d'environ 10 cm (4 po), et d'environ 15-20 cm (6-8 po) pour le broutage.

Pour obtenir un rendement et des taux de protéines élevés, le millet à chandelle destiné au fourrage nécessite plus d'azote que les anciens cultivars; on ne connaît toutefois pas les taux exacts. Les habitudes de croissance et le rendement du millet à chandelle destiné au fourrage sont sensiblement les mêmes que ceux des hybrides sorgho-Soudan. Une application fractionnée de l'azote, la moitié au moment des semis et l'autre au moment de la première coupe, permet d'optimiser le rendement et la qualité. Pour de plus amples renseignements sur la lutte contre les mauvaises herbes, consulter la publication 75F du MAAO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes. Pour commander la publication 75F du MAAO.

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La famille du sorgho

Les membres de la famille du sorgho peuvent être utilisés comme fourrage, notamment le sorgho fourrager, l'herbe du Soudan et divers hybrides. Les qualités agronomiques et nutritionnelles diffèrent considérablement entre les espèces, les hybrides et les cultivars.

Sorgho et hybride sorgho-Soudan

Le sorgho fourrager et l'hybride sorgho-Soudan donnent de grands plants et peuvent donner un rendement élevé. Les anciens cultivars de sorgho fourrager étaient adaptés aux récoltes à une coupe produisant une qualité de fourrage faible, mais un rendement élevé. Le sorgho-grain, appelé aussi milo, n'est pas recommandé pour la production de fourrage en raison de son faible rendement en matière sèche.

De nouveaux hybrides de sorgho ont été développés comme fourrage de saison courte, à deux coupes et de grande qualité. Les racines secondaires fines et fasciculées et les talles de l'hybride de sorgho fourrager lui permettent de résister à la sécheresse. Le sorgho fourrager tolère mieux les sols à texture fine que le millet à chandelle. Ces plantes donnent une croissance optimale dans des conditions chaudes et humides.

Semer les hybrides de sorgho fourrager lorsque le risque de gel est passé et que les températures du sol dépassent 12 °C (54 °F), habituellement la dernière semaine de mai ou au début de juin, à raison de 15-20 kg/ha, à 1 cm (1/2 po) de profondeur. Fertiliser avec du phosphore et de la potasse selon les résultats de l'analyse du sol. En ce qui concerne l'azote, on recommande d'en épandre 50-100 kg/ha. Une application fractionnée d'azote, la première moitié lors du semis et l'autre moitié après la première coupe, optimise le rendement et la qualité. Pour la lutte contre les mauvaises herbes, voir la publication 75F du MAAO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes. Pour commander la publication 75F du MAAO.

Le stade de maturité est le facteur le plus déterminant en ce qui concerne la qualité et la quantité du fourrage. En général, le sorgho fourrager se récolte 60-65 jours après le semis (fin juillet ou début d'août), et il sera prêt pour une deuxième coupe 30-35 jours plus tard. Pour une repousse plus rapide après la fauche, laisser au moins 10 cm (4 po) de chaume à la récolte, ou 15-20 cm (6-8 po) au pâturage. Un régime à une coupe augmente considérablement le rendement, mais la qualité en souffrira. La qualité baisse énormément après l'épiaison. La récolte doit être fanée et ensilée à une teneur en eau d'environ 65 %.

On est en train de développer un sorgho fourrager à nervure brune (BMR) dont la digestibilité de la fibre est accrue. Il s'agit d'une mutation génétique qui réduit la quantité de lignine dans la tige, mais qui peut aussi augmenter la verse.

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L'herbe du Soudan

L'herbe du Soudan est utilisée pour le pâturage. Elle a des tiges de la grosseur d'un crayon et conserve sa sapidité même après l'épiaison. Le broutage ne doit pas commencer avant que la culture atteigne une hauteur de 45 cm (18 po). En pâturage tournant, la culture demeure productive et succulente toute la saison. L'herbe du Soudan tolère des sols légèrement plus humides que les autres sorghos, mais elle préfère les sols assez bien ou bien drainés.

Intoxication à l'acide prussique

Le sorgho et l'herbe du Soudan peuvent provoquer une intoxication à l'acide prussique (acide cyanhydrique) chez les bestiaux. Les plants jeunes ou immatures et ceux qui ont souffert de la sécheresse ou du gel présentent plus de risques d'intoxication, car leur teneur en acide prussique est plus élevée. Les risques de gel sont plus grands dans les régions à saison de végétation courte. Une fertilisation abondante à l'azote augmente également les risques de toxicité. Voici quelques conseils pour réduire les risques d'intoxication à l'acide prussique :

  • Ne pas faire brouter le sorgho ni l'affourager en vert avant qu'il atteigne 45-60 cm (18-24 po) de hauteur.
  • Après une gelée meurtrière, attendre au moins trois jours avant d'ensiler le sorgho de plus de 76 cm (30 po) de hauteur ou de l'affourager en vert.
  • Après une gelée meurtrière, attendre au moins trois semaines avant d'affourager en vert le sorgho de moins de 45 cm (18 po).
  • Après une période de sécheresse, ne pas faire brouter la repousse mouillée par la pluie.
  • Utiliser des cultivars de sorgho contenant moins d'acide prussique.

Le millet ne présente pas de risques d'intoxication à l'acide prussique.

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Intoxication aux nitrates

Des teneurs anormalement élevées en nitrates dans les fourrages peuvent provoquer des intoxications et même la mort du bétail et, si le fourrage est ensilé, la formation de gaz d'ensilage. Parmi les diverses espèces de fourrage, ce sont les hybrides sorgho-Soudan et les céréales qui accumulent les niveaux les plus élevés de nitrates; les légumineuses n'en contiennent que peu et sont rarement source de danger. Les graminées fourragères se situent entre ces deux groupes. Le maïs destiné à l'affouragement en vert ou à l'ensilage peut également provoquer une intoxication aux nitrates.

Les teneurs en nitrates ne deviennent vraiment dangereuses que dans des conditions de croissance anormales, notamment :

  • une très forte teneur en azote du sol, résultant d'apports excessifs en engrais azotés ou de fumier ou d'une combinaison de ces causes avec enfouissement d'une légumineuse comme engrais vert;
  • une longue sécheresse suivie de pluie. Dans ces circonstances, attendre dix jours après la pluie avant de récolter, de façon à permettre aux nitrates de se transformer en protéines;
  • toutes circonstances naturelles entraînant la destruction des feuilles tandis que les racines et les tiges demeurent actives et accumulent les nitrates (gelée, grêle et parfois sécheresse, par exemple).

On peut analyser les aliments douteux pour établir leur teneur en nitrates. L'ensilage réduit les teneurs en nitrates. Il est à noter que l'ensilage de fourrage à fortes teneurs en nitrates peut produire un gaz mortel, le dioxyde d'azote (voir la rubrique Gaz d'ensilage).

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Crucifères fourragères : colza fourrager, chou fourrager et navet fourrager

Le colza fourrager, le chou fourrager et le navet fourrager font un excellent pâturage de septembre à décembre. Voir la publication 19F du MAAO, La culture des pâturages, pour obtenir de plus amples renseignements. Pour commander la publication 19F du MAAO.

Ray-grass annuel

Le ray-grass annuel est une graminée en touffe à croissance rapide qui convient à un vaste éventail de conditions du sol. Il repousse continuellement tout au long de la saison et peut être très productif s'il reçoit assez d'eau et d'azote. Espèce intéressante pour la production en mi-saison ou fin de saison, le ray-grass offre un rendement médiocre dans des conditions de hautes températures. Pendant les périodes oú la pluviosité est insuffisante ou nulle, la croissance cesse et les plantes peuvent même mourir.

Il existe deux types de ray-grass, qui se distinguent par leur type de croissance.

Le ray-grass d'Italie

Le ray-grass d'Italie est une plante vivace de courte pérennité, mais il se comporte comme une graminée annuelle dans les conditions hivernales de l'Ontario. Il demeure végétatif et donne une riche croissance feuillue qui ne dépasse généralement pas 40 cm (16 po). Il se prête mal à la production de foin.

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Le ray-grass de type Westerwold

Le ray-grass de type Westerwold est une vraie graminée annuelle. Il atteint 40-80 cm (16-32 po) de hauteur et peut servir au pâturage ou à la production de foin. Les cultivars de Westerwold atteignent une meilleure hauteur, produisent des tiges et facilitent donc la production de foin. Il faut le faucher à l'épiaison ou avant, car la qualité fourragère diminue rapidement après ce stade.

Semer en début de printemps à raison de 20-25 kg/ha avec le semoir à céréales ou le rouleau semeur (cultitasseur). Il faut semer ces semences très légères à une profondeur de 1 cm et utiliser un rouleau pour assurer une bonne levée.

Le tableau 5-2, Caractéristiques des cultures fourragères annuelles en Ontario, résume les caractéristiques des cultures fourragères annuelles produites en Ontario.

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Tableau 5-2. Caractéristiques des cultures fourragères annuelles en Ontario
Culture annuelle Utilisation Date de semis Taux de
semis
(kg/ha)*
Dose d'azote
(kg/ha)*
Rendement
moyen
(t de MS/ha)
Récolte
Avoine
Pâturage
Affouragement en vert
Foin
Ensilage
D'avril à août
80-100
30-50
2,5-4,5
5,5-8,5
De fin montaison à début épiaison
D'épiaison à grain pâteux mou
Orge
Affouragement en vert
Ensilage
D'avril à juin
100-125
40-70
2,5-5,5
5,5-9,5
De fin montaison à début épiaison
D'épiaison à grain pâteux mou
Avoine + pois ou
triticale + pois
Ensilage
D'avril à juin
Avoine ou triticale : 80-100
Pois : 50-75
20-30
2,5-5,0
6,0-9,0
De fin montaison à début épiaison
D'épiaison à grain pâteux mou
Seigle d'automne
Pâturage
Du 15 au 31 août
150
50-80
au printemps
1,0-1,5
Faire brouter 7 sem. après semis ou en début de printemps
Triticale d'automne
Pâturage
Du 25 août au
10 sept.
100-125
80
au printemps
1,0-1,25
Faire brouter 7 sem. après semis ou en début de printemps
Soya
Ensilage
Du 20 mai au
10 juin
80-100
Néant
6,0-9,0
Jaunissement des feuilles du bas
Luzerne annuelle
Foin
Ensilage
Fin avril
13
Néant
6,0-12,0
Fin du bourgeonnement, 5-6 sem. après coupe
Herbe du Soudan
Pâturage
Du 1er au 15 juin
15-20
30-50
5,0-7,0
45 cm de hauteur
Hybrides sorgho-Soudan
Pâturage
Affouragement en vert
Ensilage
Du 1er au 15 juin
15-20
50-100
8,0-12,0
Montaison ou début épiaison
Sorgho fourrager
Ensilage
Pâturage
Affouragement en vert
Du 1er au 15 juin
13-20
100
7,0-9,0
Montaison ou début épiaison
Millet
Ensilage
Pâturage
Affouragement en vert
Foin
Du 1er au 15 juin
14-20
35-55
4,0-6,0
Montaison ou début épiaison
Millet à chandelle
Ensilage
Pâturage
Affouragement en vert
Foin
Du 1er au 15 juin
9-20
n/a
4,0-12,0
Montaison ou début épiaison
Colza fourrager
Pâturage
Affouragement en vert
Du 1er au 15 juillet
2-6
45-70
7,0-9,0
10-12 sem. après semis
Chou fourrager
Pâturage
Affouragement en vert
Juin et juillet
2-6
45-70
9,0-12,0
10-15 sem. après semis
Navet fourrager
Pâturage
Du 1er au 15 juillet
2-6
80-100
6,0-9,0
10-12 sem. après semis
Seigle
annuel
Pâturage
Affouragement en vert
Foin
Ensilage
Avril et mai
20-30
20-30 Utiliser les doses du tableau
5-7
8,0-12,0
Faucher ou faire brouter 6-8 sem. après semis


*100 kg/ha = 90 lb/ac

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Mises à jour sur les cultures fourragères : Espèces annuelles

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

...sur les cultures fourragères

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