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Soya : Semis et croissance de la culture

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 4)
Pour commander la publication 811F du MAAO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Qualité des semences
  2. Inoculation
  3. Date de semis
  4. Espacement des rangs
  5. Taux de semis
  6. Profondeur de semis
  7. Encroûtement
  8. Croissance des plants
  9. Mises à jour sur le soya : Semis et croissance de la culture
  10. Liens connexes...

Qualité des semences


Il est important de connaître la qualité des semences. Les semences certifiées doivent être conformes à des normes de pureté et de germination. Pour connaître la qualité des semences communes, il faut en faire évaluer le pouvoir germinatif dans un laboratoire de semences accrédité avant le semis (voir l'annexe H, Laboratoires d'analyse des semences accrédités par l'Agence canadienne d'inspection des aliments).

Figure 4- 1. Influence de la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif

Figure 4-1. Influence de la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif
Source : Delouche et Caldwell, 1960

Le facteur de qualité le plus important dans l'évaluation des lots de semences est le pouvoir germinatif. Il s'agit de la capacité d'un lot de semences à produire des plantules normales dans des conditions favorables, soit une humidité de 95 à 100 % et une température de 25 °C. Les conditions de stress observées dans les champs après le semis ont souvent pour conséquence de ralentir la levée des plantules comparativement à la levée en laboratoire.

Une meilleure façon d'évaluer la capacité des semences à lever rapidement et de façon homogène sous un large éventail de conditions est de calculer la cote de vigueur de la semence. Pour ce faire, on effectue un test de vigueur ou test de stress qui correspond probablement mieux à sa nature. Selon les normes applicables aux semences certifiées, il faut tester le pouvoir germinatif des semences. En plus de la germination, de nombreux distributeurs de semences testent régulièrement la vigueur des semences et font état des résultats.

La figure 4-1, Influence de la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif, illustre l'influence que la détérioration des semences peut avoir sur le pouvoir germinatif et la vigueur. À mesure que la détérioration s'accroît, le pouvoir germinatif diminue lentement, tandis que la vigueur diminue rapidement.

Dans le cas du lot A, il y a peu de détérioration et le pouvoir germinatif ainsi que la vigueur sont semblables. Par contre, le lot B montre un excellent pouvoir germinatif, mais peu de vigueur.

Un certain nombre de facteurs peuvent faire diminuer la vigueur des semences, notamment les gènes, les dommages mécaniques à la semence, la détérioration due à l'entreposage, les conditions atmosphériques avant la récolte et les maladies. Cependant, le facteur le plus important semble être l'environnement. Des études effectuées au moment de la récolte par l'Université de Guelph suggèrent qu'une perte de vigueur peut survenir s'il y a un retard entre la maturation physiologique et la récolte. Il est important de récolter le soya en temps opportun s'il doit servir de semence.

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Inoculation

Grâce aux progrès technologiques, il y a maintenant des inoculants qui coûtent moins cher par acre, qui contiennent des concentrations de Rhizobium plus élevées et qui offrent davantage de possibilités pour les pratiques culturales.

Lorsqu'il est semé pour la première fois dans un champ, le soya doit être inoculé avec une souche de Rhizobium pour donner de bons rendements. En effet, on a trouvé que, quand on sème le soya dans des terres vierges, la souche 532C dans une tourbe stérile permet d'améliorer le rendement de 7 % comparativement aux autres souches de la bactérie. Toutefois, dans les autres terres, ces inoculants ne présentent plus le même avantage. Il faut utiliser deux produits différents ou au moins deux lots différents du même produit pour obtenir une meilleure inoculation.

Il existe un certain nombre d'inoculants pour le soya. Chaque année, l'Université de Guelph effectue des essais de rendement pour comparer des inoculants. Le tableau 4-6, Gains de rendement obtenus grâce à l'utilisation de différents types d'inoculants dans des champs servant pour la première fois à la culture du soya, présente le sommaire des résultats des essais effectués entre 1998 et 2000 dans des champs où le soya a été semé pour la première fois. Les résultats illustrent que le fait de pulvériser des inoculants liquides ou de les laisser couler dans la raie au moment du semis a permis d'obtenir les meilleurs rendements. Cette méthode d'application consiste à monter une buse ou un tube de descente sur chaque coutre du semoir, ainsi qu'un réservoir sous pression pour l'inoculant liquide. Tous les fabricants d'inoculants importants offrent maintenant des inoculants liquides.

On obtient également de bons rendements lorsqu'on applique l'inoculant liquide sur les semences avant le semis. Il suffit d'appliquer l'inoculant sur la base de la vis de chargement au moment de remplir le semoir. On peut aussi se procurer auprès de fournisseurs de l'équipement qu'on accroche sur le côté d'un camion, d'un bac-citerne ou d'une remorque à décharge par gravité. Si la terre est très sèche, certains fabricants d'inoculants affirment qu'il est plus prudent d'ajouter au liquide une demi-dose de poudre de tourbe à des fins de protection du Rhizobium. Il arrive que des agriculteurs utilisent trop du produit de traitement des semences ou d'inoculant liquide, ce qui bouche le semoir ou crée un dépôt dans la vis de chargement. L'application simultanée d'une faible dose d'inoculant sur tourbe est une façon de remédier à ce problème. Il peut aussi être utile de minimiser le délai entre le traitement et le semis en préparant le mélange dans le champ.

Les inoculants sur support stérile contiennent une base de poudre de tourbe; celle-ci est stérilisée avant l'ajout de la souche de l'inoculant. Ces inoculants renferment une concentration beaucoup plus forte de Rhizobium que la poudre de tourbe traditionnelle non stérile. Souvent, la poudre de tourbe non stérile contient des contaminants microbiens pouvant faire concurrence au Rhizobium.

Les inoculants granulaires ont eux un support non stérile. Ils ont un rendement plus élevé que les inoculants à base de poudre de tourbe non stérile, car on en applique davantage par hectare.

Le traitement des semences peut nuire au rendement des inoculants. Lorsque les inoculants et les traitements de semences sont utilisés conjointement, il ne faut traiter que la quantité de semences que l'on prévoit semer dans les quatre heures suivant le traitement. En effet, des essais montrent que seulement 40 % des bactéries survivent plus de quatre heures.

Il n'est pas nécessaire d'inoculer les champs qui, dans le passé, ont produit une récolte de soya vert foncé et bien nodulé, exception faite des sols acides (pH inférieur à 6,0) et des sols sableux à texture grossière, dans lesquels il est recommandé d'inoculer chaque culture de soya. L'agriculteur qui n'est pas certain que les cultures de soya précédentes aient formé des nodosités adéquates devrait en faire l'inoculation pour écarter tout risque d'une piètre nodulation. Des essais à long terme indiquent que l'inoculation de champs qui ont produit une récolte de soya bien nodulé entraîne un gain de rendement de 0,05 à 0,07 t/ha (de 0,75 à 1 bo/ac). Même en l'absence de cultures de soya, le Rhizobium vit de sept à dix ans dans la plupart des sols.

Des études récentes n'ont pas démontré qu'il vaille la peine de remplacer les souches existantes de Rhizobium par de nouvelles souches plus efficaces. Le fumier épandu sur les champs de soya contient une source d'azote rapidement utilisable que le soya préfère à l'azote fourni par le Rhizobium. Il est possible que, dans ces champs, la formation de nodosités soit retardée; les rendements, toutefois, ne sont aucunement affectés. Dans les champs de soya vierges où l'on épand du fumier, il se peut que les nodosités ne se forment pas et, à moins que le sol ne soit riche en azote, il se peut qu'on observe une carence en azote.

Normalement, les racines du soya sont infectées par le Rhizobium japonicum peu après la levée. Des nodosités se forment de trois à quatre semaines après le semis. La vérification des champs à ce stade permet d'appliquer de l'azote dans l'éventualité où l'inoculant ne fonctionne pas. Dans des champs vierges, des nodosités se forment sur la racine pivotante. Dans les champs ayant déjà servi à la culture du soya, on trouve également des nodosités sur les radicelles. La quantité adéquate serait de huit à quatorze nodosités par plante.

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Type d'inoculant
Rendement
t/ha (bo/ac)
Gain en pourcentage par
rapport aux champs
témoins non inoculés1
Liquide pulvérisé dans la raie de semis
3,02 (45)
29
Liquide appliqué aux semences
2,96 (44)
26
Poudre de tourbe stérile servant de support
2,89 (43)
23
Inoculant granulaire
2,96 (44)
26
Poudre de tourbe non stérile
2,76 (41)
18
Champ témoin non inoculé
2,35 (35)
-
Tableau 4-6. Gains de rendement obtenus grâce à l'utilisation de différents types d'inoculants dans des champs servant pour la première fois à la culture du soya

Source : Université de Guelph.
1Les résultats proviennent de sept essais au champ répétés, effectués près de Guelph entre 1996 et 2000. Tous les sites étaient exempts de Rhizobium.

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Date de semis

On obtient les meilleurs rendements du soya lorsqu'on le sème tôt, habituellement dans les dix premiers jours de mai dans le sud-est de la province. Si l'on sème du soya tard, le rendement risque de diminuer considérablement (voir le tableau 4-7, Incidence des dates de semis sur le rendement, la hauteur des plants et la maturité). De façon générale, si la température du sol et les conditions d'humidité sont propices au semis du maïs, elles le sont également pour le semis du soya.

Il faut éviter de semer le soya lorsque la température du sol est inférieure à 10°C (50°F). Normalement, il y a un écart de deux heures entre la température de l'air et celle de la terre à la profondeur du semis. Si les graines de soya qui viennent d'être semées absorbent de l'eau froide, elles pourraient mettre plus de temps à germer et perdre de la vigueur.

Une forte gelée printanière peut tuer le soya semé tôt, car le point végétatif des plantules levées se situe au-dessus de la surface du sol. Toutefois, le soya peut endurer des températures aussi basses que -2,8 °C (27 °F) pendant une courte durée, contrairement au maïs, dont les tissus sont endommagés à -2 °C (28,4 °F).

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Date de semis
Rendement
(bo/ac)
Hauteur des plants (cm)
Nbre de jours avant la maturité
10 mai
54
109
137
24 mai
48
112
125
3 juin
47
112
119
13 juin
44
93
112
Tableau 4-7. Incidence des dates de semis sur le rendement, la hauteur des plants et la maturité

Source : Ablett, Collège de Ridgetown, Université de Guelph, 1980-1981.
Semis retardé

Lorsque le semis est retardé, le soya prend moins de jours pour venir à maturité. Par exemple, si les semis sont retardés de un mois, il viendra à maturité avec neuf jours de retard. De plus, retarder le semis peut réduire la période de croissance végétative, ce qui donne des plants plus courts et des gousses plus basses. Le fait de semer tard réduit également le nombre de gousses par plant, en raison de la période de floraison écourtée. La date de semis a aussi une certaine influence sur la durée du stade de remplissage des gousses.

En général, un retard de 3 jours dans les semis retarde la maturité de 1 journée.

Si les semis sont retardés au delà du 15 juin, il faut réduire les estimations du nombre d'UTC disponibles de 100 à 150 unités thermiques pour chaque semaine de retard, jusqu'au 30 juin. Après le 1er juillet, il faut revenir à un cultivar de pleine saison à hile pâle (les hiles foncés peuvent « se décolorer » l'intérieur des graines de soya à la suite d'une gelée hâtive).

Il est possible d'améliorer la croissance végétative des semis tardifs en choisissant des cultivars qui atteignent une hauteur supérieure et en les semant en rangs plus serrés. Il faut alors augmenter les taux de semis de 10 %. Cela permet d'augmenter la hauteur des gousses les plus basses et le nombre de gousses produites par acre.

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Récoltes successives

De temps à autre, un nombre restreint de producteurs de soya de l'extrême sud de l'Ontario tentent de cultiver le soya immédiatement après la récolte de leurs cultures de céréales d'automne ou de pois. Malheureusement, en Ontario, ces récoltes successives échouent plus souvent qu'autrement. Il ne faut pas enlever un bon peuplement de trèfle rouge afin de semer du soya, car les bénéfices que l'on tire du peuplement de trèfle rouge l'emportent sur le risque encouru par une deuxième récolte. Il ne faut pas non plus tenter d'obtenir une deuxième récolte si le champ est infesté par le nématode à kyste du soya. En effet, la culture de soya réduirait les avantages procurés par la culture (céréales d'automne) qui n'est pas un hôte de ce ravageur et en ferait accroître les populations.

Suivre les conseils de gestion suivants pour améliorer les chances de réussite d'une seconde récolte :

  • à la première récolte, laisser environ 20 cm (8 po) de chaume afin de promouvoir l'élongation de la tige du soya et la formation des gousses plus haut sur le plant;
  • semer le soya immédiatement après une récolte de céréales ou de pois en temps opportun;
  • semer à 1 cm (1/2 po) de profondeur dans la terre humide en prenant soin de ne pas dépasser 7,5 cm (3 po);
  • si possible, choisir des cultivars à hile pâle de pleine saison qui donnent de grandes plantes;
  • utiliser des taux de semis élevés en semant en rangs serrés.

Espacement des rangs

La culture du soya se prête bien à une vaste gamme d'espacements de rangs dans les régions ontariennes où la saison de croissance est longue. Le choix d'espacement dépend de facteurs tels que le système de travail du sol employé, l'équipement, les problèmes de mauvaises herbes, les tests précédents, les conditions du sol, la résistance à la moisissure blanche et la date du semis.

Des rangs larges permettent à l'agriculteur de sarcler entre les rangs et de minimiser les effets de l'encroûtement, tandis que des rangs étroits permettent au couvert de se former plus rapidement, ce qui maximise l'interception de la lumière (voir le tableau 4-8, Influence de l'espacement des rangs sur le nombre de jours nécessaires à la formation du couvert (semis en mai)). Plus le couvert se forme rapidement, meilleure est la maîtrise des mauvaises herbes.

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Espacement des rangs
Formation du couvert (jours)
Semis
avant le 15 mai
Semis
après le 15 mai
18 cm (7 po)
30
25
38 cm (15 po)
45
40
51 cm (20 po)
55
50
76 cm (30 po)
70
65
Tableau 4-8. Influence de l'espacement des rangs sur le nombre de jours nécessaires à la formation du couvert (semis en mai)

En ce qui concerne les sols plus lourds, notamment les sols argileux, des rangs larges permettent de semer plus de graines par mètre, ce qui peut faciliter la levée. L'amélioration de la circulation de l'air dans les rangs larges aide aussi à réduire la gravité de la moisissure blanche.

Le gain de rendement potentiel que présente la culture de soya en rangs serrés est plus important dans les régions où la saison de croissance est courte. Plus on avance dans le sud-ouest de l'Ontario, moins cet avantage est grand. Des rangs espacés de 18 cm (7 po) sont recommandés là où la saison de croissance est courte. Dans le sud-ouest de l'Ontario, il peut être bénéfique de réduire l'espacement des rangs à moins de 53 cm (21 po), tel qu'il est indiqué dans le tableau 4-9, Incidence de l'espacement des rangs sur le rendement.

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Espacement des rangs
Rendement
18 cm ( 7po)
3,3 t/ha (49 bo/ac)
36 cm (14 po)
3,2 t/ha (47 bo/ac)
53 cm (21 po)
3,0 t/ha (45 bo/ac)
71 cm (28 po)
2,7 t/ha (40 bo/ac)
Tableau 4-9. Incidence de l'espacement des rangs sur le rendement1

1Les résultats sont fondés sur des recherches effectuées dans des sols limono-argileux situés dans une région recevant 3 250 UTC. Dans les régions où la saison de croissance est plus courte, on peut s'attendre à une plus grande incidence des rangs serrés sur le rendement. Cette incidence se trouve par contre réduite lorsque les plants sont soumis à un stress.

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Taux de semis

Le taux de semis du soya est moins crucial que celui du maïs, car le soya peut compenser de façon considérable pour les différences dans les densités de peuplement, sans aucune incidence sur le rendement. Par contre, un taux de semis trop élevé est un gaspillage d'argent et pourrait même réduire la résistance à la verse.

Le taux de semis dépend des différences relativement à la grosseur des semences. La grosseur et la qualité des semences sont liées aux conditions météorologiques pendant la croissance et à la récolte l'année précédente. En effet, la grosseur des semences peut varier jusqu'à 20 % d'une année à l'autre.

Les taux de semis indiqués dans le tableau 4-10, Taux de semis recommandés pour le soya, donnent de bons peuplements si 90 % des semences lèvent. On doit augmenter le taux de semis si le pouvoir germinatif ou la vigueur est faible ou si les sols ont tendance à s'encroûter. Les cultivars de soya qui ont moins de résistance à la verse profitent de populations légèrement moins denses que celles indiquées dans le tableau.

Si l'on veut semer jusqu'à la mi-juin, il faut augmenter le taux de semis de 10 à 20 %. Les cultivars réagissent semblablement à la modification du taux de semis. Voici la formule servant à déterminer la quantité de semences nécessaires par mètre (pied) de rang :

Quantité de semences nécessaires par m (pi) de rang =
Population souhaitée par m (pi) de rang ÷ (% de germination x % de levée prévue)

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Tableau 4-10.
Taux de semis recommandés pour le soya (métrique)
Graines/kg
Espacement des rangs en cm
181
362
533
714
Nbre de graines par m de rang
10
18
22
29
Taux de semis en kg/ha
4 400
126
105
97
94 )
4 600
120
100
93
90
4 900
114
95
88
85
5 100
109
91
85
82
5 300
104
87
82
78
5 500
101
84
78
75
5 700
96
81
75
73
6 000
93
77
72
69
6 200
90
75
69
67
6 400
86
72
67
65
6 600
86
69
65
63
6 800
81
67
63
60
7 100
78
65
60
59
7 300
76
64
59
57
Taux de semis recommandés pour le soya (impérial)
Graines/lb
Espacement des rangs en po
71
142
213
284
Nbre de graines par pi de rang
3
6
6,7
9
Taux de semis en lb/ac
2 000
112
94
87
84
2 100
107
89
83
80
2 200
102
85
79
76
2 300
97
81
76
73
2 400
93
78
73
70
2 500
90
75
70
67
2 600
86
72
67
65
2 700
83
69
64
62
2 800
80
67
62
60
2 900
77
64
60
58
3 000
75
62
58
56
3 100
72
60
56
54
3 200
70
58
54
53
3 300
68
57
53
51

1Les calculs relatifs aux rangs écartés de 18 cm (7 po) sont basés sur une densité de peuplement de 450 000 plants/ha (180 000 plants/ac).
2Les calculs relatifs aux rangs écartés de 36 cm (14 po) sont basés sur une densité de peuplement de 400 000 plants/ha (160 000 plants/ac).
3Les calculs relatifs aux rangs écartés de 53 cm (21 po) sont basés sur une densité de peuplement de 400 000 plants/ha (140 000 plants/ac).
4Les calculs relatifs aux rangs écartés de 71cm (28 po) sont basés sur une densité de peuplement de 325 000 plants/ha (132 000 plants/ac). La densité de peuplement finale est basée sur un taux de germination de 90 % et sur un taux de levée de 90 %.

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Profondeur de semis

Il est important de semer à une profondeur uniforme. Compte tenu des besoins élevés en eau pour la germination, il faut semer à une profondeur de 1 cm (environ 1/2 po) dans la couche humide du sol (ne pas dépasser 7,5 cm (3 po)). Cela est cependant problématique avec certains semoirs à céréales, surtout dans les champs qui ont fait l'objet d'un travail minimal ou d'un semis direct. Pour obtenir la profondeur souhaitée, il suffit d'appliquer de la pression sur le semoir, d'y ajouter de la pesanteur ou d'utiliser un système de coutre. Il est important de mettre la semence en contact avec le sol et de s'assurer que le sillon est fermé. La clé du succès consiste à semer dans un sol humide à l'aide d'un semoir de précision ou d'un semoir à céréales bien réglé. Si l'on n'arrive pas à semer dans la terre humide à l'aide d'un semoir à céréales, il faut songer à utiliser un semoir de précision plutôt que d'attendre la pluie.

La levée des cultivars semés à plus de 5 cm de profondeur (2 po) varie d'un cultivar à l'autre. Les producteurs de semences fournissent habituellement une « cote de levée » ou cote d'élongation de l'hypocotyle, qui sert à mesurer la capacité de levée des graines semées plus profondément que d'habitude.

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Encroûtement

L'encroûtement de la surface du sol dû à une pluie battante ou à la formation de flaques d'eau peut nuire à la levée du soya. En fait, la croûte peut casser l'hypocotyle (la partie du plant qui soutient les cotylédons au-dessus de la surface du sol). Si le sol a tendance à s'encroûter, il faut briser la croûte avant que les plantules ne commencent à percer la surface du sol.

Travailler légèrement le sol avec une houe rotative, une herse, un système de coutre ou même un semoir de précision ou un semoir à céréales peut aider à briser la croûte du sol et à faciliter la levée des semences. Habituellement, ces opérations réduisent de 10 % le nombre de plants qui lèvent. On risque d'en perdre davantage si l'hypocotyle perce la surface. Il n'est peut-être pas nécessaire de briser la croûte dans le cas des peuplements clairsemés (p. ex. 60 %), qui ont déjà la possibilité d'atteindre leur rendement potentiel. Pour déterminer le potentiel de rendement, voir le tableau 4-11, Rendement prévu des peuplements de soya optimaux et réduits.

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Tableau 4-11. Rendement prévu des peuplements de soya optimaux et réduits1
% par rapport à un peuplement complet Rendement final prévu en % du rendement optimal
Plants par hectare
Rangs de
18 cm (7 po)
Rangs de
36 cm (14 po)
Rangs de
53 cm (21 po)
Rangs de
76 cm (30 po)
100
100
553 300
402 600
392 700
405 100
80
100
442 100
323 600
313 700
323 600
60
100
331 000
242 100
237 100
244 500
40
87
222 300
160 600
158 100
163 000
20
62
111 200
81 500
79 000
81 500

1 hectare = 2,47 acres

1Essais menés aux Centres de recherches de Huron et de Kemptville, en Ontrio, Université de Guelph.

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Croissance des plants

Le tableau 4-12, Stades végétatifs du soya, et le tableau 4-13, Stades reproductifs du soya, indiquent les stades de croissance du soya.

Les deux premières feuilles du plant de soya sont unifoliées (une seule foliole) et opposées; elles se forment au niveau du premier nœud, au-dessus des cotylédons. Les feuilles subséquentes sont trifoliées (trois folioles) et alternes. Après l'apparition de deux ou trois feuilles trifoliées, les nodosités, indispensables à la fixation de l'azote atmosphérique, apparaissent sur les racines.

Si on sème les plants de soya au moment optimal, ils forment de cinq à huit feuilles avant la floraison. Les facteurs principaux du déclenchement de la floraison sont l'allongement des journées et le réchauffement de la température. Comme les cultivars de soya très hâtifs sont presque insensibles à la durée des journées, la floraison dépend principalement de l'accumulation d'unités thermiques. Les cultivars tardifs, eux, dépendent de la durée des journées. Par conséquent, les cultivars tardifs semés dans des régions où la saison de croissance est longue mettent moins de jours à venir à maturité que les cultivars hâtifs.

La plupart des cultivars de soya commerciaux en Ontario sont indéterminés, c'est-à-dire qu'ils continuent de croître et de produire de nouvelles feuilles après le début de la floraison. Un nombre restreint de cultivars de soya en Ontario sont déterminés et atteignent une certaine hauteur. Ces cultivars atteignent leur hauteur maximale avant la floraison, qui est de courte durée. En général, les gousses les plus basses des grands cultivars déterminés sont plus hautes que celles des cultivars indéterminés.

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Germination et levée

La germination débute lorsque la graine absorbe l'humidité du sol jusqu'à ce que sa teneur en eau soit d'environ 50 %. La levée de la radicule (racine séminale) est le premier signe externe de germination. Celle-ci pousse vers le bas et s'ancre dans le sol. Peu après, l'hypocotyle (la partie de la tige au-dessus de la radicule) commence à pousser vers le haut en tirant les cotylédons (feuilles séminales) avec lui. On voit à la planche 50, l'élongation de l'hypocotyle et le déploiement des cotylédons des stades VE à VC.

Planche 50. Stades VL et VC de la levée montrant l'élongation de l'hypocotyle et le déploiement des cotylédons.

Planche 50. Stades VL et VC de la levée montrant l'élongation de l'hypocotyle et le déploiement des cotylédons.

Une fois levé, l'hypocotyle, en forme de crochet, se redresse, les cotylédons se replient vers le bas et le point végétatif est exposé au soleil. Normalement, la levée se produit de quatre à quatorze jours après le semis, selon l'humidité et la température du sol, et la profondeur des semis.

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Mises à jour sur le soya : Semis et croissance de la culture

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

...sur le soya

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Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca