Céréales : Autres
problèmes liés aux cultures céréalières
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811F : Guide agronomique des grandes cultures > Céréales
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Table des matières
Déprédateurs et
maladies
Figure 4-6. Calendrier
de dépistage des ennemis des cultures céréalières

Texte correspondant
: Figure 4-6, Calendrier de dépistage des ennemis des cultures
céréalières
La figure 4-6, Calendrier de dépistage
des ennemis des cultures céréalières, indique
les maladies et les déprédateurs qui peuvent causer les
symptômes observés dans le champ. Les descriptions de chacun
des ravageurs et maladies et des stratégies de dépistage
et de lutte se trouvent au chapitre
13, Déprédateurs des grandes cultures, et au chapitre
14, Maladies des grandes cultures.
Les traitements recommandés pour la lutte contre
les déprédateurs et les maladies sont présentés
dans la publication 812F du MAAARO, Guide de protection des grandes cultures.
Destruction par l'hiver
Pendant l'hiver et au début du printemps, il arrive
que les céréales d'automne soient détruites par le
déchaussement dû au gel, la glace, le froid ou la moisissure
des neiges. Les différents cultivars n'ont pas tous la même
résistance à ces facteurs de stress hivernal, ce qui explique
que certains d'entre eux soient adaptés à certaines régions
et ne donnent pas nécessairement de bons résultats partout
dans la province.
Choisir les cultivars en fonction des risques de destruction
par l'hiver dans la région concernée. Par exemple, dans
la vallée de l'Outaouais, les cultivars doivent être tolérants
à la glace; dans la ceinture de neige du lac Huron, ils doivent
être tolérants à la moisissure des neiges, et ceux
qui sont cultivés dans les argiles lourdes des comtés d'Essex
et de Lambton ainsi que dans la péninsule du Niagara doivent être
résistants au déchaussement par le gel.
Déchaussement par le
gel
Les cycles de gel-dégel du début du printemps
sont l'une des principales causes de la destruction des végétaux
par l'hiver en Ontario. Quand le gel pénètre dans le sol,
il s'insère sous le collet et soulève la plante voir la
planche 28. Si ces cycles gel-dégel se répètent
un nombre suffisant de fois, ils font sortir le plant du sol. Les racines
se cassent et demeurent exposées hors du sol, et le plant meurt
par dessèchement. C'est ce phénomène qu'on appelle
le " déchaussement par le gel ".
Planche 28. Déchaussement
de plants de blé d'automne occasionné par les cycles de
gel et de dégel en début de printemps qui ont pour effet
de soulever le collet.
Le blé semé profondément n'est pas
plus résistant au déchaussement par le gel. Ce sont les
racines coronales et non les racines séminales qui ancrent le plant
de blé et le protègent du déchaussement. Les racines
coronales ne peuvent s'enfoncer dans le sol à une profondeur supérieure
à celle de la graine voir la
figure 4-1, Nombre de jours avant la levée selon la profondeur
de semis. Lorsque le blé est semé profondément,
le collet et les racines coronales se forment à environ 2 cm (3/4
po) de la surface parce que le collet se développe en réaction
à la lumière. Quelle que soit la profondeur de semis, les
racines coronales ne s'enfoncent pas à plus de 2 cm (3/4 po) dans
le sol. Pour pouvoir bien résister au déchaussement par
le gel, les plants doivent donc former un réseau étendu
de racines coronales aussi profond que possible.
Glace
Lorsque la neige fond rapidement ou qu'une pluie hivernale
est suivie d'une gelée, il peut se former une épaisse couche
de glace sur les zones où l'eau s'est accumulée. Même
lorsque l'eau qui se trouve sous la couche de glace parvient à
s'écouler, la glace elle-même peut tuer les plants en les
privant d'oxygène.
Le drainage en surface et le drainage souterrain permettent
de prévenir en partie la formation de flaques d'eau qui donnent
lieu à ce phénomène. Si une couche de glace se forme
(par exemple, en janvier ou en février), le blé en dormance
ne survivra que deux semaines environ. Briser la surface gelée
pour permettre l'échange gazeux et maintenir le blé en vie.
Lésions causées par
le froid
Le blé peut survivre à des froids extrêmes.
Les plants qui ont été endurcis (qui sont entrés
en dormance) peuvent supporter des températures de -24 °C.
La neige agit comme un isolant, et il suffit d'une couche de 7,5 cm (3
po) pour protéger la culture du froid. Les tissus foliaires des
plants qui n'ont pas été endurcis résistent à
des températures de -9 °C, de sorte que les gelées printanières
tardives portent peu à conséquence. Au cours du dernier
siècle, il n'y a eu qu'une seule année où le froid
a détruit les récoltes de blé en Ontario.
Même si le blé survit bien aux températures
très basses, il peut tout de même subir des lésions
dues au froid qui se traduiront par une perte de vigueur et une réduction
des rendements.