Céréales : Gestion de la fertilisation

 

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Publication 811F : Guide agronomique des grandes cultures > Céréales > Gestion de la fertilisation

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Table des matières

 

Azote

Les céréales font partie de la famille des graminées et sont très sensibles aux apports d'azote. L'épandage de cet élément en quantité excessive provoque la verse des cultures de céréales, entraînant une perte de rendement et de qualité ainsi que des difficultés au moment de la récolte voir la planche 24. La dose optimale d'azote pour un champ donné dépend de la culture visée, des applications préalables de fumier ou d'engrais, du type de sol et de la rotation des cultures. Partir des recommandations générales, mais prendre aussi en considération les observations sur la croissance de la culture et sa tendance à verser.

Planche 24. Verse due au chevauchement des travées et/ou à des doses excessives d'engrais azoté. Cet engrais azoté peut brûler les feuilles et réduire le rendement.

Planche 24. Verse due au chevauchement des travées et/ou à des doses excessives d'engrais azoté. Cet engrais azoté peut brûler les feuilles et réduire le rendement.

 

Tableau 4-13. Besoins en azote des cultures céréalières
  Quantité d'azote requise1
Culture kg/ha (lb/ac)
Orge (zones recevant 2 800 UTC ou moins)
702
(63)
Orge (zones recevant plus de 2 800 UTC ou moins)
45
(40)
Céréales servant de plantes-abri aux cultures fourragères
15
(14)
Céréales mélangées, triticale de printemps (sud de l'Ontario)
45
(40)
Céréales mélangées, triticale de printemps (nord de l'Ontario)
70
(63)
Avoine, seigle de printemps (sud de l'Ontario)
35
(32)
Avoine, seigle de printemps (nord de l'Ontario)
55
(50)
Blé de printemps
70
(63)
Orge d'automne, seigle d'automne
903
(81)

Triticale d'automne

80
(72)
Blé d'automne
Voir le tableau 4-14

100 kg/ha = 90 lb/ac
1 Réduire les doses d'azote dans les champs ayant reçu du fumier ou ayant servi précédemment à la culture d'une pelouse de légumineuses voir le tableau 9-7, Réduction des besoins en azote à la suite de l'enfouissement d'un engrais vert de légumineuses, et le tableau 9-8, Quantités moyennes d'azote, de phosphate et de potasse biodisponibles selon la source d'éléments nutritifs organiques.
2 Voir Teneur du sol en azote des nitrates pour l'orge de printemps.
3 Sauf en rotation avec le tabac.

Recommandations générales

Pour les recommandations générales sur les apports d'azote pour les céréales, voir le tableau 4-13, Besoins en azote des cultures céréalières, le tableau 4-14, Besoins en azote du blé de qualité pâtissière, et le tableau 4-15, Recommandations relatives aux apports d'azote pour l'orge de printemps selon la teneur du sol en azote des nitrates.

Blés roux d'automne

Les cultivars de blé vitreux roux d'automne actuellement recommandés en Ontario ne sont pas équivalents aux blés roux de printemps de l'Ouest canadien (CWRS), mais ce sont des cultivars de vigueur moyenne ou intermédiaires ayant certaines propriétés de boulangerie ou d'autres qualités qui leur sont propres. Pour répondre aux normes de qualité, ils doivent parfois avoir une forte teneur en protéines, ce qui peut rendre nécessaire une augmentation de la dose d'engrais azoté. Selon des recherches limitées effectuées sur le terrain, la dose optimale d'azote serait de 30 à 45 kg/ha (27 à 40 lb/ac) supérieure à celle qui est recommandée pour le blé (tendre) de qualité pâtissière. Il se peut que le fractionnement des épandages permette d'accroître la teneur en protéines, mais la différence est trop faible pour que cette méthode soit économique.

De nouveaux cultivars de blé roux vitreux sont constamment en cours d'évaluation. Certains d'entre eux pourraient ne pas nécessiter d'apports supplémentaires d'azote pour atteindre les teneurs en protéines qui assurent des primes maximales.

 

Tableau 4-14. Besoins en azote du blé de qualité pâtissière
Rapport coût de l'azote/prix du blé
Rendement prévu, t/ha (bo/ac)
4 (60) 5 (75) 6 (90)
Dose d'azote la plus rentable (kg/ha)
5
75
95
110
6
70
85
105
7
65
80
100
8
60
75
95

100 kg/ha = 90 lb/ac

Pour le blé tendre roux ou blanc de qualité pâtissière. Le rapport de prix est le coût de l'azote contenu dans l'engrais ($/kg de N) divisé par le prix de vente du blé ($/kg de blé). Voir annexe B, Feuille de calcul des doses d'azote pour le maïs (unités impériales) et explications détaillées. On peut épandre jusqu'à 10 kg d'azote/ha au semis et le reste en surface, au début du printemps.
Exemple de rapport de prix : si le prix du nitrate d'ammonium et d'urée (NAU) est de 350 $/t, un kilogramme de N coûte 350 $ ÷ 280 = 1,25 $/kg. La valeur du blé est de 250 $/t, ou 0,25 $/kg. Le rapport de prix est donc de 1,25 $ ÷ 0,25 = 5. Autrement dit, il faut 5 kg de blé pour payer 1 kg d'azote.

Se renseigner auprès des fournisseurs de semences pour obtenir des conseils sur les doses d'azote recommandées selon les cultivars.

Au cours du développement du plant, l'absorption d'azote allant à la production de protéines dans le grain a lieu plus tard que celle allant à l'amélioration du rendement. Les cultivars de blé vitreux sont donc parfaitement adaptés à l'absorption d'azote en provenance de sources qui libèrent cet élément lentement ou de sources organiques (enfouissement de légumineuses ou fumier de bétail). De ce fait, les teneurs en protéines recherchées sont souvent plus faciles à atteindre sur les fermes d'élevage.

Teneur du sol en azote des nitrates pour l'orge de printemps

L'analyse de la teneur du sol en azote des nitrates peut servir à prévoir les besoins en azote de l'orge de printemps dans des régions de la province autres que l'est de l'Ontario et recevant moins de 3 000 UTC voir la figure 1-1, Unités thermiques [UTC-M1] disponibles pour le maïs.

Comme les sols ont une capacité très variable à fournir l'azote aux plantes, les recommandations générales présentées au tableau 4-13, Besoins en azote des cultures céréalières, ne sont pas nécessairement les plus rentables dans tous les cas. La quantité d'azote des nitrates présente dans le sol près du moment des semis peut être un indicateur utile de l'aptitude du sol à fournir cet élément à la culture.

Prendre la recommandation fondée sur la teneur du sol en azote des nitrates au printemps comme un indicateur utile en vue de l'élaboration du programme de fertilisation azotée de l'orge de printemps voir le tableau 4-15, Recommandations relatives aux apports d'azote pour l'orge de printemps selon la teneur du sol en azote des nitrates.

Tableau 4-15. Recommandations relatives aux apports d'azote pour l'orge de printemps selon la teneur du sol en azote des nitrates

Teneur du sol en azote des nitrates au printemps à
0-30 cm (kg/ha)1
Rapport de prix2
8
7
6
5
10
138
147
156
165
20
107
114
122
129
30
76
81
87
93
40
44
49
53
57
50
13
16
18
21
60
0
0
0
0

100 kg/ha = 90 lb/ac

Dans les zones situées ailleurs que dans l'est de l'Ontario qui reçoivent moins de 3 000 UTC.
1 Teneurs du sol en azote des nitrates (à 30 cm de profondeur) : pour convertir des ppm en kg/ha, multiplier par 4.
2 Le rapport de prix est le coût de l'azote contenu dans l'engrais ($/kg de N) divisé par le prix de vente de l'orge ($/kg d'orge). Voir l'annexe B, Feuille de calcul des doses d'azote pour le maïs (unités impériales) et explications détaillées.

Moment et profondeur de l'échantillonnage

Prélever les échantillons le plus près possible du moment des semis (dans les cinq jours qui les précèdent), ce qui laisse le temps d'expédier les échantillons à un laboratoire accrédité, de les faire analyser et de recevoir les résultats; s'adresser au laboratoire pour connaître les délais à prévoir.

Prélever toutes les carottes d'un champ donné à une profondeur de (30 cm [12 po]). Pour s'assurer que l'échantillon est représentatif du champ, prélever le même nombre de carottes en suivant le même schéma d'échantillonnage que ce qui est recommandé pour une analyse de sol ordinaire sous Prélèvement des échantillons. Voir également l'annexe C, Laboratoires accrédités pour les analyses de sol en Ontario.

Faire preuve de jugement

Il faut parfois corriger les doses recommandées d'azote qui se fondent sur les résultats des analyses de la teneur du sol en azote des nitrates; en effet le test ne détecte pas l'azote du fumier épandu ou des légumineuses enfouies juste avant l'échantillonnage, qui n'a pas encore été convertie en nitrates. Les résultats sont accompagnés d'explications sur le calcul de cette correction.

Faire preuve de prudence si une forte dose d'engrais azoté est recommandée dans un champ où l'orge a été touchée par la verse à des doses plus faibles. Les résultats des analyses de la teneur du sol en azote des nitrates n'ont pas été évalués adéquatement pour ce qui est des facteurs suivants :

  • enfouissement de légumineuses utilisées comme engrais vert ou fumier épandu à la fin de l'été ou à l'automne précédent;
  • culture d'orge après une légumineuse dans un système de semis direct avec destruction chimique de la légumineuse.


Tableau 4-16. Pertes de rendement liées à des schémas d'épandage de l'azote erronés
Rendement t/ha (bo/ac)
Dose faible de N
Pleine dose de N
3,72 (55,3)
5,20 (77,3)

Source : P. Johnson, MAAARO.

D'après les résultats obtenus à deux endroits dans le comté de Middlesex, en 1998, à raison de trois répétitions à chaque endroit.

 

Uniformité des épandages d'engrais azoté

Pour obtenir un rendement maximal, épandre l'azote uniformément sur tout le champ. L'uniformité de l'épandage est plus importante que la forme sous laquelle l'engrais azoté se présente. Le tableau 4-16, Pertes de rendement liées à des schémas d'épandage de l'azote erronés, montre les conséquences d'un mauvais calcul des quantités d'engrais. On a constaté un écart de rendement de 1,48 t/ha (22 bo/ac) entre les bandes ayant reçu la pleine dose d'engrais et celles ayant une dose trop faible.

L'épandage de solution de nitrate d'ammonium et d'urée (NAU) (28-0-0 ou 32-0-0) avec des buses à jet concentré donne une excellente couverture uniforme d'azote qui s'accompagne d'un petit gain de rendement (2,5 bo/ac), comme le montre le tableau 4-17, Le NAU comme support pour herbicides. L'application d'urée ou de nitrate d'ammonium (nitrate d'ammonium et de calcium) peut aussi se faire à l'aide d'appareils de distribution à air qui donnent une meilleure uniformité, bien que des inégalités puissent subsister. Les jours humides, l'urée peut s'accumuler dans les tubes de distribution, gêner l'écoulement et nuire à l'uniformité de la couverture. Pour obtenir un schéma de distribution uniforme, s'assurer que le liquide circule librement dans les tubes.

Ce sont souvent les épandeurs rotatifs qui donnent la couverture la moins régulière. Si on utilise quand même ces appareils, pour compenser le manque d'uniformité, doubler le nombre de passages (en réduisant la superficie traitée à 6 m [20 pi] au lieu de 12 m [40 pi] de centre à centre, et en réduisant la dose de moitié).

Les engrais à base de NAU appliqués à l'aide de buses à jet concentré brûlent peu les feuilles, sinon pas du tout. IL EST DÉCONSEILLÉ de pulvériser de l'azote 28 % (NAU) à la volée (à l'aide de buses à miroir ou de buses à jet en T) sur des cultures de céréales levées. Le tableau 4-17, montre les pertes de rendement provoquées par cette pratique. L'ajout d'azote 28 % à une application d'herbicide, en particulier s'il s'agit d'un herbicide de contact, aggrave considérablement les dommages aux feuilles et les pertes de rendement voir la planche 25.

Planche 25. Brûlure des feuilles par de l'engrais à base de nitrate d'ammonium et d'urée (NAU) à 28 %.

Planche 25. Brûlure des feuilles par de l'engrais à base de nitrate d'ammonium et d'urée (NAU) à 28 %.

Moment des applications d'azote

La plupart des engrais azotés destinés aux céréales de printemps sont appliqués avant les semis et incorporés au sol. Cette façon de procéder permet une absorption optimale de l'engrais par la culture tout en limitant les risques de pertes par ruissellement ou par volatilisation. Le traitement en surface des céréales de printemps levées est acceptable, surtout si on a appliqué un engrais de démarrage au moment des semis.

 

Tableau 4-17. Le NAU comme support pour herbicides
 
Dommages visibles (%)
Rendement (bo/ac)
200 L d'eau/ha
0
95
150 L d'eau/ha
+ 50 L de NAU/ha
3
95
100 L d'eau/ha
+ 100 L de NAU/ha
5
91
50 L d'eau/ha
+ 150 L de NAU/ha
7
91
200 L de NAU/ha
9
89

Sikkema, Université de Guelph 2008 (CTAR), en cours.

Les céréales d'automne ne devraient recevoir qu'une faible dose d'engrais azoté au moment des semis à cause du risque de perte d'azote durant l'hiver. Le gros de l'azote doit être appliqué au début du printemps, juste au moment où la culture commence à verdir. Il n'est pas toujours avantageux de fractionner les applications d'azote sur les céréales de printemps ni sur les blés d'automne de qualité pâtissière.

Phosphate et potasse

Les recommandations pertinentes figurent au tableau 4-19, Doses de phosphate et de potasse recommandées pour les céréales d'après les analyses reconnues par le MAAARO.

Pour plus d'information sur la lecture de ces tableaux ou en l'absence d'une analyse de sol reconnue par le MAAARO, voir Recommandations d'engrais.

Modes d'épandage

Quand les céréales ont besoin d'un engrais phosphaté, il vaut mieux appliquer celui-ci avec la semence. Les engrais appliqués avec la semence peuvent comprendre une partie ou la totalité des apports d'azote et de potasse nécessaires, selon les doses. Pour plus d'information, voir le tableau 9-21, Doses maximales sûres des éléments fertilisants.

Analyse des tissus végétaux

Pour les céréales, prélever les deux feuilles les plus hautes au stade de l'épiaison. Cependant, échantillonner les plants soupçonnés de souffrir d'une carence en éléments nutritifs aussitôt que le problème se manifeste. Prélever les plants de moins de 20 cm (8 po) de haut en entier. Si l'échantillonnage est effectué à un autre moment qu'au stade de l'épiaison, prélever dans les zones carencées et dans des zones saines du champ pour permettre des comparaisons.

À l'échantillon de tissu végétal, joindre un échantillon de sol prélevé au même endroit et en même temps.

Tableau 4-18. Interprétation des résultats d'analyse des tissus végétaux pour les céréales
Élément nutritif Unité Concentration critique1
Concentration normale maximale2
Azote (N)
%
2,0
2,7
Phosphore (P)
%
0,1
0,5
Potassium (K)
%
1,0
3,0
Calcium (Ca)
%
-
1,0
Magnésium (Mg)
%
0,15
1,0
Bore (B)
ppm
3
40
Cuivre (Cu)
ppm
3
50
Manganèse (Mn)
ppm
15
200
Zinc (Zn)
ppm
10
70

Les valeurs se rapportent aux deux feuilles supérieures du plant prélevées au moment de l'épiaison.
1 Prévoir une baisse de rendement due à une carence en un élément nutritif donné lorsque la concentration de ce dernier tombe au niveau critique ou sous celui-ci.
2 Les concentrations maximales normales sont plus que suffisantes, mais ne causent pas forcément de toxicité.

Pour plus de renseignements à ce sujet, voir le tableau 4-18, Interprétation des résultats d'analyse des tissus végétaux pour les céréales, ainsi que l'annexe I, Services de diagnostic.

Oligo-éléments

Manganèse

Les carences en manganèse sont fréquentes dans les cultures de blé, d'avoine ou d'orge sur des sols organiques (terres noires). Elles se produisent occasionnellement sur des sols minéraux riches en matière organique et à pH élevé, ainsi que sur des sols très sablonneux. Dans l'avoine, la carence en manganèse se traduit par l'apparition de taches ovales, grises et irrégulières sur les feuilles voir la planche 26.

Planche 26. Dans l'avoine, une carence en manganèse se manifeste par des taches ovales, grises et irrégulières sur les feuilles.

Planche 26. Dans l'avoine, une carence en manganèse se manifeste par des taches ovales, grises et irrégulières sur les feuilles.

Dans l'orge et le blé, elle se manifeste le plus souvent par des stries jaune clair sur le limbe, alors que les nervures restent d'un vert un peu plus foncé voir la planche 27. Les analyses de sol et de tissus sont utiles pour trouver les endroits où des carences en manganèse sont susceptibles de se produire. Les laboratoires d'analyse de sol accrédités par le MAAARO offrent ces deux types de tests.

Planche 27. Dans le blé d'automne, les carences en manganèse (stries jaune pâle entre les nervures) se produisent surtout dans les sols sableux au pH élevé ou dans les terres noires.

Planche 27. Dans le blé d'automne, les carences en manganèse (stries jaune pâle entre les nervures) se produisent surtout dans les sols sableux au pH élevé ou dans les terres noires.

Aussitôt que la carence est détectée, la corriger en pulvérisant sur le feuillage 2 kg/ha de manganèse (8 kg/ha de sulfate de manganèse) dans 200 L d'eau. Ajouter un mouillant-adhésif à la bouillie. En cas de carence prononcée, une deuxième pulvérisation peut être souhaitable. Dans les zones présentant des carences graves en manganèse, il peut être nécessaire de faire une application en automne pour assurer la survie hivernale des céréales d'automne.

Tableau 4-19. Doses de phosphate recommandées
pour les céréales d'après les analyses reconnues par le MAAARO
Teneur en phosphore évaluée au bicarbonate de sodium (ppm)
Orge de printemps, blé de printemps et céréales mélangées Avoine, triticale de printemps et seigle de printemps
Cote1 Quantité de phosphate2 (P2O5) à appliquer
kg/ha
 Cote1 Quantité de phosphate2 (P2O5) à appliquer
kg/ha
0-3
110
70
4-5
100
60
6-7
90
50
8-9
70
30
10-12
RM
50
RM
20
13-15
20
20
16-20
20
RF
0
21-25
RF
0
0
26-30
0
0
31-40
RTF
0
RTF
0
41-50
0
0
51-60
0
0
61+
RN3
0
RN3
0

100 kg/ha = 90 lb/ac

 

Tableau 4-19. Doses de potasse recommandées
pour les céréales d'après les analyses reconnues par le MAAARO
Teneur en phosphore évaluée au bicarbonate de sodium (ppm)
Orge de printemps, blé de printemps et céréales mélangées Avoine, triticale de printemps et seigle de printemps
 Cote1 Quantité de phosphate2 (P2O5) à appliquer
kg/ha
 Cote1 Quantité de phosphate2 (P2O5) à appliquer
kg/ha
0-3
70
130
4-5
60
110
6-7
50
90
8-9
30
70
10-12
RM
20
RM
50
13-15
20
30
16-20
20
20
21-25
RF
0
20
26-30
0
RF
0
31-40
0
0
41-50
RTF
0
RTF
0
51-60
0
0
61+
RN4
0
RN4
0

100 kg/ha = 90 lb/ac

 

Tableau 4-19. Doses de potasse recommandées
pour les céréales d'après les analyses reconnues par le MAAARO
Teneur en potassium évaluée à l'acétate d'ammonium (ppm)
Orge de printemps, blé de printemps et céréales mélangées Avoine, triticale de printemps et seigle de printemps
 Cote1 Dose de
potasse2 (K2O)
à appliquer
(kg/ha)
 Cote1 Dose de potasse2 (K2O) à appliquer
(kg/ha)
0-15
90
70
16-30
80
50
31-45
70
40
46-60
50
30
61-80
40
RM
20
81-100
RM
30
20
101-120
20
RF
0
121-150
20
RTF
0
151-180
RF
0
0
181-210
RTF
0
0
211-250
0
0
250+
NR4
0
 NR4
0

100 kg/ha = 90 lb/ac

 

Tableau 4-19. Doses de potasse recommandées
pour les céréales d'après les analyses reconnues par le MAAARO
Ammonium Acetate Potassium Soil Test (ppm)
Orge de printemps, blé de printemps et céréales mélangées Avoine, triticale de printemps et seigle de printemps
Cote1 Dose de
potasse2 (K2O)
à appliquer
(kg/ha)
 Cote1 Dose de potasse2 (K2O) à appliquer
(kg/ha)
0-15
HR
50
HR
90
16-30
40
80
31-45
30
70
46-60
20
50
61-80
MR
20
40
81-100
22
 
30
101-120
LR
20
MR
20
121-150
RR
0
20
151-180
0
LR
0
181-120
0
RR
0
211-250
0
0
251+
 NR4
0
 NR4
0

100 kg/ha = 90 lb/ac


1 RÉ, RM, RF, RTF et RN indiquent la probabilité que la fertilisation soit rentable, à savoir respectivement : probabilité de rentabilité élevée, moyenne, faible, très faible et nulle. L'épandage d'éléments nutritifs est rentable lorsque l'accroissement de la valeur de la récolte créé par le gain de rendement ou de qualité dépasse le coût d'application de l'élément nutritif en question.
2 Si on utilise du fumier, réduire les épandages d'engrais en fonction de la quantité et de la qualité du fumier voir Gestion des fumiers. Pour l'orge de printemps cultivée dans des endroits recevant moins de 2 800 UTC, les besoins en azote s'élèvent à 70 kg/ha voir le tableau 4-13, Besoins en azote des cultures céréalières, lorsqu'on n'a pas épandu de fumier et qu'aucune légumineuse n'a été cultivée précédemment. Si l'analyse montre une teneur de 11 ppm en phosphore et de 48 ppm en potassium, épandre 50 kg de phosphate et 50 kg de potasse/ha. On peut répondre à ces besoins de phosphore et de potassium en enfouissant 250 kg (50 ÷ 20 x 100) de 5-20-20/ha; la quantité recommandée d'azote sera fournie par un épandage à la volée de 170 kg de 34-0-0 ou 130 kg de 45-0-0/ha.
3 La cote RN peut correspondre à une perte de rendement ou à un déséquilibre des éléments nutritifs dans la culture.
4 La cote RN peut correspondre à une perte de rendement ou de qualité principalement due à une carence en magnésium. Les sols argileux ou les loams argileux non fertilisés ont parfois des teneurs supérieures à 250 ppm, ce qui ne pose habituellement aucun problème parce qu'ils sont aussi souvent naturellement riches en magnésium.

L'épandage de manganèse sur le sol n'est pas recommandé, quelle qu'en soit la source, parce qu'il en faudrait de très grandes quantités. La plupart du temps, les carences qui touchent les plants sont causées par une faible biodisponibilité du manganèse plutôt que par un manque de cet élément dans le sol. Il est peu fréquent qu'un apport de manganèse au sol permette de corriger la situation.

Cuivre

Des carences en cuivre sont susceptibles de se produire dans les sols organiques (terres noires); on en soupçonne l'existence en de rares occasions sur des sols très sablonneux. Le symptôme le plus fréquent est le dépérissement de la pointe de la feuille, souvent accompagné du vrillage des feuilles supérieures. Pour plus d'information sur la correction des carences en cuivre, voir Oligo-éléments, p. 161.

Bore

Aucune carence en bore n'a été diagnostiquée dans les céréales. Un apport de cet élément peut même être toxique et provoquer le blanchiment des tissus foliaires des plantules.

Zinc

Il ne semble pas y avoir de carences en zinc dans les céréales.
Ne pas employer de mélanges engrais-herbicides en traitements foliaires, à moins que ce soit recommandé par des autorités compétentes. Toujours consulter l'étiquette des herbicides.

 

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 20 août 2009
Dernière révision : 20 août 2009

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