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| Maïs : Méthodes de travail du sol
Les renseignements sur cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 3) Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table des matières
IntroductionLe maïs
est cultivé presque partout dans le sud de l'Ontario. Au cours des années
1996 à 2000, la superficie consacrée au maïs-grain s'est établie
en moyenne à 717 000 ha (1,77 million d'acres) et a donné un rendement
moyen de 7,34 t/ha (117 bo/ac). Le maïs d'ensilage destiné à
l'alimentation animale occupe 121 000 ha supplémentaires. Le maïs-grain
cultivé dans la province est destiné à la fois à l'alimentation
animale (65 %) et à des usages industriels (35 %). La valeur commerciale
totale de la culture du maïs en Ontario dépasse les 800 millions de
dollars annuellement. Méthodes de travail du sol| Méthode traditionnelle
| Travail réduit du sol à l'automne | Travail
réduit du sol au printemps | Semis direct | Méthode traditionnelle | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Endroit | Comté | Sol | Culture précédente | Nbre d'années | Méthode de travail du sol
à l'automne Rendement du maïs | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Charrue
à socs t/ha | Chisel t/ha | Pulvériseur déporté t/ha | |||||
| Milton
| Halton |
loam argileux |
maïs | 3 |
7,34 | 6,84
| 6,84 |
| Elora |
Wellington |
loam limoneux |
maïs | 7 |
7,72 | 7,34 |
7,59 |
|
Elora | Wellington |
loam limoneux |
soya | 2 |
7,40 | 7,40 |
7,78 |
|
Comber | Essex |
loam argileux |
soya | 3 |
7,78 | 7,34 |
7,78 |
|
Morpeth | Kent |
argile | soya |
2 | 6,77 |
6,15 | 6,90 |
| Moyenne |
n = 17 |
7,407 |
7,017 |
7,407 | |||
Source : T. Vyn, K. Janovicek, D. Hooker et D. Young, Université de Guelph.
| Endroit | Comté | Sol | Culture précédente | Nbre d'années | Méthode de travail du sol
à l'automne Rendement du maïs | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Charrue
à socs bo/ac | Chisel bo/ac | Pulvériseur déporté
bo/ac | |||||
|
Milton |
Halton |
loam argileux |
maïs |
3 |
117 |
109 |
109 |
|
Elora | Wellington |
loam limoneux |
maïs |
7 | 123 |
117 |
121 |
|
Elora | Wellington |
loam limoneux |
soya | 2 |
118 |
118 |
124 |
|
Comber | Essex |
loam argileux |
soya | 3 |
124 |
117 |
124 |
|
Morpeth | Kent |
argile | soya |
2 | 108 |
98 |
110 |
|
Moyenne |
n = 17 |
118 |
112 |
118 | |||
Source : T. Vyn, K. Janovicek, D. Hooker et D. Young, Université de Guelph.
Le
travail du sol à l'aide d'un chisel pourvu de dents vrillées donne
parfois un sol mal nivelé, ce qui peut engendrer des coûts supplémentaires
au moment des passages subséquents, donner des lits de semence inégaux
et provoquer à l'occasion un assèchement excessif du sol. L'utilisation
de socs à ailes ouvertes ou socs bineurs sur la totalité ou une
partie de la charrue chisel surmonte quelques-uns de ces problèmes tout
comme l'ajout d'une barre niveleuse ou de herses à l'arrière du
chisel. Un travail superficiel du sol effectué au moment opportun au printemps
est également avantageux.
Lorsque le passage des disques est fait de manière à laisser la surface du sol bien nivelée à l'automne, il devient possible au printemps de réaliser les semis par un seul passage du semoir à maïs (sans travail superficiel du sol) et de réaliser du coup des économies au chapitre du travail du sol. Le tableau 3-2, Effets des méthodes de travail du sol employées à l'automne sur le rendement du maïs-grain, présente les résultats des recherches qui ont été menées en Ontario sur cette façon de procéder. Sur les parcelles où l'on a comparé le labour au chisel à l'automne et le travail superficiel du sol, c'est le passage uniquement du pulvériseur tandem qui a permis d'obtenir les plus hauts rendements et d'abaisser considérablement les coûts d'exploitation. En moyenne, l'écart entre le rendement obtenu avec le passage uniquement du pulvériseur tandem et le rendement obtenu avec une méthode traditionnelle de travail du sol s'établit à moins de 5 boisseaux.
| Endroit | Comté | Sol | Culture précédente | Nbre d'années | Méthode de travail du sol à l'automne : Rendement du maïs | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Charrué à socs t/ha |
Chisel | Uniquement
le pulvériseur tandem à l'automne t/ha | |||||
| Alvinston |
Lambton |
argile |
soya |
3 |
5,96 |
5,39 |
5,71 |
|
Fingal | Elgin |
loam argileux limoneux |
soya | 3 |
9,97 |
9,66 |
9,66 |
|
Centralia | Huron |
loam limoneux |
paille de blé mise en balles |
3 | 9,16 |
8,72 |
8,84 |
|
Wyoming | Lambton |
loam argileux limoneux |
paille de blé mise en balles |
3 | 9,97
| 9,72 |
9,85 |
|
Moyenne | n
= 12 | 8,78
| 8,41 |
8,53 | |||
Source : T. Vyn, K. Janovicek, D. Hooker et G. Opuku, Université de Guelph.
| Endroit | Comté | Sol | Culture précédente | Nbre d'années | Méthode de travail du sol à l'automne : Rendement du maïs | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Charrué à
socs bo/ac |
Chisel | Uniquement
le pulvériseur tandem à l'automne bo/ac | |||||
| Alvinston |
Lambton |
argile |
soya |
3 |
95 |
86 |
91 |
|
Fingal | Elgin |
loam argileux limoneux |
soya | 3 |
159 |
154 |
154 |
|
Centralia |
Huron | loam
limoneux | paille
de blé mise en balles |
3 | 146 |
139 |
141 |
|
Wyoming | Lambton |
loam argileux limoneux |
paille de blé mise en balles |
3 | 159 |
155 |
157 |
|
Moyenne | n
= 12 | 140 |
134 |
136 | |||
Source : T. Vyn, K. Janovicek,
D. Hooker et G. Opuku, Université de Guelph.
Le meilleur moyen de réduire l'érosion et les coûts des intrants consiste à s'abstenir de travailler le sol à l'automne. Il est concevable que les producteurs aux prises avec des sols lourds où la couche de résidus est abondante après une culture comme celle du maïs ou du blé, par exemple, soient réticents à ne pas travailler le sol du tout à l'automne. Par contre, à la suite du soya, dans la plupart des champs en Ontario, il est difficilement justifiable de travailler le sol à l'automne. Le tableau 3-3, Effets des méthodes de travail du sol sur le rendement du maïs-grain à la suite du soya, montre que même dans un sol à texture fine, lorsque le maïs suit le soya dans la rotation, il est généralement suffisant de travailler le sol uniquement au printemps (à l'aide de deux passages du cultivateur). D'autres essais de démonstration effectués sur des sols à textures moyenne et grossière ont abouti à la même conclusion.
Lorsque le maïs suit le soya, le surplus de maïs obtenu grâce au travail du sol à l'automne compense rarement les coûts associés aux travaux d'automne.
| Fingal | Fingal (loam argileux limoneux) bo/ac | Alvinston (sol argileux) t/ha | Alvinston (sol argileux) bo/ac | |
|---|---|---|---|---|
| Rendement du maïs-grain de 15,5 % | ||||
|
Charrue à socs l'automne + travail du sol au printemps |
9,97 |
159 |
6,02 |
96 |
|
Travail du sol au printemps seulement |
9,78 |
156 |
6,02 |
96 |
|
Aucun travail du sol |
9,65 |
154 |
5,65 |
90 |
Source : T. Vyn, D. Hooker
et C. Swanton, Université de Guelph.
L'expérience que
les producteurs ont du travail réduit du sol au printemps indique que le
fait de travailler des sols non dérangés au printemps donne de meilleurs
résultats si l'on utilise des dents à haut dégagement, des
dents étroites et/ou lorsqu'on utilise des socs d'enterrage ou qu'on passe
un rouleau en même temps que le cultivateur.
Le principe d'un travail du sol
confiné à des bandes étroites destinées à recevoir
les rangs de maïs l'année suivante suscite énormément
d'intérêt depuis quelques années. La méthode consiste
à préparer des bandes de sol en les ameublissant, en les débarrassant
des résidus et idéalement en les élevant quelque peu tout
en laissant le reste du champ couvert de résidus de culture et par conséquent
protégé. Le printemps suivant, ces bandes, étant plus sèches
et moins denses, se prêtent mieux au semis direct. Une recherche menée
à l'Université de Guelph de 1994 à 1996 a porté sur
le travail du sol par bandes dans du chaume de blé d'automne.
Le tableau 3-4, Travail du sol par bandes en vue d'une culture de maïs suivant le blé d'automne, montre que sur les sols à texture fine, le travail du sol par bandes à l'automne a produit généralement des rendements supérieurs à ceux du semis direct, mais ce n'est qu'à Wyoming que ces rendements ont été aussi élevés que les rendements obtenus à la suite d'un labour selon une méthode traditionnelle. À la fois les producteurs et les chercheurs ont soumis le travail du sol par bandes à un large éventail d'essais. Les résultats ne démontrent pas de façon constante que le travail du sol par bandes présente un avantage sur le plan du rendement par rapport au semis direct. Toutefois, lorsque les taux d'humidité ont été mesurés sur les parcelles de l'Université, les bandes travaillées se sont révélées systématiquement plus sèches au début mai que les parcelles non travaillées destinées au semis direct. Les rendements mesurés dans les essais réalisés côte à côte n'ont pas permis de faire ressortir la supériorité du travail du sol par bandes, mais cette méthode peut être avantageuse aux producteurs aux prises avec de vastes superficies de sols mal drainés ou recouverts d'une épaisse couche de résidus, du fait qu'elle permet de hâter les semis et d'accélérer la levée ainsi que la croissance du maïs.
| Méthode de travail du sol2 | Humidité
du sol au début mai | Rendement | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Wyoming t/ha | Wyoming bo/ac | Centralia t/ha | Centralia bo/ac | ||
|
Charrue à socs |
23,3 % |
9,97 |
159 |
9,22 |
147 |
|
Travail du sol par bandes à l'automne |
25,6 % |
9,97 |
159 |
8,72 |
139 |
|
Semis direct |
29,8 % |
9,35 |
149 |
8,74 |
135 |
Source : T.J. Vyn, 1997, Université de Guelph.
1Paille mise en balles, 1994-1996.
2Les
parcelles travaillées à l'aide de la charrue à socs et du
chisel ont été travaillées et ont fait l'objet d'un passage
du rouleau au printemps. Les parcelles travaillées à l'automne par
le passage du pulvériseur tandem et les parcelles ayant fait l'objet d'un
travail du sol par bandes ont été ensemencées directement
sans travail superficiel du sol au printemps. Tous les traitements ont été
faits le même jour.
Le travail du sol par bandes peut aussi
constituer une occasion de réduire le compactage du sol et/ou d'améliorer
le drainage en effectuant un travail du sol en profondeur. Dans certains cas,
on recommande de travailler le sol à une profondeur allant jusqu'à
30-35 cm (12-14 po). Peu d'études démontrent la pertinence d'effectuer
un travail du sol par bandes profond dans le maïs. Toutefois, le travail
du sol par bandes élimine automatiquement la circulation sur les bandes
travaillées en profondeur au moins jusqu'à la prochaine récolte,
ce qui laisse la chance au sol de se stabiliser avant d'être à nouveau
soumis aux roues des véhicules.
Voici les principaux facteurs de gestion applicables au semis direct du maïs :
Si l'on pratique le semis direct, un bon drainage du sol améliore les chances que le sol s'assèche et que la semence puisse être mise en terre au moment opportun. Le drainage réduit les risques que les sols ne deviennent saturés d'eau et ne nuisent à la croissance et au fonctionnement des racines en début de saison. Il devient souvent évident pour les producteurs que le semis direct est très difficile à réussir dans les sols à texture fine qui ne bénéficient pas d'un système de drainage souterrain.
La rotation des cultures peut être envisagée comme un substitut
au travail du sol. Les rotations de courte durée comme la monoculture de
maïs ne se prêtent pas au semis direct indépendamment de la
qualité des autres pratiques culturales. De bonnes rotations qui comprennent
une gamme plus large de cultures comme des légumineuses et des fourrages
améliorent la structure du sol et assurent généralement la
réussite du semis direct.
Réduire les coûts liés au travail du sol en vue de la culture du maïs, accroître le bénéfice net et améliorer la santé à long terme du sol exigent des producteurs qu'ils prennent des décisions portant sur la meilleure façon de gérer les résidus de culture, notamment la paille de blé. Bon nombre de ces décisions les obligent à prendre certaines mesures avant de faire entrer la moissonneuse-batteuse dans le champ de blé. Lorsque l'intention du producteur est de gérer la paille de blé afin de faciliter le semis direct du maïs ou de pratiquer un travail réduit du sol avant cette culture, le mieux est de débarrasser le champ de la paille. Le tableau 3-5, Effets de différentes quantités de paille de blé sur le rendement du maïs en semis direct, indique les rendements du maïs obtenus au cours d'essais portant sur le travail du sol où trois niveaux différents de paille ont été laissés sur le champ et où le maïs a été semé en semis direct l'année suivante. Le fait d'enlever la paille des champs de maïs, particulièrement dans les cultures de blé à fort rendement et sur des sols à texture plus lourde, augmente les chances que le maïs en semis direct donne un rendement égal à celui du maïs dans les champs labourés à l'automne.
| Méthode de travail du sol / Quantité de paille | Rendement
du maïs t/ha | Rendement du
maïs bo/ac |
|---|---|---|
|
Semis direct / paille et chaume entièrement laissés
sur place | 9,16 |
146 |
|
Semis direct / paille en balles mais chaume laissé sur
place | 9,35 |
149 |
|
Semis direct / paille en balles et chaume coupé et enlevé
| 9,91 |
158 |
|
Charrue à socs / paille en balles mais chaume laissé
sur place | 9,97 |
159 |
Source : T. Vyn, G. Opuku et
C. Swanton, Université de Guelph.
1Moyenne de 1994
à 1996 à Wyoming (Ontario).
2Le chaume atteignait
des hauteurs d'environ 25-30 cm (10-12 po), sauf dans les parcelles où
il avait été coupé et enlevé.
Quand il n'est pas envisageable d'ôter la paille, l'étalement uniforme de la paille et de la balle est de toute première importance pour que les méthodes de semis direct ou de travail réduit du sol donnent de bons résultats dans le maïs. Même lorsque la paille est laissée en andains, s'assurer que la balle est étalée aussi uniformément possible sur la surface la plus large possible durant le moissonnage-battage.
Lorsque le printemps est frais et pluvieux, des plaques épaisses
de résidus de blé en décomposition maintiennent les températures
du sol plus fraîches, ralentissent la croissance et attirent les limaces,
ce qui se traduit par des pertes de rendement qu'un étalement uniforme
des résidus permet d'éviter. Lorsque les risques d'érosions
hydrique et éolienne sont faibles, les avantages du retournement de toute
la paille peuvent dépasser les avantages liés à la pratique
du travail réduit du sol. Sur les fermes oùle potentiel d'érosion
est plus élevé, l'adoption d'une méthode de travail réduit
du sol, même si elle oblige à retirer une partie de la paille, est
probablement plus viable. Une autre solution consiste à utiliser une méthode
qui soumet les champs de blé à un léger travail du sol destiné
à incorporer partiellement la paille tout en laissant la surface du sol
largement protégée.
Les effets des apports d'azote visant
à accélérer la dégradation de la paille ont été
étudiés par des chercheurs à l'Université de Guelph.
Il ressort de cette étude que lorsque de l'azote a été épandu
sur la paille de blé à l'automne, la paille ne s'est pas décomposée
plus vite. En outre, au moment où l'analyse de sol a été
faite le printemps suivant, les concentrations d'azote dans le sol n'étaient
pas plus élevées sur ces parcelles que sur les parcelles qui n'avaient
pas reçu d'azote.
La lutte contre les mauvaises herbes est primordiale si l'on
veut que le maïs donne un rendement optimal. Les efforts de lutte peuvent
même devoir être intensifiés dans les champs soumis au semis
direct, afin de combattre les mauvaises herbes vivaces et les nouvelles espèces
de mauvaises herbes (apparues à la suite d'un changement dans les peuplements
de plantes adventices). Les traitements de destruction chimique en présemis
au printemps sont cruciaux pour laisser la chance à la culture de se développer
sans subir la pression des mauvaises herbes pendant les premiers stades de croissance
critiques.
Selon
des études menées en Ontario, il risque de se produire une stratification
des éléments nutritifs (éléments nutritifs concentrés
près de la surface du sol) dans les champs soumis pendant longtemps au
semis direct. Comme le semis direct n'offre pas la possibilité d'incorporer
ou de mélanger au sol les engrais secs, la mise en place de l'engrais devient
de plus en plus importante. Des résultats démontrent que l'influence
sur le rendement d'une application en bandes de potassium (K) par le semoir dans
les champs soumis au semis direct est souvent supérieure à celle
qu'elle peut avoir sur les parcelles adjacentes labourées à l'aide
d'une charrue à socs.
Un autre facteur important à considérer est que les sols soumis au semis direct sont souvent plus frais et moins bien aérés que les sols travaillés selon des méthodes traditionnelles. Ces conditions conduisent à une minéralisation de l'azote qui est plus lente dans les champs soumis au semis direct que dans les champs travaillés.
Il est recommandé d'appliquer 35 kg d'azote/ha (31 lb/ac) dans l'engrais de démarrage épandu avec les semoirs à maïs de semis direct, afin de compenser pour la minéralisation plus lente de l'azote souvent observée dans les sols soumis au semis direct.
Le compactage du sol est souvent cité comme l'une des raisons qui expliquent pourquoi le semis direct ne donne peut-être pas un rendement aussi élevé que les méthodes traditionnelles de travail du sol. Un moyen d'améliorer les rendements du maïs cultivé selon des méthodes de travail réduit du sol peut être de bien ameublir le sol plus profondément. Cela peut se faire sans déranger à outrance les résidus de culture à la surface du sol et en se limitant aux zones qui recevront l'année suivante les rangs de maïs. Des chercheurs de l'Université de Guelph ont mis à l'essai cette méthode de travail du sol par bandes de 1998 à 2000 à des sites près de Granton et Ridgetown. Le tableau 3-6, Effets de la méthode de travail du sol sur les rendements du maïs à la suite du blé d'automne, montre qu'un ameublissement profond ne s'est pas traduit par des gains de rendement ou a permis d'enregistrer des gains, mais insuffisants pour compenser les coûts du travail du sol en profondeur. Certains producteurs prétendent pourtant tirer des avantages de l'ameublissement profond des zones mal drainées ou des zones fortement compactées, comme les tournières.
| Méthode de travail du sol | Granton
(loam- loam argileux) t/ha | Granton
(loam- loam argileux) bo/ac | Ridgetown (loam argileux) t/ha | Ridgetown (loam argileux) bo/ac |
|---|---|---|---|---|
| Charrue
à socs | 11,35 |
181 | 7,78 |
124 |
|
Travail du sol profond par bandes à l'automne (30 cm)
| 10,79 |
172 | 8,15 |
130 |
|
Semis direct (3 coutres) | 10,73 |
171 | 7,65 |
122 |
|
Semis direct (tasse-résidus) |
10,85 | 173 |
7,78 | 124 |
Source : T. Vyn, B. Deen K. Janovicek, D. Young, Université de Guelph.
Moyenne de 1998-2000 à Granton et à Ridgetown
(Ontario).
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