Dans cette section

Maïs : Pourritures de la tige

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002

 

Les renseignements sur cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.

 

Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 3)

Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Incidence
  2. Répercussions des pourritures de la tige
  3. Stratégies de lutte
  4. Mises à jour sur le maïs : Pourritures de la tige
  5. Liens connexes

Incidence

Si la culture est soumise à un stress, les champignons responsables des pourritures de la tige sont encore plus dévastateurs. Les facteurs de stress qui contribuent à une augmentation de l'incidence des pourritures de la tige comprennent les conditions pluvieuses ou sèches, les températures fraîches le jour comme le soir, du temps couvert, la présence de maladies foliaires (comme la rouille ou le flétrissement de Stewart); les dommages aux feuilles et aux épis causés par la grêle, les oiseaux et le gel, une pollinisation incomplète, un déséquilibre nutritif, des dommages causés par les insectes (notamment par la pyrale du maïs), de fortes densités de peuplement, la sensibilité de l'hybride et de mauvaises conditions de sol. Tous ces facteurs peuvent augmenter la vulnérabilité d'un hybride de maïs aux pourritures de la tige.

La répartition et la prévalence des maladies responsables des pourritures de la tige et de l'épi peuvent varier d'une année à l'autre, mais ces maladies sont présentes la plupart des années, même si leur incidence peut être faible. En Ontario, les dégâts attribuables aux pourritures de la tige sont essentiellement le fait de trois champignons : Anthracnose, Gibberella et Fusarium. Toutefois, les champignons Diplodia et Pythium ont également tous deux été vus en Ontario. Voir les rubriques qui suivent pour plus de détails sur chacune de ces maladies responsables de la pourriture de la tige.

Répercussions des pourritures de la tige

Même si les divers champignons pathogènes provoquent des symptômes différents, ils produisent tous le même effet ultime sur le plant de maïs, à savoir de nuire au remplissage du grain et à l'intégrité des tiges, et d'accélérer la sénescence. Les champignons responsables des pourritures de la tige nuisent à la circulation des éléments nutritifs de trois façons :

Dépistage des pourritures de la tige

Deux méthodes ou techniques sont utilisées pour faire le dépistage des pourritures de la tige.

Le test de la poussée

1. Choisir au hasard 20 plants en cinq points différents du champ, soit un total de 100 plants.
2. Pousser la partie supérieure du plant et voir si le plant verse ou non.

Le test de la pincée

1. Choisir au hasard 20 plants en cinq points différents du champ, soit un total de 100 plants.
2. Enlever les feuilles inférieures et pincer la tige au-dessus des racines échasses.
3. Noter le nombre de tiges pourries.

Si 10-15 % des plants ont versé, devancer la récolte. Les éventuels frais de séchage supplémentaires seront compensés par la plus grande facilité avec laquelle se fera la récolte et la moins grande quantité de maïs qui sera laissée dans le champ.

1. Les sucres (les photosynthétats) qui seraient produits par la photosynthèse ou les glucides qui se trouvent dans les racines et la tige sont redirigés vers le champignon plutôt que vers l'épi. Ces éléments nutritifs permettent au champignon de croître et de se propager.

2. L'intégrité de la tige est compromise. Pour répondre aux besoins en éléments nutritifs à la fois de l'épi en croissance et des pathogènes, le plant de maïs commence à s'auto-détruire en transportant les glucides solubles des racines et de la tige. Les problèmes surviennent lorsque le plant de maïs ne parvient plus à répondre aux besoins en éléments nutritifs de l'épi en formation et est de ce fait forcé de déplacer plus de glucides que d'habitude. Il en résulte une tige plus faible (vulnérable à la verse), et une moins grande résistance aux champignons responsables des pourritures de la tige.

3. Enfin, l'infection et la colonisation obstruent bon nombre des voies qui servent normalement à la circulation des éléments nutritifs. Les pertes de rendement (généralement 10-20 %) découlent du mauvais remplissage des épis et des pertes à la récolte occasionnées par la verse.

Stratégies de lutte

La lutte contre les pourritures de la tige passe par une réduction des facteurs de stress, notamment, par :

  • le choix d'hybrides ayant une bonne résistance ou tolérance aux maladies foliaires et aux pourritures de la tige;
  • la lutte contre des insectes comme la pyrale du maïs;
  • une lutte efficace contre les mauvaises herbes;
  • des densités de peuplement adéquates;
  • un programme de fertilisation équilibré en N et en K;
  • la rotation des cultures;
  • le travail du sol.

Inspecter les champs pour déterminer l'ampleur des dommages causés par les pourritures de la tige. Procéder le plus tôt possible à la récolte dès que 10-15 % des tiges sont pourries. La rotation des cultures réduit l'incidence des pourritures de la tige.

Mises à jour sur le maïs : Pourritures de la tige

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes

... sur les maladies
... sur le maïs

Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca