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Maïs : Semis
| Auteur : |
Le personnel du MAAARO
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| Date de création : |
01 mars 2002
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| Dernière révision : |
01 mars 2002
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Les renseignements sur cette page proviennent
de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la
Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons
de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez
vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures
(chapitre 3)
Pour
commander la publication 811F du MAAO : Guide agronomique des grandes
cultures
Table des matières
- Date de semis
- Densité de peuplement
- Profondeur de semis
- Mises à jour sur le maïs : Semis
- Liens connexes...
Date de semis
Les rendements les meilleurs sont habituellement obtenus lorsque le maïs
est semé fin avril ou dans la première quinzaine de mai,
du fait que la culture peut alors tirer parti de la saison de croissance
complète. Plus le semis se fait tôt, plus la culture parvient
à maturité tôt à l'automne, ce qui réduit
le risque de dommages par une éventuelle gelée automnale
précoce ou du mauvais temps au moment de la récolte. L'idéal
est de faire les semis avant le 7 mai dans le sud-ouest de l'Ontario,
et avant le 10 mai dans le centre et l'est de l'Ontario. Tout retard dans
l'ensemencement peut entraîner une chute des rendements, évaluée
en moyenne à 40 kg/ha par jour de retard.
Selon le nombre de jours nécessaires pour ensemencer toute la
superficie consacrée à la culture du maïs, il est généralement
nécessaire de commencer les semis bien avant la date optimale.
Les producteurs qui veulent devancer considérablement la date de
semis optimale, qui se situe entre les 15 et 25 avril, doivent garder
à l'esprit que le sol doit atteindre une température d'au
moins 10 °C (50 °F) pour que la germination et la levée
puissent avoir lieu. On évalue la température quotidienne
moyenne en lisant la température vers 11 h 30 le matin à
l'aide d'un thermomètre de sol (aussi appelé géothermomètre)
de 10 cm (4 po). Si la température du sol moyenne se situe à
au moins 10 °C (50 °F), que les conditions de sol sont favorables
et que la météo prévoit des températures égales
ou supérieures à la moyenne, des semis hâtifs sur
au moins une portion de la superficie sont recommandés. Après
le 26 avril (le 1er mai dans les zones recevant moins de 2
700 UTC), il est généralement conseillé de fonder
la décision de procéder aux semis moins sur la température
du sol et plus sur les conditions d'humidité du sol.
Densité de peuplement
Les peuplements dont il est question ici représentent les peuplements
finals recommandés (consulter le tableau 3-13,
Espacement des semences permettant d'atteindre diverses densités
de peuplement). Puisque certaines graines ne lèvent pas, il
faut utiliser des doses de semis légèrement supérieures.
Lorsque l'ensemencement est fait tôt dans la saison ou que le sol
est encore froid, il est recommandé de semer à un taux de
10 % supérieur à la densité de peuplement finale
visée. Dès que le sol s'est réchauffé, une
majoration de 5 % suffit.
Tableau 3-13. Espacement des semences
permettant d'atteindre diverses densités de peuplement (métrique)
(impérial)
| Nbre final de plants/ha |
Écartement des rangs en cm |
| 38 cm |
51 cm |
56 cm |
71 cm |
7 cm |
91 cm |
97cm |
|
48
|
36
|
33
|
26
|
24
|
20
|
19
|
|
44
|
33
|
30
|
24
|
22
|
18
|
18
|
|
41
|
31
|
28
|
22
|
20
|
17
|
16
|
|
38
|
29
|
26
|
20
|
19
|
16
|
15
|
|
35
|
27
|
24
|
19
|
18
|
15
|
14
|
|
33
|
25
|
23
|
18
|
17
|
14
|
13
|
|
31
|
23
|
21
|
17
|
16
|
13
|
12
|
1 ha = 2,47 ac; 1 cm = 39/100 po
Tableau 3-13. Espacement des semences
permettant d'atteindre diverses densités de peuplement (impérial)
(métrique)
| Nbre final de plants/ac |
Écartement des rangs en po |
| 15 po |
20 po |
22 po |
28 po |
30 po |
36 po |
38 po |
|
19,0
|
14,3
|
13,0
|
10,2
|
9,5
|
7,9
|
7,5
|
|
17,4
|
13,1
|
11,9
|
9,3
|
8,7
|
7,2
|
6,9
|
|
16,1
|
12,1
|
11,0
|
8,6
|
8,1
|
6,7
|
6,4
|
|
14,9
|
11,2
|
10,2
|
8,0
|
7,5
|
6,2
|
5,9
|
|
13,9
|
10,5
|
9,5
|
7,5
|
7,0
|
5,8
|
5,5
|
|
13,1
|
9,8
|
8,9
|
7,0
|
6,6
|
5,4
|
5,2
|
|
12,3
|
9,2
|
8,4
|
6,6
|
6,1
|
5,1
|
4,9
|
1 ha = 2,47 ac; 1 cm = 39/100 po
En Ontario, le maïs est généralement cultivé
à raison de 64 000 à 74 000 plants/ha (26 000 à 30
000 plants/ac). Cette densité peut fournir de bons rendements sous
un grand éventail de conditions de croissance sans que la verse
ne devienne un problème trop sérieux. Depuis quelques années,
on a créé des hybrides qui tolèrent mieux les fortes
densités de peuplement sans subir de verse ni souffrir d'infertilité
aigué. Des recherches ont démontré que lorsque des
hybrides anciens et nouveaux sont cultivés côte à
côte à des densités de peuplement très faibles,
ils procurent des rendements presque identiques. Les nouveaux hybrides
donnent des rendements accrus lorsque les densités de peuplement
sont plus grandes. Les améliorations de rendement découlent
pour la plupart de la mise au point d'hybrides qui excellent à
des densités de peuplement plus grandes. Certains des hybrides
les plus récents donnent un maximum de rendement sur le plan économique
à des densités de peuplement allant de 74 000 à 86
000 plants/ha (30 000-35 000 plants/ac). Consulter les données
des fournisseurs de semence pour sélectionner la bonne densité
de peuplement en fonction de l'hybride utilisé.
Les producteurs craignent qu'un taux de semis accru ne se traduise pas
toujours par un potentiel de rendement accru. Il s'agit là d'une
crainte fondée, notamment dans les champs sujets à la sécheresse
où la disponibilité de l'eau, et non l'interception de la
lumière, est presque toujours le facteur limitatif au niveau du
rendement. Certaines économies peuvent être réalisées
en rajustant les densités de peuplement à la baisse dans
ces cas. Des études menées aux É.-U. révèlent
que la densité de peuplement optimale dans la ceinture de maïs
du Midwest est de 67 000 plants/ha (27 160 plants/ac). D'après
les chercheurs ayant mené ces études, pour chaque augmentation
de 9,4 t/ha (15 bo/ac) du potentiel de rendement d'un champ (ou d'une
partie d'un champ), la densité de peuplement optimale sur le plan
économique augmente de 1 112 plants/ha (450 plants/ac).
En Ontario, il est fréquent de viser des densités de peuplement
finales moyennes plus élevées que dans le Midwest américain.
Les champs les plus productifs devraient accueillir des densités
de peuplement frôlant les densités maximales pour l'hybride
choisi. Dans les régions de la province où la saison de
croissance est plus courte, où l'on cultive des hybrides de plus
petite taille, on a encore plus tendance à maintenir des densités
de peuplement élevées afin de maximiser l'interception de
la lumière et d'optimiser les rendements En général,
les augmentations de rendement découlant des densités de
peuplement accrues ont été les plus faibles dans les régions
les plus douces de l'Ontario (régions de plus de 2 900 UTC).
Puisque la verse est moins problématique dans les champs de maïs
destinés à l'ensilage plante entière, des densités
de peuplement plus élevées (de 10 %) que celles qui s'appliquent
au maïs-grain sont souvent recommandées. Des recherches menées
à la Cornell University indiquent que pour les producteurs d'ensilage
qui adoptent des densités de peuplement extrêmement élevées,
soit de 111 200 à 123 500 plants/ha (45 000-50 000 graines/ac),
les hybrides qui donnent dans le cadre des essais, des densités
supérieures à 86 500 plants/ha (35 000 plants/ac) ne présentent
aucun avantage. Ces recherches ont également fait ressortir qu'il
faut s'attendre pour tous les hybrides à une diminution constante
de la digestibilité de l'ensilage au fur et à mesure que
les peuplements augmentent. Les producteurs doivent également noter
que les hybrides d'ensilage présentent une plus grande diversité
génétique et que les densités de peuplement optimales
peuvent varier d'un hybride à l'autre.
Profondeur de semis
La première règle à observer en ce qui a trait à
la profondeur des semis de maïs est de déposer la semence
dans une couche humide. Il y a également d'autres points à
prendre en considération au moment de régler la profondeur
de semis. Des semis trop superficiels, c.-à-d. à moins de
3 cm (1 1/4 po) de profondeur, même dans un sol humide, peuvent
provoquer un mauvais positionnement du point végétatif et
des premières racines coronales. Il peut alors s'ensuivre le syndrome
de l'absence de racines dans certains cas et prédisposer la semence
à des dommages plus graves par les herbicides. Certains herbicides
radiculaires obligent à enfouir les semences à des profondeurs
d'au moins 3,75 cm (1 1/2 po). Dans les sols à texture grossière
qui s'assèchent rapidement en surface, les plants ont par ailleurs
plus de mal à s'établir si les semences ont été
enfouies peu profondément.
Par contraste, des semis plus profonds, à 5-8 cm (2-3 po), surtout
au début de la saison des semis, lorsque les sols sont froids,
peuvent retarder considérablement la levée comparativement
aux semis effectués à des profondeurs de 3-5 cm (1 1/4-2
po). Lorsque les températures du sol sont plus basses (en début
de saison, les saisons fraîches, dans les champs soumis au semis
direct, par exemple), et lorsque les taux d'humidité du sol sont
suffisants, les producteurs peuvent chercher à enfouir les semences
à une profondeur d'environ 3,75 cm (1 1/2 po). Au fur et à
mesure que la saison des semis avance et que les sols se réchauffent
et s'assèchent, il faut veiller à ce que la semence de maïs
soit mise en contact étroit avec du sol humide. Dans les sols secs,
le fait d'enfouir la semence à des profondeurs de 7,5 cm (3 po)
dans le but de mettre la semence en contact avec l'humidité est
souvent moins risqué que de semer trop en surface en espérant
qu'il pleuve.
Mises à jour sur le maïs : Semis
Aucune mise à jour n'est disponible présentement.
Liens connexes...
...sur le maïs
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Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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