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Maïs : Semis

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 3)
Pour commander la publication 811F du MAAO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Date de semis
  2. Densité de peuplement
  3. Profondeur de semis
  4. Mises à jour sur le maïs : Semis
  5. Liens connexes...

Date de semis

Les rendements les meilleurs sont habituellement obtenus lorsque le maïs est semé fin avril ou dans la première quinzaine de mai, du fait que la culture peut alors tirer parti de la saison de croissance complète. Plus le semis se fait tôt, plus la culture parvient à maturité tôt à l'automne, ce qui réduit le risque de dommages par une éventuelle gelée automnale précoce ou du mauvais temps au moment de la récolte. L'idéal est de faire les semis avant le 7 mai dans le sud-ouest de l'Ontario, et avant le 10 mai dans le centre et l'est de l'Ontario. Tout retard dans l'ensemencement peut entraîner une chute des rendements, évaluée en moyenne à 40 kg/ha par jour de retard.

Selon le nombre de jours nécessaires pour ensemencer toute la superficie consacrée à la culture du maïs, il est généralement nécessaire de commencer les semis bien avant la date optimale. Les producteurs qui veulent devancer considérablement la date de semis optimale, qui se situe entre les 15 et 25 avril, doivent garder à l'esprit que le sol doit atteindre une température d'au moins 10 °C (50 °F) pour que la germination et la levée puissent avoir lieu. On évalue la température quotidienne moyenne en lisant la température vers 11 h 30 le matin à l'aide d'un thermomètre de sol (aussi appelé géothermomètre) de 10 cm (4 po). Si la température du sol moyenne se situe à au moins 10 °C (50 °F), que les conditions de sol sont favorables et que la météo prévoit des températures égales ou supérieures à la moyenne, des semis hâtifs sur au moins une portion de la superficie sont recommandés. Après le 26 avril (le 1er mai dans les zones recevant moins de 2 700 UTC), il est généralement conseillé de fonder la décision de procéder aux semis moins sur la température du sol et plus sur les conditions d'humidité du sol.

Densité de peuplement

Les peuplements dont il est question ici représentent les peuplements finals recommandés (consulter le tableau 3-13, Espacement des semences permettant d'atteindre diverses densités de peuplement). Puisque certaines graines ne lèvent pas, il faut utiliser des doses de semis légèrement supérieures. Lorsque l'ensemencement est fait tôt dans la saison ou que le sol est encore froid, il est recommandé de semer à un taux de 10 % supérieur à la densité de peuplement finale visée. Dès que le sol s'est réchauffé, une majoration de 5 % suffit.

 

Tableau 3-13. Espacement des semences permettant d'atteindre diverses densités de peuplement
(métrique) (impérial)
Nbre final de plants/ha Écartement des rangs en cm
38 cm 51 cm 56 cm 71 cm 7 cm 91 cm 97cm
54 300
48
36
33
26
24
20
19
59 300
44
33
30
24
22
18
18
64 200
41
31
28
22
20
17
16
69 200
38
29
26
20
19
16
15
74 100
35
27
24
19
18
15
14
79 000
33
25
23
18
17
14
13
84 000
31
23
21
17
16
13
12

1 ha = 2,47 ac; 1 cm = 39/100 po

Tableau 3-13. Espacement des semences permettant d'atteindre diverses densités de peuplement
(impérial) (métrique)
Nbre final de plants/ac Écartement des rangs en po
15 po 20 po 22 po 28 po 30 po 36 po 38 po
22 000
19,0
14,3
13,0
10,2
9,5
7,9
7,5
24 000
17,4
13,1
11,9
9,3
8,7
7,2
6,9
26 000
16,1
12,1
11,0
8,6
8,1
6,7
6,4
28 000
14,9
11,2
10,2
8,0
7,5
6,2
5,9
30 000
13,9
10,5
9,5
7,5
7,0
5,8
5,5
32 000
13,1
9,8
8,9
7,0
6,6
5,4
5,2
34 000
12,3
9,2
8,4
6,6
6,1
5,1
4,9

1 ha = 2,47 ac; 1 cm = 39/100 po


En Ontario, le maïs est généralement cultivé à raison de 64 000 à 74 000 plants/ha (26 000 à 30 000 plants/ac). Cette densité peut fournir de bons rendements sous un grand éventail de conditions de croissance sans que la verse ne devienne un problème trop sérieux. Depuis quelques années, on a créé des hybrides qui tolèrent mieux les fortes densités de peuplement sans subir de verse ni souffrir d'infertilité aigué. Des recherches ont démontré que lorsque des hybrides anciens et nouveaux sont cultivés côte à côte à des densités de peuplement très faibles, ils procurent des rendements presque identiques. Les nouveaux hybrides donnent des rendements accrus lorsque les densités de peuplement sont plus grandes. Les améliorations de rendement découlent pour la plupart de la mise au point d'hybrides qui excellent à des densités de peuplement plus grandes. Certains des hybrides les plus récents donnent un maximum de rendement sur le plan économique à des densités de peuplement allant de 74 000 à 86 000 plants/ha (30 000-35 000 plants/ac). Consulter les données des fournisseurs de semence pour sélectionner la bonne densité de peuplement en fonction de l'hybride utilisé.

Les producteurs craignent qu'un taux de semis accru ne se traduise pas toujours par un potentiel de rendement accru. Il s'agit là d'une crainte fondée, notamment dans les champs sujets à la sécheresse où la disponibilité de l'eau, et non l'interception de la lumière, est presque toujours le facteur limitatif au niveau du rendement. Certaines économies peuvent être réalisées en rajustant les densités de peuplement à la baisse dans ces cas. Des études menées aux É.-U. révèlent que la densité de peuplement optimale dans la ceinture de maïs du Midwest est de 67 000 plants/ha (27 160 plants/ac). D'après les chercheurs ayant mené ces études, pour chaque augmentation de 9,4 t/ha (15 bo/ac) du potentiel de rendement d'un champ (ou d'une partie d'un champ), la densité de peuplement optimale sur le plan économique augmente de 1 112 plants/ha (450 plants/ac).

En Ontario, il est fréquent de viser des densités de peuplement finales moyennes plus élevées que dans le Midwest américain. Les champs les plus productifs devraient accueillir des densités de peuplement frôlant les densités maximales pour l'hybride choisi. Dans les régions de la province où la saison de croissance est plus courte, où l'on cultive des hybrides de plus petite taille, on a encore plus tendance à maintenir des densités de peuplement élevées afin de maximiser l'interception de la lumière et d'optimiser les rendements En général, les augmentations de rendement découlant des densités de peuplement accrues ont été les plus faibles dans les régions les plus douces de l'Ontario (régions de plus de 2 900 UTC).

Puisque la verse est moins problématique dans les champs de maïs destinés à l'ensilage plante entière, des densités de peuplement plus élevées (de 10 %) que celles qui s'appliquent au maïs-grain sont souvent recommandées. Des recherches menées à la Cornell University indiquent que pour les producteurs d'ensilage qui adoptent des densités de peuplement extrêmement élevées, soit de 111 200 à 123 500 plants/ha (45 000-50 000 graines/ac), les hybrides qui donnent dans le cadre des essais, des densités supérieures à 86 500 plants/ha (35 000 plants/ac) ne présentent aucun avantage. Ces recherches ont également fait ressortir qu'il faut s'attendre pour tous les hybrides à une diminution constante de la digestibilité de l'ensilage au fur et à mesure que les peuplements augmentent. Les producteurs doivent également noter que les hybrides d'ensilage présentent une plus grande diversité génétique et que les densités de peuplement optimales peuvent varier d'un hybride à l'autre.

Profondeur de semis

La première règle à observer en ce qui a trait à la profondeur des semis de maïs est de déposer la semence dans une couche humide. Il y a également d'autres points à prendre en considération au moment de régler la profondeur de semis. Des semis trop superficiels, c.-à-d. à moins de 3 cm (1 1/4 po) de profondeur, même dans un sol humide, peuvent provoquer un mauvais positionnement du point végétatif et des premières racines coronales. Il peut alors s'ensuivre le syndrome de l'absence de racines dans certains cas et prédisposer la semence à des dommages plus graves par les herbicides. Certains herbicides radiculaires obligent à enfouir les semences à des profondeurs d'au moins 3,75 cm (1 1/2 po). Dans les sols à texture grossière qui s'assèchent rapidement en surface, les plants ont par ailleurs plus de mal à s'établir si les semences ont été enfouies peu profondément.

Par contraste, des semis plus profonds, à 5-8 cm (2-3 po), surtout au début de la saison des semis, lorsque les sols sont froids, peuvent retarder considérablement la levée comparativement aux semis effectués à des profondeurs de 3-5 cm (1 1/4-2 po). Lorsque les températures du sol sont plus basses (en début de saison, les saisons fraîches, dans les champs soumis au semis direct, par exemple), et lorsque les taux d'humidité du sol sont suffisants, les producteurs peuvent chercher à enfouir les semences à une profondeur d'environ 3,75 cm (1 1/2 po). Au fur et à mesure que la saison des semis avance et que les sols se réchauffent et s'assèchent, il faut veiller à ce que la semence de maïs soit mise en contact étroit avec du sol humide. Dans les sols secs, le fait d'enfouir la semence à des profondeurs de 7,5 cm (3 po) dans le but de mettre la semence en contact avec l'humidité est souvent moins risqué que de semer trop en surface en espérant qu'il pleuve.

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Mises à jour sur le maïs : Semis

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

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