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Maïs : Récolte et entreposage

Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 01 mars 2002
Dernière révision : 01 mars 2002

 

Les renseignements sur cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.

 

Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 3)

Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures

Table des matières

  1. Introduction
  2. Récolte et entreposage du maïs d'ensilage
  3. Entreposage du maïs
  4. Séchage du maïs avec ou sans air chaud
  5. Températures de séchage
  6. Qualité du grain
  7. Séchage à l'air ambiant
  8. Teneur en eau d'équilibre
  9. Mises à jour sur les maïs : Récolte et entreposage
  10. Liens connexes...

Introduction

La maturité physiologique (point noir) se produit lorsque la teneur en eau du grain tombe à environ 31-33 %. Passé ce stade, aucune matière sèche ne s'ajoute au grain de maïs. La récolte du maïs-grain à des teneurs en eau supérieures à 28 % entraîne souvent des dommages considérables au grain et rend plus difficile sa commercialisation. Les marchés qui exigent des aliments appartenant à des catégories de haute qualité peuvent exiger que le maïs soit récolté à des teneurs en eau aussi basses que 20-22 %.

Les producteurs doivent se demander s'il est réellement avantageux de retarder la récolte dans l'espoir d'abaisser les coûts de séchage et d'améliorer la qualité des échantillons, compte tenu des risques accrus auxquels ils s'exposent alors de faire face à un niveau plus élevé de verse, à l'affaissement des épis et à du temps pluvieux. La décision de devancer les dates de récolte dans le but de prévenir les pertes de récolte doit reposer sur l'inspection des champs et la vérification de la qualité des tiges. Lorsque la qualité des tiges laisse à désirer, le premier gros vent ou la première grosse pluie risque de causer des pertes de récolte considérables. La performance de la tête de la récolteuse est également importante au moment de récolter du maïs dont la tige est peu vigoureuse. Garder la vitesse de la tête compatible avec la vitesse au sol afin d'améliorer la circulation des tiges à travers les plaques dépanouilleuses et les rouleaux preneurs. Il se peut également que ces dispositifs doivent être réglés de manière à être plus rapprochés.

Les dommages occasionnés par la moissonneuse-batteuse qui amènent une diminution de la qualité du grain peuvent être attribuables aux facteurs suivants :

a) vitesse de rotation du cylindre trop élevée;
b) ouverture du contre-batteur insuffisante;
c) fourrures trop nombreuses sur le contre-batteur;
d) absence de parallélisme du contre-batteur et du cylindre.

Quand le maïs a gelé avant la maturité, on sait généralement par expérience en Ontario que faire fonctionner le cylindre à la vitesse la plus basse possible est le meilleur moyen de maintenir la qualité du grain.

Voici des données permettant d'évaluer les pertes de récolte attribuables à la moissonneuse-batteuse : 22 grains/m2 (2 grains/pi2) représentent des pertes d'environ 0,06 t/ha (1 bo/ac); et un épi de calibre moyen dans 1/100 ac représenteé des pertes de 0,06 t/ha. Si les pertes occasionnées par la moissonneuse-batteuse dépassent 0,16 t/ha (2 1/2 bo/ac), des réglages s'imposent.

Récolte et entreposage du maïs d'ensilage

Pour un exposé complet, voir la rubrique Ensilage préfané et ensilage de maïs.

Entreposage du maïs

Séchage et entreposage du maïs

Les trois grands type de séchoirs généralement utilisés sur les fermes sont les suivants :

  • cellules sécheuses;
  • séchoirs discontinus;
  • séchoirs continus.

Aucun système de séchage en particulier n'est supérieur à tous égards aux autres. Le choix d'un système dépend des caractéristiques recherchées, en termes notamment de capacité du séchoir, de qualité du grain, d'efficacité énergétique ou de séchage (BTU/kg d'eau retirée), de caractère pratique, de main-d'œuvre nécessaire au fonctionnement du séchoir, de possibilité de sécher différentes cultures, d'entretien nécessaire et de coût des investissements.

Tous les séchoirs amènent l'air à se déplacer à travers le grain, ce qui permet l'évaporation de l'humidité contenue dans le grain et l'évacuation de la vapeur d'eau. La chaleur est ajoutée à cet air de séchage pour réduire l'humidité relative et accroître ainsi les capacités de séchage. On peut sécher du grain mouillé à des températures plus élevées, puisqu'il sera refroidi une fois que l'humidité sera évaporée du grain. Au fur et à mesure que le grain s'assèche, il approche de la température de l'air de séchage. Le plus longtemps le grain est en contact avec cet air chauffé, le plus sec et le plus chaud il devient.

Séchage du maïs avec ou sans air chaud

Le maïs sèche au fur et à mesure que l'humidité qu'il renferme s'évapore à la périphérie du grain. La plus grande partie de l'humidité contenue dans le grain est évacuée par la base du grain. Les premiers pourcentages d'humidité sont faciles à retirer avec relativement peu d'énergie. Les derniers pourcentages d'humidité se logent plus profondément dans le grain. Au fur et à mesure que la périphérie du grain s'assèche, l'humidité doit migrer hors du centre humide. Or, cette humidité ne migre pas vers la périphérie aussi rapidement que se produit l'évaporation à la surface du grain sous l'effet asséchant de l'air, de sorte qu'il faut davantage d'énergie pour retirer les derniers pourcentages d'humidité.

Températures de séchage

On peut recourir à différentes températures pour assécher le maïs, mais ces températures ne doivent pas dépasser les températures maximales de l'air recommandées au tableau 3-23, Températures maximales de l'air recommandées (°C et °F) pour le séchage du maïs destiné à diverses utilisations. La température maximale de séchage recommandée dépend de plusieurs facteurs dont l'utilisation finale du grain, sa teneur en eau initiale, le type de grain et le type de séchoir.

Tableau 3-23. Températures maximales de l'air recommandées
(°C et °F) pour le séchage du maïs destiné à diverses utilisations
UtilisationTempérature maximale
(°C)
Température maximale
(°F)
Maïs de semence
45
113
Fécule de maïs
70
158
Usages industriels, aliments pour non-ruminants
90
194
Aliments pour bovins
120
248

Le pouvoir germinatif est détruit lorsque la température réelle du grain dépasse environ 50 °C (122 °F). Une réduction de la valeur nutritive survient lorsque la température du grain atteint entre 90 et 100 °C (194-212 °F).

Qualité du grain

Pour réduire le fendillement des grains dû au stress, au moment de sortir le grain chaud du séchoir, le laisser séjourner un moment avant de le soumettre à un débit d'air minimal de 6,5 L/sec/m3 (1/2 pi3/min/bo).

Le fendillement des grains dû au stress et les dommages physiques aux grains sont influencés par la vitesse à laquelle l'eau est retirée du grain, par la température maximale du grain ainsi que par la vitesse de refroidissement après le séchage.

En plus de maintenir la qualité du grain, l'utilisation d'un système d'aération à l'air sec ou d'aération à l'air frais peut augmenter la capacité de fonctionnement du système de séchage.

Séchage à l'air ambiant

Le séchage à l'air ambiant du maïs est possible presque partout dans le sud de l'Ontario. Cette méthode de séchage convient bien aux exploitations d'élevage désireuses de produire un maïs de haute qualité qui est exempt de fissures dues au stress. Une bonne gestion du système de séchage à l'air ambiant est une condition sine qua non à l'obtention de bons résultats.

Exigences minimales de séchage à l'air ambiant

  • Aménager un plancher d'aération complet dans la cellule de stockage;
  • Niveler la surface du grain à la grandeur de la cellule de stockage;
  • Assurer un débit d'air d'au moins 26 L/sec/m3 (2 pi3/min/bo), l'idéal étant un taux plus élevé;
  • Récolter le maïs alors qu'il contient au plus 25 % d'humidité;
  • Nettoyer le grain afin de le débarrasser des morceaux de rafles ou de particules fines;
  • Mesurer avec justesse la teneur en eau du maïs dans la cellule de stockage;
  • Bien lire la température de l'air et l'humidité relative à l'extérieur;
  • Bien comprendre la teneur en eau d'équilibre du maïs;
  • Une fois la cellule de stockage remplie, retirer un peu de grain du noyau de la cellule de stockage (en actionnant la vis de déchargement) de manière à créer un couloir vertical de chute et à enlever la colonne de particules fines pouvant s'être accumulées au centre. Prendre soin de nettoyer le grain retiré avant de le remettre dans la cellule de stockage, sous peine de nuire encore plus au passage de l'air que si le grain n'avait pas été retiré.
  • Installer un interrupteur de commande du ventilateur.

Quand faire fonctionner le ventilateur

On ne fait pas fonctionner le ventilateur de la même façon pour sécher le maïs à l'air ambiant que pour faire sécher d'autres cultures. Une fois que la cellule de stockage est assez remplie pour maintenir en place le faux fond perforé, on peut mettre le ventilateur en marche. Celui-ci doit fonctionner sans interruption pendant les 3 premières semaines après le remplissage de la cellule, ou tant que le premier front de séchage n'a pas atteint la surface du grain.

Le premier front de séchage a atteint la surface du grain lorsqu'il y a une baisse notable de la teneur en eau du maïs à la surface de la cellule. Avant que ce front de séchage n'ait atteint la surface, le maïs qui se trouve au delé du front de séchage reste au même niveau d'humidité qu'à la récolte et peut même voir sa teneur en eau augmenter légèrement par rapport au maïs sous-jacent. Si l'on éteint le ventilateur pendant une période prolongée au début du processus de séchage, on risque de stopper définitivement la progression du front de séchage. En d'autres mots, le front de séchage risque alors de ne plus reprendre sa progression même après la remise en marche du ventilateur, exposant du coup à la détérioration le maïs qui se trouve au delé du front de séchage.

Beau temps, mauvais temps, le ventilateur doit fonctionner tant que le premier front de séchage n'a pas atteint la surface du grain.

Une fois que le premier front de séchage a atteint la surface du grain, commencer à gérer le fonctionnement du ventilateur en fonction du tableau des teneurs en eau d'équilibre du maïs (voir la rubrique Teneurs en eau à la récolte et coûts de séchage). Le ventilateur doit fonctionner chaque fois que les conditions extérieures permettent encore au grain de s'assécher, et cela est valable même pour le maïs le plus mouillé. Il arrive que cette méthode contribue à accroître la teneur en eau du maïs au fond de la cellule de stockage et qu'elle déshumidifie en fait l'air, de telle sorte qu'elle assèche davantage le haut de la pile.

Parfois, le maïs n'atteint pas la teneur en eau souhaitée avant les grands froids. Le recours au séchage à l'air ambiant à des températures inférieures au point de congélation est un processus lent et inefficace. Il peut alors falloir attendre le début du printemps pour chasser les derniers pourcentages d'humidité. Certains producteurs ne poursuivent jamais le séchage du maïs après l'hiver, étant donné que le maïs se transforme et s'entrepose bien comme aliment pour animaux à des teneurs en eau plus élevées.

Il existe des humidistats qui mettent le ventilateur en marche à des taux d'humidité préréglés. L'opérateur peut régler le taux d'humidité relative auquel le ventilateur doit se mettre en marche. Les cellules de stockage pourvues de dispositifs de brassage assurent des teneurs en eau relativement uniformes dans toute la cellule du fait du malaxage du grain.

Le grain qui se trouve à des teneurs en eau de plus de 25 % peuvent encore être séchés à l'air ambiant. Il s'agit de remplir partiellement la cellule de stockage soumise au séchage à l'air ambiant, ce qui assure un débit d'air de 52-78 L/sec/m3 (4-6 pi3/min/bo). Les producteurs qui ont besoin de maïs pour le servir aux animaux à la fin septembre peuvent récolter les tournières et entreposer ce grain dans la cellule de stockage. Les températures douces de la fin septembre, conjuguées à un débit d'air plus élevé permet au maïs de sécher en quelques semaines.

Teneur en eau d'équilibre

Des chercheurs ont mis au point des tableaux des teneurs en eau d'équilibre qui permettent de prévoir la teneur en eau finale du maïs lorsqu'il est exposé à une certaine température de l'air et à une certaine humidité relative (voir tableau 3-24, Teneur en eau d'équilibre (% à l'état humide) du maïs exposé à l'air selon la température et le taux d'humidité relative). Par exemple, pour déterminer la teneur en eau d'équilibre du maïs exposé à l'air extérieur à 10 °C (50 °F) et à 70 % d'humidité relative, trouver le point d'intersection de la ligne de 10 °C (50 °F) et de la ligne de 70 % d'humidité relative. Ce point correspond à la teneur en eau d'équilibre pour le maïs soumis aux conditions extérieures indiquées.

Tableau 3-24. Teneur en eau d'équilibre (% à l'état humide) du maïs exposé à l'air
selon la température et le taux d'humidité relative
Température
en °C (°F)
Humidité relative (%)
5060708090
0°C (32°F)
13,7
15,1
16,6
18,4
21,3
5°C (41°F)
13,1
14,4
15,9
17,8
20,7
10°C (50°)
12,5
13,8
15,4
17,3
20,2
15°C (59°)
11,9
13,3
14,9
16,8
19,8
20°C (68°)
11,5
12,8
14,4
16,4
19,4
25°C (77°)
11,0
12,4
14,0
16,0
19,0

 

Mises à jour sur les maïs : Récolte et entreposage

Aucune mise à jour n'est disponible présentement.

Liens connexes...

.... sur les maïs

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