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| Maïs : Pyrale du maïs
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Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 3) Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table des matières
DescriptionLes masses d'ufs de la pyrale du maïs sont plates et blanc crème. Les ufs sont empilés les uns sur les autres comme des écailles de poisson. Les larves à maturité sont de blanc crème à gris pâle et possèdent deux petites taches par segment abdominal. Elles mesurent environ 2,5 cm de long et ont la tête noire. Les adultes sont des papillons brun clair d'environ 2 cm de long qui arborent des lignes sombres et sinueuses sur les ailes antérieures. Les papillons mâles sont plus sombres et plus petits que les femelles.
Planche 15. Masses d'oeufs de la pyrale du maïs. Chaque masse d'oeufs compte 15-40 oeufs empilés comme des écailles de poisson.
Planche 16. Les larves de la pyrale du maïs vont du crème au rose, ont la tête noire et présentent deux taches noires par segment abdominal. Les larves sont des vecteurs de diverses pourritures de la tige.
Planche 17. Pyrale du maïs adulte. Le papillon femelle (à gauche) est plus gros et de couleur plus claire que le mâle. Cycle biologiqueIl existe deux souches distinctes en Ontario. Au sud d'une ligne allant de Sarnia à Simc, on trouve une souche bivoltine qui peut donner de multiples générations selon la longueur de la saison. Au nord de cette ligne, on trouve une souche univoltine qui ne produit qu'une seule génération par année. Toutefois, il y a des endroits dans le sud du Québec oú l'on trouve également deux générations par année. Sur une bande large de 50 à 80 km le long de cette ligne, les deux souches se chevauchent. HivernationL'insecte hiverne à l'état de larve dans les tiges de maïs et d'autres résidus laissés à la surface du sol la saison précédente. Au fur et à mesure que les journées rallongent et que les températures moyennes s'élèvent à plus de 10 oC le jour, les larves amorcent leur pupaison. On trouve les pupes à l'intérieur des galeries creusées par les larves. Il faut compter 2 semaines avant que les adultes n'émergent des pupes. Émergence des adultesMême si dans les régions les plus au sud de la province, les adultes commencent à émerger des pupes vers la troisième semaine de mai, il faut habituellement attendre la mi-juin avant que les papillons ne fassent leur apparition dans l'est de l'Ontario. Après leur émergence, les pyrales se dirigent vers les « sites d'action » les plus proches, soit les habitats végétatifs comme les haies clôtures, les fossés et les haies naturelles qui bordent les champs. CroissanceAprès l'accouplement, les femelles quittent les sites d'action pour pondre leurs ufs sur les plantes-hôtes. Elles pondent en général les ufs sur le revers des feuilles, près de la nervure principale. là oú des pyrales du maïs univoltines sont présentes, les larves se développent tout au long de la saison jusqu'à l'automne, moment oé, parvenues au cinquième stade larvaire, elles se préparent à hiverner. là oú des pyrales du maïs bivoltines sont présentes, les larves de la première génération subissent la pupaison au milieu de l'été, émergent sous forme d'adultes et complètent une deuxième génération avant d'entrer en diapause à l'automne. DommagesLes larves de début de saison se nourrissent des feuilles, qu'elles laissent couvertes de petites piqûres et qu'elles quittent tôt ou tard pour migrer dans le cornet et s'attaquer à la panicule mâle qu'il renferme. Les larves de fin de saison se nourrissent brièvement des feuilles, s'enfoncent par la suite dans la nervure principale de la feuille et migrent dans la tige du plant et les spathes. Les larves peuvent aussi se nourrir directement des grains en formation. Des infestations graves peuvent donner lieu à des tiges qui versent et à des épis retombants. Ce ravageur peut être un vecteur à la fois de pourritures de la tige et de pourritures de l'épi. La pratique du semis direct, la présence d'une épaisse couche de résidus, des rotations qui comprennent plusieurs cycles de maïs, la situation dans une région oú la culture du maïs est prépondérante (dans une proportion d'au moins 50 %) et le chevauchement des souches univoltines et bivoltines comptent parmi les principaux facteurs responsables des dommages par la pyrale du maïs. Technique de dépistageEn début de saison, les pyrales adultes sont attirées par des champs de maïs plus hauts qui ont été semés tôt. Les champs semés plus tard sont plus vulnérables aux attaques des pyrales de deuxième génération, car la présence de soies et de panicules mâles attirent les pyrales femelles adultes. Examiner au moins cinq séries de 20 plants par champ (100 plants par champ). Seuil de nuisibilité économiqueVoir l'annexe E, Calculs afférents à la détermination du seuil de nuisibilité économique de la pyrale du maïs, pour savoir comment déterminer ce seuil. Stratégies de lutteSi la pyrale du maïs constitue un risque de moyen à élevé dans la région, envisager de semer des hybrides de maïs transgéniques Bt. Utiliser des hybrides de maïs qui expriment la toxine Bt dans l'épi ainsi que dans la tige afin d'éviter les pourritures de l'épi et de la tige. Pour le dépistage des individus de la première génération, être à l'affût de dommages sur les feuilles. Tirer et dérouler le cornet des plants endommagés à la recherche de larves. Fendre la tige des plants de haut en bas pour localiser les larves plus vieilles. Noter le pourcentage de plants endommagés et le nombre et la taille des larves trouvées. Pour le dépistage des individus de la deuxième génération, rechercher des masses d'ufs sur le revers des feuilles, près de la nervure principale. Concentrer les efforts d'observation sur le terrain aux trois feuilles qui se trouvent au-dessus et en dessous de l'épi. Noter le pourcentage de plants qui comportent des masses d'ufs. Faire le dépistage tous les 5 à 7 jours jusqu'à ce que les pics de capture soient passés (environ 1 mois). En général, les insecticides n'ont pas permis jusqu'ici de combattre de manière rentable les pyrales dans le maïs de grande culture. L'utilisation d'hybrides de maïs transgéniques Bt donne de loin de meilleurs résultats. Le déchiquetage des débris après la récolte est un moyen efficace de détruire les pyrales qui hivernent dans les tiges et le chaume; laisser le moins possible de tiges. Choisir des hybrides de maïs qui offrent une résistance ou une tolérance aux dommages par la pyrale et qui sont adaptés à la région. Les stades immatures de la pyrale sont la proie d'ennemis naturels qui contribuent à en réduire les densités de population. Des prédateurs comme les coccinelles et les anthocorides (ou punaises des fleurs) se nourrissent des ufs et des jeunes larves. Des guêpes parasites et des acariens prédateurs peuvent aussi contribuer à maîtriser les pyrales. Si l'on utilise du maïs Bt, il faut absolument offrir aux pyrales un refuge en semant sur au moins 20 % de la superficie du maïs non-Bt, afin de réduire les risques d'apparition d'une résistance au Bt. Ce refuge peut être constitué de bandes d'environ 6 rangs de large (trois boîtes de semence sur un semoir de 8-12 rangs, par exemple) ou d'un bloc ensemencé de maïs non-Bt. Dans tous les cas, les plants de maïs Bt doivent se trouver à moins de 400 m des plants non-Bt. Ne pas mêler les semences des deux types de maïs en croyant créer ainsi un refuge. Pour plus d'information sur la pyrale du maïs ou le maïs Bt, voir la publication 12F du MAAARO, Manuel sur la culture du mais sucré, et la publication de la Coalition canadienne contre les ravageurs du maïs, Guide du producteur - Contrôle de la pyrale du maïs en utilisant la technologie du maïs Bt. Cette dernière publication est accessible à l'adresse www.ontariocorn.org/ocpmag/BtFrench.pdf (2.9 MB). Mises à jour sur le maïs : Pyrale du maïsAucune mise à jour n'est disponible présentement. Liens connexes... sur les ravageurs Pour plus de renseignements : Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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