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| Gestion du sol et usage de fertilisants : Qualité de l'eau
Les renseignements sur cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 2) Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table des matières
IntroductionDepuis toujours, le travail du sol a eu pour rôle de désherber et de préparer le lit de semence afin d'assurer une densité de peuplement satisfaisante et un bon rendement. Depuis quelque temps toutefois, on assiste à une évolution des méthodes de travail du sol et de culture, qui vise à supprimer entièrement le travail du sol ou à en diminuer l'intensité de manière à réduire l'érosion. Le travail réduit du sol peut être avantageux à cause des coûts élevés du carburant et de la pénurie de main-d'uvre. Le choix d'un nouveau système de travail du sol doit se fonder sur la compatibilité des nouvelles pratiques culturales avec le type de sol de l'exploitation, les pentes, le drainage, le régime hydrique et la température. Il fait entrer en jeu d'importantes considérations : l'incidence du système de travail du sol sur la lutte contre l'érosion, le calendrier des travaux, les méthodes possibles de lutte contre les mauvaises herbes, les insectes et les maladies, et la rentabilité de l'exploitation. Il n'existe aucun système de travail du sol qui soit le meilleur pour toutes les situations qui existent en Ontario à cause de l'extrême variabilité des terres, des cultures et du climat. En réalité, il pourrait y avoir une rotation des systèmes de travail du sol tout comme il y a la rotation des cultures. On pourrait choisir le système de travail le mieux adapté à la culture. Les rubriques qui suivent décrivent brièvement les principaux systèmes de travail du sol et les évaluent en fonction de leurs avantages et de leurs inconvénients relatifs. Les chapitres majeurs de récolte de cette publication contiennent l'information sur les systèmes de tillage spécifiques à cette récolte. Pour plus amples renseignements sur les systèmes de tillage se référer aux fascicules suivants de la série Les pratiques de gestion optimale, réalisée en collaboration par le MAAARO et Agriculture et Agroalimentaire Canada :
Méthodes traditionnelles de travail du solOn désigne ainsi les façons
culturales qui ont pour résultat d'enfouir la majorité des résidus
de culture; après le semis suivant, moins de 30 % de la surface du sol
est couverte de résidus. Pour ce faire, on pratique en général
un labour avec une charrue à socs puis des façons superficielles
destinées à préparer le lit de semence avec divers types
de machinerie. Parmi les principaux avantages, ce système fait appel à
de la machinerie classique, en vente partout. Sa souplesse permet de l'adapter
à une large gamme de sols. La charrue à socs augmente la porosité,
permet un bon échange d'air, la multiplication des racines et l'infiltration
de l'eau, surtout en présence de pluies abondantes. La porosité
accrue peut toutefois être réduite par un travail secondaire excessif
ou dans les sols où la structure est moins stable. Plusieurs producteurs
de bétail voient la charrue à socs comme la façon la plus
efficace d'incorporer le fumier et de travailler les prés. Parmi les principaux inconvénients, il faut noter les coûts de matériel, de carburant et de main-d'uvre associés à la préparation du lit de semence, qui sont élevés. La figure 2-1, Réduction des pertes de sol en fonction de différents pourcentages de résidus, illustre l'autre principal inconvénient du travail avec la charrue à socs. Avec peu ou pas de résidus, le risque d'érosions hydrique et éolienne est élevé. Figure 2-1. Réduction des pertes de sol en fonction de différents pourcentages de résidus | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Système type de préparation du lit de semence | Pourcentage moyen de sol couvert de résidus au moment des semis | |||
|---|---|---|---|---|
| Culture précédente | ||||
| Soya | Maïs | Céréales | Herbe | |
| Semis direct |
30-39% |
40% et plus |
40% et plus |
40% et plus |
|
Billonnage |
30-39% |
40% et plus |
0-19% |
Non adapté |
|
Disques + un passage pour le travail superficiel |
20-29% |
40% et plus |
30-39% |
40% et plus |
|
Charrue chisel + un passage pour le travail superficiel |
0-19% |
30-39% |
20-29% |
20-29% |
|
Charrue à socs + un passage pour le travail superficiel |
0-19% |
0-19% |
0-19% |
0-19% |
Résumé
du tableau
En général, les systèmes de travail du sol qui commencent par un labour à la charrue à socs ne laissent pas la proportion minimale de sol de 30 % couverte par les résidus. De nombreux systèmes de travail du sol font appel à des instruments aratoires classiques ou à de la machinerie spécialement conçue pour le travail de conservation, ou bien allient ces deux types de machinerie; ils laissent le sol suffisamment couvert de résidus après le semis pour le protéger efficacement contre l'érosion. Les ordres de grandeur qui figurent ci-dessus ne sont donnés qu'à titre indicatif et ne doivent pas servir de manière absolue pour déterminer la proportion de sol couverte par les résidus à l'issue d'un système de travail particulier.
Les systèmes de travail réduit du sol
visent à laisser plus de résidus en surface, offrant ainsi plus
de protection contre l'érosion que le travail avec la charrue à
socs. La charrue chisel est l'outil le plus fréquemment adopté pour
le travail réduit du sol en Ontario, avec la charrue à disques et
le pulvériseur tandem qui sont également très utilisés
dans certaines régions de la province.
La labour à la
charrue chisel avec dents vrillées produit au printemps un sol billonné,
ce qui peut engendrer des coûts supplémentaires au titre du travail
superficiel (plus de passages de machinerie), donner des lits de semence inégaux
et conduire, à l'occasion, à un assèchement excessif du sol.
Bon nombre de ces inconvénients peuvent être évités
:
Une bonne façon de réduire l'érosion et d'abaisser les coûts est d'éliminer le travail réduit du sol à l'automne. Les producteurs qui travaillent sur des sols lourds où les niveaux de résidus sont élevés après les récoltes de maïs, de blé ou autres peuvent s'inquiéter de ne pas travailler le sol à l'automne. Cependant, après les récoltes de soya ou d'autres cultures où les résidus de surface sont légers, ou sur des sols sablonneux ou des loams, il existe peu de raisons de travailler le sol en automne en Ontario. Dans ce cas, un travail réduit du sol au printemps à l'aide d'un cultivateur, de disques ou d'instruments combinés peut souvent préparer des lits de semence adéquats et précéder le travail avec des semoirs traditionnels.
Le semis direct fournit la meilleure
occasion de laisser des résidus protecteurs à la surface. Cette
méthode présente le meilleur potentiel de réduction des coûts
de travail du sol, quoiqu'il faille lutter contre les mauvaises herbes dans presque
tous les cas par la destruction chimique au moyen d'un herbicide appliqué
en présemis. Plusieurs possibilités existent, à la fois dans
le concept original et les modifications offertes pour que les semoirs de précision
ou les semoirs à grains soient considérés adaptés
au semis direct. Dans la présente publication, l'expression « semis
direct » se réfère à tout système qui résume
les opérations de semis et de travail du sol à un seul passage de
machinerie, peu importe les diverses configurations ou modifications de l'instrument
et son action sur le sol des rangs.
La réussite des semis directs dépend souvent d'une quantité de facteurs autres que la configuration des instruments. Il peut s'agir entre autres du drainage du sol et de la rotation des cultures, qui influent grandement sur le rendement de tous les systèmes de semis direct.
Un bon drainage interne améliore la probabilité que les sols s'assèchent et soient prêts à être ensemencés à temps par la méthode du semis direct. Un bon drainage diminue les risques de saturation des sols et de piètre croissance des racines, surtout en début de saison. Les producteurs trouvent souvent difficile de réussir des semis directs dans des sols à texture fine qui ne sont pas systématiquement munis de drains agricoles.
Des rotations étroites, où la même culture apparaît avec une fréquence élevée (p. ex., monoculture de maïs) ne se prêtent pas aux semis directs, peu importe que toutes les conditions soient réunies. Une rotation des cultures réussie, y compris une gamme élargie de cultures comme des légumineuses et des fourrages, améliore la structure des sols et assure le succès du travail réduit ou du semis direct.
Ce système consiste à travailler la terre
en bandes légèrement surélevées, appelées billons.
On ensemence sur la crête des bandes de terre. Comme pour le semis direct,
aucun travail du sol n'est effectué entre la récolte et le semis
suivant. Le travail du sol entre les billons sert à refaçonner ces
derniers et à désherber. Le semis sur billons, qui se prête
le mieux aux cultures en lignes, est aussi pratiqué par certains producteurs
de céréales. Il est également utilisé comme système
de transition vers le semis direct et n'a été adopté en Ontario
que sur une très petite superficie.
Aucune mise à jour n'est disponible présentement.
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