Gestion du sol et usage de fertilisants: Analyse du sol
| Auteur : | Le personnel du MAAARO
| | Date de création : |
01 mars 2002 | | Dernière
révision : | 01 mars
2002 |
Les renseignements sur
cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition
2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons
de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous
adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca. Extrait
du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 2) Pour
commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table
des matières - Introduction
- Pourquoi
faire analyser le sol?
- Autres méthodes d'évaluation
des besoins en éléments nutritifs
- Programme
d'analyse de sol du MAAARO
- Analyses de
sol par des laboratoires non accrédités
- Prélèvement
des échantillons
- Analyses
portant sur les oligo-éléments
- Mises à jour sur la gestion
du sol et usage de fertilisants : Analyse du sol
- Liens
connexes...
IntroductionEn Ontario,
on utilise actuellement quelque 690 000 tonnes métriques (760 000 tonnes
impériales) d'engrais par année. Or, leur emploi ne s'avère
profitable que s'il est justifié par des données sur la fertilité
du sol et sur l'apport en éléments fertilisants du fumier, des résidus
de culture et d'autres sources de matière organique. D'une part, sur les
sols très pauvres, on a parfois avantage à remettre dans le sol
autant et même plus d'azote, de phosphore et de potasse que ce qui est enlevé
par la culture. D'autre part, toute fertilisation de sols déjé très
fertiles ou ayant bénéficié peu auparavant d'un apport important
de fumier pourrait n'entraîner aucun profit additionnel et même nuire
aux rendements. Pourquoi faire analyser
le sol?Il faut exiger les analyses de sol reconnues par le
MAAARO. Elles constituent le meilleur moyen dont disposent les agriculteurs ontariens
pour déterminer les quantités précises de phosphore, de potassium,
de magnésium et de chaux nécessaires aux cultures. *Voir
la section de mises à jour ci-dessous. Autres
méthodes d'évaluation des besoins en éléments nutritifs
- L'analyse des tissus végétaux est la méthode la plus
utilisée en arboriculture fruitière. Pour ce qui est des grandes
cultures et des productions légumières, elle complète l'information
fournie par l'analyse de sol.
- Les symptômes de carence nutritionnelle
sur les feuilles peuvent être très utiles dans certains cas, mais
dans d'autres, comme pour ce qui est du phosphore et du potassium, ils présentent
des inconvénients graves du fait que des pertes de rendement considérables
peuvent être enregistrées avant même que les symptômes
ne soient visibles.
- Certains maintiennent que le producteur doit remettre
au sol la quantité d'éléments fertilisants qui a été
enlevée par la culture. Une telle règle semble valable pour l'azote
puisque, pour certaines cultures, on remet approximativement ce qui a été
utilisé. Par contre, elle s'applique rarement aux autres éléments
fertilisants en Ontario. En effet, on trouve dans la province des argiles et des
loams argileux qui ont du potassium en réserve pour de nombreuses années;
un apport annuel de potassium constituerait donc une dépense inutile et
ne saurait pas tirer partie d'un des quelques avantages que présente ce
type de sol par rapport aux sols de texture plus grossière.
Les
analyses de sol faites dans les laboratoires accrédités par le MAAARO
constituent, avec les analyses de tissus végétaux et les symptômes
de carence nutritionnelle, le meilleur moyen de déterminer les besoins
en engrais d'une culture précise dans un champ particulier. Programme
d'analyse de sol du MAAAROLe programme d'analyse de sol du MAAARO fournit
l'assurance d'analyses adéquates à l'appui des recommandations sur
les besoins en azote, en phosphate, en potasse et en magnésium, ainsi que
des recommandations sur la quantité et le type de chaux nécessaire.
Les méthodes d'analyse utilisées ont été sélectionnées
pour obtenir des résultats exacts pour toute gamme des sols que l'on trouve
en Ontario. Le tableau 2-9, Analyses de sol reconnues par le
MAAARO, dresse la liste des analyses effectuées lors d'une analyse
de sol reconnue en Ontario. La teneur en azote des nitrates peut être
mesurée sur un échantillon distinct, prélevé plus
profondément. Voir la rubrique Azote,
pour plus de renseignements. *Voir la section de mises
à jour ci-dessous.
Tableau 2-9. Analyses de sol reconnues par le MAAARO | Matériau
analysé | Résultats 1 |
| Sol de grandes cultures, de gazon commercial,
etc. | Biodisponibilité du phosphore (bicarbonate
de sodium extractible), du potassium, du magnésium (acétate d'ammonium
extractible), du manganèse et du zinc (indice de pH du sol et élément
extractible); pH; besoin en chaux (tampon Shoemaker, Maclean et Pratt - SMP) |
1La teneur en matière organique peut
aider à faire les recommandations d'herbicides mais ne fait pas partie
des analyses reconnues par le programme. Les résultats
des analyses de sol pour les teneurs en phosphore, en potassium et en magnésium
sont donnés en milligrammes par litre de sol (mg/L), ce qui est approximativement
l'équivalent des parties par million (ppm). Le phosphore biodisponible
est mesuré au moyen d'un extrait de bicarbonate de soude (aussi appelé
extrait Olsen). Le potassium et le magnésium biodisponibles sont mesurés
au moyen d'un extrait d'acétate d'ammonium. Le manganèse et le zinc
sont rapportés à titre d'indices qui tiennent compte à la
fois de la quantité d'éléments nutritifs extraite du sol
et du pH du sol. Le pH du sol possède une incidence énorme sur la
quantité de cet élément nutritif qui sera biodisponible.
Ces analyses sont à ce jour les plus exactes quant
aux éléments nutritifs biodisponibles dans le sol en Ontario. On
obtiendra des rendements économiques maximaux si, en plus d'utiliser les
doses d'engrais recommandées dans la présente publication, on adopte
des techniques agronomiques allant de bonnes à supérieures à
la moyenne. La recherche a montré qu'on pouvait à l'occasion hausser
les rendements en utilisant une dose supérieure aux recommandations du
MAAARO, mais que cette hausse de rendement serait probablement négligeable
et peu profitable. Par ailleurs, les quantités recommandées dépassent
parfois quelque peu le seuil de rentabilité. Une telle pratique est souhaitable
pour maintenir une fertilité élevée du sol et pour tenir
compte des erreurs d'échantillonnage dans un champ. Pour des cultures de
grande valeur, telles que le tabac, la dose à utiliser sera celle qui permettra
le meilleur rendement et la plus grande qualité. Par contre, pour les cultures
de moindre valeur, il se peut qu'on obtienne une légère augmentation
de rendement si l'on utilise plus d'engrais que la recommandation. Cependant,
des essais à la ferme sur du maïs ont montré que les rendements
n'augmentaient pas si l'on dépasse les doses d'engrais recommandées
par l'analyse de sol. Pour se faire aider dans l'interprétation des résultats
d'analyses de sols, on peut s'adresser à un conseiller en cultures accrédité
ou communiquer avec le Centre d'information du MAAARO au 1 877 424-1300. Se
référer à Laboratoires
accrédités pour les analyses de sol en Ontario, pour la liste
des laboratoires accrédités en Ontario. Analyses
de sol par des laboratoires non accrédités Chaque
année, un certain nombre de producteurs demandent au personnel du MAAARO
d'interpréter les résultats provenant d'autres laboratoires. Les
recommandations portant sur les besoins en phosphore et en potasse sont valables,
quel que soit le laboratoire, pour autant que les méthodes d'analyse utilisées
et les unités servant à exprimer les résultats sont identiques
à celles employées par les laboratoires accrédités,
mais rien ne peut en garantir l'exactitude. Les recommandations
concernant la fertilisation ne devraient reposer que sur les analyses de sol reconnues
par le MAAARO. Le producteur doit s'assurer de faire affaire avec un laboratoire
accrédité. Pour obtenir l'accréditation, chaque laboratoire
doit utiliser les méthodes d'analyse reconnues par le MAAARO, faire preuve
d'une précision analytique et d'une justesse considérées
comme acceptables et faire ses recommandations d'engrais selon les normes mises
au point par le MAAARO. Un certain nombre de laboratoires
déterminent la capacité d'échange d'ions ainsi que la teneur
du sol en aluminium et en cuivre. Or ces analyses ne sont pas reconnues par le
MAAARO parce que rien n'indique qu'elles contribuent à améliorer
l'exactitude des recommandations. La recherche a montré qu'en Ontario,
l'utilisation de la capacité d'échange pour corriger la quantité
de potasse à apporter peut aboutir à des recommandations moins fiables
que celles fournies actuellement. *Voir
la section de mises à jour ci-dessous. Prélèvement
des échantillonsLes sols peuvent être échantillonnés
avec une sonde ou une pelle. Chaque champ ou partie de champ distincte doit faire
l'objet d'un échantillonnage séparé. Il faut prendre au moins
20 échantillons à 15 cm (6 po) de profondeur par champ ou par superficie
de 5 hectares ou moins. Pour les superficies supérieures à 5 hectares
(12,5 ac), on doit augmenter proportionnellement le nombre d'échantillons.
Se référer à la figure
1-1, Schémas de dépistage, pour connaître le schéma
d'échantillonnage à respecter. Plus on prélève d'échantillons,
plus l'analyse sera précise et représentative de la fertilité
du champ. Aucun échantillon global ne devrait représenter plus de
10 ha (25 ac). Le producteur doit recueillir les échantillons
dans un seau propre en plastique, briser les mottes, bien mélanger la terre
puis y prélever l'échantillon à expédier au laboratoire
aux fins d'analyse. Il doit prélever les échantillons à intervalles
réguliers le long d'un tracé en zigzag qui traverse tout le champ.
Les parties de champ qui diffèrent par l'aspect du sol ou le type de culture
envisagée ou qui n'ont pas reçu les mêmes doses d'engrais,
de fumier ou de chaux doivent être échantillonnées séparément
même si leur superficie est trop petite pour qu'on puisse les traiter à
part. Il faut éviter de prélever des échantillons dans les
bandes fertilisées depuis peu, les dérayures ou refentes, les abords
de chemins en gravier et les endroits où l'on a entassé du fumier,
du compost, de la chaux ou des résidus de récolte. Quand
échantillonner? Chaque champ devrait être échantillonné
au moins une fois tous les 2 ou 3 ans. La teneur en potasse peut varier rapidement
dans les sols sableux utilisés pour des cultures telles que la luzerne,
le maïs à ensilage, la pomme de terre et la tomate, qui s'accaparent
une grande quantité d'éléments fertilisants. Si tel est le
cas, un prélèvement doit être fait chaque année.
Pour que les résultats d'analyse lui parviennent à temps,
c'est au cours de l'automne précédent que le producteur doit prélever
les échantillons dans les champs qui seront ensemencés au printemps.
Toutefois, compte tenu du surcroît de travail au moment des récoltes
et de la fréquence des pluies à cette époque de l'année,
certains producteurs feraient mieux d'échantillonner ces sols en été. *Voir
la section de mises à jour ci-dessous. Boîtes
à échantillons et feuilles de renseignements On peut
se procurer les boîtes à échantillons de sol et les feuilles
de renseignements ainsi que le prix des différentes analyses auprès
des laboratoires reconnus ou auprès de nombreux fournisseurs d'engrais
et de produits agricoles. Les facteurs qui influent sur les recommandations
sont l'épandage de fumier, l'enfouissement de foin de légumineuses
et la culture à fertiliser. Il est impossible de faire des recommandations
valables sans cette information. Voilà pourquoi ces données doivent
être inscrites relativement à chaque champ, sur la feuille qui accompagne
l'échantillon de sol transmis au laboratoire. Analyses
portant sur les oligo-élémentsLes analyses de sol reconnues
par le MAAARO peuvent aussi déterminer la teneur du sol en zinc et en manganèse.
Dans le cas du zinc, pour la culture du maïs, la meilleure méthode
consiste à associer les résultats d'analyse avec les symptômes
de carence. Pour ce qui est du manganèse, l'analyse des tissus, les symptômes
de carence et l'analyse du sol sont tous utiles. Par contre, les analyses reconnues
par le MAAARO ne révèlent pas les teneurs en bore, en cuivre, en
fer et en molybdène. Les analyses offertes pour ces oligo-éléments
n'ont pas fourni de bons résultats sur leur biodisponibilité. En
général, les analyses des tissus végétaux donnent
une meilleure indication des carences en ces éléments. Contamination
Certaines précautions s'imposent si on ne veut pas fausser
les résultats des analyses du sol par le contact des échantillons
avec des oligo-éléments, en particulier le zinc. C'est pourquoi
il ne faut pas utiliser de sondes à tube galvanisé (plaqué
de zinc) pour échantillonner un sol dans lequel on veut déterminer
les teneurs en oligo-éléments. On ne doit pas utiliser de contenants
en métal pour ramasser et mélanger les échantillons, mais
plutôt des contenants en plastique propres et en bonne condition. Les
échantillons qui sont entrés en contact avec des surfaces galvanisées
ne doivent pas être testés pour leur teneur en zinc. Prendre soin
de ne pas laisser entrer de poussière, entre autres dans les boîtes
à échantillons. Échantillonnage
du sol Dans un champ quelconque, les carences en oligo-éléments
se retrouvent fréquemment en des endroits précis et peu étendus.
Si tel est le cas, les échantillons de sol ou de tissus végétaux
pris à la grandeur du champ ne permettront probablement pas de déceler
le problème. Il faut habituellement échantillonner ces zones séparément.
Mises à jour sur la gestion du sol et usage
de fertilisants : Analyse du solEncadré Pourquoi faire analyser
le sol? Ajouter : « Lanalyse de sol est obligatoire pour les
exploitations visées par un plan de gestion des éléments
nutritifs. » Rubrique Programme danalyse de sol du MAAARO
Ajouter à la fin du 1er paragraphe : « Dans le
cadre du plan de gestion des éléments nutritifs, lanalyse
des prélèvements de sol exigée en vertu du Règl. 267/03
doit être effectuée par un laboratoire accrédité au
moyen danalyses reconnues par le MAAARO. » Encadré Analyses
de sol par des laboratoires non accrédités Ajouter en fin de
rubrique : « Dans le cadre du plan de gestion des éléments
nutritifs, lanalyse des prélèvements de sol exigée
en vertu du Règl. 267/03 doit être effectuée par un laboratoire
accrédité au moyen danalyses reconnues par le MAAARO. »
Rubrique Quand échantillonner? Ajouter : « Dans
les exploitations visées par un plan de gestion des éléments
nutritifs, il faut prélever des échantillons de sol au moins une
fois lors de chaque renouvellement du plan. » Guide
agronomique des grandes cultures - publication 811F: Tableau de divergence Liens
connexes......sur la fertilité
du sol Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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