Soya : Autres problèmes liés aux cultures
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la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures
Table des matières
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Stade de croissance
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Surface de feuilles détruites (%) | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 60 | 70 | 80 | 90 | 100 | |
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VC-Vn
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-
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-
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-
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-
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-
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R1
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4
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5
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6
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8
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12
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R2
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7
|
9
|
12
|
16
|
23
|
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R2,5
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9
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11
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15
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20
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28
|
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R3
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11
|
14
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18
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24
|
33
|
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R3,5
|
13
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18
|
24
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31
|
45
|
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R4
|
16
|
22
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30
|
39
|
56
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R4,5
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20
|
27
|
37
|
49
|
65
|
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R5
|
23
|
31
|
43
|
58
|
75
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R5,5
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23
|
31
|
43
|
58
|
75
|
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R6
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18
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23
|
31
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41
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53
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R6,5
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5
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7
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13
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18
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23
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Imprimé avec l'autorisation de National Crop Insurance Services (NCIS) 2008. Ne pas reproduire sans autorisation.
Les bris ou les coupures de tiges ont plus d'incidence sur
le rendement et la maturité que la perte de feuilles. Si moins
de 50 % des tiges sont perdues avant la floraison, la perte de rendement
sera inférieure à 10 %. Dans l'évaluation des dommages
causés par la grêle, vérifier si les tiges sont meurtries.
Si elles sont gravement endommagées, les plants se rétablissent
plus difficilement voir planche 17, et ils peuvent
aussi devenir plus sensibles aux maladies. Les meurtrissures, qui n'entraînent
pas la cassure de la tige, ont peu d'incidence sur le rendement.
Planche 17. Dommages causés par la grêle. Le soya est surtout vulnérable à la grêle pendant la floraison et le remplissage des gousses.

En ce qui a trait aux pertes de rendement, c'est lors de
la floraison et du remplissage des gousses que le soya est le plus vulnérable,
notamment si les tiges sont cassées, ce qui entraîne une
diminution du nombre de gousses. Il peut aussi y avoir des retards dans
la maturité et la taille des graines.
Le soya est considéré comme une culture de
saison chaude, et il est donc relativement sensible au froid, notamment
pendant la floraison. En effet, on croit qu'une période de froid
prolongé (moins de 10 °C) pendant la floraison nuit à
la formation du pollen, et il en résulte des gousses apyrènes
(dites " parthénocarpiques "). Cependant certains cultivars
n'ont pas la même tolérance au temps froid que d'autres,
ceux qui ont une pubescence jaunâtre étant plus tolérants
que ceux qui ont une pubescence grise.
Pendant la floraison et le remplissage des gousses, le gel
peut entraîner d'importantes pertes de rendement et de qualité;
à ces stades, une forte gelée peut réduire les rendements
de 80 %. Si elle survient lors du remplissage des gousses, les graines
sont fortement endommagées et prennent une teinte verdâtre
(aspect " confit "). Même les graines modérément
gelées de couleur verdâtre et dont le tégument est
légèrement ridé sont considérées comme
endommagées. Elles peuvent être rejetées si elles
sont trop nombreuses parce qu'elles finissent par sécher avec un
tégument ridé. Bien que les plants endommagés par
la gelée puissent arriver à maturité plus tôt,
ils ont la même teneur en eau que les plants non touchés.
La germination se trouve elle aussi gravement réduite. L'Agence
canadienne d'inspection des aliments considère comme endommagés
par la gelée les plants de soya dont les cotylédons, une
fois coupés, sont de couleur verte ou brun verdâtre et d'une
apparence vitreuse et cireuse.
Au fur et à mesure que la récolte arrive à maturité, les gelées de fin de saison produisent des pertes de rendement de moins en moins importantes. Si elle survient au stade R5, la gelée peut réduire le rendement de 50 à 70 %. Si elle survient au stade R6, les pertes sont de 20 à 30 %. Lorsque la récolte a atteint le stade R7, les pertes prévues sont de 5 %. Si les plants ont atteint leur pleine maturité, on ne s'attend à aucune perte de rendement.
Les dommages dus à la foudre sont limités
à un cercle ou un ovale d'un diamètre de 5 à 10 m.
Les plants sont généralement tués, mais ils survivent
parfois en bordure de la zone touchée. Celle-ci est nettement délimitée,
ce qui rend le diagnostic relativement facile planche
18. La partie touchée ne s'élargit pas avec le temps.
Les tiges sont souvent noircies, et les feuilles mortes restent attachées
au plant.
Planche 18. Les dommages causés par la foudre prennent la forme de petites plages circulaires avec une bordure bien définie.
Après une saison de croissance extrêmement sèche, les fèves mûres peuvent être vertes à la récolte bien que leur teneur en humidité soit inférieure à 13 % planche 19. Ce phénomène est généralement plus accentué dans les régions où il fait extrêmement sec en juillet et août, sur des sols ayant une faible capacité de rétention de l'eau. Comme les graines sont sèches, l'" activité " qui se déroule à l'intérieur est réduite au minimum. L'enzyme qui dégrade normalement la chlorophylle ne peut agir à une teneur en humidité aussi faible, ce qui explique que la couleur verte ne disparaisse pas. À terme, la teinte verte peut s'estomper dans une certaine mesure à l'extérieur de la fève, mais elle persistera à l'intérieur de celle-ci, que ce soit au champ ou à l'entreposage. On ne peut pas faire grand chose pour enrayer ce phénomène, qui est la conséquence des conditions météorologiques. La meilleure méthode de prévention consiste à opter pour une bonne rotation des cultures et à choisir les cultivars les mieux adaptés à la région considérée.
Planche 19. Chez les plants stressés par la sécheresse, on trouve des graines restées vertes à maturité parce que la chlorophylle ne s'est pas décomposée au stade du remplissage des gousses. À droite, des graines vertes à maturité.

| Auteur : | Le personnel du MAAARO |
|---|---|
| Date de création : | 20 août 2009 |
| Dernière révision : | 20 août 2009 |