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| Gestion du sol et usage de fertilisants : Considérations économiques liées au travail de conservation (coûts de production)
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Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 2) Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table des matières
IntroductionLa
comparaison des différents systèmes de travail du sol implique la
mise en équilibre d'un certain nombre de facteurs. Les coûts de mise
en uvre sont importants, mais le rendement et la lutte contre l'érosion
doivent aussi entrer en ligne de compte. Le rendement le plus élevé
ne donne pas toujours le bénéfice net le plus élevé.
La récolte de quelques boisseaux de moins à l'acre, avec un système
de travail du sol, peut être plus que compensée par la baisse des
coûts totaux à l'acre de ce système. Chaque système
a des besoins spécifiques en matière d'instruments aratoires et
de semoirs, de fertilisation, et de lutte antiparasitaire; chacun suppose aussi
qu'on fasse des ajustements subtils dans de nombreux autres aspects du programme
de gestion des cultures. Un système plus économique n'est pas meilleur
s'il ne permet pas de combattre l'érosion et si les rendements baissent
au point de diminuer le bénéfice net. En général,
les coûts du travail primaire du sol effectué dans le cadre des systèmes
de conservation sont inférieurs à ceux associés au labour
à la charrue à socs. La plupart des systèmes de conservation
reviennent moins cher parce qu'ils reposent sur la réduction du nombre
d'opérations culturales. Les coûts des engrais et des semences sont
les mêmes pour tous les systèmes. Les coûts des herbicides
peuvent être plus élevés au cours des premières années,
mais ils diminuent ensuite habituellement pour se situer au même niveau
que ceux des systèmes traditionnels. En général, les traitements
contre les dicotylédones et les graminées font appel aux mêmes
herbicides et aux mêmes doses, qu'il s'agisse de travail du sol traditionnel
ou de travail de conservation. L'épandage d'herbicide en bandes sur les
billons peut se traduire par une importante économie. Dans
le cas du semis direct de maïs, de soya et de blé d'automne, le carburant
coûte moins de la moitié de ce qu'il coûte dans un système
comportant un labour à la charrue à socs. Par la même occasion,
les coûts de main-d'uvre sont réduits de plus de 40 %. Le travail
du sol minimal se situe à mi-chemin entre ces deux techniques pour ce qui
est des coûts, lesquels varient selon les caractéristiques du système
particulier mis en uvre. Dans les systèmes de conservation, les coûts
totaux à l'acre sont de 15 % inférieurs à ceux du système
fondé sur le labour, l'essentiel de cette diminution venant de la réduction
des coûts de préparation du lit de semence. L'adoption d'un nouveau système de travail du sol s'accompagne de certains coûts de « rodage ». Les erreurs commises ou les mesures de précaution prises peuvent alourdir les coûts; mais, à terme et avec de l'expérience, les nouvelles techniques de travail qui réduisent l'érosion du sol doivent améliorer les potentialités du sol à long terme et la rentabilité de l'exploitation.
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