Maïs : Choix des hybrides
| Maïs
| Soya | Cultures
fourragères | |Céréales|
Haricots secs comestibles
|Canola de printemps et canola
d'automne|
|Autres cultures ||Gestion
des sols||Fertilité
et éléments nutritifs|
|Dépistage| |Gestion
des grains stockés à la ferme|
|Lutte contre les mauvaises herbes
l Déprédateurs
des grandes cultures|
|Maladies des grandes cultures|Annexes|
Publication
811F : Guide agronomique des grandes cultures > Maïs
> Choix des hybrides
Commander
la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures
Table des matières
Évaluation de la maturité
La croissance du maïs est étroitement liée
à la température, et ce, surtout entre les semis et l'apparition
des soies. Contrairement à celle du soya, la vitesse de croissance
du maïs dépend peu de la longueur du jour. Le système
ontarien des unités thermiques de croissance (UTC) sert à
quantifier l'effet de la température sur la croissance du maïs
dans la province. On effectue ce calcul à partir des températures
maximales et minimales quotidiennes, ce qui permet d'attribuer une cote
numérique aux saisons de croissance, aux régions géographiques
et aux hybrides de maïs. Grâce à ce système,
les producteurs peuvent choisir les hybrides qui ont les meilleures chances
d'atteindre la maturité avant la première gelée meurtrière.
Système modifié d'unités
thermiques de croissance de l'Ontario
Le calcul du nombre d'unités thermiques de croissance
se fonde sur une date de début, une formule de calcul des UTC à
partir des températures journalières et une date de fin.
Dans le passé, la date de début était déterminée
par les 3 premiers jours consécutifs atteignant une température
moyenne de 12,8 °C. À compter de 2009, l'Ontario fixe la date
de début du calcul des UTC au 1er mai, quels que soient l'emplacement
et les températures mesurées jusque là. Pour éviter
toute confusion, on désignera ce nouveau mode de calcul sous le
nom d'UTC M1. Par ailleurs, le mode de calcul restera inchangé
tout comme la date de fin (moyenne journalière sur 30 ans inférieure
à 12 °C ou première occurrence d'une température
de -2 °C). L'autre changement est le suivant : la période de
30 ans servant au calcul des températures moyennes normales est
celle qui va de 1971 à 2000, alors qu'auparavant elle allait de
1961 à 1990. Les changements numériques entre l'ancien système
de calcul et le nouveau sont résumés au
tableau 1-12, UTC, comparaison des anciennes et des nouvelles données
pour plusieurs localités de l'Ontario, et à la figure
1-1, Unités thermiques de croissance (UTC M1) pour le maïs.
Tableau 1-12, UTC, comparaison des
anciennes et des nouvelles données pour plusieurs localités
de l'Ontario
| Sites |
1961-1990
UTC (à partir de 3 jours à 12,8 °C) |
1971-2000
UTC M1 (à partir du 1er mai) |
| Ridgetown |
3342
|
3462
|
| London |
2899
|
3120
|
| Walkerton/Hanover |
2680
|
2759
|
| Guelph |
2682
|
2828
|
| Belleville |
3139
|
3369
|
| Ottawa |
2885
|
3099
|
| Thunder Bay |
1789
|
2058
|
| Earlton |
1934
|
2228
|
La production de chaque feuille de maïs consomme environ
75 à 80 unités thermiques de croissance. S'il fait 30 °C
pendant le jour et 20 °C pendant la nuit, il apparaît donc une
nouvelle feuille tous les 2 ou 3 jours. De même, s'il fait 20 °C
le jour et 10 °C la nuit, il apparaît une nouvelle feuille tous
les 5 ou 6 jours.
Ailleurs qu'en Ontario, il existe d'autres systèmes de quantification
de l'effet de la température sur la croissance du maïs et
d'évaluation de la maturité des hybrides. Cependant, il
est malheureusement impossible d'effectuer des conversions mathématiques
d'un système à l'autre. Les données qui figurent
au tableau 1-13, Équivalences approximatives
entre trois systèmes de mesure de l'apport de chaleur pendant une
saison de croissance, permettent de faire des comparaisons raisonnables
entre les différents systèmes.
Tableau 1-13, Équivalences approximatives
entre trois systèmes de mesure de l'apport de chaleur pendant une
saison de croissance
| Endroit |
Unités thermiques de croissance de
l'Ontario
(UTC-M1) |
Maturité relative du maïs (MRM) |
Degrés-jours (base 10)
(DJ) |
| Walkerton |
2 759 |
84 |
2 000 |
| Guelph |
2 828 |
84 |
2 012 |
| Ottawa |
3 099 |
91 |
2 174 |
| London |
3 120 |
92 |
2 203 |
| Simcoe |
3 190 |
94 |
2 268 |
| Belleville |
3 369 |
98 |
2 353 |
| Ridgetown |
3 462 |
104 |
2 511 |
| Harrow |
3 702 |
111 |
2 673 |
Les producteurs qui consignent les maximums et les minimums journaliers
peuvent se servir du tableau
10-4, Accumulations quotidiennes d'unités thermiques de croissance
en fonction des températures maximale et minimale, pour calculer
les UTC sur leur propre ferme.

Figure 1-1. Unités thermiques
de croissance (UTC M1) pour le maïs
Cette carte a été établie à partir des données
météorologiques recueillies de 1971 à 2000, la date
de début des calculs étant le 1er mai dans toute la province.
Source : Weather Innovations Inc. (WIN).
Texte correspondant : Figure
1-1. Unités thermiques de croissance (UTC M1) pour le maïs
Choix des hybrides les plus rentables
Le choix de l'hybride est sans doute la décision de gestion qui
a le plus d'influence sur la rentabilité de la culture. Depuis
40 ans, on ne cesse de voir apparaître sur le marché des
hybrides de maïs à potentiel élevé, qui ont
amené des gains de rendement d'environ 1,5 % par an. Pour demeurer
concurrentiels, les producteurs doivent régulièrement adopter
de nouveaux hybrides. Quelques règles générales à
retenir sont présentées ci dessous. Le choix final des hybrides
pour une ferme donnée doit être fait en consultation avec
les représentants des fournisseurs de semences.
Maturité et unités thermiques de
croissance
À partir des cotes d'unités thermiques de croissance, choisir
les hybrides qui parviendront à maturité (stade point noir)
avant la date normale de la première gelée de fin de saison
dans la région concernée. Pour connaître le total
normal d'UTC dans une région donnée, voir la figure
1-1, Unités thermiques de croissance (UTC M1) pour le maïs,
sur cette page, ou consulter les dossiers de l'exploitation.
Rendement le plus élevé
Dans tout essai de rendement des hybrides, il peut y avoir un écart
de rendement de 1,9 à 2,5 t/ha (30 à 40 bo/ac) entre les
plus et les moins performants. On voit donc qu'il faut disposer d'une
information fiable sur le potentiel de rendement et l'adaptabilité
des hybrides. Les producteurs doivent avoir accès à deux
grandes sources d'information, soit les résultats des essais de
rendement et ceux des bandes d'essais.
Chaque année, le Comité ontarien du maïs effectue
dans toute la province des essais de rendement sur la majorité
des hybrides offerts sur le marché. En général, ceux
qui constituent une série donnée correspondant à
une certaine fourchette d'unités thermiques de croissance sont
mis à l'essai à trois ou quatre endroits. Ces essais sont
un bon reflet du potentiel de rendement, mais comme ils sont limités
à quelques localités, ils donnent peu d'indices sur la capacité
d'adaptation des hybrides à des conditions très variables.
À cet effet, il faut s'en remettre aux résultats des bandes
d'essai qui sont situées en un plus grand nombre d'endroits présentant
une large gamme de conditions. Les fournisseurs de semence offrent habituellement
un sommaire des résultats ainsi obtenus.
Bien des producteurs préfèrent constituer des bandes d'essai
sur leur propre exploitation; ils peuvent ainsi tester les hybrides à
fort potentiel de rendement à la ferme en les comparant à
ceux qui ont fait leurs preuves. Néanmoins, garder à l'esprit
que le choix d'un hybride doit se fonder sur des essais effectués
à plusieurs endroits, même si c'est à la ferme même.
Avant de choisir des hybrides pour les cultiver sur une grande superficie,
consulter les résultats obtenus sur de nombreux sites (idéalement
plus de 30) pendant 2 saisons.
Ne jamais acheter un hybride de maïs sans consulter les données
sur le rendement.
Chaque année au mois de décembre, le Comité ontarien
du maïs publie un rapport sur le rendement des hybrides intitulé
Hybrid Performance Trial Report, qui est également affiché
sur le site Web de la Ontario Corn
Producers' Association.
« Chevaux de trait » et « chevaux
de course »
On classe souvent les hybrides de maïs comme des « chevaux
de trait » ou des « chevaux de course ». Les «
chevaux de course » sont ceux qui produisent des rendements supérieurs
à la moyenne dans de bonnes conditions, mais inférieurs
à la moyenne quand celles ci se dégradent; les " chevaux
de trait " sont ceux qui offrent des rendements relativement constants
indépendamment des conditions de croissance. La plupart des hybrides
qui affichent des performances variables (les « chevaux de course
») ont certains défauts qui les amènent à donner
des rendements inférieurs à la moyenne lorsqu'ils sont exposés
à certaines conditions. Pour éviter certains des risques
associés au choix des hybrides, se renseigner le mieux possible
sur leurs rendements antérieurs. Choisir ceux qui se complètent
et qui n'ont pas les mêmes points faibles. Par exemple, au moment
de sélectionner deux hybrides de pleine saison offrant un haut
potentiel de rendement pour des semis hâtifs, ne pas en choisir
deux mal cotés pour ce qui est de la vigueur de la tige.
Résistance à la verse
Rechercher des hybrides qui parviennent à maturité au bon
moment et qui offrent un excellent potentiel de rendement. On recommande
une autre étape de sélection pour la résistance à
la verse. Ce trait est particulièrement important là où
l'on risque un assèchement important. Si la ferme possède
des installations de séchage et qu'il est possible de récolter
le maïs alors que sa teneur en eau est relativement élevée
(> 26 %), la résistance à la verse revêt une moins
grande importance. Les traits liés à une meilleure résistance
à la verse sont la résistance à la pourriture de
la tige et aux brûlures des feuilles, la vigueur génétique
de la tige (écorce épaisse), la faible hauteur du plant,
la position basse des épis sur le plant et le fort pourcentage
de plants sains en fin de saison.
En ce qui concerne la résistance à la verse, l'un des progrès
les plus remarquables a été l'introduction des hybrides
Bt qui sont résistants à la pyrale du maïs. Dans l'ensemble
de la province, les hybrides Bt procurent, par rapport aux autres hybrides,
des gains de rendement moyens qui compensent le prix plus élevé
de leurs semences. Dans les régions où la pression exercée
par la pyrale du maïs est généralement élevée,
et là où le maïs est semé plus tôt ou
plus tard que la majorité de cette culture dans les environs, il
est souvent très avantageux de choisir des hybrides dotés
du gène Bt.
Pour plus d'information sur la lutte contre la pyrale du maïs à
l'aide d'hybrides Bt, voir Pyrale
du maïs.
Teneurs en eau à la récolte et coûts
de séchage
Le choix des hybrides peut également dépendre des teneurs
en eau souhaitées à la récolte. Lorsqu'on entrepose
le maïs comme céréale à haute teneur en eau
(p. ex. 28 %), on a de meilleures chances de maximiser les bénéfices
en optant pour des hybrides de pleine saison très performants.
Lorsque le maïs à entreposer est séché, les
producteurs doivent évaluer l'effet des fortes teneurs en eau à
la récolte sur le bénéfice net. Par exemple, pour
un hybride ayant un rendement de 0,31 t/ha (5 bo/ac) de plus qu'un autre,
comparer le gain net ainsi produit aux coûts supplémentaires
de séchage. Les essais de rendement effectués par le Comité
ontarien du maïs montrent que lorsqu'ils sont semés tôt,
les hybrides sélectionnés selon les critères les
plus exigeants (de pleine saison et extrêmement tardif) donnent
souvent de meilleurs rendements que les hybrides de saison plus courte,
ce qui compense largement les coûts supplémentaires liés
au séchage.
Choix des hybrides destinés à l'ensilage
En ce qui concerne la production destinée spécifiquement
à l'ensilage plante entière, on obtient généralement
de meilleurs rendements avec des hybrides cotés de 100 à
200 UTC de plus que ceux qui sont destinés à la production
de grain. Sélectionner des hybrides à haut rendement pour
l'ensilage et ayant une énergie digestible élevée.
Il existe sur le marché des hybrides destinés uniquement
à l'ensilage, et d'autres à double usage. Ces derniers peuvent
offrir une certaine souplesse lorsqu'on doit se réserver la possibilité
de récolter le grain, par exemple lorsque le silo est plein.
En l'absence de données indépendantes, il est très
difficile de comparer les hybrides de maïs à ensilage offerts
par les différents fournisseurs et de faire un choix. Rechercher
des hybrides ayant les meilleures cotes de rendement et de qualité
pour l'ensilage. Il existe plusieurs modèles de comparaison de
la valeur économique des hybrides de maïs à ensilage.
Le modèle Milk 2006 de la University of Wisconsin inclut des calculs
de « lait par acre » et de « lait par tonne »
qui combinent les caractéristiques de rendement à l'ensilage,
de digestibilité, de teneurs en fibres, en amidon et en protéines
brutes, et de potentiel de prise alimentaire. La quantité de «
lait par tonne » est un indice de qualité, tandis que la
quantité de « lait par acre » reflète à
la fois le rendement et la qualité.
Passage à des hybrides à cycle plus
court
Selon l'état du champ, il peut être nécessaire de
retarder les semis et de choisir des hybrides qui arrivent plus rapidement
à maturité. Dans ce cas, tenir compte du potentiel de rendement
des hybrides à cycle plus court, de leur poids spécifique,
des coûts de séchage et des capacités de récolte
en fin de saison.
Le maïs-grain atteint 90 % de son poids total lorsque la ligne de
maturité arrive à la moitié de la hauteur du grain,
un stade que même les hybrides de pleine saison semés tard
atteignent la plupart des années. Le passage à des hybrides
à cycle plus court peut être une solution de rechange valable
du point de vue du rendement en grain, dans la mesure où ils offrent
au moins 90 % du rendement des hybrides de pleine saison. De façon
générale, c'est la meilleure option dans les régions
où la saison est plus longue.
Là où les hybrides de 3 000 UTC M1 constituent l'option
de pleine saison, on peut passer à d'autres qui exigent de 100
à 150 UTC de moins sans trop sacrifier les rendements. Par contre,
si l'on cultive des hybrides de pleine saison exigeant 2 800 UTC M1 environ,
il est probable que le passage à un autre ayant besoin de 100 UTC
de moins se soldera par une baisse de rendement de plus de 10 %.
Tableau 1-14, Dates recommandées
pour cesser de semer des hybrides de pleine saison dans différentes
zones d'unités thermiques de croissance
| Zone d'unités thermiques de croissance
(UTC M1) |
Date de transition |
|
> 3 200+
|
30 mai début juin
|
|
2 800-3
|
200 20-25 mai
|
|
< 2 800
|
15-20 mai
|
Source : Adapté de R. Iragavarapu. Basing Hybrid Maturity on Long-Term
Data. Pioneer Hi-Bred Ltd.
Des recherches à grande échelle effectuées dans
tout le nord du Corn Belt ont permis de déterminer les dates optimales
de passage aux hybrides autres que de pleine saison. Le tableau
1-14, Dates recommandées pour cesser de semer des hybrides de pleine
saison dans différentes zones d'unités thermiques de croissance,
résume quelques unes des conclusions de cette étude. Les
nombreuses données à long terme colligées lors de
ces travaux reflètent les rendements des hybrides ayant différentes
cotes de maturité ainsi que les déductions à faire
pour tenir compte du poids spécifique et des coûts de séchage.
La date de transition est celle à partir de laquelle les semis
d'hybrides à cycle plus court produisent un meilleur bénéfice
net que les hybrides de pleine saison (le bénéfice net est
le produit brut moins les déductions à faire pour les coûts
de séchage et le poids spécifique).
La culture d'hybrides ayant des dates de maturité différentes
offre une certaine protection contre les stress au moment de l'apparition
des soies et les risques de fin de saison. Toutefois, on peut passer systématiquement
à des hybrides à cycle plus court à partir du 30
mai ou du 1er juin dans le sud-ouest de l'Ontario (> 3 200 UTC M1),
à partir du 20 ou du 25 mai dans les régions où l'on
cultive des hybrides de mi saison (2 800-3 200 UTC-M1) et à partir
du 15 ou du 20 mai dans les zones de culture de maïs à cycle
encore plus court (< 2 800 UTC M1).
La règle générale à observer est d'opter
pour un hybride exigeant 100 UTC de moins pour chaque semaine de retard
des semis à partir de la date limite prévue pour les hybrides
de pleine saison.
Poids spécifique
Les poids spécifiques peuvent être plus faibles si les gelées
de fin de saison surviennent avant la maturité du maïs semé
tard (point noir). Au moment de choisir les hybrides destinés à
être semés à la fin du printemps, tenir compte du
potentiel de poids spécifique. Le tableau
1-15, Poids spécifique du maïs-grain et probabilités
d'impuretés, présente les probabilités d'impuretés
dans un maïs de poids spécifique plus faible livré
à un silo-élévateur ou à un utilisateur final.
Tableau 1-15, Poids spécifique
du maïs-grain et probabilités d'impuretés
| Grade1 |
Poids spécifique minimal
(kg/ha) |
Poids spécifique minimal
(lb/bo) |
Probabilité d'impuretés
($/t) |
|
1
|
68,0
|
55,6
|
0,00
|
|
2
|
66,0
|
54,1
|
0,00
|
|
3
|
64,0
|
52,6
|
0,79
|
|
4
|
62,0
|
51,0
|
3,94
|
|
5
|
58,0
|
47,7
|
7,88
|
1D'après les données du marché de 2001.
Les probabilités d'impuretés peuvent varier considérablement
selon l'année et l'endroit.
Dans les exploitations où toute la production de maïs est
utilisée à la ferme et donnée aux animaux, le poids
spécifique peut n'avoir aucun effet, et il est parfois possible
de s'en tenir aux hybrides de pleine saison pendant une plus grande partie
de la saison de croissance. L'expérience acquise en 1992 et en
2000 ainsi que les recherches menées ces mêmes années
indiquent qu'il y a peu de corrélation ou même aucune entre
le poids spécifique et la valeur nutritive du maïs consommé
par le bétail. Les producteurs qui livrent tout leur maïs
à des silos élévateurs ou à des transformateurs
peuvent pour leur part être tentés d'opter pour des hybrides
à cycle plus court pour accroître les chances d'obtenir des
poids spécifiques convenables à la récolte. Dans
les zones à cycle plus court, si l'on craint que le passage à
des hybrides à cycle plus court ne s'accompagne de pertes de rendement
importantes, on peut envisager de s'en tenir aux hybrides de pleine saison,
mais en choisissant ceux qui offrent des poids spécifiques plus
élevés.
Récolte
La culture continue d'hybrides à haut rendement et à cycle
plus long peut soulever certains problèmes de logistique à
la récolte. Les champs ensemencés d'hybrides qui risquent
d'arriver à maturité tardivement doivent être bien
drainés et en mesure de supporter les charges imposées par
le passage de la machinerie, ce qui facilitera la récolte si les
conditions ne sont pas idéales en fin de saison. Éviter
de semer des hybrides à cycle plus long dans les régions
de la province qui risquent le plus de recevoir de la neige en novembre.
La neige qui couvre les plants de maïs adhère aux feuilles
et aux spathes et rend la récolte impossible tant qu'elle n'a pas
fondu.