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| Dépistage
Les renseignements sur cette page proviennent de la version 2002 de la Publication 811F. L'édition 2009 de la Publication 811F sera disponible en Septembre 2009. Nous nous excusons de cet inconvénient. Pour tout renseignement sur ce site, veuillez vous adresser: Centre d'information agricole au ag.info.omafra@ontario.ca.
Extrait du Guide agronomique des grandes cultures (chapitre 1) Pour commander la publication 811F du MAAARO : Guide agronomique des grandes cultures Table des matières
IntroductionLe dépistage consiste à effectuer régulièrement de l'observation sur le terrain afin de définir avec exactitude quels facteurs nuisent au rendement durant la saison de croissance. Au moyen du dépistage, on obtient une image objective de l'état de la culture et de la présence d'organismes nuisibles dans un champ. Souvent, les éléments qui nuisent à la productivité d'un champ surviennent à l'improviste et le problème doit être corrigé rapidement si l'on veut préserver le plein potentiel de la culture. Il faut au début de chaque saison consigner sur un formulaire, des renseignements importants relatifs à la fertilité du sol et aux diverses opérations culturales. Cette information, conjuguée à l'observation périodique sur le terrain, à l'identification et au diagnostic des problèmes, ainsi qu'à la conservation de ces observations en dossier concourent au succès du programme de surveillance. Voir le formulaire de dépistage. Les renseignements obtenus grâce au dépistage serviront à déterminer toute intervention nécessaire dans l'immédiat. L'information consignée permet également d'éliminer des problèmes dans les années à venir. Par exemple, une maladie, comme celle qu'apporte le nématode à kyste du soya, influe à la fois sur la rotation des cultures et le choix d'un cultivar lorsque l'on produit à nouveau du soya dans le même champ. Des dossiers exacts permettront de prendre les décisions nécessaires en présence de cette maladie.
Quand effectuer les opérations de dépistageC'est en détectant rapidement les ennemis des cultures et en les éliminant que l'on réduit au minimum leur incidence économique sur la récolte. Dans cette publication, les chapitres consacrés aux différentes cultures donnent des calendriers de dépistage et indiquent la période de l'année associée aux ennemis des cultures les plus répandus en Ontario. L'observation sur le terrain doit se faire fréquemment et de façon suivie, car les dynamiques liées aux ravageurs peuvent changer rapidement pendant la saison. Comme il faut une densité de peuplement optimale pour obtenir de bons rendements, procéder à une évaluation de la densité de peuplement en deçà de 1-2 semaines de la levée. Tôt en saison, effectuer le dépistage chaque semaine. Dès que l'on s'approche d'un seuil d'intervention nécessitant, par exemple, un traitement de fongicides ou d'herbicides de postlevée, il faudra peut-être effectuer un dépistage chaque jour. Plus tard en saison, un dépistage aux deux semaines est généralement suffisant. Il faut se rappeler que certains insectes et certaines maladies se répandent plus tard en saison et peuvent atteindre des seuils d'intervention en quelques jours. Parmi ces ennemis des cultures, il faut noter la légionnaire, la sauterelle et les pourritures de la tige. Lorsque les conditions et le terrain favorisent ces ennemis de fin de saison, il faut continuer le dépistage de façon hebdomadaire.
Outils et
techniques de dépistage | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Taille du terrain | Nombre
de points d'échantillonnage | ||
|---|---|---|---|
|
(hectares) |
(acres) |
Insectes/maladies |
Mauvaises herbes |
|
Jusqu'à 8 |
Jusqu'à 20 |
5 | 10 |
| 8 à 12 |
20 à 30 |
8 | 15 |
| 12 à 16 |
30 à 40 |
10 | 15 |
Il faut tenir compte de certains facteurs pour déterminer quel schéma de dépistage adopter dans un champ.
Il faut un schéma de dépistage qui tienne compte des changements de cultivars ou d'hybrides, du type de sol, des cultures antérieures, de l'application de fumier ou d'engrais et de tout autre facteur influant sur la croissance végétale. Il faut s'assurer que le schéma couvre toutes les parties du terrain et il convient de le modifier à chaque opération de dépistage. Voir figure 1-1, Schémas de dépistage.
Les points d'échantillonnage doivent être choisis au hasard toujours selon un schéma aléatoire prédéterminé, par opposition à des facteurs comme l'apparence des cultures.
Commencer le dépistage au moins 20 m (66 pi) à l'intérieur du périmètre du champ. Le schéma de dépistage ne devrait pas toucher les rangs en bordure et les tournières du champ à moins d'avoir une raison précise d'échantillonner ces secteurs.
Figure
1-1.
Schémas de dépistage

Ravageurs uniformément disséminés sur le terrain
S'il s'agit de détecter des ravageurs ou des problèmes que l'on soupçonne d'être uniformément distribués ou dont le schéma de distribution est inconnu, répartir les points d'échantillonnage uniformément tel qu'il est illustré plus haut. Ce schéma vaut aussi pour les points d'échantillonnage du sol.
Ce schéma de dépistage s'applique aux ennemis des cultures dont la chrysomèle des racines du maïs, la pyrale du maïs et les pourritures de la tige.

Ravageurs
présents dans les tournières et les rangs extérieurs
S'il s'agit de détecter des ravageurs ou des problèmes soupçonnés de se manifester dans les tournières ou les rangs extérieurs, répartir les points d'échantillonnage uniformément autour du champ, tel qu'il est illustré plus haut.
Parmi les ennemis des cultures et les problèmes auxquels ce schéma de dépistage convient, il faut noter la légionnaire, les tétranyques et le compactage du sol.

Dépistage des ravageurs dans des zones spécifiques du terrain
Si l'on
recherche des ravageurs ou des problèmes soupçonnés de se
situer dans certaines portions du terrain, il faut concentrer les points d'échantillonnage
dans ces secteurs, tel qu'il est illustré ci-dessus.
Parmi les ennemis
des cultures auxquels ce schéma de dépistage convient, il faut noter
le pourridié phytophthoréen dans les sols argileux humides et la
noctuelle ipsilon dans les zones herbeuses.
On peut déterminer la densité de peuplement de
la culture et certains niveaux d'infestation en effectuant un décompte
dans un secteur d'une dimension donnée puis en multipliant ce nombre par
un facteur pour obtenir la population par acre. Pour les cultures en rangs, on
peut calculer la densité de peuplement en comptant le nombre de plants
dans un millième d'un acre, puis en multipliant le résultat par
1 000 pour obtenir le nombre de plants par acre. Le tableau
1-2, Longueur de rang nécessaire pour obtenir un millième de un
acre selon la largeur des rangs, donne la longueur de rang qui équivaut
à un millième de un acre selon les diverses largeurs de rangs.
|
Largeur des rangs | Longueur
de rang équivalant à 1/1 000 acre | ||
|---|---|---|---|
| centimètres |
pouces |
mètres |
pieds |
|
38 | 15 |
10,6 | 34
pi 10 po |
| 51 |
20 | 8,0 |
26 pi 1 po |
|
56 |
22 |
7,3 |
23 pi 10 po |
|
71 | 28 |
5,7 | 18
pi 8 po |
| 76 |
30 | 5,3 |
17 pi 5 po |
|
81 | 32 |
5,0 | 16
pi 4 po |
| 86 |
34 | 4,7 |
15 pi 5 po |
|
91 | 36 |
4,4 | 14
pi 6 po |
| 97 |
38 | 4,2 |
13 pi 9 po |
1Pour
obtenir le nombre de plants par hectare, multiplier le nombre de plants à
l'acre par 2 470.
*Voir la section de mises à jour
ci-dessous.
Pour déterminer la densité de peuplement des cultures à rangs étroits ou le degré d'infestation par les mauvaises herbes, il faut déposer un cadre d'échantillonnage sur le sol pour effectuer le dénombrement. On peut utiliser un cadre carré (p. ex., 50 cm x 50 cm = 0,25 m2) ou un cadre circulaire (p. ex., un cerceau). La méthode du « cerceau » est illustrée au tableau 1-3, Détermination de la densité de peuplement de la culture et des populations de ravageurs à l'aide d'un « cerceau ». Au moyen de ce tableau, on peut déterminer le nombre de plants/hectare (plants/acre) en mesurant le diamètre du cerceau, en comptant le nombre de plants qui s'y trouvent et en multipliant par le facteur donné pour le diamètre interne du cerceau.
| Diamètre
intérieur du cerceau en centimètres (pouces) |
Superficie en m2 (pi 2) |
Facteur par lequel multiplier le nombre de plants à
l'intérieur du cerceau pour obtenir le : | |
|---|---|---|---|
| Nombre
de plants par hectare |
Nombre de plants par acre | ||
|
91 (36) | 0,65
(7,0) | 15
385 | 6
165 |
| 84
(33) | 0,55 (6,0) |
18 182 |
7 334 |
|
76 (30) | 0,45
(4,9) | 22
222 | 8
874 |
| 69
(27) | 0,37 (4,0) |
27 027 |
10 956 |
|
61 (24) | 0,29
(3,2) | 34
483 | 13
865 |
Bien des seuils d'intervention sont exprimés en termes de nombre moyen d'insectes par plant, par balayage, par mètre carré ou par pied linéaire de rang. Certains peuvent être basés sur le taux de défoliation ou de dommages. Indépendamment de la méthode utilisée, il faut faire au moins dix décomptes aléatoires par champ pour déterminer les populations moyennes.
Les résultats du dépistage sont essentiels pour déterminer le choix des méthodes de lutte à employer maintenant et plus tard. Avec un formulaire de dépistage sur le terrain, il devient facile de noter et d'uniformiser les observations. Une fois consignées, les données de dépistage peuvent être versées au dossier du champ. Il existe également un logiciel permettant de consigner et de traiter les données provenant des observations sur le terrain.
Parmi
les renseignements à consigner, on note :
emplacement du champ et date du dépistage;
stade de croissance et état de la culture;
cultivars et hybrides semés, et s'ils sont résistants ou transgéniques;
dates des stades phénologiques;
conditions météorologiques;
conditions de sol;
mauvaises herbes présentes, leur emplacement et leur densité de peuplement;
maladies présentes, leur emplacement et le nombre de plants infectés;
insectes présents, leur emplacement et leurs populations;
dommages à la culture;
carte du terrain;
résultat du dépistage effectué;
mesures correctives nécessaires.
Il
peut être difficile d'identifier les ennemis des cultures ou certains problèmes.
Aussi, peut-on avoir besoin d'aide ou d'un diagnostic. Il s'agit alors de transmettre
des échantillons à des laboratoires de diagnostic pour les faire
analyser. Pour plus de renseignements sur la façon correcte de prélever
les échantillons, l'endroit où se procurer les formulaires de soumission
des échantillons et les frais de diagnostic, voir l'annexe
L, Service de diagnostic.
Tableau 12, la note devient, « Pour obtenir le nombre de plants par hectare, multiplier le nombre de plants dans un millième dun acre par 2 470. »
Guide agronomique des grandes cultures - publication 811F: Tableau de divergence
... sur la lutte intégrée
contre les ennemis des cultures en général
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