Maladies des grandes cultures : Maladies du maïs
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Maladies des plantules de maïsPourritures des semences, maladies des plantules et pourriture des racinesIncidence et stratégies de lutte : Voir Généralités sur les pourritures des semences et maladies des plantules. Cycle biologique : Dans les cultures de maïs, le plus souvent, les agents pathogènes en cause sont Pythium, Fusarium, Gibberella, Trichoderma et Penicillium, mais il peut aussi s'agir d'autres champignons, notamment Diplodia et Rhizoctonia. Les semences, plantules et racines infectées par Pythium sont le plus souvent molles (mouillées) et de couleur sombre comparativement aux racines infectées par Fusarium, Gibberella, Diplodia et Rhizoctonia, qui sont fermes ou ont l'aspect du cuir. La plupart du temps, la couleur des racines fournit une bonne indication de l'organisme ou des organismes présents :
Pythium, Fusarium, Gibberella, Diplodia, Rhizoctonia, Penicillium et Trichoderma vivent et prospèrent tous dans le sol. Dans presque tous les cas, ces organismes peuvent infecter d'autres cultures que le maïs. À l'exception de Pythium, tous ces organismes peuvent vivre sur la semence de maïs ou à l'intérieur de celle-ci. Maladies foliaires du maïsAnthracnose (Colletotrichum graminicola)Incidence : L'anthracnose peut devenir grave les années chaudes et pluvieuses. Elle est souvent la première maladie foliaire du maïs à apparaître. Elle se manifeste d'abord sur les feuilles inférieures et monte le long du plant. Les symptômes disparaissent souvent au fur et à mesure que le plant de maïs amorce sa phase de croissance rapide. Le champignon responsable de l'anthracnose provoque non seulement une brûlure des feuilles, mais aussi une pourriture de la tige (voir Anthracnose sous Pourritures de la tige). Noter où les symptômes de l'anthracnose se sont manifestés sur le feuillage au début de la saison et retourner dans ces zones quelques semaines avant la récolte, afin de faire le dépistage de la forme de l'anthracnose se manifestant par une pourriture de la tige. Les systèmes de travail du sol qui laissent une épaisse couche de résidus de végétaux infectés par l'anthracnose à la surface du sol peuvent aggraver la maladie et en augmenter l'incidence. Aspect : L'anthracnose s'attaque à la fois aux feuilles et aux tiges. Les principaux symptômes sont des taches sur les feuilles, le dépérissement du sommet du plant et la pourriture de la tige. Les taches sur les feuilles sont ovales, mesurent jusqu'à 15 mm (5/8 po) de long, ont un centre couleur chamois et un contour brun rougeâtre (planche 108). Les lésions isolées peuvent se joindre, formant ainsi des stries le long du pourtour de la feuille ou de la nervure principale. Il est fréquent que les tissus entourant les zones infectées jaunissent. On peut alors voir à la loupe de petites taches noires au centre des lésions. Un examen plus attentif révèle la présence de soies noires raides qui sortent de ces taches noires. La maladie se manifeste d'abord sur les feuilles du bas puis, plus tard, sur les feuilles supérieures. Le dépérissement du sommet du plant peut se produire tard dans la saison, à mesure que les feuilles atteintes flétrissent et meurent, donnant l'impression d'avoir été endommagées par le gel. Planche 108. L'anthracnose s'attaque à la fois aux feuilles et aux tiges. Les principaux symptômes sont des taches sur les feuilles, le dépérissement du sommet du plant et la pourriture de la tige.
Cycle biologique : Les résidus sont un élément important dans la propagation de l'anthracnose, étant donné que le champignon survit (hiverne) à l'état de mycélium ou de sclérote dans les résidus ou la semence de maïs. La pluie éclabousse les spores contenues dans les résidus de maïs sur les feuilles inférieures et la tige. Pour cette raison, la deuxième année de culture du maïs soumet davantage celui-ci aux infections par l'anthracnose, surtout lorsque le temps est doux et pluvieux. Stratégies de lutte : Le choix d'hybrides résistant à la forme foliaire de l'anthracnose peut contribuer à tenir cette maladie en échec. Toutefois, la résistance à la pourriture de la tige causée par l'anthracnose est distincte de la résistance à la forme foliaire de l'anthracnose. La résistance des hybrides à la pourriture de la tige causée par l'anthracnose ne garantit pas la résistance aux infections des feuilles en début de saison. Dans les champs de maïs travaillés selon des méthodes traditionnelles, l'enlèvement des résidus de maïs par le travail du sol diminue les risques d'infection, surtout lorsque le maïs suit le maïs. Dans les champs soumis au semis direct ou à des méthodes de travail réduit du sol, la rotation des cultures (c.-à-d. éviter de cultiver du maïs pendant deux années consécutives) et l'utilisation d'hybrides résistants sont les meilleurs moyens de combattre la forme foliaire de l'anthracnose. Les applications de fongicides ne sont pas rentables dans les champs de maïs, étant donné qu'une seule application ne suffit pas à maîtriser la maladie. Toutefois, dans les champs de maïs de semence, les applications de fongicides peuvent valoir leur pesant d'or. Dessèchement (Setosphaeria turcica)Incidence : Le dessèchement a déjà été l'une des maladies foliaires du maïs parmi les plus dévastatrices. L'utilisation d'hybrides résistants/tolérants limite maintenant les pertes de rendement attribuables à cette maladie dans les cultures commerciales de maïs. Toutefois, depuis quelques années, la maladie gagne du terrain, ce qui peut suggérer une diminution des niveaux de tolérance. Des pertes significatives continuent d'être enregistrées dans les cultures de maïs de semence là où sont semées des lignées extrêmement sensibles. Aspect : La maladie se manifeste par de longues stries elliptiques de 2 à 15 cm (1 à 6 po), vert grisâtre ou chamois. Les lésions apparaissent le plus souvent sur les feuilles inférieures (planche 109). Au fur et à mesure que la maladie progresse, les lésions peuvent se fondre et former de grosses zones brûlées. Il arrive que des feuilles entières soient brûlées (planche 110). Les pertes les plus graves occasionnées par le dessèchement surviennent lorsque les feuilles au-dessus des épis sont atteintes au moment de la pollinisation ou peu après. La maladie est souvent confondue avec la maladie de Stewart (voir Maladie de Stewart). Planche 109. Le dessèchement entraîne la formation de longues stries elliptiques vert grisâtre ou chamois.
Cycle biologique : Le champignon survit dans les résidus de maïs sous forme soit de spores, soit de filaments mycéliens (mycélium). Les spores du champignon se propagent par le vent ou les éclaboussures d'eau depuis les résidus à la surface du sol aux plants de maïs en croissance. Les plants qui deviennent infectés constituent une source d'infections secondaires qui peuvent se propager à d'autres champs. La propagation de la maladie est favorisée par des températures douces (18-27 °C) et des périodes prolongées de temps humide ou pluvieux. Stratégies de lutte : Il existe différentes races de l'agent pathogène responsable du dessèchement. La plupart des hybrides commerciaux de maïs possèdent une résistance ou une tolérance aux races les plus communes. Une augmentation de l'incidence des symptômes du dessèchement dans une région pourrait être une indication de l'apparition d'une nouvelle race et doit de ce fait être signalée. La rotation des cultures et le travail du sol réduisent les niveaux de l'inoculum dans les résidus qui jonchent le sol. Dans les systèmes de travail réduit du sol, la rotation et l'utilisation d'hybrides résistants sont une nécessité. L'emploi de fongicides foliaires n'est habituellement pas rentable dans les champs de maïs de grande culture, mais peut être justifié si l'on sème un hybride sensible et que la maladie apparaît tôt dans la saison. Kabatiellose (Aureobasidium zeae)Incidence : Même si la kabatiellose ne cause normalement que peu de dégâts dans le maïs, la maladie prend de l'ampleur en Ontario à mesure que se répand la pratique de laisser une couche plus épaisse de résidus de maïs dans le champ. Aspect : La maladie produit des taches rondes ou ovales caractéristiques de 1-4 mm (1/16-1/8 po) de diamètre, qui ont un centre chamois ou brun et un pourtour brun ou violacé (planche 111). Ces lésions sont entourées d'un halo jaune translucide visible quand la feuille est tenue face à une source lumineuse. Il arrive que la feuille paraisse brûlée lorsque ces lésions s'amalgament et s'étendent à une bonne partie des tissus de la feuille. La maladie peut être confondue avec des taches foliaires physiologiques non infectieuses ou avec des dommages causés par des insectes. Planche 111. Kabatiellose : taches rondes ou ovales sur les feuilles, avec un centre chamois/brun et un pourtour brun/violacé, et entourées d'un halo jaune translucide bien visible devant une source lumineuse.
Cycle biologique : L'incidence de la maladie est plus grande là où se pratique la monoculture du maïs et dans les champs soumis à des méthodes de travail réduit du sol, étant donné que le champignon hiverne dans les résidus de maïs. L'évolution de la maladie est favorisée par du temps frais et pluvieux. Stratégies de lutte : Le choix de cultivars résistants, la rotation des cultures et l'enfouissement propre des résidus de culture contribuent à réduire la gravité de la maladie, contre laquelle les fongicides foliaires sont rarement recommandés. Maladie de stewart (Pantoea stewartii)Incidence : La maladie de Stewart sévit partout en Ontario, mais n'est préoccupante que dans le sud-ouest de la province. Les comtés d'Essex et de Kent, où se trouve la majorité des cultures de maïs de semence, ont tendance à être particulièrement touchés par cette maladie. Des hivers plus doux que la normale dans cette région permettent aux altises du maïs, qui sont des vecteurs de la maladie de Stewart, de survivre en grand nombre. Aspect : La maladie comporte deux phases distinctes : la phase du flétrissement et la phase tardive. La phase du flétrissement touche surtout les lignées de maïs de semence extrêmement sensibles et les hybrides de maïs sucré au début de la saison (de V2 à V4). Le premier signe perceptible de la maladie consiste en de longues stries jaunes qui s'étendent dans le sens de la longueur de la feuille (planche 112). Ces stries deviennent éventuellement gorgées d'eau et finissent par céder la place à des lésions brunes de tissu mort. Les bactéries interrompent la circulation de l'eau et des éléments nutritifs dans la plante en obstruant son système vasculaire, ce qui provoque un flétrissement rapide et même la mort du plant. Comme la nouvelle pousse est touchée, le flétrissement et la mort des tissus progressent de haut en bas. Une coupe longitudinale révèle un point végétatif qui est pourri ou évidé et dont la couleur est altérée. Planche 112. La maladie de Stewart se produit après la formation de la panicule. La phase du flétrissement coïncide avec les stades V2 à V4. La bactérie responsable est amenée par l'altise du maïs.
La phase tardive de la maladie, qui se manifeste par la brûlure des feuilles, survient souvent après la formation de la panicule mâle; c'est la phase la plus fréquente. Les symptômes comprennent des stries allant du vert pâle au jaune, aux pourtours irréguliers ou sinueux parallèlement aux nervures. Ces stries peuvent s'étendre sur toute la longueur de la feuille. Les feuilles infectées finissent par s'assécher et par brunir. Souvent, les marques laissées par l'alimentation des altises du maïs sont visibles à l'intérieur des lésions. La mort prématurée des feuilles peut abaisser les rendements et donner prise aux pourritures de la tige étant donné que des plants affaiblis y sont plus vulnérables. Cycle biologique : La bactérie hiverne dans l'appareil digestif des altises du maïs au stade adulte, lesquelles se cachent pendant l'hiver dans des zones protégées (voir sous Altise du maïs). Les hivers doux peuvent amener une augmentation des populations d'altises. Les adultes qui hivernent se nourrissent de maïs du stade plantule à celui de cornet et causent chez les cultivars sensibles le flétrissement de la tige qui entraîne la perte totale du plant. Cette situation se produit rarement chez les hybrides, mais à l'occasion chez les parents de maïs de semence sensible. La génération d'altises adultes qui suit émerge après la floraison femelle et provoque des symptômes de flétrissement des feuilles qui sont fréquemment observés chez de nombreux hybrides. La transmission de la maladie aux semences est rare. Le plus souvent, les infections tardives qui surviennent après l'apparition des soies sont associées à de fortes populations d'altises. Le maïs sucré est souvent plus sensible que le maïs de grande culture et peut servir de réservoir de bactéries. La maladie frappe souvent les meilleurs champs. Aussi, la fertilité semble-t-elle jouer un rôle. La vulnérabilité à la maladie augmente dans les champs où les concentrations d'azote et de phosphore sont élevées. Stratégies de lutte : Comme le maïs de grande culture possède une bonne tolérance à la maladie de Stewart, il ne nécessite aucune mesure de lutte. Certaines lignées de maïs de semence y sont sensibles et sont cotées en fonction de leur tolérance à la maladie. La maîtrise de cette maladie passe par la lutte contre l'altise du maïs. Taches grises (Cercospora zeae-maydis)Incidence : La maladie des taches grises est une maladie destructrice qui a des répercussions économiques importantes et qui, depuis dix ans, prend de l'ampleur dans les États voisins des Grands Lacs. Elle peut entraîner de lourdes pertes par temps chaud, pluvieux et humide. Aspect : Les symptômes apparaissent sur le feuilles inférieures peu après l'apparition de la panicule mâle. La maladie produit des lésions caractéristiques de forme rectangulaire, étroites, chamois clair et allongées, de 2-7 cm (1-3 po) de long. Ces lésions sont parallèles aux nervures des feuilles. Avec le temps, les lésions deviennent grises et se fondent, tuant ou brûlant des feuilles entières. Cycle biologique : La maladie des taches grises sévit surtout lorsque le maïs suit le maïs dans les champs recouverts d'une couche épaisse de résidus de maïs. Le champignon survit sous forme de filaments mycéliens dans des résidus de maïs. Les spores produites sur les résidus sont dispersées par le vent et les éclaboussures d'eau. Le temps doux et humide favorise la sporulation et la propagation de la maladie. Stratégies de lutte : La rotation des cultures et le travail du sol réduisent les niveaux d'inoculum dans les résidus à la surface du sol. Dans les systèmes de travail réduit du sol, la rotation des cultures et le choix d'hybrides résistants peuvent s'imposer. La lutte chimique n'est habituellement pas nécessaire, mais elle peut être justifiée dans les champs où ont été semés des hybrides très sensibles ou là où la maladie s'est manifestée tôt en début de saison. Rouille communice (Puccinia sorghi)Incidence : Le champignon responsable de la rouille commune n'hiverne pas en Ontario. Il provient du maïs infecté du sud des États-Unis et du Mexique. Les spores sont poussées par le vent jusqu'en Ontario. Ces dernières années, la rouille n'a causé que des pertes économiques négligeables. Toutefois, il arrive certains printemps que des fronts orageux transportent les spores qui provoquent des infections en tout début de saison, La maladie est favorisée par une forte humidité et des températures fraîches le soir (14-18 °C), suivies de températures modérées le jour. Aspect : La rouille commune se manifeste d'abord par l'apparition de taches ou de mouchetures jaunes sur les deux côtés des feuilles. Ces lésions se transforment en de petites pustules rouge brique qui font éclater la surface de la feuille (planche 113). La couleur rouge brique est le résultat de la libération des spores provenant des lésions ovales ou allongées de 2-10 mm (1/10-2/5 po) de long. Tout autour de ces lésions, la feuille jaunit. Il se forme des zones où les tissus brunissent et meurent. Dans les cas graves, la feuille entière meurt. Les spores rouge brique noircissent au fur et à mesure qu'elles viennent à maturité, ce qui fait paraître les lésions et la surface des feuilles noires. Planche 113. Les symptômes habituels de la rouille commune vont des mouchetures jaunes aux pustules rouges.
Stratégies de lutte : Comme la rouille commune ne survit pas en Ontario, les pratiques culturales comme le travail réduit du sol et la rotation des cultures n'influencent pas l'évolution de la maladie. Les hybrides de maïs commerciaux possèdent une bonne tolérance à la maladie, mais bon nombre des lignées de maïs de semence et des hybrides de maïs sucré et de maïs de spécialité y sont très sensibles. Habituellement, le recours aux fongicides foliaires n'est pas nécessaire dans le maïs de grande culture, mais il peut être rentable chez les hybrides de maïs de spécialité, les lignées de maïs de semence ou les hybrides de maïs extrêmement sensibles. Charbon commun (Ustilago zeae)Charbon des inflorescences (Sporisorium holci-sorghi)Incidence : En Ontario, le maïs peut être infecté par deux types de charbon, le charbon commun et le charbon des inflorescences. Le charbon commun est le plus fréquent. Dans les cas graves, plus de 25 % des plants de certains champs peuvent comporter des tumeurs caractéristiques. Aspect : Le charbon commun hiverne dans le sol et dans les résidus de maïs. Les spores sont propagées par le vent et les éclaboussures d'eau. Tous les tissus aériens de la plante sont vulnérables, mais l'infection survient le plus souvent dans les zones où les tissus sont en croissance active. L'incidence du charbon commun augmente dans les champs où les plants ont été endommagés par la grêle, le gel, la sécheresse, les blessures mécaniques, la chute de la panicule mâle, les blessures par les herbicides, les insectes ou l'abrasion par le vent. De grandes quantités d'azote et de fumier favorisent cette maladie. Des tumeurs grisâtres pouvant atteindre 10 cm (4 po) de diamètre se forment sur la tige, les épis et les panicules. Des tumeurs plus petites apparaissent souvent sur les feuilles (planche 114). Les tumeurs sont au départ recouvertes d'une membrane blanche qui finit par éclater et par libérer des spores sous forme de poussière brun foncé ou noire. Des tumeurs dures et sèches se forment sur les feuilles. Les tumeurs du charbon remplacent les grains. Contrairement au charbon commun, le charbon des inflorescences se manifeste uniquement sur les épis et les panicules mâles (planche 115). Planche 114. L'incidence du charbon commun augmente là où les plants ont été endommagés.
Cycle biologique : Les spores qui s'échappent des tumeurs sont bien adaptées aux conditions de l'Ontario. Elles survivent dans le sol et les résidus de culture pendant de nombreuses années. Le printemps, ces spores germent pour produire de nouvelles spores qui infecteront les zones en croissance rapide ou les parties endommagées des plants. Les tumeurs qui se forment sont une source de spores qui infectent d'autres plants. La propagation de la maladie est favorisée par les averses de pluie, de forts taux d'humidité et des températures élevées conjuguées à des lésions sur les plants. Stratégies de lutte : La plupart des hybrides de maïs commerciaux sont suffisamment résistants pour résister à de sérieuses épidémies. Toutefois, le charbon est présent à des degrés divers dans la plupart des champs et est encore très problématique dans bien des champs de maïs de semence. Le meilleur moyen de se prémunir contre le charbon est de minimiser les blessures mécaniques et les dommages causés par les herbicides, tout en maintenant un programme de fertilité équilibré. La rotation des cultures et le travail du sol sont de peu de secours, étant donné que les spores peuvent survivre pendant longtemps dans le sol. Pourritures de la tigeIncidence : Ce sont des champignons qui sont responsables des pourritures de la tige. Les dommages qu'ils causent sont plus étendus si la culture est soumise à l'un ou l'autre des facteurs de stress suivants : périodes prolongées de conditions pluvieuses ou sèches, températures fraîches, temps couvert, présence de maladies foliaires (comme la rouille ou la maladie de Stewart), dommages aux feuilles et aux épis causés par la grêle, les oiseaux et le gel, pollinisation incomplète, déséquilibre nutritif, dommages causés par des insectes (notamment par la pyrale du maïs), fortes densités de peuplement, sensibilité de l'hybride et mauvaises conditions de sol. La répartition et la prévalence des maladies responsables des pourritures de la tige et de l'épi varient d'une année à l'autre. Il reste que ces maladies sont présentes la plupart des années, même si leur incidence peut être faible. En Ontario, les dégâts attribuables aux pourritures de la tige sont essentiellement le fait de trois champignons : Anthracnose, Gibberella et Fusarium, mais peuvent aussi occasionnellement être attribuables aux champignons Diplodia et Pythium, comme le révèlent certaines observations faites en Ontario. Répercussions des pourritures de la tige : Même si les divers champignons pathogènes provoquent des symptômes différents, ils produisent tous le même effet ultime sur le plant de maïs, à savoir de nuire au remplissage du grain et à l'intégrité des tiges, et d'accélérer la sénescence. Les champignons responsables des pourritures de la tige nuisent à la circulation des éléments nutritifs de trois façons :
Stratégies générales de lutte générales contre les pourritures de la tige : La lutte contre les pourritures de la tige passe par une réduction des facteurs de stress, notamment, par :
Dépistage des pourritures de la tige Deux méthodes sont utilisées pour faire le dépistage des pourritures de la tige. Le test de la poussée
Le test de la pincée
Si 10-15 % des plants ont versé ou sont pourris, devancer la récolte.
Les éventuels frais de séchage supplémentaires seront
compensés par la plus grande facilité avec laquelle se fera
la récolte et la moins grande quantité de maïs qui
sera laissée dans le champ. Anthracnose (Colletotrichum graminicola)Aspect : La pourriture de la tige causée par l'anthracnose est celle qui est la plus facile à identifier. Elle se manifeste par des plaques ou des stries étendues et brillantes de brun foncé à noir à la surface de la tige (planche 116). Ces plaques luisantes dont la couleur est altérée sont souvent observées à la base de la tige. Le fait de couper la tige longitudinalement révèle un cur pourri dont la couleur est altérée. Un autre symptôme qui est associé à cette maladie est le dépérissement du sommet du plant. En général, ce symptôme apparaît fin août, début septembre, au moment ou les plants de maïs commencent à flétrir et à mourir graduellement de haut en bas, un peu comme à la suite d'un gel. On observe alors la mort prématurée des tissus au-dessus de l'épi alors que les tissus en deçà de l'épi restent verts. L'examen des tiges dans ces zones mortes montre les mêmes zones noires luisantes qui se trouvent à la base de la tige. Les plants qui présentent le symptôme du dépérissement du sommet du plant se trouvent dans des zones du champ qui ont été soumises à un stress en fin de saison. Planche 116. Pourriture de la tige causée par l'anthracnose : le tissu interne de la tige de maïs est souvent noirci, et la moelle est pourrie.
Cycle biologique : Le champignon responsable de la forme de l'anthracnose causant la pourriture de la tige survit dans les résidus de maïs et cause donc davantage de problèmes la deuxième année de culture du maïs. Du temps doux, pluvieux et humide favorise la propagation de cette maladie.
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| Auteur : | Le personnel du MAAARO |
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| Date de création : | 20 août 2009 |
| Dernière révision : | 20 août 2009 |