Déprédateurs des grandes cultures : Ravageurs du canola

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Tableau de matières

Cette section décrit les ravageurs qui ne s'attaquent qu'aux cultures de canola. Les ravageurs suivants peuvent également s'attaquer à d'autres cultures :

Le tableau 13-8, Symptômes d'infestations dans les champs de canola, indique à quels ravageurs peuvent être attribués les symptômes décrits.

Tableau 13-8. Symptômes d'infestations dans les champs de canola

Symptôme

Limace

Altises

Charançon
de la graine
du chou

Cécidomyie
du chou-fleur

Fausse-teigne
des crucifères

Punaise terne

Peuplement clairsemé, particulièrement par plaques. Plantules dévorées au niveau du sol ou sous terre. Cotylédons et feuilles mâchouillés.

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Feuilles endommagées ou difformes

Petits trous sur les feuilles. Flétrissement ou rabougrissement des plants.

 
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Plants difformes sans montaison ni floraison. Sur les plants qui montent à graines, présence d'un bouquet de gousses à l'emplacement des lésions.

 
 
 
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Fenêtres ou cicatrices laissées par le creusage de galeries sur les feuilles de jeunes plants. Défoliation des plants plus avancés lorsque l'infestation est forte. Présence éventuelle de petites larves vertes.

 
 
 
 
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Insectes se nourrissant des gousses et des graines

Trou d'entrée dans les gousses. Graines dévorées. Gousses parfois difformes.

 
 
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Surface des gousses portant de petites perforations ou cicatrices, surtout les années chaudes et sèches.

 
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Petites lésions sur les gousses d'où suinte de la sève. Semences parfois rapetissées ou ratatinées. Jeunes gousses parfois blanchies.

 
 
  
 
  
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Altise des crucifères (Phyllotreta cruciferae)

Altise rayée (Phyllotreta striolata)

Description : Deux espèces d'altises s'attaquent aux cultures de canola : l'altise rayée, aussi appelée altise des navets, qui mesure environ 1,5 mm (1/20 po) de long et possède deux bandes de couleur crème sur le dos; et l'altise des crucifères, qui mesure aussi 1,5 mm (1/20 po) de long et qui est bleu-noir, sans toutefois être rayée (planche 101). Les altises sautent lorsqu'elles sont dérangées. Les larves sont blanches, mesurent environ 3 mm (1/8 po) de long et ont la tête brunâtre.

Planche 101. Altise des navets (gauche) et altise des crucifères (droite) au stade adulte. Les altises peuvent infliger de sérieux dommages au cours des trois semaines suivant la levée du canola de printemps.

Altise des navets (gauche) et altise des crucifères (droite) au stade adulte. Les altises peuvent infliger de sérieux dommages au cours des trois semaines suivant la levée du canola de printemps.

Cycle biologique : L'altise au stade adulte hiverne dans des zones abritées tels les boisés sous les couches de feuilles mortes. Au début de mai, les adultes émergent et commencent à se nourrir de plantules de canola nouvellement levées. L'alimentation des altises s'intensifie sous des températures chaudes et ensoleillées. La ponte des œufs se fait soit sur le sol, soit dans le sol entre mai et la fin juin. Les jeunes larves éclosent et se nourrissent des racines de la culture en croissance. Les larves causent des dommages à la culture pendant environ un mois, de juin à la fin juillet. Les larves se transforment alors en pupes, d'où des adultes émergent au début août pour ensuite se nourrir de canola jusqu'à la fin octobre. Les altises cherchent alors des endroits où passer l'hiver à l'abri. On compte une seule génération de cet insecte par année.

Dommages : Les adultes autant que les larves se nourrissent de canola. Cependant, on considère que ce sont les altises au stade adulte qui causent des dommages. Les dommages les plus graves se font au cours des trois semaines qui suivent la levée. La population d'adultes du printemps se nourrit des feuilles des plantules qu'elle crible de « trous de balle ». Tôt ou tard, les feuilles et les plants se flétrissent et meurent. Les peuplements s'éclaircissent et les plants deviennent rabougris. On signale des pertes allant jusqu'à 50 % de la récolte au cours de fortes infestations. Lorsque la culture atteint le stade 3-4 feuilles, elle peut supporter les dommages. L'alimentation de la population d'adultes de fin de saison ne pose habituellement pas de problèmes sauf en ce qui concerne le canola d'automne. Le temps chaud et sec favorise ce ravageur. Les adultes envahissent les champs de canola de printemps les jours chauds et secs et se nourrissent à la surface des gousses, ce qui nuit au développement des graines et augmente le nombre de gousses qui s'égrènent.

Technique de dépistage : Aux deux jours, faire le dépistage dans les champs de canola fraîchement levé, tout spécialement le long des rangs périmétriques, pour surveiller la migration des adultes ayant hiverné dans les haies-clôtures et les boisés. Inspecter dix plants à cinq endroits différents du champ afin de déterminer les dommages causés par les altises et le pourcentage approximatif de défoliation. Surveiller le champ attentivement : rechercher la présence de petits trous d'épingle sur les feuilles, jusqu'à ce que les plants aient dépassé le stade 4 feuilles.

Seuil d'intervention : Si elles bénéficient de bonnes conditions de croissance, les plantules de canola peuvent supporter jusqu'à 25 % de défoliation au stade cotylédon sans subir de perte de rendement significative. Une fois que les plants ont atteint le stade 3-4 feuilles, ils sont généralement établis et peuvent neutraliser les dommages subis. Aucun seuil d'a été établi pour les sévices infligés aux gousses en fin de saison par les adultes de la seconde génération. Une pulvérisation n'est recommandée que lorsque les adultes pullulent et que la sécheresse empêche la culture de se remettre des dommages infligés aux gousses.

Stratégies de lutte : Au moment des semis, un traitement des semences à l'aide d'un insecticide est nécessaire afin de maîtriser les altises, car il est difficile d'en prévoir la densité de population. Un traitement foliaire peut se révéler nécessaire si l'activité des adultes se poursuit et que les seuils d'intervention sont atteints une fois que les traitements des semences ne sont plus efficaces. Les insecticides utilisés pour le traitement des semences ne maîtrisent pas tous les altises pendant la même durée, de sorte qu'il faut combiner certains produits à un insecticide granulaire de manière à assurer une protection plus prolongée. S'il y a des dommages isolés sur les pourtours du champ, des traitements localisés peuvent être effectués. Le canola est une culture fourragère que les abeilles aiment butiner. Éviter d'appliquer des insecticides pendant la floraison. L'arrachage des crucifères adventices telles que les moutardes, sisymbres et vélars sur les pourtours du champ enlève des sources de nourriture de remplacement.

Charançon de la graine du chou (Ceutorhynchus obstrictus)

Description : Le charançon de la graine du chou (CGC) adulte est un insecte de couleur cendré à noir qui mesure environ 4 mm (1/6 po) de longueur. Comme tous les charançons, il est doté d'un rostre qui ressemble à une trompe d'éléphant (planche 102). Les larves de l'insecte sont blanches, en forme de « C » et sans pattes. On ne les trouve qu'à l'intérieur des gousses.

Planche 102. Le charançon de la graine du chou est gris cendré ou noir; il a un long rostre rappelant la trompe d'un éléphant.

Le charançon de la graine du chou est gris cendré ou noir; il a un long rostre rappelant la trompe d'un éléphant.

Cycle biologique : On compte deux générations de charançons par année. Au printemps, le charançon adulte émerge après un hiver passé dans divers endroits protégés, tels que bandes boisées, amas de feuilles mortes, haies-clôtures et berges des fossés. Il se nourrit alors des plants de canola et d'autres cultures-hôtes, dont la repousse spontanée de moutarde et de canola. Après l'accouplement, la femelle pond ses œufs - généralement un par gousse - directement dans la gousse. Les larves éclosent environ une semaine plus tard (selon la température extérieure). Chacune peut dévorer de 3 à 5 graines au cours de son développement. Parvenue à maturité, la larve creuse un trou pour sortir, se laisse tomber par terre et se transforme en pupe dans le sol. L'insecte adulte émerge dix jours plus tard et se nourrit de plantes crucifères jusqu'à ce qu'il soit temps pour lui de trouver un site d'hivernation. Le cycle de vie entier de l'insecte se déroule sur six à huit semaines. Parmi les plantes-hôtes, mentionnons la famille des Brassicaceae (moutarde), c'est-à-dire le canola, le brocoli et le chou-fleur, ainsi que les crucifères adventices, comme la moutarde sauvage, la sagesse-des-chirurgiens et le tabouret des champs.

Dommages : Le charançon de la graine du chou constitue une réelle menace pour le canola d'automne, en plus de nuire au canola de printemps semé tôt dans l'année. Les adultes qui ont hiverné envahissent le plant à peu près à l'époque de la floraison; ils peuvent se nourrir des boutons floraux, ce qui fera éclater ces derniers. Les adultes qui émergent en été peuvent aussi endommager le plant en s'attaquant directement aux gousses vertes des semis plus tardifs. Les dommages causés par les larves se nourrissant des gousses peuvent entraîner des pertes de rendement de 35 %. Ces pertes découlent surtout de l'activité alimentaire des larves, soit de façon directe lorsqu'elles mangent les graines, soit de façon indirecte lorsqu'elles provoquent la chute prématurée des gousses ou qu'elles exposent les graines à divers agents pathogènes qui pénètrent par les trous qu'elles laissent derrière elles. Le brunissement des graines a aussi été lié à l'activité du charançon. Les champs de canola de printemps semblent moins attirants pour l'insecte, à moins qu'il ne s'agisse des seuls champs de canola accessibles aux adultes dans la région. Les cultures les plus exposées comprennent notamment les premiers champs de canola d'automne qui lèvent dans une zone donnée, de même que les semis printaniers de canola qui suivent un hiver doux.

Technique de dépistage : Le dépistage doit surtout viser les populations adultes. Utiliser un filet fauchoir pour capturer les insectes; à partir de l'échantillon, évaluer le niveau d'infestation du champ. Il faut commencer le dépistage lorsque les plants arrivent au stade de la formation des boutons et le poursuivre jusqu'après la floraison. Faire dix balayages du filet (chacun décrivant un arc de 180 °) à dix endroits différents du champ et calculer ensuite le nombre moyen de charançons adultes recueillis par balayage du filet.

Seuil d'intervention : Aucun seuil d'intervention n'a été établi pour l'Ontario. Toutefois, les risques de déprédation du canola d'automne par le charançon sont tels qu'il est recommandé de tenir celui-ci à distance par l'application d'insecticides foliaires aussi longtemps que des insectes adultes sont actifs dans les champs. Pour le canola de printemps, il n'est pas nécessaire de prendre ces précautions, à moins que les opérations de dépistage effectuées dans des champs semés très tôt ne donnent déjà de 2 à 4 insectes par balayage du filet.

Stratégies de lutte : Les recherches effectuées en Ontario par des biologistes de l'Université de Guelph et du MAAARO montrent l'importance d'une lutte efficace contre le CGC dans les champs de canola d'automne dès le début de la floraison. Si les moyens financiers de l'exploitant le limitent à une seule application d'insecticide, le meilleur moment pour le faire sera à la mi-floraison, soit de sept à dix jours après l'apparition dans les champs des premières fleurs. La solution la plus efficace réside dans une double application d'insecticide, la première au tout début de la floraison et la deuxième de sept à dix jours plus tard. Les recherches n'ont révélé aucun avantage réel à pulvériser un insecticide dans les champs de canola de printemps, à moins qu'ils n'aient été ensemencés très tôt et que les seuils d'intervention pour le canola n'aient été atteints. Avant d'entreprendre un traitement, s'assurer que les insectes adultes continuent de s'alimenter à même les plants. Les pulvérisations doivent se faire très tard le soir ou tôt le matin, à un moment où peu d'abeilles butinent la culture. Communiquer au moins vingt-quatre heures à l'avance avec les apiculteurs locaux pour leur donner le temps de déplacer leurs ruches. À noter que les chercheurs ont constaté qu'une guêpe parasite contribuait efficacement à la lutte contre les CGC, mais que les insecticides utilisés contre les CGC leur étaient également préjudiciables. Un dernier volet de la stratégie portera sur la lutte contre les mauvaises herbes de la famille des crucifères (soit la moutarde sauvage et le tabouret des champs) et les pousses spontanées de canola, qui peuvent servir d'hôtes aux CGC.

Cécidomyie du chou-fleur (Contarinia nasturtii)

Description : La cécidomyie du chou-fleur (CDC) adulte est une très petite mouche de couleur brun pâle. Elle mesure de 1,5 à 2 mm (1/16 po) et est très difficile à distinguer des autres espèces de cécidomyies qui lui sont apparentées. Les larves se présentent sous forme de petits vers ou asticots (de 0,3 à 3 mm à maturité), de couleur blanc cassé à jaune, qui se rassemblent au point végétatif des plantes.

Cycle biologique : On sait maintenant que ce ravageur est présent partout en Ontario et qu'il se trouve aussi dans d'autres États et provinces. En Ontario, quatre générations de l'insecte se chevauchent dans le cours d'une saison, de la mi-mai à octobre. La CDC hiverne dans le sol sous forme de pré-pupe. La plupart des adultes émergent entre la mi-mai et le début juin. Après l'accouplement, la femelle pond ses œufs sur une plante-hôte, généralement en amas de 2 à 50 unités, sur les parties des plants les plus jeunes et à la croissance la plus rapide. Une fois parvenues à maturité, les larves tombent au sol et se transforment en pupes. Les pupes peuvent rester enfouies dans le sol jusqu'à deux ans avant d'en sortir sous forme d'adultes. C'est la pluie qui fait sortir les pupes de leur état de dormance. Les adultes volent difficilement et se laissent porter par le vent. Le matériel agricole peut, par ses déplacements, contribuer à disséminer les pupes aux alentours.

Dommages : Seul le canola de printemps peut souffrir des attaques de ce ravageur, sa présence sur le canola d'automne à l'automne n'ayant aucun effet sur le rendement des cultures. Les dommages subis par le canola de printemps dépendent largement de la date des semis (qui détermine le stade de développement des plants au moment de l'infestation), de la rotation des cultures et de la gravité de l'infestation. Les champs de canola de printemps ensemencés tardivement sont les plus à risque. Si les cultures sont envahies très tôt, les plants de canola peuvent devenir extrêmement rabougris et déformés, les enzymes contenues dans la salive de la larve altérant le tissu végétal. Sur les jeunes plants avant le stade de la montaison, les larves se nourriront des points végétatifs, provoquant des déformations (planches 103, 104 and 105). La montaison n'a pas lieu, le plant reste rabougri et produit peu ou pas de racèmes, sans lesquels la formation des fleurs et des gousses est impossible. Si le plant a dépassé le stade de la montaison au moment où l'insecte pénètre dans ses tissus, les conséquences seront habituellement moindres. Certains racèmes peuvent se déformer et des gousses pourront se développer sous forme de grappe ou de bouquet unique, tout en produisant des graines, donc un rendement. Les champs de canola d'automne échappent en grande partie aux dommages subis par les cultures printanières et d'été parce qu'ils ont atteint un stade de développement plus avancé que le canola de printemps.

Planche 103. Les larves du charançon de la graine du chou éclosent à l'intérieur des gousses de canola et se nourrissent directement des graines; chaque larve en consomme de trois à cinq.

Les larves du charançon de la graine du chou éclosent à l'intérieur des gousses de canola et se nourrissent directement des graines; chaque larve en consomme de trois à cinq.

 

Planche 104. Les dommages causés par la cécidomyie du chou-fleur à un jeune plant, avant l'élongation de la tige, peuvent empêcher la formation des racèmes, des fleurs et des gousses.

Les dommages causés par la cécidomyie du chou-fleur à un jeune plant, avant l'élongation de la tige, peuvent empêcher la formation des racèmes, des fleurs et des gousses.

 

Planche 105. Chez les plants déjà montés à graines, la cécidomyie du chou-fleur force la production de gousses à partir de tissus endommagés, entraînant la formation de bouquets de gousses qui n'affectent pas le rendement.

Chez les plants déjà montés à graines, la cécidomyie du chou-fleur force la production de gousses à partir de tissus endommagés, entraînant la formation de bouquets de gousses qui n'affectent pas le rendement.

 

Technique de dépistage : L'installation de pièges à phéromones permettra de suivre les mouvements des CDC adultes. La présence d'insectes adultes dans les pièges indique en effet quand surviennent les premiers vols et quand les activités de ponte devraient commencer. Sur un plant comportant des lésions, faire une entaille au point de végétation, à l'endroit où se trouve la déformation - généralement, dans des bouquets non déployés de bourgeons floraux - et rechercher de petits asticots en train de s'alimenter à même les tissus végétaux. Ce sera la confirmation que le dommage est causé par la CDC et non par un herbicide ou des carences nutritives.

Seuil d'intervention : Aucun seuil d'intervention n'a été fixé jusqu'ici. La lutte aux CDC se fait surtout par le recours à diverses méthodes culturales.

Stratégies de lutte : La rotation des cultures et un choix judicieux du moment des semis sont les moyens les plus efficaces de lutter contre les CDC. Ensemencer les champs de canola de printemps au plus tard dans la première semaine de juin. S'il n'est pas possible de faire les semis avant cette date, envisager de choisir une autre culture qui n'attire pas ce ravageur. Dans des champs ayant déjà souffert d'infestations par la CDC (y compris les champs voisins situés à 1 km à la ronde), l'exclusion du canola et d'autres cultures crucifères pendant au moins deux ans pourra contribuer à réduire les populations de CDC, étant donné leur peu d'aptitude au vol. Si ces méthodes sont inapplicables dans des champs ayant des antécédents d'infestations par la CDC, appliquer un insecticide foliaire au stade du bouton, juste avant l'élongation des tiges, pour protéger les plants d'éventuels dommages et permettre la montaison. Il faut aussi combattre les crucifères adventices qui pourraient servir d'hôtes de remplacement aux insectes, notamment les moutardes, sisymbres et vélars, le tabouret des champs et les repousses spontanées de canola. Nettoyer soigneusement le matériel agricole utilisé dans les champs envahis par la CDC et de travailler en dernier lieu les champs infestés, de façon à réduire le risque de propager l'insecte dans des champs épargnés.

Fausse-teigne de crucifères (Plutella xylostella)

Description : Au stade adulte, l'insecte est une petite noctuelle de couleur gris pâle tirant sur le brun qui mesure environ 1 cm (½ po) de long (planche 106). On peut facilement l'identifier grâce aux taches blanches en forme de losange qui ornent son dos et qu'on peut voir lorsque ses ailes sont au repos. Les larves sont de vert pâle à vert jaunâtre, ont la tête brune et mesurent environ 8 mm (1/3 po) de long (planche 107). Les larves reculent en se tortillant lorsqu'elles sont dérangées ou se laissent tomber de la feuille, retenues par un fil.

Planche 106. On peut facilement identifier la fausse-teigne des crucifères adulte par les taches blanches en forme de losange visibles sur son dos lorsque ses ailes sont au repos.

On peut facilement identifier la fausse-teigne des crucifères adulte par les taches blanches en forme de losange visibles sur son dos lorsque ses ailes sont au repos.

 

Planche 107. On peut facilement identifier la fausse-teigne des crucifères adulte par les taches blanches en forme de losange visibles sur son dos lorsque ses ailes sont au repos.

On peut facilement identifier la fausse-teigne des crucifères adulte par les taches blanches en forme de losange visibles sur son dos lorsque ses ailes sont au repos.

 

Cycle biologique : Les fausses-teignes des crucifères n'hivernent pas en Ontario, mais sont portées au début mai par des masses d'air provenant du Sud. Elles donnent trois ou quatre générations par année en Ontario. Au stade adulte, l'insecte pond ses œufs sur des crucifères adventices telles que les moutardes, sisymbres et vélars, ainsi que sur le canola spontané. Les larves éclosent en quelques jours et créent des galeries dans le limbe des feuilles. Au fur et à mesure de leur développement, les larves se nourrissent des tissus externes des feuilles. Les larves tissent des cocons pour effectuer leur pupaison. Deux semaines plus tard, les adultes émergent des pupes.

Dommages : Les principaux dommages sont causés par les larves de la deuxième génération, à la période de floraison des plants et au début de la croissance des gousses. Les jeunes larves se nourrissent des tissus internes sur le revers des feuilles où elles creusent de petites galeries. Lorsqu'elles sont en grand nombre, les larves plus vieilles se nourrissent des fleurs et de la surface des jeunes gousses. Les gousses endommagées ne se remplissent pas convenablement. De fortes infestations donneront l'impression que la culture est blanche.

Technique de dépistage : Durant la saison de croissance, examiner deux fois par semaine dix plants en cinq points du champ. Arracher délicatement les plants ayant des feuilles perforées comme par des balles, les secouer au-dessus d'une feuille de papier, puis compter les larves.

Seuil d'intervention : Le seuil d'intervention est atteint lorsqu'on dénombre de 200 à 300 larves/m2 (environ 2 ou 3 larves par plant) au stade de la formation des gousses. Si une infestation printanière survient très tôt dans un champ de canola semé tardivement et que les larves se nourrissent de boutons en développement, une intervention pourrait se révéler nécessaire. Au début de la floraison, le seuil d'intervention est plus bas et un traitement est recommandé quand on dénombre 100-150 larves/m2 (1 ou 2 larves par plant).

Stratégies de lutte :

  • On peut se procurer sur le marché des traitements de secours quand les populations atteignent les seuils d'intervention.
  • Le canola est une culture fourragère que les abeilles aiment butiner. Éviter d'appliquer des insecticides pendant la floraison.
  • On peut utiliser des pièges à la phéromone pour faire le dépistage des populations adultes de fausses-teignes des crucifères et être ainsi alerté en cas d'infestation.
  • Éliminer toute repousse de canola ainsi que les crucifères adventices, qui sont la première source de nourriture pour la génération du printemps.
  • Des températures fraîches et du temps pluvieux restreignent le vol des fausses-teignes des crucifères. Souvent, les femelles adultes meurent avant d'avoir pondu leurs œufs.
  • Du temps humide consécutif à une pluie favorise la propagation d'un champignon qui tue les larves. Plusieurs guêpes prédatrices et parasites contribuent également à maîtriser ce ravageur.

Punaise terne (Lygus lineolaris)

La punaise terne figure parmi les principaux ennemis du canola.

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 20 août 2009
Dernière révision : 20 août 2009

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