Lutte contre les mauvaises herbes
: Pertes de récolte dues aux mauvaises herbes
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contre les mauvaises herbes > Pertes de récolte dues aux
mauvaises herbes
Table des matières
Pertes de récolte dues
aux mauvaises herbes
La concurrence exercée par les mauvaises herbes cause
les plus grandes pertes de rendement quand :
- les mauvaises herbes lèvent avant la culture ou en même
temps qu'elle;
- les infestations de mauvaises herbes sont fortes;
- les mauvaises herbes à feuilles larges (dicotylédones)
sont présentes, car elles livrent une concurrence plus vive à
la culture que les graminées;
- le sol est plutôt sec.
La lutte contre les mauvaises herbes est un aspect important des activités
culturales. En général, les pratiques agronomiques qui favorisent
une culture saine et une croissance rapide sont le meilleur moyen de livrer
une concurrence efficace aux mauvaises herbes. L'élaboration d'un
programme de lutte contre les mauvaises herbes doit comprendre le sarclage,
la rotation des cultures, diverses autres pratiques culturales ainsi que
des traitements herbicides. L'emploi d'une seule méthode ou l'application
continuelle du même herbicide peut entraîner une augmentation
des mauvaises herbes qui résistent ou tolèrent cette méthode
ou ce produit.
La lutte intégrée contre les mauvaises herbes tire le meilleur
parti possible de toutes les stratégies de lutte offertes afin
de maîtriser les peuplements de plantes adventices, ce qui permet
d'employer moins d'herbicides et d'optimiser les rendements économiques.
Voici un aperçu des stratégies de lutte intégrée
contre les mauvaises herbes :
- Dépistage sur le terrain - Les opérations
de dépistage permettent de déterminer les espèces
de mauvaises herbes présentes dans le champ et leurs densités
de peuplement. Elles permettent aussi, à la suite d'interventions
phytosanitaires, d'évaluer la réussite ou l'échec
des programmes de lutte contre les mauvaises herbes qui ont été
mis en place.
- Rotation des cultures - Efficace contre les mauvaises
herbes, particulièrement les vivaces qui envahissent surtout
une culture en particulier. Le passage à une culture différente
peut permettre d'utiliser des herbicides différents et de recourir
à d'autres pratiques de travail du sol qui peuvent se révéler
particulièrement efficaces pour combattre des espèces
précises de mauvaises herbes. Par exemple, les fourrages sont
connus pour réduire les populations de mauvaises herbes annuelles
au cours de la première année de la culture suivante,
mais les mauvaises herbes annuelles peuvent nuire à l'établissement
des fourrages.
- Caractéristiques des cultures et des cultivars ou
des hybrides - La récolte des céréales
en début de saison offre une occasion d'affaiblir les mauvaises
herbes afin qu'elles soient mieux maîtrisées vers la fin
de l'été. Les mauvaises herbes qu'on laisse pousser après
la récolte de céréales peuvent contribuer à
enrichir considérablement la banque de graines de mauvaises herbes
contenues dans le sol, ce qui expose les cultures suivantes à
des problèmes d'infestation plus sérieux. S'abstenir de
laisser pousser les mauvaises herbes après la récolte,
pour éviter qu'elles ne parviennent à maturité
et qu'elles ne montent à graines. Après la récolte
des céréales, commencer les traitements dirigés
contre les mauvaises herbes annuelles avant ceux qui sont dirigés
contre les vivaces, comme le laiteron des champs et le liseron des champs.
- Cultures de couverture - Le fait d'inclure dans
l'assolement des cultures de couverture comme le seigle, le trèfle
rouge, le sarrasin et le radis oléagineux, l'avoine ou des cultures
qui restent sur pied l'hiver comme les fourrages ou blés d'automne
peut retarder la croissance des mauvaises herbes. Au moment de choisir
une culture de couverture, toujours se demander quels effets la culture
de couverture et sa gestion peuvent avoir sur la culture qui la suit.
- Engrais (surtout les engrais azotés) - Ils
ont tendance à stimuler la germination de certaines espèces,
ce qui peut influencer la concurrence qui s'exerce entre les cultures
et les mauvaises herbes et ce, même dans les cultures subséquentes.
L'application en bandes de phosphore et de potassium a tendance à
concentrer les éléments nutritifs là où
la culture y a accès. L'épandage d'azote en bandes dérange
le sol, ce qui peut stimuler la germination des mauvaises herbes, mais
ce type d'épandage laisse par contre l'azote sur une étroite
bande et sous la profondeur à laquelle la plupart des mauvaises
herbes germent et poussent.
- Densités de peuplement et écartement des rangs
- La largeur des rangs peut aussi influencer la croissance des mauvaises
herbes. Des rangs étroits, des peuplements denses et des cultivars
qui poussent rapidement peuvent donner à la culture une longueur
d'avance sur les mauvaises herbes. Pour s'assurer que la culture concurrence
bien les mauvaises herbes, utiliser des semences vigoureuses et de haute
qualité de manière à obtenir des peuplements uniformes,
et respecter les densités de peuplement recommandées.
Des semis profonds peuvent retarder la levée et favoriser la
croissance des mauvaises herbes, mais ils peuvent aussi donner de bons
résultats en permettant d'effectuer un sarclage superficiel avant
la levée de la culture et d'éliminer la première
vague de mauvaises herbes annuelles à racines superficielles.
- Pratiques de travail du sol et lutte mécanique contre
les mauvaises herbes
- Semis direct - Les graines de mauvaises herbes présentes
dans le sol sont concentrées à 75 % dans les 5 premiers
cm (2 po) de sol. L'utilisation d'herbicides de contact donne de bons
résultats contre un grand nombre de mauvaises herbes vivaces
comme le chiendent ou le laiteron.
- Labour avec une charrue à versoirs - Répartit
mieux les graines sur toute la profondeur du sol.
- Hersage en plein - Détruit les plantules
de mauvaises herbes juste avant la levée de la culture.
- Passage de la houe rotative - À 10-20 km/heure,
les dents de la houe rotative soulèvent et malaxent la terre,
déracinant ainsi les petites mauvaises herbes juste avant ou
peu après la levée de la culture.
Figure 12-1 Pertes de rendement types attribuables
à la concurrence livrée par les mauvaises herbes dans les
grandes cultures

- Travail des entre-rangs - Le travail superficiel
entre les rangs des cultures en lignes déracine les mauvaises
herbes jeunes et sectionne les plus développées. Le succès
de l'intervention dépend de la hauteur de la culture par rapport
à celle des mauvaises herbes.
- Fauchage ou tonte - Contribue à réduire
les peuplements de mauvaises herbes dans les cultures de céréales,
les cultures fourragères nouvellement établies ou le chaume
de céréales.
- Pratiques liées à l'utilisation des instruments
aratoires - Les graines de mauvaises herbes peuvent être
transportées d'un champ à l'autre par les instruments
aratoires, les moissonneuses-batteuses, le matériel de travail
du sol, les érosions éolienne et hydrique, les animaux
et les oiseaux. Les mauvaises herbes peuvent aussi infester un champ
à la suite d'un épandage de fumier ou de tout autre amendement
apporté au sol. De bonnes pratiques d'assainissement et de nettoyage
du matériel de même que l'entretien du pourtour des champs
sont autant de moyens d'assurer à long terme une lutte efficace
contre les mauvaises herbes.
Pour plus d'information sur ces stratégies, voir la publication
75F du MAAARO, Guide de lutte contre les mauvaises herbes.
* La figure 12-1, Pertes de rendement types
attribuables à la concurrence livrée par les mauvaises herbes
dans les grandes cultures, s'appuie sur des données tirées
des sources suivantes :
Weed Science Research Program, Département de Phytotechnie, Université
de Guelph (1986-2008).
Wall et Smith. Canadian Journal of Plant Science, 2000, Vol. 80, No 2,
p. 411-47.
Milberg et Hallgren. Field Crops Research, 2004, Vol. 86, p. 199-209.
Martin et coll. Critical Period of Weed Control in Spring Canola, 2001,
Vol. 49, p. 325-33.
Varga et coll. Cereal Research Communications, 2006, Vol. 34, No 1, p.
701-04.
Tableau 12-1. Périodes critiques
d'absence de mauvaises herbes dans les grandes cultures en Ontario
| Culture |
Période critique d'absence de mauvaises
herbes |
Source |
| Maïs |
3-10 pointes de feuilles |
Swanton (Université de Guelph) |
| Soya |
stade 1-3 feuilles trifoliées (V2-V3) |
Swanton (Université de Guelph) |
| Céréales de printemps |
stade 1-3 feuilles (stade 10-13 sur l'échelle
de Zadok) |
Van Dam, Swanton (Université de Guelph) |
| Blé d'automne |
500-1 000 degrés-jours (temp. de base de 0) |
Welsh et coll., 1999 (University of Reading) |
| Cultures fourragères |
Année d'établissement : 4-6 semaines après
les semis |
Dillehay, Penn State University http://a-c-s.confex.com/crops/2007asa/techprogram/P30284.HTM |
| Canola |
De la levée au stade 6 feuilles |
Van Acker (Université de Guelph) |
Concurrence livrée aux mauvaises
herbes par la culture
Le maïs, le soya, les haricots comestibles et le lin ne livrent
pas une concurrence forte aux mauvaises herbes, de sorte que des méthodes
de lutte efficaces sont nécessaires pour lutter contre les mauvaises
herbes durant la période critique si l'on veut réduire au
minimum les pertes de rendement. Par contre, le canola, le tournesol et
les céréales de printemps et d'automne sont davantage des
concurrents à leur mesure, comme le montre la figure
12-1, Pertes de rendement types attribuables à la concurrence livrée
par les mauvaises herbes dans les grandes cultures. Il reste qu'un
bon désherbage en début de saison contribuera à réduire
les pertes de rendement attribuables aux mauvaises herbes.
Périodes critiques d'absence de mauvaises herbes dans les grandes
cultures
Le maintien d'un bon programme de lutte contre les mauvaises herbes durant
la période critique suffit à limiter les pertes de rendement
à moins de 5 %. Les mauvaises herbes qui germent par la suite ont
peu d'incidence sur les rendements et produisent relativement peu de graines.
L'étiquette des herbicides de postlevée indique le stade
de croissance des mauvaises herbes où les mesures de lutte donnent
un maximum de résultats. Le choix du moment de l'intervention visant
à lutter contre les mauvaises herbes doit tenir compte à
la fois de la période critique pour la culture et du stade de croissance
optimal des mauvaises herbes.
Les périodes critiques précisées dans le tableau
12-1, Périodes critiques d'absence de mauvaises herbes dans les
grandes cultures en Ontario, correspondent à une plage de temps.
La période critique d'absence de mauvaises herbes varie d'une année
à l'autre et d'une région à l'autre en raison des
variations de climat, de type de sol, d'espèces de mauvaises herbes
et de densités de peuplement. Ainsi, elle surviendra plus tôt
dans les champs dotés d'un sol à texture légère
soumis à un stress hydrique et fortement envahis de mauvaises herbes.
En pareil cas, le fait de repousser les interventions à la fin
de la période critique se traduirait probablement par des pertes
de rendement significatives.
Tableau 12-2. Pertes de rendement du
maïs et du soya dues aux mauvaises dans différentes conditions
d'humidité
Précipitations
(en mm, de mai à août) |
Pertes de rendement dues aux mauvaises herbes
dans : |
| le maïs |
le soya |
|
458
|
18 %
|
23 %
|
|
218
|
96 %
|
84 %
|
Source : Weed Science Research Program, Département
de phytotechnie, Université de Guelph (1986-2008).
Influence de l'humidité du sol sur la concurrence exercée
par les mauvaises herbes
Quand l'humidité est abondante dans le sol, la concurrence exercée
par les mauvaises herbes a moins de répercussions sur les rendements.
Le tableau 12-2, Pertes de rendement du maïs
et du soya dues aux mauvaises herbes dans différentes conditions
d'humidité du sol, compare les pertes de rendement dans les
cultures de maïs et de soya attribuables aux mauvaises herbes au
Centre de recherches d'Elora au cours d'une saison pluvieuse et au cours
d'une saison sèche.
Influence des espèces de mauvaises herbes sur les pertes de rendement
Le dépistage détermine les espèces de mauvaises
herbes présentes et leurs densités de peuplement respectives
dans le champ. Certaines mauvaises herbes sont plus concurrentielles que
d'autres. Le tableau 12-3, Pertes de rendement
attribuables aux mauvaises herbes dans le soya et le maïs en fonction
de densités de peuplement connues, compare les pertes de rendement
causées par les différentes espèces de mauvaises
herbes.
On doit tenir compte de la concurrence exercée par les mauvaises
herbes au moment de décider s'il y a lieu de traiter les mauvaises
herbes ayant échappé aux traitements antérieurs.
Les estimations du tableau 12-3 reposent sur
des conditions météorologiques normales et des taux d'humidité
convenables. Elles supposent également que les mauvaises herbes
lèvent en même temps que la culture. Les pertes de récolte
peuvent s'accroître si le sol est plus sec et varier en fonction
des conditions de stress.
On doit tenir compte également de l'incidence des peuplements
de mauvaises herbes sur la qualité de la récolte et sur
les méthodes de récolte. Par exemple, la morelle noire de
l'Est ne menace pas les rendements outre mesure, mais elle peut avoir
des conséquences désastreuses sur la qualité de la
récolte du soya à identité préservée.
Lutte mécanique contre les mauvaises herbes
Un hersage en plein à l'aide d'une herse légère
opérant peu profondément, avant la levée de la culture,
ou à l'aide d'une herse-bineuse (munie de dents flexibles en équerre),
lorsque la culture atteint 5-10 cm (2-4 po) de hauteur, procure une certaine
maîtrise des plantules de graminées annuelles. Il faut que
les mauvaises herbes soient petites et que la surface du sol soit sèche
et meuble. Un travail du sol rapide (10 km/h) et peu profond (2,5-3 cm
ou 1-1 ½ po) avec une houe rotative, quand le maïs a 7-8 cm
(3 po) de hauteur ou quand les haricots sont au stade 1-2 feuilles, détruit
une partie des plantules de mauvaises herbes. Ces techniques ne réduisent
pas l'action des herbicides et peuvent, certaines années, accroître
l'efficacité du désherbage chimique. Lorsque le sol est
sec, le passage de la houe rotative sur une culture de haricots comestibles
7-10 jours suivant les semis aide à maîtriser les mauvaises
herbes en train de lever, mais peut également activer les herbicides
radiculaires en les mettant en contact avec l'humidité du sol.
Il est peu probable que la houe rotative enlève bien des mauvaises
herbes ayant dépassé le stade 2 feuilles vraies.
Tableau 12-3. Pertes de rendement attribuables
aux mauvaises herbes dans le soya et le maïs en fonction de densités
de peuplement connues dan l'hypothèse où les mauvaises herbes
lèvent en même temps que la culture
| Culture |
Perte (en %) |
|
(1 plant/m2)
|
(5 plants/m2)
|
| Maïs |
| Dicotylédones annuelles |
| Grande herbe à poux |
13
|
36
|
| Chénopode blanc |
12
|
35
|
| Amarante |
11
|
34
|
| Lampourde glouteron |
6
|
22
|
| Herbe à poux |
5
|
21
|
| Moutarde des champs |
5
|
18
|
| Abutilon |
4
|
15
|
| Renouée persicaire |
3
|
13
|
| Renouée liseron |
2
|
10
|
| Morelle noire de l'Est |
2
|
7
|
| Graminées annuelles |
| Sétaire géante |
2
|
10
|
| Panic millet |
2
|
10
|
| Panic d'automne |
2
|
10
|
| Pied-de-coq |
2
|
7
|
| Sétaire verte |
2
|
7
|
| Sétaire glauque |
1
|
5
|
| Panic capillaire |
1
|
5
|
| Digitaire |
1
|
3
|
| Culture |
Perte (en %) |
|
(1 plant/m2)
|
(5 plants/m2)
|
| Soya |
| Dicotylédones annuelles |
| Lampourde glouteron |
15
|
41
|
| Morelle noire de l'Est1 |
14
|
40
|
| Grande herbe à poux |
14
|
40
|
| Chénopode blanc |
13
|
38
|
| Amarante |
12
|
36
|
| Herbe à poux |
10
|
33
|
| Abutilon |
6
|
23
|
| Moutarde des champs |
5
|
20
|
| Renouée persicaire |
4
|
15
|
| Renouée liseron |
4
|
15
|
| Graminées annuelles |
|
|
| Maïs spontané |
4
|
15
|
| Sétaire géante |
3
|
12
|
| Panic millet |
3
|
12
|
| Pied-de-coq |
3
|
12
|
| Panic d'automne |
2
|
10
|
| Sétaire verte |
2
|
8
|
| Sétaire glauque |
1
|
5
|
| Panic capillaire |
1
|
4
|
| Digitaire |
1
|
4
|
Adaptation d'un tableau tiré de www.weedpro75.com
1 La morelle noire de l'Est réduit la qualité
du soya.
Le sarclage entre les rangs peut être un complément aux
autres méthodes de désherbage; il est plus efficace lorsque
les mauvaises herbes sont petites. Le sarclage doit se faire en surface
pour empêcher la germination de nouvelles mauvaises herbes, diminuer
les pertes d'humidité et éviter les dommages aux racines
du maïs. Un sarclage entre les rangs peut être nécessaire
lorsque des mauvaises herbes ont échappé au traitement herbicide.
On considère que les mauvaises herbes ont échappé
au traitement quand elles ont 5-7 cm (2-3 po) de hauteur. Étant
donné que le sarclage donne de moins bons résultats contre
les mauvaises herbes plus avancées, il faut l'effectuer le plus
tôt possible après l'échec d'un traitement herbicide.
Si les mauvaises herbes sont trop avancées, envisager d'autres
traitements herbicides.
L'application des herbicides en bandes réduit le coût de
moitié aux deux tiers, selon l'espace entre les rangs et la largeur
de la bande. Il s'agit ensuite de maîtriser les mauvaises herbes
entre les bandes à l'aide d'un sarclage superficiel. Tenir compte
de la combinaison des deux opérations au moment d'évaluer
s'il est rentable d'appliquer les herbicides de cette manière.
Résistance aux herbicides
On trouve en Ontario au moins dix-huit espèces de mauvaises herbes
résistant à des herbicides. Les herbicides visés
ont six modes d'action différents. Les espèces résistantes
dominent un peuplement de mauvaises herbes quand des herbicides ayant
le même mode d'action sont utilisés de façon répétée.
La vitesse d'apparition de la résistance varie en fonction de la
rotation des cultures et des modes d'action des produits employés
à répétition. L'application des principes de la lutte
intégrée contre les mauvaises herbes retarde l'apparition
de peuplements de mauvaises herbes résistant aux herbicides. Voici
une série de mesures destinées à prévenir
ou à tout le moins à ralentir la prolifération des
mauvaises herbes résistantes :
- identifier les mauvaises herbes, inspecter les champs et tenir des
registres;
- pratiquer la rotation des cultures et des herbicides;
- empêcher la dissémination des mauvaises herbes;
- recourir à des moyens de lutte autres que la lutte chimique.
Pour les mises à jour sur les méthodes de lutte contre
les résistances et les méthodes de dépistage des
mauvaises herbes résistantes, voir www.plant.uoguelph.ca/resistant-weeds.
Blessures causées par les herbicides
Les herbicides ne devraient pas causer de blessures à la culture
traitée si le mode d'emploi du produit est respecté. Néanmoins,
tous les herbicides, lorsqu'ils sont appliqués sans précautions,
risquent d'endommager les cultures. Les causes les plus fréquentes
de blessures par les herbicides sont les suivantes :
- présence de résidus d'herbicides de l'année
précédente, notamment dans les zones où les pulvérisations
se sont chevauchées;
- concentration excessive des produits, par erreur de calcul ou chevauchement
des pulvérisations;
- contamination d'un fongicide ou d'un insecticide par un résidu
d'herbicide présent dans le réservoir de mélange
(par exemple, pulvérisation, sur du blé d'hiver, de Folicur
contenant des résidus d'Ultim; le traitement provoquera des dommages
considérables aux plants et entraînera une baisse importante
des rendements);
- dérive d'un herbicide pulvérisé sur des cultures
voisines;
- application, sur une culture, d'un herbicide après le stade
de croissance prévu (dans le cas d'une culture céréalière,
l'application tardive d'herbicide - près du stade d'épiaison,
par exemple - risque de nuire à la pollinisation et de réduire
les rendements);
- conditions ambiantes défavorables lors de l'application de
l'herbicide ou au moment de la levée de la culture :
- une fluctuation de la température de plus de 20 °C ou
un maximum diurne dépassant 30 °C augmentera de beaucoup
le risque de blessures;
- une violente averse immédiatement après l'application
au sol d'un herbicide pourra faire jaillir des gouttelettes de solution
chimique sur les feuilles et les « brûler ».
Le stade de croissance de la culture, la ou les cultivars utilisés,
les facteurs de stress, les conditions ambiantes et la nature des produits
chimiques et des adjuvants présents dans le mélange herbicide
pulvérisé sur les cultures auront aussi une influence sur
l'étendue et la gravité des dommages éventuels. Lorsqu'une
culture est soumise à un stress, son aptitude à métaboliser
les herbicides s'en trouve réduite : elle sera en conséquence
plus exposée aux blessures. Le mode d'action de l'herbicide influencera
également la gravité des blessures. En général,
les blessures infligées par des herbicides de contact peuvent paraître
plus graves que celles qui sont causées par des herbicides systémiques,
mais ces derniers, parce qu'ils agissent à long terme, peuvent
en définitive s'avérer plus dommageables. On trouvera, sur
le mode d'emploi de chaque herbicide, une section de mise en garde décrivant
les situations présentant un risque accru de dommages aux cultures.
Il est important de lire et de suivre soigneusement les recommandations
du fabricant pour réduire au minimum les risques de dommages aux
cultures.
Voir le tableau 12-4, Classement des blessures
causées par les herbicides en fonction des organes atteints.
Tableau 12-4. Classement des blessures
causées par les herbicides en fonction des organes atteints
|
Métabolismes perturbés ou organes
atteints
|
Symptômes
|
|
|
Dinitroanalines (groupe
3)
(action systémique - mobilité dans le xylème)
p. ex., Prowl, Treflan
|
- Les plants ont du mal à lever, ils sont rabougris et
leurs racines latérales sont courtes et épaisses.
- Les répercussions sur le rendement dépendent
de la gravité des dommages et du stade de la culture au
moment où ceux-ci se produisent.
Graminées
- Les plantules sont courtes et épaisses et peuvent avoir
une coloration rouge ou violette.
Dicotylédones
- L'hypocotyle (portion de la tige située sous les cotylédons)
peut être gonflé et fendillé.
|
Chloroacétamides
(groupe 15)
(action systémique - mobilité dans le xylème)
p. ex., Dual II Magnum, Frontier Max, Define
|
- Les tigelles sont rabougries et les plantules qui parviennent
à lever sont malformées.
- Les répercussions sur le rendement dépendent
de la gravité des dommages et du stade de la culture au
moment où ceux-ci se produisent.
Graminées
- Les graminées peuvent émettre leurs feuilles
sous le sol et les tigelles prennent un aspect anormal quand les
feuilles ne se déploient pas correctement.
Dicotylédones
- Les feuilles sont crispées et la nervure centrale est
courte, ce qui donne à la feuille la forme d'un cur
et l'air d'avoir été froncée en son milieu
par un lacet de serrage.
|
Métabolismes perturbés ou organes atteints
|
Symptômes |
Lésions se manifestant sur les tissus foliaires
plus vieux (susceptibles de migrer vers le haut) ( planche
42, et planche 43)
|
|
Herbicides systémiques inhibiteurs de la photosynthèse
(action systémique - mobilité dans le xylème)
Triazines (groupe 5)
p. ex., Atrazine, Sencor, Princep Nine-T
Urées substituées (groupe 7)
p. ex., Lorox
|
- Ces herbicides migrent seulement dans le xylème (vers
le haut seulement).
- Les dommages se manifestent après la sortie des cotylédons
et des premières feuilles vraies.
- Elles comprennent le jaunissement du bord ou de la pointe des
feuilles et le jaunissement des zones internervaires chez les
dicotylétones.
- Les feuilles les plus âgées et les plus grandes
sont atteintes en premier.
- Les tissus foliaires lésés finissent par brunir
et mourir.
- Les plantes croissant en sols à pH élevé
(plus de 7,2) subissent plus de dommages.
- Les répercussions sur le rendement dépendent
de la gravité des dommages et du
|
Métabolismes perturbés ou organes atteints
|
Symptômes |
|
|
|
Herbicides non systémiques inhibiteurs de la photosynthèse
(groupe 6)
(herbicides de contact)
p. ex., Basagran, Pardner
|
- Ne sont endommagés que les tissus qui sont entrés
en contact avec l'herbicide.
- Le plus souvent, les feuilles présentent des mouchetures,
des marbrures ou la brûlure des pointes et un bronzage.
- Les concentrés d'huile minérale et autres additifs
peuvent intensifier les symptômes.
- Malgré qu'elles soient peu esthétiques, les lésions
n'ont en général pas de répercussions sur
le rendement.
Graminées
- Les graminées tolèrent généralement
les inhibiteurs de la photosynthèse non systémiques.
|
|
Acides aminés phosphorylés (aussi appelés
acides phosphiniques) (groupe 10)
(herbicides de contact à faible mobilité dans le phloème
et le xylème)
p. ex., Liberty, Ignite
|
- La chlorose et le jaunissement apparaissent généralement
au bout de trois à cinq jours, puis une nécrose
se manifeste au bout d'une à deux semaines.
- Les symptômes apparaissent plus vite si l'ensoleillement
est abondant et l'humidité est élevée.
- Les répercussions sur le rendement sont en général
importantes.
|
|
Éthers de diphényle (groupe 14)
(herbicides de contact)
p. ex. Reflex, Blazer
|
- Des petites taches rougeâtres peuvent apparaître
à la surface des feuilles peu après le traitement.
- Il existe un lien étroit entre les tâches et la
configuration du jet.
- Les plantes qui ne meurent pas cessent parfois de se développer
pendant environ une semaine.
- Les huiles minérales et autres additifs peuvent intensifier
les lésions causées aux plants.
- Malgré qu'elles soient peu esthétiques, les lésions
n'ont en général pas de répercussions sur
le rendement.
|
|
Dipyridyles (groupe 22)
(herbicides de contact)
p. ex., Reglone, Gramoxone
|
- Les lésions apparaissent très rapidement (un
jour ou deux après le traitement).
- Les feuilles des plants lésés prennent un aspect
flasque et aqueux, puis leurs tissus brunissent.
- De petites taches foliaires se manifestent sur les plants touchés
par la dérive du brouillard herbicide.
- Ces blessures peuvent avoir de lourdes conséquences
sur les rendements.
- Les vivaces atteintes repousseront.
|
|
Additifs (aucun groupe précis)
Dommage causé par un surfactant ou du NAU 28 %
|
- Brunissement intense des tissus foliaires.
- Les tissus qui sortent par la suite sont normaux.
- Les symptômes sont communs quand du NAU 28 % est utilisé
comme support aux herbicides dans les céréales ou
quand la dose de surfactant utilisée est trop forte.
- Les lésions sont surtout de nature esthétique
avec peu de répercussions sur les rendements, pourvu que
l'aspect de la culture n'en souffre pas trop
|
Métabolismes perturbés ou organes atteints
|
Symptômes |
|
|
|
Herbicides inhibiteurs de la synthèse des lipides
(ACCase) (groupe 1)
(action systémique - mobilité dans le phloème)
p. ex., Assure II, Excel, Poast Ultra, Venture
|
- Les tissus foliaires jeunes jaunissent ou rougissent, puis brunissent;
les feuilles du verticille s'arrachent à la moindre traction.
- Les symptômes apparaissent lentement (7-14 jours).
- Les répercussions sur le rendement sont importantes.
Graminées
- Ces herbicides n'endommagent que les graminées.
|
|
Herbicides inhibiteurs de la synthèse des acides
aminés (groupe 2)
(action systémique - mobilité dans le phloème)
p. ex., Accent, Classic, Pinnacle, Pursuit, Ultim
|
- Raccourcissement des entre-nuds.
- Déformation des feuilles et jaunissement des régions
internervaires.
- Revers des feuilles présentant parfois des nervures
rouges ou violettes.
- Les symptômes mettent de une à deux semaines à
apparaître.
- Les répercussions sur le rendement dépendent
de la gravité des dommages et du stade de la culture au
moment où ceux-ci se produisent.
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Régulateurs de croissance
(groupe 4 - Acides phénoxys)
(action systémique - mobilité dans le phloème)
p. ex., 2,4-D, 2,4-DB, MCPA, MCPA/MCPB
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- Chez les dicotylédones, on observe des tiges tordues
et des feuilles malformées (feuilles à bords relevés
en « cuillère », crispées, rubanées,
à nervures parallèles).
- Le 2,4-D amène un allongement des pétioles des
feuilles trifoliées du soya, ce que ne font pas les herbicides
à base d'acide benzoïque (p. ex. Banvel II).
- Chez les plants de maïs, on voit des feuilles enroulées
en « feuilles d'oignon », des racines d'ancrage soudées,
des tiges fragiles et recourbées en « col de cygne
», des grains manquants sur l'épi.
- Chez les céréales à paille, les feuilles
de l'épi sont tordues, les fleurs stériles ou dédoublées,
les barbes vrillées et les épis malformés.
- Les répercussions sur le rendement dépendent
de la gravité des dommages et du stade de la culture au
moment où ceux-ci se produisent.
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Régulateurs de croissance
(groupe 4 - acides benzoïques)
(action systémique - mobilité dans le phloème)
p. ex., Banvel II, Distinct
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- Les lésions causées par le dicamba ressemblent
à celles qui sont causées par les acides de type
phénoxy, mais chez les dicotylédones, la déformation
des feuilles en « cuillère » est plus fréquente
que les taches rubanées des tissus foliaires.
- Comparativement au 2,4-D, les acides benzoïques peuvent
causer plus de déformation des tiges en " col de cygne
" chez le maïs et plus de verse chez les petites céréales
(surtout le blé).
- Les répercussions sur le rendement dépendent
de la gravité des dommages et du stade de la culture.
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Régulateurs de croissance
(groupe 4 - acides pyridiniques)
(action systémique - mobilité dans le phloème)
p. ex., Lontrel, Milestone
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- Causent les mêmes lésions que les herbicides à
base d'acides phénoxys et d'acides benzoïques.
- Les légumineuses (soya, luzerne, trèfle) sont
extrêmement sensibles aux acides pyridiniques.
- Les répercussions sur le rendement des espèces
sensibles sont importantes.
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Herbicides inhibiteurs de la synthèse des acides
aminés aromatiques (groupe 9)
(action systémique - mobilité dans le phloème)
p. ex., Roundup, Weathermax, Touchdown Total
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- Le feuillage commence par jaunir (les jeunes feuilles en premier),
puis vire au brun et meurt dans les dix à quatorze jours
qui suivent le traitement.
- La dérive du brouillard peut faire rougir les tissus
foliaires des plants de maïs.
- Les répercussions sur le rendement sont importantes.
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Herbicides inhibiteurs des pigments
(herbicides décolorants)
Triazoles (groupe 11)
p. ex., Amitrol 240
Inhibiteurs de la biosynthèse des caroténoïdes
(groupe 13)
p. ex., Command
Inhibiteurs de la dioxygénase du pyruvate de p-hydroxyphényle
(HPPD) (groupe 27)
p. ex., Callisto, Converge, Impact, Infinity
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- Les symptômes se manifestent d'abord par la décoloration
des nouveaux tissus foliaires, qui progressivement jaunissent
et brunissent (se nécrosent).
- Ces dommages ont en général peu de répercussions
sur les rendements, sauf s'ils sont étendus.
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Planche 39. Racines de maïs trapues,
épaisses et peu développées à cause de dommages
causés par le Prowl (pendiméthaline).
Planche 40. Plant de haricot sec comestible
endommagé (droite) par le Frontier (diméthénamide),
comparé à un plant sain (gauche). Le jaunissement du pourtour
des feuilles est un symptôme précoce de dommage par un herbicide;
plus tard, le tissu malade se nécrose (brunit).

Planche 41. Dommages par le Dual ll Magnum
(s-métolachlore/bénoxacor) qui donnent à la feuille
de soya la forme d'un cur, comme si elle était plissée
par un lacet de serrage.

Planche 42. Réaction du soya à
des résidus d'atrazine. À noter : le pourtour jauni de la
feuille inférieure. Le jaunissement s'étend ensuite vers
le centre de la feuille. Le tissu foliaire jaune finit par virer au brun.

Planche 43. Réaction du soya à
une éclaboussure de Sencor (métribuzine). À noter
: le brunissement très prononcé qui affecte une grande part
de la feuille du bas.

Planche 44. Brûlure de tissu foliaire
du maïs par le Pardner (bromoxynil).

Planche 45. Dérive de Reglone (paraquat)
sur un champ de maïs. À noter : la nécrose avancée
(brunissement) des feuilles du bas, tandis que les nouvelles feuilles
ne sont pas touchées.
Planche 46. Réaction du tissu foliaire
du maïs au Reflex (fomésafène). À noter : la
nécrose grave (brunissement) qui a entraîné la fusion
de la nouvelle feuille, empêchant le développement normal
de la végétation subséquente.

Planche 47. Dommages causés par
un surfactant au soya.

Planche 48. Brûlure de tissu foliaire chez
le blé d'automne causé par un engrais à base de nitrate
d'ammonium et d'urée (NAU).

Planche 49. Réaction du maïs
à des embruns accidentels de Assure II. Sur le plant de maïs,
les symptômes se traduiront par un retard de la croissance, le rougissement
des tissus foliaires et le brunissement du point végétatif.

Planche 50. Soya endommagé par le Classic
(chlorimuron). Les trois symptômes courants de dommages par cette
classe d'herbicides sont la déformation des feuilles, le jaunissement
des tissus foliaires, et la coloration brune ou rouge des nervures au
revers du feuillage.

Planche 51. Réaction du maïs à
des embruns de Pursuit (imazéthapyr). À noter la déformation
des feuilles et la couleur rouge violacé des tissus foliaires.

Planche 52. Dommages causés par l'Ultim,
l'Accent ou l'Option au maïs se manifestant par la déformation
et le jaunissement du nouveau tissu foliaire.

Planche 53. Dommages causés par le 2,4-D
à un plant de haricot sec comestible. Ils se distinguent souvent
des dommages imputables au dicamba par l'élongation du pétiole
de la feuille trifoliée, le " gonflement " du tissu foliaire
et le rétrécissement des feuilles trifoliées sur
leur largeur.

Planche 54. Torsion et déformation
des épis de blé d'automne à la suite d'une application
de 2,4-D pendant la culture en automne.

Planche 55. Feuilles de soya prenant la forme
de cuvettes en réaction à la dérive accidentelle
de dicamba.

Planche 56. Conséquences d'embruns
de glyphosate sur le soya non tolérant. À noter : la couleur
jaune du jeune tissu foliaire, symptôme caractéristique des
dommages causés par ce produit.

Planche 57. Réaction du soya à des
embruns de Callisto (mésotrione) : décoloration caractéristique
des nouvelles feuilles. Les tissus foliaires virent au jaune puis au brun.

Planche 58. Décoloration de tissus
foliaires chez une céréale de printemps à cause de
la rémanence du Command (clomazone). Le tissu foliaire passera
du blanc au mauve rosé puis au brun. La plus grande part du tissu
blanchi ne se rétablira pas complètement.

Planche 59. Blanches, à la tête brun-orangé
et au postérieur sombre, les larves du hanneton européen,
ou vers blancs, se distinguent des autres asticots par le motif en "
Y " que forment les soies de l'écusson anal.

Planche 60. Chez la larve du hanneton
commun, l'écusson anal prend une forme ovale et présente
deux rangées parallèles d'épines.
Planche 61. La larve du scarabée
japonais se distingue des autres asticots par le motif en " V ",
large et peu profond de son écusson anal.

Planche 62. Le scarabée japonais
a la tête d'un vert métallique brillant et des ailes cuivre
teintées de vert sur les bords extérieurs. Il présente
douze petites touffes de poils aux limites des ailes.

Planche 63. Le ver fil de fer (ou larve
de taupin) est une larve longue et cylindrique, de couleur brun cuivré
et à exosquelette dur. Il nuit à de nombreuses cultures,
habituellement lorsque celles-ci suivent des graminées dans la
rotation.

Planche 64. La mouche des légumineuses
donne naissance à une larve petite, acéphale et apode (sans
tête ni pattes) qui creuse une galerie dans une graine en germination,
affaiblissant ainsi la plantule.

Planche 65. Les limaces sont dépourvues
de pattes, ont le corps mou et sont grisâtres ou mouchetées.
Elles sont recouvertes d'une substance visqueuse qu'elles laissent derrière
elles après leur passage.

Planche 66. Feuilles endommagées
par des limaces. Celles-ci se nourrissent de toutes les parties des plantes,
laissant des trous aux pourtours déchiquetés. Si elles dévorent
le point végétatif, le plant peut mourir.

Planche 67. Les larves de la noctuelle
ipsilon (vers-gris noirs) sont noir grisâtre sur le dos et plus
pâles sur le ventre. À maturité, elles mesurent environ
3,5 cm (1¼ po) de long. Elles coupent les plants de maïs au
ras du sol.

Planche 68. Les altises du maïs laissent
derrière elles de longues égratignures parallèles
à la nervure de la feuille. Elles sont des vecteurs de la maladie
de Stewart (une brûlure bactérienne des feuilles).