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Principes de lutte intégrée contre les mauvaises herbes : Période critique de lutte contre les mauvaises herbes
Extrait du chapitre 1, Guide de lutte contre les mauvaises herbes, Pour commander la publication Table des matières
IntroductionLe choix du moment de l'intervention est un élément clé de la lutte intégrée. On définit la période critique comme étant l'intervalle dans le cycle biologique de la culture où l'on doit maintenir celle-ci exempte de mauvaises herbes, sous peine de s'exposer à des baisses de rendement. L'établissement d'une période critique aide à déterminer le moment optimal des applications d'herbicides de postlevée sans rémanence, ce qui réduit la nécessité de recourir aux herbicides ayant un effet rémanent qui dure toute la saison et aux applications tardives d'herbicides. Compte tenu des variations au niveau du sol, du climat et de l'avancement de la saison, on définit les périodes critiques en fonction des stades phénologiques de la culture. L'établissement de la période critique vise à maintenir la baisse de rendement attribuable aux mauvaises herbes sous le cap des 5 %. Autrement dit, il s'agit de la période pendant laquelle on doit garder la culture exempte de mauvaises herbes pour ne pas s'exposer à une baisse de rendement supérieure à 5 %. Si l'on réussit à maîtriser les mauvaises herbes durant la période critique, les mauvaises herbes qui lèveront par la suite ne nuiront pas au rendement et pourront être détruites chimiquement avant la récolte par un traitement destiné à dessécher la culture et à faciliter la récolte.
Période critique de lutte contre les mauvaises herbes dans les grandes cultures
La période critique peut varier selon les conditions météorologiques et les conditions de croissance. Des recherches sur le maïs et le soya révèlent que la période critique peut varier selon le type de sol et le système de travail du sol et que la période critique peut se prolonger légèrement dans les sols argileux ou dans les systèmes de culture sans préparation de sol. Maïs - La période critique va du stade 3 feuilles au stade 8 feuilles (4e à 10e pointe de feuille visible dans le cornet, ou V2 à V6). Durant cette période critique, il faut exercer une lutte vigilante contre les mauvaises herbes. Le maïs gardé exempt de mauvaises herbes pendant environ 34 jours après les semis ou jusqu'au stade 6-8 feuilles (8e à 10e pointe de feuille) affiche une baisse de rendement de seulement 0 à 5 % sous des conditions de forte concurrence exercée par les mauvaises herbes. Soya - La période critique s'étend du stade de la 1re feuille trifoliée à celui de la 3e feuille trifoliée du soya (V2 à V3). Le soya gardé exempt de mauvaises herbes pendant environ 15 jours après sa levée affiche une baisse de rendement attribuable aux mauvaises herbes de seulement 0 à 5 %. Haricot blanc - La période critique s'étend du stade de la 2e feuille trifoliée à celui de la 1re fleur (V3 à R1) du haricot blanc (environ les 45 jours qui suivent les semis).
Périodes critiques d'absence de manuvaises herbes dans les cultures horticolesLes cultures horticoles sont très sensibles à la concurrence exercée par les mauvaises herbes. Elles ont besoin d'être maintenues exemptes de mauvaises herbes depuis les semis, la levée ou le débourrement, jusqu'à la fin de la période critique d'absence de mauvaises herbes. Cette période diffère légèrement de la période critique de lutte contre les mauvaises herbes, mais est utile pour les cultures dans lesquelles la lutte contre les mauvaises herbes repose essentiellement sur les herbicides de prélevée appliqués au sol ou le sarclage. Si l'on maintient la culture exempte de mauvaises herbes pendant la période critique d'absence de mauvaises herbes, on ne subit généralement pas de perte de rendement. Les mauvaises herbes qui lèvent après la période critique d'absence de mauvaises herbes n'affectent pas les rendements, mais les efforts de lutte passé cette période peuvent faciliter la récolte ou atténuer la gravité des infestations les années suivantes s'il s'agit de cultures vivaces.
Seuils de nuisibilité économiqueLes seuils de nuisibilité économique aident à déterminer si la densité de peuplement et les répercussions des mauvaises herbes justifient le recours à des mesures de lutte, c.-à-d. si la valeur de la perte de rendement évitée compense le coût du traitement herbicide. Les pertes de rendement dépendent en bonne partie du moment de la levée des mauvaises herbes par rapport à celle de la culture. Les mauvaises herbes qui lèvent en même temps que la culture entraînent davantage de pertes de rendement que celles qui lèvent une fois que la culture est établie. Ainsi, des études des seuils de nuisibilité de l'amarante réfléchie, de l'herbe à poux et du pied-de-coq révèlent que le moment de la levée des mauvaises herbes par rapport au stade de croissance de la culture importe davantage dans le choix d'une méthode de lutte que la densité de peuplement des plantes adventices. Les pertes de rendement sont déterminées par le moment relatif de la levée des plantules de mauvaises herbes. Les tableaux C et D présentent une estimation des pertes de rendement associées à certaines mauvaises herbes qui lèvent dans le maïs et le soya.
* Adaptation d'après le programme Herbicide Application Decision Support System, 2002.
* Adaptation d'après le programme Herbicide Application Decision Support System, 2002. Les périodes critiques et les seuils d'intervention économique ne s'appliquent toutefois pas de la même façon aux mauvaises herbes comme la morelle qui peuvent nuire à la qualité de la culture. Le seuil d'intervention économique peut dans ces cas être de zéro.
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