Notes
sur les maladies du cassissier et du groseillier: Rouille vésiculeuse
du pin blanc
Identification
Les symptômes de cette maladie comprennent des taches jaunâtres
sur la face supérieure des feuilles et des cloques orangées
sur la face inférieure des feuilles. Les plants infectés
perdent leurs feuilles prématurément, mais la défoliation
n'est pas aussi sévère qu'à la suite d'une infection
par le blanc.
Période d'infection
Le champignon de la rouille vésiculeuse du pin blanc a un
cycle biologique complexe. Ce cycle se déroule sur deux hôtes
différents : une espèce cultivée ou sauvage de
groseillier ou de cassissier, et un pin blanc (pin à aiguilles
quinées). Au printemps, de petites taches jaune orangé,
légèrement en relief, appelées urédies,
se forment à la face inférieure des feuilles infectées.
Les urédies produisent des amas de spores jaune orangé
qui peuvent réinfecter les feuilles des groseilliers pendant
toute la durée de la saison de croissance. En fin de saison,
les lésions causées par les urédies se couvrent
de structures brunâtres, d'aspect pelucheux, les télies.
Les télies produisent des petites spores qui ne voyagent jamais
guère plus loin que 1,6 km (1 mille) et qui infectent seulement
les pins blancs. Le champignon hiverne sur le pin blanc et produit
au printemps des spores qui sont capables de voyager sur des centaines
de kilomètres et qui n'infectent que les groseilliers et les
cassissiers.
Notes sur la lutte
Les ravages de la rouille vésiculeuse du pin blanc sont plus
redoutables chez le pin blanc que chez le groseillier ou le cassissier.
Bien qu'elle puisse entraîner la défoliation de ces derniers,
elle ne semble pas nuire de façon appréciable à
leur rendement. Par contre, elle peut tuer les pins blancs. En raison
des lourdes pertes économiques que la rouille vésiculeuse
inflige à l'industrie forestière, la culture des groseilliers
et des cassissiers est réglementée dans de nombreuses
régions des États-Unis. En Ontario, la culture de ces
espèces n'est pas réglementée. On déconseille
de planter des cassissiers, même modérément résistants,
à moins de 1,6 km (1 mille) des pins blancs. En détruisant
les groseilliers et les cassissiers sauvages qui se trouvent dans
un rayon de 1,6 km (1 mille) de ces mêmes espèces cultivées
et à proximité de pins blancs, on peut diminuer l'incidence
de la rouille vésiculeuse dans une zone donnée.
Pour en savoir plus
| Haut de la page |
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel :
ag.info.omafra@ontario.ca