Publication 360F, Recommandations
pour les cultures fruitiéres:
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pub 360F,
Recommendations pour les cultures fruitières> Fruits
tendres > Nutrition des fruit tendres
|
Extrait du Publication 360F,
Recommendations pour les cultures fruitières, 2010-11
Pour commander la publication
Table
des matières
Faire analyser le sol une année avant la plantation d'arbres fruitiers, ou deux ans avant si l'on pense devoir corriger le pH. La période qui précède les plantations est la seule occasion de bien incorporer au sol des matiè-res, telles que matière organique, phosphore, potassium et chaux destinée à modifier le pH, qui ne se déplacent pas rapidement dans le sol, mais qui sont nécessaires si l'on veut optimiser la productivité du verger.
Dans bien des cultures fruitières, les épandages de fumier peuvent engendrer des problèmes de salubrité des aliments. S'assurer qu'au moins 120 jours s'écoulent entre l'épandage et la cueillette.
Le fumier renferme de la matière organique utile et bien des macro-éléments
et des oligo-éléments. L'azote organique contenu dans le
fumier se minéralise avec le temps, ce qui donne lieu à
une libération graduelle de l'azote en quantités décroissantes
pendant des années suivant l'épandage. Si du fumier a été
épandu, corriger les apports d'azote organique et inorganique de
manière à éviter une surfertilisation azotée.
Un apport excessif d'azote, surtout dans la seconde moitié de la
saison de croissance, peut provoquer des défauts de coloration
des fruits, des problèmes de conservation en entrepôt, une
croissance terminale excessive et un retard dans l'aoûtement des
tissus ligneux, ce qui rend les arbres plus vulnérables à
l'hiver. Voici des consignes à respec-ter pour tirer parti du fumier
tout en réduisant au minimum les problèmes qui peuvent y
être associés :
Le pH d'un sol est la mesure de son acidité. Il influence la biodisponibilité des éléments nutritifs et le rende-ment des cultures. Corriger le pH avant les plantations de manière à le porter à 6,5 dans les sols sableux et à 6,0 dans les sols argileux.
En ce qui concerne les vergers déjà établis, demander tous les trois ans une analyse du sol sur un échantillon prélevé dans un rang, pour s'assurer que le pH est à un niveau satisfaisant. Si le pH tombe en deçà de 5,1 dans un loam argileux ou en deçà de 5,6 dans un sol sableux, épandre de la chaux sur la surface enherbée du verger à l'automne ou avant de travailler le sol au printemps. Les résultats ne seront pas immédiats parce que la chaux migre et réagit lentement dans le sol.
Pour des précisions sur les doses et les types de chaux suggérés, voir Acidité du sol et chaulage.
Pour ce qui concerne les plantations établies, l'analyse foliaire est le meilleur moyen de déterminer les besoins des arbres en éléments nutritifs. Utilisée conjointement avec une analyse de sol, l'analyse foliaire donne une bonne idée des besoins en fertilisants. Pour plus d'information, voir Analyse des tissus végétaux.
De nombreuses conditions du verger influent sur le prélèvement des éléments nutritifs, lequel varie légèrement chaque année selon la saison de croissance. Pour que la croissance et la qualité du fruit soient optimales, les feuilles doivent renfermer des concentrations convenables de tous les éléments nutritifs. Voir le tableau 4-1, Concentrations convenables d'éléments nutritifs dans les feuilles prélevées de la partie centrale des rameaux d'arbres fruitiers pendant les deux dernières semaines de juillet.
Pour tirer le meilleur parti possible de l'analyse foliaire, prélever
les échantillons sur les mêmes arbres tous les ans. Utiliser
les résultats de l'analyse foliaire et ceux de l'analyse de sol
pour apporter des corrections au pro-gramme de fertilisation. Les besoins
en fertilisants sont fonction des méthodes culturales, de l'âge
de l'arbre, du porte-greffe, du type de sol et des fertilisations précédentes.
Il faut aussi tenir compte de la croissance de l'arbre, du calibre des
fruits, de leur couleur et de leur aptitude à la conservation.
Voir le document Les analy-ses
foliaires pour les cultures fruitières sur le site www.ontario.ca/cultures.
|
Culture
|
N* (%)
|
P (%)
|
K (%)
|
Ca (%)
|
|---|---|---|---|---|
|
Pêcher
|
3.4-4.1
|
0.15-0.40
|
2.3-3.5
|
1.0-2.5
|
|
Poirier
|
2.0-2.6
|
0.15-0.40
|
1.2-2.0
|
1.0-2.0
|
|
Prunier
|
|
0.15-0.40
|
1.5-3.0
|
1.0-2.5
|
|
Cerisier Montmorency
|
2.2-3.0
|
0.15-0.40
|
1.3-2.5
|
1.0-2.5
|
|
Culture
|
Mg (%)
|
Fe (ppm)
|
B (ppm)
|
Zn (ppm)
|
Mn (ppm)
|
|---|---|---|---|---|---|
|
Pêcher
|
0.35-0.60
|
25-200
|
20-60
|
15-100
|
20-200
|
|
Poirier
|
0.25-0.50
|
25-200
|
20-60
|
15-100
|
20-200
|
|
Prunier
|
0.35-0.65
|
25-200
|
20-60
|
15-100
|
20-200
|
|
Cerisier Montmorency
|
0.35-0.65
|
25-200
|
20-60
|
15-100
|
20-200
|
* Dans le cas des arbres non fructifères, la teneur des feuilles en azote devrait être de 0,2 % plus élevée.
La période qui précède la plantation est le meilleur moment pour incorporer efficacement au sol des éléments nutritifs comme le phosphore, le potassium, le bore et la chaux. Les concentrations optimales d'éléments nutri-tifs dans la couche arable sont de 12-20 ppm pour le phosphore, de 120-150 ppm pour le potassium, de 100-250 ppm pour le magnésium et de 1000-5000 ppm pour le calcium. Le tableau 4-2, Besoins du sol en phos-phore et en potassium avant la plantation d'arbres à fruits tendres, à droite, renseigne sur les doses d'engrais à incorporer avant la plantation. Si l'on incorpore au sol de la matière organique, ces taux devraient permettre de subvenir aux besoins des arbres durant leurs premières années. Sur des sols peu fertiles à texture grossière, utiliser une solution de démarrage de 10-52-10 ou de 20-20-20 au moment de la mise en culture. Des concen-trations trop élevées d'azote peuvent causer une croissance excessive et un aoûtement incomplet. Semer des plantes couvre-sol pour réduire les concentrations d'azote en fin de saison dans les vergers sarclés, en particu-lier s'ils sont jeunes. Les plantes couvre-sol, telles que le ray-grass d'Italie, qui sont semées vers le 1er juillet prélèvent une bonne part de l'azote biodisponible dans le sol et freinent la croissance des arbres. Dans le cas des jeunes arbres, épandre le fertilisant sous la couronne des arbres, mais pas à moins de 15 cm du tronc sous peine d'endommager l'arbre.
|
Analyse de sol
(ppm de P) |
Besoins en phosphate (P2O5)
kg/ha |
|---|---|
|
0-3
|
80 EÉ
|
|
4-5
|
60 EÉ
|
|
6-7
|
50 EÉ
|
|
8-9
|
40 EM
|
|
10-12
|
20 EM
|
|
13-15
|
0 EF
|
|
16-20
|
0 EF
|
|
21-25
|
0 ETF
|
|
26-30
|
0 ETF
|
|
31-40
|
0 ETF
|
|
41-50
|
0 ETF
|
|
51-60
|
0 ETF
|
|
61-80
|
0 EN
|
|
80 +
|
0 EN
|
|
Analyse de sol
(ppm de K) |
Besoins en potasse (K2O)
kg/ha |
|---|---|
|
0-15
|
180 EÉ
|
|
16-30
|
170 EÉ
|
|
31-45
|
160 EÉ
|
|
46-50
|
140 EÉ
|
|
61-80
|
110 EÉ
|
|
81-100
|
70 EM
|
|
101-120
|
40 EM
|
|
121-150
|
20 EM
|
|
151-180
|
0 EF
|
|
181-210
|
0 EF
|
|
211-250
|
0 ETF
|
|
250+
|
0 EN
|
La plupart des vergers en production ont besoin d'un apport annuel d'azote et de potassium. Ces deux élé-ments ont un effet très marqué sur la croissance et la productivité.
L'azote est indispensable pour nombre de fonctions vitales de l'arbre, y compris la croissance, le développe-ment des boutons, la nouaison et le grossissement des fruits. Les cultivars n'ont pas tous les mêmes besoins en azote. Par ailleurs, les cultivars destinés à la transformation peuvent recevoir plus d'azote que ceux qui sont destinés au marché du frais. Dans certains cas, il faut augmenter l'apport d'azote lorsque les fruits ont ten-dance à rester trop petits. Le type de porte-greffe, l'espacement des arbres et les opérations de taille ont aussi une influence sur les besoins en azote. Il faut aussi tenir compte de la croissance des arbres ainsi que de la cou-leur et de l'aptitude à la conservation des fruits. En raison de la complexité des interactions entre l'azote, la qualité et la production, l'analyse foliaire est le meilleur guide pour décider des doses d'azote.
Dans le cas des poiriers, pêchers, pruniers et cerisiers, à défaut d'une analyse foliaire, on peut se guider sur les doses suivantes, qui sont considérées comme normales. Pour chaque arbre et chaque année (âge) de l'arbre, utiliser entre 30 et 40 g d'azote. Par exemple, un arbre de cinq ans établi dans un verger engazonné requiert 150-200 g d'azote. Voir le tableau 4-3, Taux d'azote élémentaire par arbre dans les vergers engazonnés. La dose recommandée dans les vergers sarclés sans plantes couvre-sol peut être réduite de moitié puisque la concurrence pour les éléments nutritifs est alors grandement réduite. En général, les arbres élevés sur un porte-greffe nanifiant nécessitent plus d'azote par hectare (et non par arbre) que ceux qui sont élevés sur un porte-greffe plus vigoureux. Dès que les couronnes des arbres occupent tout l'espace disponible, les besoins en fertilisants azotés atteignent un palier et n'augmentent plus avec l'âge de l'arbre. Encore une fois, les analy-ses foliaires sont le meilleur indicateur des besoins. Choisir la formulation d'azote qui convient le mieux. Ne pas épandre d'urée (46-0-0) sur le sol dans les vergers dont les entre-rangs sont engazonnés parce que, faute de pouvoir l'incorporer au sol, une partie de l'azote se perdra par volatilisation. Pour tous les arbres fruitiers, ne pas excéder 200 kg d'azote élémentaire par hectare et par année, même en cas de carence grave. Un apport excessif ou tardif d'azote provoque des défauts de coloration du fruit et une diminution de qualité. De plus, l'azote disponible en fin de saison favorise la croissance de l'arbre au détriment de son aoûtement et, par conséquent, élève considérablement le risque de destruction par l'hiver. Le fait de semer en été des plantes couvre-sol dans un verger sarclé contribue à abaisser la teneur en azote en fin de saison. Les plantes couvre-sol telles que le ray-grass d'Italie, semées vers le 1er juillet, prélèvent une bonne part de l'azote biodisponible dans le sol et ralentissent ainsi la croissance des arbres. Les mauvaises herbes qu'on laisse croître en fin de saison dans les bandes traitées à l'herbicide sous les arbres absorbent aussi le surplus d'azote; cela favorise l'aoûtement des arbres et une plus grande qualité des fruits. Réduire l'apport d'azote ou même le supprimer carrément une année si l'on prévoit de faire une taille sévère des arbres. Pendant les printemps secs, irriguer pour faire descendre l'engrais au niveau des racines, juste avant le début de la floraison ou immédiatement après la chute des pétales. Les doses maximales d'azote doivent être réduites pour les cultivars de poiriers sen-sibles à la brûlure bactérienne.
Localisation de l'azote et moment de l'épandage
Les engrais azotés doivent être épandus tôt en avril. Dans les vergers sarclés à sol nu, l'azote est épandu à la volée, sous la couronne des arbres. Dans les vergers engazonnés, l'azote est épandu en bandes à l'aplomb des branches les plus longues ou dans la bande traitée avec des herbicides. Si les boutons floraux ont été endom-magés par les grands froids, il peut être nécessaire de fractionner les épandages d'azote. Faire le premier épan-dage vers la mi-avril et le deuxième, si nécessaire, après la floraison vers la fin de mai.
Pulvérisation foliaire d'azote
Quand, à un moment critique, les conditions météorologiques ou culturales rendent un apport d'azote néces-saire, les applications foliaires d'urée (à 46 % d'azote) donnent de bons résultats dans les vergers. Les pulvéri-sations tardives nuisent à la qualité des fruits et compromettent la survie hivernale de l'arbre.
Si de l'azote est nécessaire, ne pas remplacer tous les apports d'azote au sol par des pulvérisations foliaires. Faire les apports en fonction de la performance des arbres et des résultats de l'analyse des tissus foliaires.
|
Nombre d'arbres/ha (arbres/ac)
|
|||
|---|---|---|---|
|
Âge de l'arbre
|
400 (160)
|
500 (200)
|
600 (240)
|
| Année de plantation |
0
|
0
|
0
|
| 1 |
40
|
40
|
40
|
| 2 |
80
|
80
|
80
|
| 3 |
120
|
120
|
120
|
| 4 |
160
|
160
|
160
|
| 5 |
200
|
200
|
180
|
| 6 |
240
|
240
|
240
|
| 7 |
280
|
280
|
260
|
| 8 |
320
|
320
|
280
|
| 9 |
360
|
360
|
300
|
| 10 |
400
|
400
|
320
|
| 11 |
440
|
400
|
320
|
| 12 |
480
|
400
|
320
|
Les arbres fruitiers ne requièrent pas de grandes quantités de phosphore. À quelques exceptions près, les sols de l'Ontario sont suffisamment riches en phosphore. Des apports de phosphore peuvent toutefois être nécessai-res pour l'entretien du gazon ou des plantes couvre-sol. L'analyse du sol est la meilleure façon de déceler si le gazon en a besoin.
Si l'analyse révèle un manque de phosphore, en ajouter au sol avant l'installation du verger, seul moment où il est possible de l'incorporer soigneusement. Des teneurs en phosphore du sol de 12-20 ppm sont considérées comme suffisantes pour assurer la reprise des jeunes arbres, puis la production des fruits.
Le potassium joue un rôle important dans la coloration du fruit, la rusticité hivernale, la croissance de l'arbre ainsi que la résistance aux maladies, comme la brûlure bactérienne du poirier. Il faut évaluer correctement l'apport en potassium nécessaire car, en excès, le potassium peut entraîner une carence en magnésium. Toute teneur en potassium qui se situe entre 120 et 150 ppm est considérée comme suffisante au moment de la plan-tation des arbres fruitiers. Le chlorure de potassium (0-0-60) est la source la plus courante de potassium. En l'absence d'analyse foliaire, on peut se guider sur les indications suivantes :
Localisation de l'engrais et moment de l'épandage
Au début du printemps, le potassium peut être épandu seul ou en même temps que l'azote. Certains arbori-culteurs fruitiers fertilisent à l'automne à cause des contraintes de temps au printemps. Cependant, une quanti-té de potassium peut se perdre par lessivage au cours de l'hiver. C'est pourquoi on recommande de faire si possible l'apport au printemps. Dans les vergers dont les entre-rangs sont engazonnés, appliquer le potassium en couronne (sur une bande circulaire à l'aplomb des branches les plus longues) ou dans la bande traitée avec des herbicides.
Pulvérisation foliaire de potassium
Durant les années sèches, le potassium n'est pas facilement
assimilable par les plantes. Lorsqu'une carence en potassium est confirmée
par une analyse des tissus foliaires, des pulvérisations foliaires
peuvent être bénéfi-ques.
On observe de plus en plus de carences en magnésium dans les vergers, particulièrement ceux qui ont reçu beaucoup de potassium. Une carence en magnésium peut provoquer la chute prématurée des fruits.
Les veilles feuilles des arbres carencés sont pâles, puisque le magnésium fait partie intégrante de la structure moléculaire de la chlorophylle. L'analyse foliaire est le meilleur moyen de révéler les besoins en magnésium.
Les pulvérisations foliaires de magnésium se révèlent efficaces pour corriger une carence en magnésium, mais seulement pour la durée de l'année même. Pour une correction à plus long terme, il faut épandre le magnésium au sol. Au moment de la plantation des arbres fruitiers, on considère qu'une teneur du sol en magnésium de 100-250 ppm est tout à fait convenable. Voir le tableau 4-4, Pulvérisations foliaires de magnésium..
Ne pas mélanger de pesticides avec du sulfate de magnésium, sous peine d'endommager le feuillage. Vérifier l'étiquette du produit pour connaître la compatibilité des chélates de magnésium et des pesticides. Utiliser les chélates recommandés pour les pulvérisations foliaires. Pour les corrections à long terme, faire des épandages de magnésium au sol. Il faut savoir que la réaction n'est pas immédiate. De plus, on a constaté qu'un épandage au sol de magnésium, effectué une seule fois au printemps, n'est pas suffisant sur certains types de sol. Un deuxième et parfois un troisième traitements le printemps suivant sont parfois nécessaires avant que les teneurs en magnésium de l'arbre se rétablissent. Durant ce temps, pour éviter un problème de chute des fruits, faire des pulvérisations foliaires au cours des deux premières années en plus des épandages au sol. Pour corriger la concentration du magnésium dans le sol, épandre du sulfate de potasse et de magnésie à raison de 5-7 kg par arbre de haute tige adulte, et de 3-4 kg par arbre nain adulte. Le sulfate de potasse et de magnésie est un ferti-lisant granulé qui se vend sous plusieurs marques de commerce. Il contient environ 21 % de potasse et 11 % de magnésium. On l'épand au début du printemps en couronne (sur une bande circulaire à l'aplomb des branches les plus longues). Comme il contient du potassium (K), la dose à utiliser dépend des besoins en potasse. Au-cune autre formulation de potasse n'est en principe requise, mais il faut épandre l'azote aux doses recomman-dées. D'autres sources de magnésium donnent aussi de bons résultats sous forme d'épandages au sol. Si l'on épand un engrais additionné de magnésium, il faut s'assurer que celui-ci apportera au moins 80 kg de magné-sium biodisponible par hectare. Dans les sols acides, la chaux dolomitique peut servir à hausser le pH du sol et à fournir du magnésium.
|
Moment |
Produit |
Dose |
Remarques |
|---|---|---|---|
|
Trois pulvérisations à intervalles de 2 semaines à partir de la chute des pétales |
Sulfate de magnésium (sels d'Epsom) |
20 kg/1 000 L d'eau |
Pulvériser sur l'arbre jusqu'à ce que la solution ruisselle. Ne pas dépasser la concentration de 40 kg/1 000 L d'eau. |
|
Formulations liquides, y compris les chélates* |
Consulter l'étiquette |
Peut être compatible avec certains pesticides. Consulter l'étiquette. |
* Utiliser des chélates recommandés pour les pulvérisations foliaires.
On associe à un manque de calcium la gommose des prunes et des
pruneaux européens ainsi que certaines af-fections de la poire.
Certaines formulations de chlorure de calcium (CaCl2) nuisent à
la qualité des fruits lors-qu'on les applique trop près
du moment de la cueillette. Le calcium pulvérisé doit entrer
en contact avec les fruits pour être absorbé par ceux-ci
: il faut donc utiliser de grandes quantités d'eau de manière
à mouiller tou-tes les parties de l'arbre à fond. Les concentrations
excessives de calcium peuvent causer la brûlure du feuil-lage. Ce
n'est pas tant le produit utilisé qui importe que la quantité
totale du calcium élémentaire effectivement épandue.
Pulvériser du CaCl2 (77 % de paillettes) à raison de 4 kg/1 000 L d'eau, depuis le début juillet jusqu'à la mi-août. Effectuer trois pulvérisations à 10-12 jours d'intervalles. Pour obtenir des résultats acceptables, il faut souvent épandre par hectare jusqu'à 12 kg de calcium élémentaire fractionnés en quatre pulvérisations ou plus. Les pulvérisations foliaires de calcium risquent de brûler le feuillage et les fruits si elles sont faites par temps froid et humide, des conditions qui ralentissent le ressuyage. Des dommages sont aussi à craindre quand le cal-cium est pulvérisé par temps très chaud (plus 25 °C) ou humide. Ne pas pulvériser de formulations de calcium contenant de l'azote après la fin juillet sous peine de diminuer la qualité du fruit et son aptitude à la conserva-tion. Quelle que soit la formulation, consulter l'étiquette pour connaître les doses et la compatibilité avec les pesticides.
Les carences en oligo-éléments (éléments
indispensables en quantités infimes) ne sont pas très fréquentes
dans les plantations fruitières de l'Ontario. La variation acceptable
des concentrations en oligo-éléments n'est pas très
grande. Les excès d'oligo-éléments sont plus dommageables
que les carences. L'analyse foliaire est plus révélatrice
que l'analyse du sol des besoins en oligo-éléments. Pour
plus d'information, voir Oligo-éléments.
Attention: Ne pas pulvériser des formulations concentrées d'éléments nutritifs. Ne pas faire de pulvérisations lorsque la température dépasse 25 ºC.
| Auteur : | Le personnel du MAAARO |
|---|---|
| Date de création : | 13 juin 2007 |
| Dernière révision : | 27 juillet 2010 |