Publication 360F, Recommandations pour les cultures fruitiéres : Lutte intégrée


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Table des matiéres

  1. Introduction
  2. Surveillance
  3. Seuils d'intervention
  4. D'autres matières dans la Lutte contre les ennemis des cultures
  5. Chapitre 2 - Lutte contre les ennemis des cultures (PDF 240 kb)
  6. Liens connexes

Introduction

La lutte intégrée (LI) repose sur le recours à toutes les méthodes de lutte dans le but de maintenir les ennemis des cultures en deçà des seuils de nuisibilité économique. Les méthodes de lutte sont culturales, physiques, biologiques, comportementales et chimiques. La LI vise à réduire au minimum les effets néfastes des pesticides tout en maintenant les rendements économiques.

Les programmes de LI reposent beaucoup sur l'information recueillie dans le cadre des systèmes culturaux et demandent aux fruiticulteurs des pratiques de lutte attentives. La mise en œuvre d'un programme de LI exige des fruiticulteurs qu'ils aient une compréhension :

  • de l'identification des ravageurs, de leur biologie et de leurs mœurs;
  • des organismes utiles;
  • des techniques de surveillance;
  • de l'utilisation des outils de lutte appropriés et de leur mise en œuvre au moment opportun;
  • de la tenue de registres;
  • des stratégies de gestion des résistances;
  • de la façon d'effectuer le calibrage du pulvérisateur.

Pour de l'information plus détaillée, consulter :

Surveillance

La surveillance systématique des populations d'organismes nuisibles, des conditions atmosphériques, de la santé des végétaux et des symptômes de maladies est très importante pour la réussite d'un programme de LI. La surveillance donne de meilleurs résultats lorsqu'une seule personne ou entreprise s'en charge. Les rensei-gnements sur les antécédents culturaux, le type de sol, les dossiers de pulvérisation et les conditions météoro-logiques sont primordiaux pour la surveillance. Des registres complets sont importants pour comparer la situa-tion d'une année à l'autre.

La surveillance peut avoir recours à l'échantillonnage, à l'utilisation de pièges et/ou au dépistage par l'observation sur le terrain.

Échantillonnage

  • Recueillir des données représentatives de l'ensemble de la zone surveillée.
  • Diviser les grandes plantations en placettes d'échantillonnage faisant au plus de 8 à 10 ha pour les vergers et vignobles, et 2,5 ha pour les plantations de petits fruits. On doit retrouver dans la mesure du possible le même cultivar, le même système de tuteurage, la même densité de peuplement, le même type de sol, la même topographie et des sujets de même âge dans chaque placette d'échantillonnage.
  • Parcourir la placette en formant un W ou en zigzag de manière à obtenir un échantillon représentatif.
  • Détourner le regard des plants au moment de prendre des échantillons des feuilles et des fruits, pour éviter la tendance à choisir des feuilles ou des fruits endommagés et de biaiser ainsi l'échantillonnage.

Piégeage

Le recours aux pièges à phéromone ou aux pièges visuels fournit de l'information sur l'activité des ravageurs et sur leur nombre (tableau 2-1, Exemples de pièges servant à la surveillance des ennemis des cultures fruitières). Les pièges peuvent servir à valider les modèles de degrés-jours, lesquels prévoient l'émergence des insectes.

Pièges à phéromone

Les pièges à phéromone sont des pièges encollés garnis d'une hormone sexuelle femelle qui attire les mâles adultes. Les différents leurres phéromonaux sont spécifiques aux espèces à piéger. Utiliser les pièges à phéro-mone pour déterminer la présence ou l'absence d'ennemis et le premier vol substantiel ou les pics d'activité de certains ennemis. Les pièges à phéromone sont moins utiles pour fournir de l'information sur les niveaux de population et les risques de dommages.

premières captures sporadiques. On parle de capture substantielle quand celles-ci sont abondantes pendant au moins deux périodes de prélèvements consécutives. Il est important d'installer les pièges à phéromone une à deux semaines avant le premier vol prévu de l'ennemi visé.

Pièges visuels

Les plaquettes jaunes encollées et les boules rouges attirent certains insectes, en particulier les mouches, parce qu'elles leur offrent un stimulus visuel. Ces pièges peuvent servir à révéler la présence et l'abondance relative d'un insecte.

Comment utiliser les pièges
  • Placer les pièges dans le champ une ou deux semaines avant la date où l'insecte fait normalement son apparition.
  • Suivre les directives propres à chaque ennemi quant au nombre de pièges à utiliser et aux endroits où les placer dans la culture.
  • Dégager les pièges du feuillage et des branches.
  • Utiliser des pièges séparés pour chaque espèce en prenant soin d'inscrire clairement le nom de l'insecte visé.
  • Les pièges à phéromone sont propres aux ennemis que l'on veut piéger. Ils sont très facilement conta-minés s'ils entrent en contact avec d'autres types de phéromones. Lorsque différents types de phéro-mones sont manipulés en même temps, porter des gants jetables afin de prévenir toute contamination croisée, et maintenir une distance minimale de 40 m entre les pièges à phéromone (ou la distance re-commandée par le fabricant).
  • Utiliser du ruban de marquage pour marquer l'emplacement des pièges.
  • Vérifier les pièges deux fois par semaine et noter le nombre d'insectes capturés. Retirer les insectes à chaque visite.
  • Les pièges nécessitent de l'entretien. Les remplacer quand ils deviennent trop sales ou qu'ils ne sont plus collants. Au moment de renouveler les pièges, transférer le leurre dans le nouveau piège.
  • Les pièges à phéromone ont habituellement une durée de vie utile de 3-6 semaines, cette durée variant selon les produits. Remplacer les appâts selon les directives du fabricant. Conserver au réfrigérateur les leurres phéromonaux qui n'ont pas été ouverts.

Pour une liste de fournisseurs de produits phéromonaux et de pièges, voir l'annexe A, Fournisseurs de matériel de surveillance et d'agents de lutte biologique.

Tableau 2-1. Exemples de pièges servant à la surveillance des ennemis des cultures fruitières (PDF 117 kb)

Insecte

Culture

Type de pièges

Carpocapse de la pomme
Noyers, Pommiers
Pièges biconiques à phéromone du carpocapse de la pomme
Mouche des brous du noyer
Noyers
Cartes jaunes encollées
Mouche du groseillier
Cassissiers, groseilliers à grappe et à maquereau
Cartes jaunes encollées
Pyrale des atocas
Bleuetiers
Pièges à ailes à phéromone de la pyrale des atocas
Noctuelle des cerises
Bleuetiers
Pièges à ailes à phéromone de la noctuelle des cerises
Tordeuse de la vigne
Vignes
Pièges biconiques à phéromone de la tordeuse de la vigne
Mouche de l'airelle
Bleuetiers
Cartes jaunes encollées
Tordeuse à bandes obliques
Pommiers, poiriers
Pièges biconiques à phéromone
Hoplocampe des pommes
Pommiers
Pièges blancs encollés 3-D



Liens connexes

 


Auteur : Le personnel du MAAARO
Date de création : 25 juin 2007
Dernière révision : 23 août 2010

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