La culture des pâturages : Types de pâturages
Extrait du chapitre 1, La culture des pâturages (Publication 19F), Pour commander la publication Table des matières
Types de pâturagesPâturages naturels non améliorésLa végétation dominante de l'Ontario est une végétation de conifères et d'arbres à feuilles caduques. Mais on trouve également une enclave de prairie dans le sud-ouest de la province. Cela veut dire que les premiers colons européens ne trouvèrent, quasiment à la grandeur de la province, que des graminées résistantes à l'ombre et des graminées adaptées aux zones humides. Déçus par la culture des graminées indigènes, ils leur préférèrent des espèces venues de leurs terres natales. Tant et si bien que la plupart des graminées qui poussent soi-disant naturellement dans les pâturages, les bords de route et les terres accidentées de l'Ontario sont les survivantes des espèces introduites par les colons (O. McConkey, Pasture Survey, 1931). Le pâturin des prés, le pâturin comprimé (ou pâturin du Canada) et l'agrostide blanche sont les trois graminées dominantes que l'on retrouve dans les zones non améliorées. Le pâturin des prés vit sur les loams argileux plus fertiles et bien drainés, alors que le pâturin comprimé est l'espèce dominante dans les sols argileux lourds, les sols sableux et les sols peu profonds. L'agrostide blanche est l'espèce dominante sur les sols acides mal drainés ou dans les terres très pauvres. Bien que ces graminées puissent dominer dans des endroits particuliers, ce ne sont pas les seules espèces présentes (tableau 1-1, Présence et abondance des principales espèces typiques de pâturages grossiers). Les pâturages naturels sont des associations végétales complexes dont la composition est influencée par les conditions de croissance, par la température et par les animaux qui les utilisent. Tableau 1-1: Présence et abondance des principales espèces typiques de pâturages grossiers
Source : Watkin E.M. et J.E. Winch. Roughland pasture assessment
and improvement project. Les pâturages naturels procurent une bonne paissance au printemps, mais après la mi-juin ou la fin juin la production diminue et tombe pratiquement à zéro. En moyenne, les pacages non améliorés fournissent 80 % de leur production totale avant la fin juin. Ils ont donc une faible capacité saisonnière de chargement. Les espèces que l'on trouve dans les pâturages naturels sont rarement très productives. | Haut de la page | Pâturages semésLes pâturages semés présentent plusieurs avantages sur les pâturages naturels non améliorés. Leur rendement est plus élevé et s'échelonne sur une plus longue période de pâture. Habituellement, les pâturages nouvellement installés ont une bonne proportion de légumineuses et ne requièrent pas de fertilisation azotée. Les pâturages peuvent être installés pour fournir un lieu de paissance temporaire ou permanent. La composition botanique des pâturages à long terme change avec le temps. Dans les pâturages qui ne sont pas soumis à une gestion attentive, la succession des plantes est normalement la suivante :
Si le pâturage est sous-exploité, les arbustes et les arbres l'envahiront aussi. Cet ordre de succession des plantes se produit à un rythme différent selon la conduite et les effets de l'environnement. Le résultat net est une perte de productivité et de qualité du pâturage. Un des principaux objectifs de la conduite du pâturage
est de le garder productif en empêchant La longévité des pâturages ensemencés suppose :
Pâturages améliorésLes pâturages améliorés sont ceux qui ont été réensemencés, fertilisés ou clôturés pour en améliorer la productivité et l'utilisation. Ce terme est habituellement utilisé pour des champs négligés qu'on a rénovés ou régénérés. Liens connexes
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