Les maladies et les ravageurs les plus fréquents

Le mois dernier, j'ai posé plusieurs questions sur les pires ravageurs des cultures biologiques, et j'aimerais encore que vous me répondiez si vous ne l'avez pas fait.

Voici quelques unes des réponses que j'ai reçues jusqu'à présent. Les insectes qui revenaient le plus souvent étaient le doryphore dans les cultures de pomme de terre, la chrysomèle rayée du concombre dans les concombres et les courges, et les altises dans les crucifères telles que la moutarde et les légumes à feuilles orientaux. On a également mentionné la cécidomyie du chou fleur dans les crucifères telles que le brocoli, la cicadelle de la pomme de terre dans les pommes de terre, le ver de l'épi du maïs dans le maïs sucré, la mouche de la carotte dans les carottes, la punaise terne dans les fraises, la fausse arpenteuse du chou dans les crucifères et le puceron du soya.

Pour lutter contre les doryphores, dans les petites parcelles, on peut les enlever à la main ou, dans les champs étendus, opter pour des produits comme Entrust. On peut aussi retarder la mise en terre.

Contre la chrysomèle rayée du concombre, il a été suggéré d'employer des plants repiqués et un bon paillis. On peut aussi enlever les insectes à la main ou par aspiration.

En ce qui concerne les chrysomèles, les minitunnels semblent représenter la meilleure option.

La cécidomyie du chou fleur n'a été signalée que par une personne, mais elle a pris une telle ampleur que certains producteurs ont décidé de ne plus produire de cultures comme le brocoli. À l'heure actuelle, il n'existe pas encore de bonne solution contre ce ravageur. Il est davantage présent dans la région du Grand Toronto et de Kitchener, mais toute la province sera bientôt touchée.

Pour ce qui est des maladies, la plus redoutée était la brûlure tardive dans les tomates et les pommes de terre, suivie du mildiou des concombres. On a également cité le virus de la mosaïque du concombre dans les concombres et l'oïdium blanc dans les céréales.

La brûlure tardive est devenue un problème sérieux au cours des deux dernières saisons, et nous lui avons consacré plusieurs articles dans ce bulletin. Dans plusieurs exploitations, la culture des tomates sous abri serre a permis de retarder l'infection. Des producteurs ont trouvé que certaines variétés étaient plus tolérantes que d'autres à cette maladie, mais toutes y sont plus ou moins sensibles. La rotation des cultures et le maintien de bonnes quantités d'éléments nutritifs sont également considérés comme utiles. Il est également indispensable de détruire les rebuts à la récolte et d'éliminer les plants spontanés de tomates et de pomme de terre ainsi que des morelles.

Le mildiou du concombre est considéré comme une maladie très grave. Certains placent les cultures sous des grands tunnels pour retarder l'infection. D'autres se servent de paillis pour réduire autant que possible le stress subi par les plants.

Quels sont les insectes, les maladies et les mauvaises herbes que vous redoutez le plus, et quelles mesures prenez vous pour vous en protéger? J'espère recevoir bientôt vos réponses hugh.martin@ontario.ca

 


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