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5e Conférence annuelle sur la recherche et la production laitière biologique

Auteur : Mario S. Mongeon, Spécialiste en production animale-Livestock Specialist/MAAARO
Date de création : 20 mai 2009
Dernière révision : 20 mai 2009

La cinquième édition de la Conférence annuelle sur la recherche et la production laitière biologique s'est tenue les 2 et 3 avril dernier au campus d'Alfred de l'Université de Guelph. Cette conférence est un événement totalement bilingue où les présentations sont traduites simultanément. Cette année, le format de la conférence était différent des années passées en ce sens que la deuxième journée était dédiée à des visites de ferme. Plusieurs exposants étaient présents pour fournir de l'information sur leurs produits et services aux visiteurs. Les repas étaient excellents et les occasions de réseautage présentes tout au long des 2 jours.

Environ 80 personnes étaient présentes durant l'événement. Huit conférenciers ont fait un exposé sur des sujets tels que: le contrôle des parasites et des mouches, les changements de comportement des vaches peu de temps avant le vêlage, la qualité du lait, la recherche sur le pâturage, la production de fromage artisanal et l'aspect économique de la transition vers la production biologique.

Le deuxième jour a permis aux participants de visiter deux fermes de l'est ontarien, dans le comté de Prescott. Le premier arrêt fut à la ferme Pinehedge de St-Eugène, une entreprise laitière certifiée biologique et propriété de la famille Heinzel. Le bio-digesteur produisant du méthane utilisé sur la ferme comme source d'énergie était un des points d'intérêt de cette entreprise. Un autre volet qui a capté l'attention des visiteurs a été la visite des installations de production de yogourt et kéfir biologique. Une dégustation a couronné le tout.

La seconde ferme visitée fut Dameya Holstein située à Glen Robertson, une propriété de la famille Schneider. Cette ferme laitière certifiée biologique abrite un troupeau Holstein pur-sang avec un niveau de production et une génétique supérieure. La qualité des animaux y est remarquable et il est évident que ces éleveurs savent porter attention aux détails. Un dîner a été offert sur place et les propriétaires des lieux étaient bien heureux de partager leurs expériences et discuter des différents aspects de leur entreprise avec les visiteurs.

Plusieurs points de réflexions peuvent être extraits de ces deux jours. Par exemple :

  • La capacité d'identifier les premiers signes de problèmes dans un troupeau laitier peut permettre des interventions rapides et en conséquence prévenir de plus gros tracas. L'observation des comportements alimentaires des vaches et la consommation de matière sèche, particulièrement durant la semaine qui précède le vêlage, peuvent permettre d'identifier les vaches qui risquent de souffrir de métrite post-partum.
  • Si les mouches sont un problème dans l'étable, il faut penser sec et propre. Les copeaux de bois utilisés comme litière réduisent le nombre de mouche comparativement à la paille. Une ventilation adéquate et une bonne circulation d'air aident énormément aussi. Il semble que certaines huiles essentielles pourraient être utilisées comme chasse mouche naturel mais plus de recherches sont requises à ce niveau.
  • Quand on combine un environnement d'élevage idéal avec une génétique supérieure et d'excellents programmes alimentaires, la table est mise pour obtenir des productions exceptionnelles par des animaux en excellente santé.
  • La prévention est la clé en production biologique, particulièrement en ce qui touche les animaux.
  • La prévention des infestations parasites comporte plusieurs aspects en fonction du lieu où l'infestation se situe.
    • Dans l'étable, la propreté est la priorité. Il faut éviter la surpopulation et grouper les animaux en fonction de leur âge. Il est aussi important de garder les vaches loin des excréments de chien et de chat.
    • Aux pâturages, la rotation ou l'utilisation de pâturage en bande en déplaçant les animaux de façon hebdomadaire peut réduire substantiellement les chances d'infestation. Les animaux ne doivent pas retourner dans les champs déjà broutés avant 4 à 6 semaines pour que la population de parasite décline. Les bouses de vaches doivent disparaitre des champs rapidement car avec elles disparaissent les parasites. Un sol bien vivant avec un niveau de matière organique élevé va permettre la dégradation rapide des bouses et rendre la vie difficile aux parasites.


Cette conférence a été un succès et est un incontournable si vous êtes intéressé à la production laitière biologique et à la recherche qui s'y rattache.

Le cahier des conférences est disponible en ligne à ces adresses:

En français à http://www.alfredc.uoguelph.ca/recherche/index.php?id=69
En anglais à http://www.alfredc.uoguelph.ca/recherche/index-en.php?id=69


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Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca