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Information pour les promoteurs
représentant les utilisateurs - Programme d'extension du profil
d'emploi pour les usages limités demandés par les utilisateurs
(PEPUDU)
| Auteur : |
Jim Chaput - Coordonnateur des
mesures de lutte à emploi limité/MAAARO
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| Date de création : |
31 mai 2005
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| Dernière révision : |
11 juin 2009
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Table des matières
- Étapes clés à considérer
- Financement pour les projets d'usage limité
- Liens connexes
Étapes clés à considérer
- Selon la Directive 2001-01 de l'Agence de réglementation de
la lutte antiparasitaire (ARLA), un promoteur est une personne ou une
organisation représentant un utilisateur ou un groupe d'utilisateurs
d'un produit antiparasitaire; le promoteur est chargé de sélectionner
les produits proposés, aptes à satisfaire les besoins
des utilisateurs.
- Typiquement, les promoteurs sont le Centre de la lutte antiparasitaire
d'Agriculture et agroalimentaire Canada (AAAC), les spécialistes
provinciaux en productions végétales, les chercheurs fédéraux
ou universitaires, ainsi que les organisations d'agriculteurs.
- Une fois que le promoteur a été choisi et qu'il a accepté
d'agir à ce titre, il devient l'agent de liaison en ce qui concerne
la demande d'homologation d'usage limité entre l'ARLA et le coordonnateur
provincial des demandes d'homologation d'usages limités.
- Le promoteur doit tenir compte des priorités d'usage limité
du groupe de produit avant de remplir le formulaire de demande. D'autres
possibilités ou produits de remplacement peuvent être envisagés,
s'ils peuvent être justifiés.
- Pour être éligible au PEPUDU, les matières actives
et le produit final doivent être étiquetés au Canada,
le titulaire d'homologation doit accepter d'ajouter le nouvel usage
à l'étiquette du produit et il doit y avoir assez d'information
pour évaluer l'innocuité, les avantages et la valeur du
nouvel usage proposé.
- Le formulaire "Projet de demande dans le cadre du PEPUDU"
requis pour initier le processus de demande est disponible en version
électronique sur le site Internet de l'ARLA. Voir les liens connexes
plus loin.
- Complétez toutes les sections du formulaire en étant
le plus détaillé possible.
- Si le produit et l'usage sont étiquetés aux É.-U.,
assurez-vous de demander le même dosage et le même profil
d'emploi que l'homologation à cet endroit, à moins qu'il
y ait des raisons pourquoi le dosage et le profil d'emploi ne s'appliqueraient
pas au Canada. Cela assure que toutes les données évaluées
par l'ARLA sont comparables à ce que l'EPA des É.-U. a
évalué. Ces données peuvent inclure le délai
d'attente après la récolte, le calendrier des applications
et l'intervalle entre celles-ci, les organismes nuisibles sur l'étiquette
et les formulations.
- Si l'usage n'est pas étiqueté aux É.-U., demandez
alors un dosage et un profil d'emploi qui sont conformes à l'étiquette
actuelle au Canada pour d'autres usages, le cas échéant.
S'il n'existe qu'un seul dosage et profil d'emploi, alors il faudra
fournir des données additionnelles pour appuyer votre dossier.
- Présentez 2 copies du projet d'étiquette supplémentaire
pour le nouvel usage proposé. Vous devez vous procurer ces copies
auprès du titulaire d'homologation avec une lettre d'appui de
sa part. Les étiquettes canadiennes présentement en vigueur
pour le produit sont également disponibles sur le site Internet
des étiquettes de l'ARLA (voir liens connexes) ou sur le site
Internet des titulaires d'homologation canadiens.
- Présentez 1 copie de l'étiquette américaine,
le cas échéant. Elles sont disponibles sur le site Internet
SGDC (voir liens connexes) ou le site Internet des titulaires d'homologation
américains.
- Assurez-vous aussi d'assortir le mieux possible toute autre 'Bonne
pratique agricole' (BPA) aux autres domaines où le profil d'emploi
est déjà étiqueté, le cas échéant.
- Procurez-vous une lettre d'appui du titulaire d'homologation du produit
antiparasitaire. La lettre d'appui doit être signée par
le responsable de la Section des affaires réglementaires du titulaire;
elle doit traiter spécifiquement de l'usage proposé, elle
doit indiquer le nom du produit, le numéro d'homologation LPA,
la culture et les doses d'application. Cette lettre doit aussi indiquer
si la compagnie a l'intention d'utiliser l'avis relatif à l'acceptation
du risque en matière d'efficacité et de tolérance
de la culture. Le titulaire d'homologation doit également
joindre à la lettre d'appui un projet d'étiquette supplémentaire
pour le nouvel usage proposé.
- Le promoteur peut exiger toutes les données disponibles concernant
l'efficacité, la tolérance des cultures et (ou) les résidus
que le titulaire d'homologation ou le programme américain IR
4 peut avoir sur le produit, et aussi ajouter toute nouvelle donnée
qu'ils ont pu générer d'eux-mêmes ou en collaboration
avec des chercheurs. Si les données disponibles sont jugées
complètes ou suffisantes pour une décision d'homologation,
elles peuvent alors être soumises à l'ARLA. En cas contraire,
l'ARLA envoie une liste CODO (code de données) et toutes les
données requises par l'ARLA doivent être présentées
sous forme de dossier.
- Le promoteur peut aussi penser à joindre des lettres d'appui
rédigées par une organisation d'agriculteurs qui indiquerait
leur intérêt dans le projet d'usage limité.
- Le cas échéant, le promoteur devrait aussi consulter
les autres provinces ou états où un intérêt
similaire existe, afin de vérifier si ces juridictions possèderaient
une quelconque documentation additionnelle à l'appui.
- Il est important de noter que toute donnée qui s'ajoute au
projet de demande après l'envoi de la demande préalable
à l'ARLA va retarder le processus d'examen du PEPUDU par l'Agence.
Il est par conséquent primordial de soumettre toutes les données
disponibles avec la demande préalable OU de fournir toutes les
données disponibles sous forme de dossier complet après
avoir reçu la liste CODO de l'ARLA. Si, après l'envoi
de la liste CODO, les données soumises sont incomplètes,
la demande préalable sera renvoyée sans examen.
- Assurez-vous de vérifier toutes les données que vous
envoyez sur l'efficacité, la tolérance des cultures et
les résidus, afin que les doses, le profil d'emploi, le délai
après la récolte, les formulations, etc. conviennent à
la demande de l'usage limité. Les données sur les résidus
ou sur la tolérance des cultures à des doses supérieures
à la demande de l'usage limité pourraient aussi être
considérées.
- Quand vous soumettez un projet de demande pour un usage limité,
assurez-vous de tenir compte de toutes les justifications qui pourraient
cadrer avec les programmes de lutte intégrée, les préoccupations
de gestion de la résistance, le remplacement de vieilles technologies,
le statut en tant que matière à risque réduit,
les nouveaux ravageurs ou les ravageurs nouvellement introduits, les
nouvelles cultures nécessitant une protection et (ou) le statut
en tant que denrée à l'exportation avec besoin d'harmonisation.
- Envoyez copies electronique complètes de votre demande
avec une lettre d'accompagnement au coordonnateur provincial des usages
limités : M. Jim Chaput, MAAARO, 1 Stone Rd. W., 1st floor, Guelph,
Ontario N1G 4Y2
- L'ARLA vérifie tous les projets suivant leur réception
pour s'assurer que l'information est complète et précise.
Le projet est ensuite signé et acheminé à l'équipe
des usages limités de l'ARLA. Le projet entrepris dans le cadre
du PEPUDU représente une consultation au stade de la demande
préalable. Les autres coordonnateurs provinciaux des usages limités
et le Centre des usages limités d'AAAC seront aussi consultés
avant la demande officielle.
- Sur réception du document aux bureaux de l'ARLA, un numéro
de demande préalable est assigné au dossier PEPUDU (numéro
de référence CDP D.3.1). Ce numéro suit le dossier
jusqu'à ce que les données additionnelles exigées
après consultation de la demande préalable aient été
acheminées par le promoteur. C'est à ce moment que le
projet est considéré comme une demande et se voit assigné
un numéro de demande PEPUDU (D.3.2).
- Selon la directive d'homologation de l'ARLA 2001-01, le délai
de la demande préalable est de 97 journées civiles consécutives
à partir de la date de la réception du document par l'ARLA.
Toutes les autres provinces sont informées de la demande afin
de faciliter la coordination pour tout le Canada, si nécessaire.
- Si, suite à la consultation de la demande préalable,
il faut des données ou des renseignements additionnels, le promoteur
est tenu d'obtenir les données nécessaires et de les présenter
sous forme de dossier à l'ARLA.
- Les données additionnelles qui peuvent être requises
incluent les évaluations d'efficacité, la tolérance
des cultures, les études sur les résidus et la transformation,
le métabolisme de la plante, la dissipation dans le sol, les
risques pour les travailleurs exposés au produit et la rotation
des cultures. L'ARLA avise le coordonnateur provincial et le promoteur
des données additionnelles requises en envoyant une lettre, une
liste CODO et le formulaire des spécifications pour les essais
de résidus. En général, seules les études
sur les résidus, l'efficacité du produit et la tolérance
des cultures peuvent être réalisées par le promoteur
en collaboration avec le personnel de recherche.
- Le promoteur devrait examiner les exigences de l'ARLA en collaboration
avec le coordonnateur provincial des usages limités avant d'entreprendre
les essais. Lorsque des essais sur les résidus sont requis, il
faut attendre d'avoir reçu de l'ARLA le formulaire 'Spécifications
des essais sur les résidus' avant de commencer les travaux.
- Le promoteur doit partager toute la correspondance qu'il reçoit
de l'ARLA avec le coordonnateur provincial des usages limités
ou lui en faire parvenir une copie, afin d'avoir les réponses
appropriées quand c'est nécessaire.
- Le promoteur est responsable d'organiser les installations et le personnel
pour les essais sur le terrain. Les essais sur les résidus doivent
être effectués conformément aux protocoles des Bonnes
pratiques de laboratoire.
- Les données doivent être réunies et présentées
conformément aux protocoles de l'ARLA. Toutes les données
présentées à l'appui du PEPUDU doivent être
acheminées au coordonnateur provincial des usages limités
et au titulaire d'homologation. Par la suite, le coordonnateur provincial
examine le dossier et le transmet à l'ARLA.
- Le dossier présenté comprend une lettre d'accompagnement
sur laquelle le numéro de CDP (D.3.1) est clairement indiqué,
ainsi que les données requises.
- À ce stade, le projet de demande du PEPUDU devient une 'demande'
à l'ARLA et se voit assigné un nouveau 'numéro
de demande' (D.3.2). Le délai d'exécution pour l'examen
de la demande est de 247 jours, selon la quantité et la complexité
des données à examiner.
- Si l'ARLA accepte toutes les données et juge que les risques
et les avantages sont acceptables pour l'homologation, elle en avise
le promoteur, le titulaire d'homologation et les coordonnateurs provinciaux.
Si l'extension d'emploi concerne un usage pour aliment ou nourriture
animale et s'il faut établir une nouvelle LMR, l'ARLA lance le
processus pour modifier les LMR.
- Le titulaire d'homologation présente une demande de modification
de l'homologation, accompagnée d'un formulaire des frais de demande
d'homologation, d'un chèque de 154 $ et d'une version électronique
en anglais et en français de l'étiquette supplémentaire
définitive (numéro de demande de catégorie C.6.3).
Après acceptation de l'étiquette, une copie de l'étiquette
supplémentaire est transmise au titulaire d'homologation, au
promoteur et aux coordonnateurs provinciaux des usages limités.
À cette étape, le produit peut être utilisé
par les agriculteurs. L'emploi est par la suite inscrit sur cette page
web avec l'avis final d'homologation.
- C'est au promoteur, au titulaire d'homologation et aux coordonnateurs
provinciaux des usages limités qu'incombe la responsabilité
d'assurer que tous les utilisateurs du produit sont informés
de la nouvelle homologation, soit par le biais des publications régulières
ou des chaînes d'information. Toutes les homologations réussies
sont également affichées sur la page web des usages limités
du MAAARO.
Financement pour les projets d'usage limité
- Pour la plupart des produits à usage limité, le coût
pour réaliser des essais culturaux à plusieurs endroits
concernant l'efficacité du produit, la tolérance des cultures
et les résidus peut s'avérer extrêmement onéreux
- Ce sont les études sur les résidus qui doivent être
réalisées conformément aux normes des BPL et dans
plus d'une zone culturale qui sont les plus dispendieuses à coordonner
et à financer.
- Les projets qui sont classés 'A' à la rencontre nationale
canadienne pour l'établissement des priorités en matière
d'usage limité sont entièrement subventionnés par
le Centre de la lutte antiparasitaire de AAAC. Les autres projets que
les provinces et les organisations d'agriculteurs souhaitent promouvoir
et qui ont des exigences de données doivent trouver des fonds
à d'autres endroits. En Ontario, le MAAARO fournit une aide financière
restreinte pour les projets d'usage limité de haute priorité
ou pour les homologations d'urgence. La province de Québec fournit
également une aide financière pour les projets d'usage
limité.
- Contactez votre coordonnateur provincial des usages limités
pour connaître l'aide financière disponible au niveau de
la province pour les données requises dans le cadre des projets
d'usage limité. En général, le MAAARO va fournir
une aide selon la proportion du projet qui a obtenu la confirmation
d'un financement extérieur.
- La demande de financement doit être déposée par
une organisation de produit représentant la culture qui nécessite
les recherches d'usage limité dans le cadre d'un projet du PEPUDU
déjà présenté.
- Lorsque vous cherchez une aide financière pour les projets
d'usage limité, indiquez en détails les coûts réels
du projet incluant l'aménagement de la parcelle, les applications,
la récolte, les évaluations d'efficacité et de
tolérance des cultures, les frais de transport, les allocations
pour les déplacements et les frais d'analyses en laboratoire.
Il faut avoir 2 offres de prix de laboratoires conformes aux BPL.
- Les demandeurs devraient consulter leur coordonnateur provincial
des usages limités pour qu'il révise leurs demandes d'aide
financière.
- En Ontario, les promoteurs de projets d'usage limité devraient
consulter leur coordonnateur provincial des usages limités pour
les options d'aide financière. Des sommes d'argent maximales
sont disponibles pour de tels projets. Les essais sur l'efficacité
et la tolérance des cultures coûtent en général
beaucoup moins chers que les essais sur les résidus.
- D'autres sources de financement peuvent aussi être considérées
pour les projets d'usage limité, le cas échéant.
Liens connexes
Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
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