Des résultats fructueux - Un test d'ADN pour la maturité hâtive des pêches

La sélection des pêches visant à obtenir des traits spécifiques a toujours été un processus long et fastidieux, mais grâce à la nouvelle technologie de l'ADN, le développement de nouvelles variétés de pêchers est maintenant beaucoup plus simple.

Un test d'ADN simple qui permet aux sélectionneurs de pêches de prédire si oui ou non un arbre produira des pêches mûres en début de saison a été développé dans le cadre d'un projet commun mis en œuvre par le Vineland Research and Innovation Centre (Vineland), l'Université de Guelph et l'Ontario Tender Fruit Producers' Marketing Board.

Le projet a été financé par le Programme canadien d'adaptation agricole (PCAA). Pendant les 18 mois du projet, Hanny Elsadr, candidat au doctorat de l'Université de Guelph, a évalué la saisonnalité et la qualité de plus de 150 différentes variétés de pêches et de nectarines pendant deux saisons de croissance. Grâce aux données de séquençage de l'ADN de chacune des variétés de pêches, une équipe de scientifiques a été en mesure d'identifier les régions du génome de la pêche qui contribuent de façon significative à connaître à quel moment au début de la saison le fruit aura la maturité requise pour le marché. Ces marqueurs d'ADN peuvent maintenant être utilisés par le Dr Jay Subramanian, professeur agrégé de l'Université de Guelph et membre de l'équipe, pour créer des pêches qui peuvent parvenir chez le consommateur plus tôt dans la saison.

La sélection traditionnelle des pêches est un processus de longue haleine pouvant exiger jusqu'à 20 ans pour développer une nouvelle variété qui possède à la fois les caractéristiques d'une production hâtive tant souhaitée par les producteurs de l'Ontario et celles du consommateur. Dans le cadre d'un programme de sélection normal, les plantes parentales doivent être choisies avec soin en fonction des traits observés, ce qui signifie que 15 000 fleurs de pêchers sont fécondées à la main chaque saison et que seulement 200 à 300 arbres vont franchir les premières étapes de la sélection. Ces arbres représentent le bassin duquel de nouvelles variétés de pêches seront sélectionnées.

Faisant appel à la technologie de l'ADN, la sélection moderne des pêches constitue un excellent mode de sélection. Selon ce procédé, on utilise un segment de la composition génétique de la plante associé à un trait et que l'on appelle un marqueur d'ADN. Si un pêcher est positif pour le marqueur d'ADN associé à une saisonnalité hâtive, le sélectionneur sait que l'arbre va produire des fruits mûrs plus tôt, sans avoir à évaluer la plante dans le champ. Grâce à cette technologie, une plante peut être testée pour un marqueur quand elle est âgée d'à peine quelques semaines ou mois, permettant ainsi d'éliminer le matériel végétal inadéquat au début du processus d'un programme de sélection. Cela permet au sélectionneur d'enrichir rapidement la population de plantes ayant les caractéristiques souhaitées. Travis Banks, bio-informaticien en recherche à Vineland, a trouvé des associations entre la saisonnalité et des régions spécifiques du génome du pêcher. En utilisant une nouvelle technique appelée « analyse génotypique par séquençage » et la cartographie d'association pangénomique, une petite région du génome a pu être identifiée et dont la présence peut changer la date de maturité de la pêche de plus de 4 semaines.

En conclusion, les producteurs pourront avoir des variétés de meilleure qualité et plus hâtives grâce à cette recherche.

Le financement de ce projet a été fourni par Agriculture et Agroalimentaire Canada par l'intermédiaire du Programme canadien d'adaptation agricole (PCAA). En Ontario, ce programme est administré par l'Agricultural Adaptation Council.

 


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