Épandages de fumier en fin d'automne : avantageux pour le sol et pour le porte-monnaie du producteur!
À la recherche d'un élément avantageux pour le sol et le porte-monnaie du producteur? Il faudrait penser à épandre du fumier à la fin de l'automne. La fin de l'automne n'est pas seulement l'un des moments les plus sûrs pour l'environnement, mais c'est également là qu'est favorisée la récupération d'éléments nutritifs par les cultures dans les années qui suivront. Élever la teneur en matières organiques du sol?Le fumier présente de nombreux avantages comme chacun sait. Il constitue un excellent apport de matières organiques pour le sol, ce qui augmente la capacité de retenue de l'humidité dans le sol, améliore le drainage interne, donne au sol de la stabilité et de la structure et fournit une bonne source d'éléments nutritifs en vue de maintenir une population biologique diversifiée. Pour le sol, un apport de fumier ne peut constituer qu'un avantage considérable! À la recherche d'éléments nutritifs valables?Lorsqu'on épand du fumier, il importe d'en connaître la teneur en éléments nutritifs. Les fumiers sont tous différents, si on fait analyser le produit, on dispose de l'information nécessaire pour décider de la dose appropriée. Le fumier est composé de deux sources principales d'azote, l'azote minéral disponible sous la forme d'ammonium, et l'azote lié à un élément de carbone sous la forme organique, qui est dispersé plus lentement. L'azote organique se disperse lentement avec le temps, suivant la température et l'aération du sol. L'ammonium, l'azote sous forme minérale, est un ion chargé positivement qui se lie aux particules du sol. Plus l'ammonium reste longtemps sous cette forme avant d'être converti en nitrate, plus le potentiel de perte par lessivage sera faible. Voici l'un des grands avantages de l'épandage en fin d'automne. C'est pourquoi ce moment de l'année est tellement mieux choisi qu'en début d'automne. L'ammonium qui est épandu dans des sols plus frais ne sera pas converti en nitrate et ne sera pas perdu. Qu'est-ce que l'on considère la fin de l'automne? De façon générale, c'est quand le sol atteint des températures inférieures à 10 °C. Le manuel sur la gestion des éléments nutritifs indique que la fin de l'automne commence le 10 novembre. Pour être un bon gestionnaire de son environnement?Le producteur doit tenir compte de l'indice de phosphore pour déterminer les écarts à respecter des sources d'eau de surface, et dans tous les cas, quand les analyses de sol indiquent un indice supérieur à 30 ppm. Avec l'indice de phosphore, on tient compte de cinq facteurs dont la pente du champ, sa longueur, la classe de drainage du sol et la texture de ce dernier, pour déterminer les doses de fumier et une distance appropriée à maintenir par rapport aux eaux de surface. Si on utilise du lisier, il faut respecter les limites de charge maximale de liquide. Ces limites s'appliquent afin que le lisier ne puisse ruisseler le long de la pente et parvenir à une source d'eau. Il importe de s'assurer que le fumier appliqué au sol reste à l'endroit où il est appliqué. On a ainsi une distribution uniforme des éléments nutritifs partout dans le champ. La limite maximale de charge de liquide pour le type de sol et la pente peut être calculée au moyen des tableaux 1 et 2 du cahier de gestion des éléments nutritifs NMAN. Par exemple, il ne faut pas épandre du lisier sur un sol argileux avec une pente de 5 % à une dose supérieure à 4 450 gal/acre en deçà de 150 m des eaux de surface. Le producteur devrait se préoccuper de l'arrivée de l'hiver. Il n'est jamais profitable d'épandre du fumier sur un sol gelé ou recouvert de neige. Le sol peut être saturé par la neige, la glace et l'eau de dégel, ce qui réduit sa capacité d'absorber et de retenir les éléments nutritifs. Les agents pathogènes et les éléments nutritifs se mélangent facilement dans l'eau de ruissellement et peuvent ainsi parvenir aux sources d'eau de surface. Une bonne règle à respecter : si l'on peut encore incorporer le fumier ou l'injecter, ça va. En cas de doute, respecter un écart de 100 m par rapport aux sources d'eau de surface, éviter les plaines inondables et les zones de ruissellement au printemps et choisir des champs qui présentent une pente inférieure à 3 %. Dans tous les cas, il faut établir par rapport aux sources d'eau la distance la plus grande possible afin de mieux protéger les cours d'eau. Un dernier mot, comme dans toute application au champ, attention au compactage du sol. Si le sol est en bon état, que la récolte est effectuée, l'application de fumier à la fin de l'automne peut améliorer la santé du sol, fournir des éléments nutritifs aux cultures à venir et si elle est effectuée correctement, elle n'aura aucun impact négatif sur l'environnement.
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