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Chancre bactérien de la cerise
Ces pathogènes bactériens survivent à l'hiver dans l'écorce au creux de petits chancres, dans des bourgeons infestés et dans le système vasculaire d'arbres infectés. Au printemps, les bactéries se multiplient et sont dispersées par la pluie vers les bourgeons et les jeunes feuilles en pleine expansion. En présence de conditions climatiques fraîches et humides au printemps, les pathogènes infectent les bourgeons et les feuilles à travers les blessures des arbres. Les producteurs peuvent confondre au printemps les symptômes visibles avec les dommages aux bourgeons causés par le gel (figure 1a). Dans les faits, le gel favorise l'infection au printemps et exacerbe les dommages. Plusieurs des bourgeons infectés ne s'ouvrent pas et meurt éventuellement. De petits chancres finissent par se former à la base des bourgeons morts et exsudent souvent de la sève à la fin du printemps ou au début de l'été (figure 1b). Les feuilles situées aux extrémités des limes et des branches infectées se flétrissent souvent et finissent par mourir pendant l'été ou au début de l'automne. Les bactéries peuvent également faire apparaître des taches nécrotiques sur les feuilles et les fruits, mais cela est très rare. Elles peuvent également survivre à la surface des feuilles et des bourgeons sans causer aucun dommage pendant toute la saison de croissance. Pendant les mois d'été plus chauds et plus secs, les populations bactériennes sont généralement basses. À l'automne, particulièrement lorsque les conditions climatiques sont humides et fraîches, les bactéries se multiplient et peuvent envahir les arbres hôtes à travers les cicatrices foliaires jusqu'à deux ou trois jours après la chute des feuilles. | Haut de la page | Au Michigan, les producteurs appliquent du cuivre aux arbres lorsque 75 % des feuilles sont tombées afin de maintenir les populations de bactéries hivernantes à de faibles niveaux et de réduire le potentiel d'infection le printemps suivant. Le cuivre peut cependant être phytotoxique pour les arbres et n'est pas encore homologué pour usage sur les cerises douces au Canada. Des producteurs et des chercheurs du Michigan ont remarqué des réductions variables des populations de bactéries au printemps dans les cerisaies pulvérisées au cuivre à l'automne précédent. Cette variabilité s'explique peut-être par le fait que le cuivre exerce son action par contact seulement. Les populations bactériennes dans les cerisaies présentant un grand nombre de chancres ou qui entrent dans les tissus vasculaires se retrouvent à l'abri et ne viennent pas en contact avec le cuivre. De plus, il n'y a aucune donnée scientifique réelle qui démontre que la réduction des populations bactériennes à l'automne affecte la taille de celle-ci au printemps. Davantage de travaux de recherche sont donc nécessaires quant aux seuils de populations bactériennes capables de provoquer l'apparition de la maladie. Il faut également déterminer quel est le meilleur moment pour appliquer le produit de manière à réduire suffisamment les populations de bactéries hivernantes pour diminuer d'autant l'infection et la maladie le printemps suivant. Les vergers de cerises douces croissant à proximité des vergers de cerises acides présentent souvent plus de chancres bactériens, sans égard à la pulvérisation de cuivre l'automne précédent. Les vergers voisins de cerises acides, qui ne sont pas aussi sévèrement affectés par cette maladie, abritent des populations de ces bactéries pathogènes, qui s'étendent ensuite aux vergers de cerises douces, entraînant des pertes économiques. Il semble évident que l'emploi de cultivars résistants ou d'un produit efficace appliqué au bon moment réduisant les populations bactériennes et les infections au printemps est nécessaire. Jusqu'à ce qu'une résistance se développe ou qu'un produit efficace ne soit découvert et homologué, les producteurs doivent gérer cette maladie en gardant leurs arbres en bonne santé et en prévenant les stress qui peuvent les prédisposer à l'infection, ce qui comprend le maintien d'un bon équilibre d'éléments nutritifs, conserver le pH du sol autour de 6,0-6, et contrôler les autres maladies et insectes.
Figure 1 Symptômes visibles sur des bourgeons infectés par le chancre bactérien au printemps
Figure 2 Dard infecté avec un chancre en développement à sa base | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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