Réflexions sur la taille
des pommiers
| Auteur : |
Leslie Huffman - spécialiste
de la pomicultureé/MAAARO |
| Date de création : |
18 février 2009
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| Dernière révision : |
18 février 2009
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La taille des pommiers vise avant tout l'ensoleillement. Il faut donner
à l'arbre une forme qui expose tout le bois à suffisamment
d'ensoleillement pour obtenir des dards forts qui fourniront le plus de
semences possible, pour produire de grosses pommes bien formées
et d'une bonne couleur. La forme obtenue ressemble à celle d'un
" arbre de Noël ", c'est-à-dire une forme conique
ayant une base large et un sommet pointu. À mesure qu'un arbre
vieillit, il a tendance à inverser cette forme, avec du bois plus
fort au sommet, ce qui crée de l'ombre plus bas. En enlevant les
branches du haut plutôt que de procéder à plusieurs
petites coupes on permet à l'ensoleillement d'atteindre les parties
inférieures du pommier.
La taille des pommiers vise aussi l'équilibre. Chaque arbre a besoin
de produire assez de nouveau bois chaque année pour renouveler
les dards qui portent des fruits, mais une croissance excessive réduit
la mise à fruit et la qualité des fruits. La tendance est
de laisser les pommiers atteindre plus de hauteur sans couper la tige
centrale, pour permettre au poids des fruits sur cette dernière
de ralentir la croissance vers le haut et de graduellement se rabattre.
Les arbres que l'on laisse pousser de cette façon ont tendance
à produire plus de lambourdes et exigent moins de taille.
La taille des pommiers vise la modération. Il est de beaucoup préférable
de tailler modérément chaque année que sévèrement
tous les deux ou trois ans. La coupe de quelques grosses branches charpentières
chaque année peut sembler radicale mais après plusieurs
années, l'arbre se calme et il en produit moins. Chaque intervention
doit avoir une bonne raison. Notons que le feuillage est l'organe responsable
de la transformation des matières premières et quand la
surface de la frondaison est amoindrie sans raison, l'arbre connaît
une croissance ou une fructification réduite.
La taille a un effet nanifiant sur l'arbre et produit des effets localisés.
Nous savons que chaque taille a un effet nanifiant sur l'arbre, puisque
que chacune réduit la hauteur de l'arbre par rapport à un
arbre non taillé, mais stimule aussi une croissance vigoureuse
près des blessures. On taille donc dans la partie de l'arbre qui
doit être stimulée, surtout dans les arbres plus vieux. De
nouvelles tiges repoussent seulement dans les parties de l'arbre qui ont
été taillées. Quand la croissance est excessive,
ne tailler qu'un minimum absolu.
La taille des jeunes arbres retarde la mise à fruit. Dans la plupart
des cas, pour les arbres prélevés dans une pépinière
la taille doit être considérée essentiellement comme
un processus de formation. De nombreux producteurs trouvent avantageux
d'attacher les branches plutôt que de les tailler. Cependant, toute
branche latérale au diamètre plus grand que la moitié
de la tige centrale doit être éliminée sur les jeunes
arbres, ce qui rétablit l'équilibre.
Voilà les principes de base de la taille : l'ensoleillement, l'équilibre,
la modération, l'élimination des branches charpentières,
le processus nanifiant et les effets localisés. Le pomiculteur
qui s'en tient à ces principes effectue une bonne taille et prend
de bonnes décisions qui influeront sur la récolte de cette
année et aussi celles des années à venir.
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