C'est une synthèseL'hiver stable que nous avons eu ne semble pas vouloir s'en aller trop vite. Il nous a tout de même fait une concession en omettant les températures extrêmes, donnant lieu à une bonne survie des bourgeons dans la plupart des cultures fruitières arboricoles de l'Ontario. Si on me demandait de décrire la fin heureuse d'un hiver et du printemps qui suit, ce serait exactement la situation actuelle. Beau, lent, et avec des bourgeons fruitiers serrés jusqu'en avril. Ces 3 mois auront été sans contredit difficiles pour se déplacer dans le verger, sécateur à la main. Il n'y a rien de plus difficile que d'essayer de faire une quantité importante de travail en étant enfoncé dans la neige et avec un vent sibérien qui siffle dans le bas du cou. Il semble que nous ayons réussi de quelque façon à faire le travail. L'importance de tailler les branches les plus grosses dans les plantations à forte densité m'apparaît de plus en plus claire depuis les dernières années. Ce point a été énoncé plus d'une fois durant l'exposé de Terence Robinson à la Conférence sur les fruits et légumes de l'Ontario en février dernier. En d'autres mots, "Les grosses branches font des gros arbres ". Une branche grosse et d'apparence robuste est un exportateur de carbone qui alimente la partie ligneuse de l'arbre pour produire un tronc plus gros. C'est la raison qui explique pourquoi les arbres nains desquels on supprime continuellement les grosses branches pour favoriser les plus petites ne forment pas des plantations démesurées et impossibles à gérer. Terence a parlé de l'établissement et de la gestion d'une plantation à "fuseau élevé" dans le programme sur la pomme à la Conférence sur les fruits et légumes. Le système à fuseau élevé nécessite des plants de très grande qualité pour la plantation, puisque l'objectif de ce système est de générer suffisamment de fruits pour une récolte dès la deuxième année. Le producteur devrait rechercher des plants ramifiés, s'ils sont disponibles. Si vous plantez un arbre pourvu d'une douzaine de rameaux, chaque arbre produira autant de pommes dès la deuxième année. Pensez-y, avec 1000 arbres à l'acre, vous avez besoin de seulement 20 pommes par arbre pour obtenir 10 bennes de fruits avec un calibre de 100. Quoi qu'il en soit, je dois annoncer au groupe que j'ai fait une demande de pension et que je vais quitter la fonction publique à la fin d'avril cette année pour suivre d'autres horizons. J'ai uvré au service du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario pendant 33 ½ ans. Ce fut un travail stimulant et enrichissant dans un secteur dynamique et changeant. Plusieurs aspects de ce travail vont me manquer, particulièrement les relations qui se sont forgées au fil des ans avec les producteurs, les agents de vulgarisation ici et aux États-Unis, et les associés de l'industrie. Ce bulletin d'information n'aurait pas été possible sans les efforts de nombreuses personnes. J'aimerais adresser des remerciements à mon rédacteur en chef, Dr Jennifer DeEll et à tous les collaborateurs, aux membres de l'équipe sur la pomme, aux commanditaires et aux producteurs de pommes pour leur poste d'administrateur au fil des ans. Merci à Marian Desjardine du London Resource Centre pour la signature et la finition de ce produit. Je pense que l'industrie a connu un creux il y a quelques années, mais est maintenant en mode de récupération à mesure que nous augmentons les stocks d'arbres en inventaire qui produiront des fruits de plus grande valeur. Ce qui semble évident c'est que les consommateurs choisissent davantage d'acheter des pommes à des prix plus élevés, une conséquence directe des efforts déployés par l'ensemble de l'industrie en vue d'apporter les changements qui étaient nécessaires il y a quelques années.
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