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Effets de la température et des UV sur les pommiers et la maturité des fruits
Les températures minimales de l'hiver dernier ont joué un rôle important dans les vergers. En effet, les périodes de gel intense ont causé des blessures aux pommiers et ont même détruit des arbres entiers dans certaines sections. Cela a particulièrement été le cas avec certains cultivars de pomme plus tendres et moins rustiques que l'on cultive en Ontario. En contraste aux basses températures de l'hiver dernier, il n'est pas difficile de convaincre quiconque que nous assistons à un des étés les plus chauds jamais enregistrés à ce jour. Comparativement à l'an dernier, nous pourrions penser que nous vivons dans une zone climatique totalement différente. En l'absence d'un approvisionnement normal en eau dans le sol, les pommiers et les cultures peuvent souffrir si elles sont soumises à de longues périodes de chaleur et de rayons UV élevés. Les précipitations qui sont survenues dans plusieurs régions vers la mi-fin juillet ont grandement aidé à dissiper les symptômes de stress dans diverses sections d'arbres. Dans cet article, je vais essayer de résumer certains effets de la température et les conséquences possibles. En Ontario, le coût pour maintenir les fonctions des cellules de la pomme à des températures avoisinant les 30° C peut être très élevé pour ce qui a trait à la respiration de l'arbre et aux pertes nettes d'hydrates de carbone. C'est une des raisons pourquoi un pays comme la Nouvelle-Zélande peut produire de si grands volumes de pommes à l'acre comparativement au nord-est de l'Amérique du Nord. Les 2200 heures d'ensoleillement annuel de la région de la baie d'Hawke en Nouvelle-Zélande sont généralement associées à des températures relativement fraîches. En raison de ces températures tempérées durant la saison de croissance, les pommiers n'ont pas à travailler si dur pour que les fruits restent sur l'arbre et grossissent. C'est une situation totalement différente de ce que nous avons connue en Ontario durant la saison de croissance 2005. Nous avons le soleil, mais également les températures extrêmes et les UV qui l'accompagnent. L'effet des fortes températures estivales sur certains cultivars est vraiment évident. Les températures excessivement élevées et les radiations solaires peuvent occasionner des brûlures. Les cultivars comme le 'Crispin' ou 'Mutsu' y sont particulièrement sensibles. C'est encore pire avec l'élagage d'été et l'éclaircissement du couvert végétal et du feuillage qui autrement pourraient ombrager les fruits. L'irrigation peut tempérer ces effets, ainsi que l'emploi de produits plus fiables comme le Surround™ Crop Protectant qui renferme de la kaoline. Le Surround est également connu pour augmenter le taux de photosynthèse lorsqu'on le compare chez des arbres en stress de chaleur. La quantité de chaleur que nous avons reçue au tout début de la saison de croissance aura sûrement une influence sur la maturité des fruits comme ceux de la 'McIntosh'. Les degrés-jours de croissance basés sur une température de 10º C pendant les 30 premiers jours après les stades de post-floraison et de pollinisation ont plus d'influence sur la maturité que les températures plus élevées vers le début du mûrissement. On suggère aux pomiculteurs de suivre le mûrissement des fruits en effectuant les tests d'amidon à l'iode au cours des 2 à 3 semaines précédant les dates prévues de la récolte 2005. Cette année, la maturité des fruits pourrait être devancée, tout dépendant du cultivar, du programme de pulvérisation et (ou) d'autres facteurs ayant une influence sur le développement de l'éthylène dans le couvert végétal. Des expériences nous ont révélé que l'emploi agressif de pulvérisations salines par exemple accélère le mûrissement des fruits de cultivars comme le 'McIntosh' et le 'Northern Spy'. Le processus impliqué n'est pas vraiment compris, mais il semble que c'est lié à la production de l'éthylène dans le feuillage à des taux bien au-delà des valeurs permises. Des essais menés en Ontario à la fin des années 1990 ont révélé que les pommes 'McIntosh' traitées de façon agressive avec diverses formulations de sel de calcium avaient mûri jusqu'à 10 jours plus vite que les pommes témoins non traitées. Comme ces pommes n'ont pas eu l'opportunité de grossir, il y a eu une perte importante du volume de fruits. Il y avait également le risque d'une chute prématurée du fruit en raison de la présence d'éthylène dans le couvert végétal à des taux plusieurs fois plus élevés par rapport à ce qui est considéré comme la valeur limite de 1 ppm. D'autres traitements ou conditions qui peuvent influencer la maturité de cultivars comme le 'McIntosh' sont les porte-greffes, les souches de variété, la présence ou l'absence de maladies infectieuses et d'insectes (acariens), ainsi que l'emploi d'un film de particules comme le Surround ® Crop Protectant. Combien longtemps cette chaleur va-t-elle encore durer ? Personne ne peut le prédire. La température qui prévaut durant les 4 à 6 semaines qui précèdent immédiatement la récolte peut influencer la qualité du fruit à la récolte et pendant la période d'entreposage. Nombreuses sont les preuves qui relient l'incidence d'échaudure et du cœur aqueux à des températures trop élevées durant la période qui précède la récolte. Se référer à la discussion sur le 'ReTain'TM, à la page XXX de la publication 360F, Recommandations pour les cultures fruitières, 2004 - 2005. Prenez note que le cœur aqueux (qu'on pourrait appeler ″cœur juteux″ (honeycore) chez certains cultivars) est une caractéristique désirée dans certains cas et qu'un cultivar comme le 'Fuji' ne sera pas déclassé pour cette raison. Le 'Fuji' a été sélectionné pour sa capacité à produire un cœur juteux. Il s'agit d'une caractéristique qui, dans certains marchés, dicte un prix supérieur. Des températures plus fraîches durant la période qui précède la récolte réduit l'incidence du cœur aqueux (cœur aqueux interne et visible) et la sensibilité à l'échaudure superficielle. Les chercheurs indiquent qu'il faut de 100 à 150 heures de températures inférieures à 10º C durant le mois qui précède la récolte ou à peu près, pour réduire les risques de voir ces désordres. Comme tous les pomiculteurs le savent, la formation de la couleur chez certains cultivars est en partie liée aux températures nocturnes. Les pigments responsables de la coloration des pommes agissent plus efficacement à des températures inférieures à 21º C au cours de la période de coloration / pré-récolte, en autant qu'il a suffisamment d'exposition au soleil pour les cultivars comme le 'McIntosh', 'Fuji', 'Empire' et 'Gala'. | Haut de la page | Pour plus de renseignements :Sans frais : 1 877 424-1300 Local : 519 826-4047 Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca |
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