Les fleurs secondaires ou en « queue-de-rat »: un risque de brûlure bactérienne

On signale cette année, dans bon nombre de régions pomicoles, la présence prolongée de fleurs secondaires ou en « queue-de-rat ». Les arbres porteurs de telles inflorescences secondaires tardives (figure 1) risquent d'être infectés par l'agent pathogène responsable de la brûlure bactérienne (feu bactérien) étant donné qu'ils ne sont pas protégés par les antibiotiques appliqués il y a quelques semaines au moment de la floraison principale. La brûlure bactérienne est l'une des maladies les plus graves des pommiers et des poiriers dans le monde. Les producteurs de pommes et de poires ne peuvent pas se permettre de négliger la lutte contre la brûlure bactérienne après la fin de la floraison et doivent demeurer vigilants dans leur dépistage des fleurs secondaires ou en « queue-de-rat » et de la brûlure bactérienne.

Figure 1. Les fleurs en « queue-de-rat » apparaissent après la floraison principale. Les fleurs tardives passent souvent inaperçues et peuvent devenir infectées par la brûlure bactérienne.

Figure 1. Les fleurs en « queue-de-rat » apparaissent après la floraison principale. Les fleurs tardives passent souvent inaperçues et peuvent devenir infectées par la brûlure bactérienne.

Les fleurs ouvertes offrent les tissus les plus vulnérables à l'introduction de l'agent pathogène (Erwinia amylovora) de cette maladie. Heureusement, l'application de streptomycine et de kasumine durant la floraison réduit beaucoup l'incidence de l'infection dans les fleurs et représente une importante composante d'une stratégie de lutte intégrée contre cette maladie. Trois applications de streptomycine et quatre de kasumine sont autorisées durant la floraison. Une application adéquate de streptomycine ou de kasumine effectuée au bon moment est indispensable pour prévenir efficacement l'infection des inflorescences.

Si moins de trois applications de streptomycine ou de quatre applications de kasumine ont été effectuées durant la floraison, il est possible d'utiliser la streptomycine ou la kasumine pour protéger ces fleurs tardives en « queue-de-rat » du moment qu'on le fait dans les 50 jours qui précèdent la cueillette (DAAC) pour les pommes, 30 jours (DAAC) pour les poires avec la streptomycine et 90 jours (DAAC) avec la kasumine. Toutefois, si le temps et la main-d'œuvre disponible le permettent, il est peut-être préférable de parcourir le verger et de retirer les fleurs en queue-de-rat étant donné que les fruits produits par les fleurs tardives sont plus à risque qu'autre chose.


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca