Alerte à la mouche du chou! Invitation aux producteurs de brassicacées à collaborer à des travaux de recherche

Saviez-vous qu'on vient de lancer nouveau projet de recherche sur la mouche du chou dans la culture des légumes de la famille des brassicacées? Le projet regroupe une équipe de chercheurs dont les membres proviennent de toutes les régions du pays et vise à en savoir davantage sur ces mouches, les mouches Delia, qui donnent naissance aux ravageurs qu'on appelle la mouche du chou.

Le projet :

Nous chercherons à savoir quelles espèces de mouches Delia infligent les dommages aux diverses cultures et nous ferons l'essai de la résistance aux antiparasitaires des mouches Delia dans l'ensemble du Canada.

Les faits :

  • Les légumes de la famille des brassicacées sont : brocoli, chou, rutabaga, chou-fleur, le pak-choy, les radis et autres légumes de la famille du chou;
  • La mouche du chou affecte toutes les cultures de légumes de la famille des brassicacées dans toutes les provinces du Canada;
  • Même si on a toujours cru qu'une seule espèce de mouche, Delia radicum, était le ravageur, il est possible que diverses espèces de mouches Delia soient en cause dans diverses cultures;
  • Le chlorpyrifos (Lorsban) est le seul insecticide encore homologué au Canada contre la mouche du chou et la résistance des populations de mouches Delia aux antiparasitaires ne cesse d'augmenter.

Nous cherchons des gens pour participer à nos efforts!

Qui :

Producteurs de légumes de la famille des brassicacées, agronomes travaillant avec les producteurs et organismes de services de dépistage.

Pourquoi :

Nous voulons recueillir des mouches et des pupes du plus grand nombre possible de champs de brassicacées dans l'ensemble du Canada. Nous voulons que chaque producteur ait la possibilité de participer et nous avons besoin de recueillir toutes ces mouches! Ensuite, nous pourrons utiliser ces spécimens pour identifier les espèces et mener des essais de résistance aux insecticides.

Avantages pour les producteurs :

Plus nous en saurons sur les espèces de mouches en cause, mieux nous serons à même d'élaborer des stratégies de lutte intégrée à l'intention des producteurs. Si nous pouvons recueillir suffisamment de pupes de tel ou tel champ en particulier, nous ferons des essais de résistance aux pesticides et communiquerons les résultats au producteur. Le fait de savoir si les mouches de tel ou tel champ résistent au Lorsban peut aider les producteurs à utiliser l'insecticide plus efficacement et à éviter de pulvériser inutilement et de perdre ainsi temps et argent.

Pourquoi le secteur des produits biologiques devrait-il aussi participer?

Les producteurs biologiques ont une vaste gamme de cultures de brassicacées et ont donc beaucoup à offrir pour notre connaissance des espèces de mouches qui figurent dans chaque culture. Il ressort également des preuves que la présence d'exploitations biologiques dans une région locale peut retarder la résistance aux pesticides dans cette région. Réunir des producteurs d'un vaste éventail de pratiques dans les champs, par exemple les cultures biologiques, nous aide à comprendre le parasite, non pas à l'échelle du champ, mais à l'échelle régionale.

Coordonnées :

Nous souhaitons vraiment vous inclure parmi nos collaborateurs! Peu importe la région du Canada où vous vivez, téléphonez ou envoyez un petit courriel à Josée Owen, responsable du projet. Elle vous donnera plus de renseignements sur la façon de participer et vous guidera vers une personne ressource au niveau local.

Pourquoi les producteurs devraient-ils participer même si leur pratique actuelle leur offre un contrôle efficace?

Il ressort également des données probantes que la présence de certaines pratiques culturales ou de stratégies de lutte intégrée dans une région locale peut aider à retarder la résistance aux pesticides dans cette région. Inclure les producteurs d'une vaste gamme de pratiques culturales en champs, par exemple biologiques ou autres, nous aide à connaître le ravageur, à l'échelle non seulement du champ, mais aussi de région.

Fonctionnement :

L'idée est que dans chaque région, le projet compte des membres qui peuvent organiser la collecte des pupes dans les champs. Les insectes recueillis seront envoyés dans des laboratoires pour être identifiés et pour qu'on évalue leur résistance aux pesticides. Dans les champs, plusieurs, méthodes peuvent être utilisées. On peut placer dans le champ des pièges jaunes collants. Les mouches Delia sont attirées par le jaune et se prennent ainsi aux pièges. On peut également utiliser des filets fauchoirs pour attraper les mouches adultes. Ces méthodes indiquent quelles espèces de mouches se trouvent dans le champ. Les œufs, les larves et les pupes peuvent être recueillis à la base des plants eux-mêmes. Ces spécimens indiquent plus exactement quelles espèces du champ risquent d'endommager les plants. Si nous pouvons recueillir de nombreuses pupes dans un même champ, nous les gardons au frais et nous les envoyons dans un laboratoire, où, après l'éclosion, elles deviendront des mouches adultes et seront nébulisées au Lorsban dans un essai spécial pour déterminer si elles sont résistantes ou vulnérables.

Et que dire de l'aide de collaborateurs?

Dans le cadre du projet, nous sommes à la recherche de collaborateurs qui peuvent visiter les champs, installer les pièges englués, donner quelques coups de filets fauchoirs et recueillir des pupes. Le projet assume tous les frais de fourniture et de matériel et dans certains cas, peut offrir l'aide de main-d'œuvre étudiante ou assumer les coûts de déplacement vers les champs.

Passez le mot :

Connaissez-vous quelqu'un d'autre qui pourrait être intéressé par le projet? Faites-le lui savoir!

Hannah Fraser
MAAARO
519-824-4120, ext 52671


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca