Gestion de l'eau de lavage des fruits et légumes

Les producteurs de fruits et légumes veulent trouver des méthodes peu coûteuses de gestion de l'eau de lavage. Lors du lavage des fruits et des légumes, les caractéristiques physiques de l'eau de lavage varient selon l'exploitation. Les caractéristiques peuvent aller de l'eau potable utilisée pour rincer les fruits et légumes avant le conditionnement, à une eau de lavage à forte teneur en sédiments du sol résultant du rinçage des légumes racines ou des pelures provenant du récurage des légumes avant le conditionnement et la commercialisation. Les flux de déchets liquides et solides doivent être gérés pour protéger la qualité de l'eau dans la ferme et les environs.

Les solutions économiques de gestion pour séparer les liquides et les solides de l'eau de lavage comprennent le recours aux étangs d'aération ou lagunes à microphytes pour faciliter le dépôt des solides, les marais artificiels, les grillages ou les filtres en fibres pour éliminer les sédiments, ainsi que les bassins de décantation. Les solides séparés peuvent être passés au tamis et compostés ou être transférés à un système de traitement anaérobie pour la production de biogaz. Une solution peu coûteuse de gestion des solides séparés peut être l'épandage sur les terres et l'intégration dans le sol en vertu de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs.

L'épandage de l'eau de lavage sur les terres pour l'irrigation des terres agricoles est une solution économique; toutefois, il est important de tenir compte des aspects de salubrité des aliments avant de procéder à l'irrigation sur des cultures destinées au marché du frais. Les normes de qualité de l'eau d'irrigation concernant les pathogènes sont : Escherichia coli, 100 bactéries par 100 mL d'eau et les coliformes totaux, 1 000 bactéries par 100 mL d'eau, selon Environnement Canada dans l'édition de 2002 des Recommandations canadiennes pour la qualité des eaux : Protection des utilisations de l'eau à des fins agricoles. Il serait bon de conserver le dossier des épreuves de qualité de l'eau, car c'est en même temps un volet important de la planification de la salubrité des aliments à la ferme. Pour en savoir plus sur les normes d'irrigation, visitez le site de MAAARO : Amélioration de la salubrité des aliments à la ferme par de bonnes pratiques d'Irrigation.

En vertu de la Loi sur les ressources en eau de l'Ontario, commet une infraction quiconque déverse des eaux usées qui ont des effets néfastes sur les eaux de ruissellement ou les eaux souterraines. Les eaux usées, même si elles ne recèlent pas de fortes concentrations de tel ou tel contaminant, peuvent quand même affecter la qualité de l'eau des cours d'eau si elles comportent une forte proportion de solides en suspension ou une forte demande biochimique en oxygène (DBO). Plus la DBO de la matière est élevée, moins il y a d'oxygène disponible dans l'eau pour la survie du poisson et des autres organismes. Dans un bon plan d'affaires, on veille à gérer les matières de rebuts et cela aidera à protéger la qualité de l'eau autour de votre exploitation.

Pour en savoir plus, prière de communiquer avec Deanna Németh, chargée de programme, gestion des éléments nutritifs des cultures horticoles, bureau de Vineland du MAAARO.


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