Et vous pensez connaître les pulvérisateurs?

Depuis bientôt six ans que je suis au MAAARO, j'aimerais vous faire part de quelque chose que j'ai appris : Il semble toujours y avoir du nouveau en matière de technologie de pulvérisation.

Je ne suis pas sûr qu'il existe un concept parfait de pulvérisateur à jet porté ou de pulvérisateur de grande culture ou culture en rangs. Les différences matérielles entre les structures culturales, l'espacement des plants, les pratiques d'élagage et la nature des ravageurs jouent contre l'existence d'un seul et unique « grand pulvérisateur unifié » (mes excuses à Albert Einstein). De plus, même les pulvérisateurs les plus évolués peuvent souffrir des mauvaises conditions météorologiques ou d'opérateurs non attentifs.

Figure 1 : Le grand pulvérisateur unifié

Figure 1 : Le grand pulvérisateur unifié

… mais encore une fois, revenons à mon paragraphe d'introduction. Compte tenu que l'on innove constamment en matière de conception de pulvérisateurs, peut-être nous rapprochons-nous du type parfait. Il faut garder l'esprit ouvert, sinon, on risque de nous l'ouvrir.

Songeons plutôt à toutes les variations techniques : les pulvérisateurs peuvent créer une rangée de gouttelettes au moyen de buses à cisaillement, d'applicateurs à gouttelettes contrôlées et de buses hydrauliques. Le jet peut être chargé en traversant des champs électriques, comme dans le cas des pulvérisateurs électrostatiques. La pulvérisation peut atteindre la culture, transportée par des ventilateurs, des turbines ou ventilateurs à aubes inclinées vers l'avant ou le jet peut être simplement relâché suffisamment près de la culture pour amener les gouttelettes sur la cible par un déplacement limité.

Certains pulvérisateurs sous frondaison parcourent 20 kilomètres heure et sont munis de buses spéciales pour contrer le cisaillement et de déflecteurs pour réduire la vitesse apparente du vent. D'autres ne se déplacent pas du tout, par exemple les pulvérisateurs fixes de verger, en développement en Europe et aux États-Unis, ou les systèmes de chimio-irrigation qui épandent les produits directement dans le sol par les canalisations d'irrigation.

Rampes humides, rampes sèches, tours et canalisations; sur plateforme, tractés, automoteurs, multi-rangs, sur traîneau et aéroportés. Il y a même des pulvérisateurs robots qui se promènent dans les canalisations de vapeur des serres dans le Sud de l'Ontario et en Europe. Ce ne sont là que les principes mécaniques bruts, car il y a des ajouts facultatifs, par exemple conduite assistée par GPS, capteurs de récolte, contrôleurs de débit, recycleurs de nébulisation, systèmes aériens utilisant les données météorologiques pour prévoir le ciblage en temps réel, ainsi que les systèmes de modulation de la largeur par pulsation. Collectivement, nous sommes peut-être plus près de l'automatisation du processus global d'épandage par pulvérisateur.

Je reconnais que c'est un article plutôt nombriliste, mais il s'adresse à ceux qui pensent avoir tout vu. J'ai suivi avec intérêt l'évolution, tandis que les articles et dépliants sur les pulvérisateurs cédaient la place à des vidéos. En fait, lorsque quelqu'un attire mon attention sur un « nouveau » pulvérisateur, la première chose que je fais est de mener une recherche sur YouTube. Je vous laisse quelques liens vers des pulvérisateurs horticoles qui, à mon avis, illustrent ce qu'il y a de bon, de mauvais et d'horrible en matière de pulvérisation. Qui sait ce que l'avenir nous réserve?

L'inclusion de ces liens ne signifie aucunement une approbation, non plus que toute omission ne saurait être interprétée comme une condamnation. J'ai simplement cru que ce serait intéressant.

Et, comme d'habitude, je continue d'apprendre, pour vous faire connaître ce que je trouve. Pour en savoir plus, voici l'adresse : http://sprayers101.ca/ (en anglais seulement)


Pour plus de renseignements :
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